Journée internationale de la femme

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la femme. C’est l’occasion de regarder le chemin parcouru ainsi que le long chemin qui reste toujours à parcourir. Selon le rapport 2012 du Forum économique mondial sur l’inégalité entre les hommes et les femmes, le Canada se situe au 21e rang parmi 135 autres pays.1

Par contre, nous étions trois points plus haut en 2011. D’après le Forum économique mondial, le Canada est tombé du 18e rang à cause « d’une petite diminution du ratio dans le programme d’enseignement secondaire et dans le pourcentage de femmes qui occupent des postes ministériels ».2

En fait, le Canada a subi un déclin constant depuis 2006, principalement en raison de l’absence des femmes dans le milieu politique.

Bien que le Canada ait des lois qui visent à éliminer la discrimination basée sur le sexe dans le milieu de travail, c’est un peu plus difficile d’imposer le même concept dans la scène politique… ou non?

Plusieurs pays ont passé des lois sur les quotas qui visent à assurer que les femmes sont bien représentées dans les assemblées législatives. Le Costa Rica en est un excellent exemple :

« La première loi sur le quota en 1994 s’appuyait essentiellement sur une augmentation volontaire, de la part des partis politiques, de la participation des femmes dans les élections. Un deuxième ensemble de lois en 1998 exigeait que les femmes occupent au moins 40 pour cent des listes de candidates et candidates de chaque parti politique. Et lors de l’élection de 2002, la loi exigeait que les femmes occupent au moins 40 pour cent des postes soumis au vote. »3

D’après l’Université Rice au Texas, le nombre de femmes qui occupaient des postes au sein des assemblées législatives municipales en 2002 « a atteint un niveau inégalé par toute autre législature nationale démocratiquement élue dans le monde entier ».

Le Costa Rica est actuellement l’un des rares pays dirigés par une femme élue démocratiquement – il n’y en a que 17.

Heather Sams, la Représentante nationale de l’équité pour les femmes au SEN, dit que les femmes au  Canada sont encore loin d’avoir atteint la parité avec les hommes dans le milieu politique.

« Pensez-y, lors de la dernière élection, les Canadiennes et Canadiens ont envoyé un nombre record de femmes aux Chambres des communes » a dit Mme Sams. « Ce nombre était 76 – la plupart faisaient partie du NPD… mais c’est encore à peine 25 % des sièges à la Chambre. »

Et pendant que les femmes continuent d’être sous-représentées sur la scène politique canadienne, il y a encore d’autres combats qui méritent notre attention, surtout dans le milieu de travail.

Sams dit que l’écart entre les salaires des hommes et des femmes continue d’être un problème au Canada.

« En tant que femmes syndiquées, nous sommes presque là. Mais les femmes non syndiquées sont toujours en train de lutter », affirme Mme Sams.

D’après le Congrès du Travail du Canada, les femmes syndiquées gagnent 93 % de ce que gagnent leurs homologues syndiqués masculins. Les femmes non syndiquées ne gagnent que 75 % de ce que gagnent les hommes non syndiqués. En plus, le taux de syndicalisation parmi les femmes dans le milieu privé est plus bas que celui des hommes.4

« Essentiellement, nous avons toujours un long chemin à parcourir pour finalement atteindre l’égalité dans le milieu de travail », a conclu Mme Sams.


[1] Hausmann, R., Tyson, L. & Zahidi, S. (2012). The Global Gender Gap Report, World Economic Forum.

[2] Idem

[3] Sherindan, P. (2005). To elect more women, countries should follow Costa Rica, Rice University News and Media.

[4] L’égalité une foi pour toutes, (2008). Congrès du Travail du Canada

Encore des mises à pieds

Au cours des deux dernières semaines, sept de nos membres de la Commission de la capitale nationale, et 19 membres du Musée des beaux-arts du Canada se sont fait dire qu’ils perdraient leur emploi.

On a dit aux employées/employés de la Commission de la Capitale nationale que leur emploi prendrait fin à la fin de mars. Malheureusement, ces membres ne bénéficient pas des dispositions relatives au réaménagement des effectifs qui figurent dans la convention collective des membres du Conseil du Trésor ou de Parcs Canada. La section locale n’a été informée que 15 minutes avant les mises à pied.

Cette année, la Commission de la Capitale nationale a supprimé 29 postes, principalement par attrition. L’année dernière, elle en avait supprimé 22. L’organisation tente toujours de composer avec les compressions budgétaires imposées par le budget fédéral de 2010.

Le Bal des neiges et la fête du Canada font partie des nombreux événements dont la Commission fait la promotion pour célébrer le patrimoine canadien.

« On a mis ces membres à la porte quelques jours à peine après la fin du Bal des neiges », a déclaré le vice-président de l’exécutif national, Eddie Kennedy. « C’est une façon odieuse de traiter des employés qui viennent tout juste de donner leur 110 % pour faire la promotion d’un de vos plus grands événements. »

M. Kennedy déclare que les petites entreprises à Ottawa devraient commencer à s’inquiéter.

« La majorité des membres qui ont été mis à pied travaillaient dans le secteur des affaires publiques, du marketing et des communications. Comment sera‑t‑il possible de faire la promotion des événements sans ces personnes clés? Ce sont les petites entreprises qui dépendent du tourisme qui vont souffrir de ces décisions lamentables. »

Pendant ce temps, le Musée des beaux-arts du Canada a choisi de supprimer 24 postes — et ce, après avoir attiré des milliers de personnes à l’exposition Van Gogh de l’année dernière. Cette exposition, qui a enregistré 230 100 entrées payantes, est arrivée au quatrième rang des expositions les plus populaires depuis que le Musée a déménagé à son emplacement actuel en 1988.

« Ce n’est qu’un autre exemple de répercussions directes qu’ont les compressions sur les familles canadiennes », a déclaré le président national, Doug Marshall. « Le Musée des beaux-arts n’est plus que l’ombre de ce qu’il a déjà été. Avec la récente suppression des postes de guides, ces compressions empêchent les jeunes de profiter d’occasions inestimables d’apprendre ailleurs que dans les salles de classe. »

Jeff Stellick, directeur général de l’École d’art d’Ottawa située tout près, déclare que les gens qui utilisent le Musée  à un niveau plus profond vont certainement constater l’effet des mises à pied.

« Les conséquences seront de plus longues périodes d’attente et moins d’accès aux ressources. Ça va rendre la vie difficile pour toute personne qui utilise le Musée pour faire de la recherche », affirme M. Stellick. « Sans parler à quel point ils viennent de rendre la vie difficile pour les 29 personnes qui n’ont plus d’emploi. » [Note de l’éditeur : le Musée a supprimé 29 postes, dont 24 sont des postes syndiqués avec l’AFPC.]

Cinq des postes qui ont été coupés la semaine dernière appartenaient à la bibliothèque et aux archives du Musée. Les étudiantes et étudiants de l’École d’art d’Ottawa utilisent souvent ce service afin de faire de la recherche et étudier des dessins et gravures.

« Les mises à pied vont rendre ce genre d’expérience plus difficile à obtenir », dit M. Stellick. « Le Musée ne va pas tout de même laisser les gens entrer et commencer à retirer des gravures des tiroirs. Ça va créer plus de travail pour le personnel qui reste et ça va réduire la disponibilité de l’art pour les gens qui vont là et qui veulent voir des choses. »

« Tout ça va avoir le même impact : moins d’accès à long terme. »

La première AGA de la section locale 71201

Chaussée glissante, 20 centimètres de neige, importants bouchons de circulation et chaos total. C’est ce avec quoi les gens d’Ottawa devaient composer mercredi dernier. Et si vous pensez que ce n’était pas si grave que ça, regardez cette photo sur laquelle on voit des Ottaviens pousser un autobus pris dans la neige.

Cependant, tout ce chaos n’a pas empêché quelques dizaines de membres de l’hippodrome Rideau Carleton d’assister à leur toute première assemblée générale annuelle.

« Il faut vraiment féliciter ces membres qui ont bravé la tempête pour aller voter », a déclaré le Vice-président exécutif national, Eddie Kennedy. « Plus du tiers des membres se sont présentés durant cette terrible tempête de neige. C’est vraiment fantastique! »

Le quorum a été largement dépassé, et les membres de la section locale 71201 ont élu un nouvel exécutif.

Brenda McCullough a été élue présidente, et Georard Goertz Charest a été élu trésorier.

Les membres de la section locale ont choisi d’élire quatre vice-présidentes et vice-présidents afin de s’assurer qu’il y aurait dans chaque section locale  une personne possédant les connaissances appropriées pour régler leurs problèmes.

On a élu par acclamation les membres suivants : au poste de vice-présidente, caisse et banque, Brenda Ryan; au poste de vice-président, exploitation des machines à sous, Jesule Balmir; au poste de vice‑présidente, marketing, vestiaire et conducteurs de navette, Christina Brady; au poste de vice‑président, entretien et maintenance, Tomislav Mastilo; au poste de secrétaire, Lynda Lalonde; et au poste de chef déléguée, Heidi Sjolander.

Félicitations à toutes les dirigeantes et à tous les dirigeants nouvellement élus!

La Revue a besoin de vous!

[Mise à jour: la date d’échéance est passé. Nous aurons bientôt des nouvelles!]

Travaillez-vous dans le domaine des communications ou celui des relations publiques? Êtes-vous bilingue? Vivez-vous dans la région de la capitale nationale? Nous avons besoin de vous durant la Conférence des présidentes et présidents, du 4 au 7 avril.

Nous sommes à la recherche de deux journalistes sur place qui participeront à la conférence et rédigeront de courts articles pour nous. Durant notre dernière conférence, nous avons eu la chance de compter sur des membres très talentueux pour produire La Revue : le communiqué officiel du SEN sur la conférence.

Nous cherchons aussi un ou une photographe de talent. Nous fournissons l’appareil photo, à vous de trouver les sourires à immortaliser!

Si vous voulez nous aider (et que vous n’occupez pas la présidence d’une section locale… parce que, dans ce cas, vous devez participer à la conférence!), envoyez-nous un courriel à l’adresse suivante : communications@une-sen.org. Écrivez une courte liste de vos atouts et assurez-vous d’indiquer la langue que vous maîtrisez le mieux ainsi que votre profil linguistique.

Les bénévoles seront considérés comme étant des observatrices et observateurs, financés par le SEN. Nous allons donc couvrir le déplacement, la chambre d’hôtel, la perte de salaire, l’allocation quotidienne et, au cas de besoin, les soins familiaux.

Journée du chandail rose

Portez un chandail rose le mercredi 27 février pour la sixième Journée du chandail rose. En portant un chandail rose, vous dites non à l’intimidation.

La Journée du chandail rose rappelle le geste posé par deux braves garçons de la Nouvelle‑Écosse qui ont décidé de faire quelque chose lorsqu’ils ont vu un garçon de neuvième année se faire intimider parce qu’il portait un chandail rose. Le lendemain, David Shepherd et Travis Price ont mobilisé 50 élèves, qui ont tous porté un chandail rose.

Les personnes appartenant aux minorités sexuelles et celles dont le comportement s’écarte de celui des gens de leur sexe sont souvent victimes d’intimidation. Près de la moitié des élèves canadiens déclarent avoir entendu des propos antihomosexuels — près de 10 % des élèves GLBT déclarent entendre souvent des commentaires homophobes de la part des enseignants.

74 % des élèves transgenres, 55 % des élèves appartenant aux minorités sexuelles et  26 % des élèves qui ne font pas partie des GLBTQ ont déclaré avoir subi du harcèlement verbal en raison de l’identité sexuelle qu’ils affichent.

Plus d’un élève GLBTQ sur cinq (21 %) a déclaré avoir subi du harcèlement physique ou avoir été agressé en raison de son orientation sexuelle1.

Nombreuses sont les écoles qui essaient activement d’enrayer l’intimidation, et c’est tout à leur honneur. Cependant, l’intimidation homophobe est souvent oubliée. Selon Gerald Walton, doctorant à l’Université Queen’s, le système d’éducation renforce l’idée selon laquelle l’hétérosexualité est « la normalité ».

On encourage l’hétérosexualité dans les écoles par un discours omniprésent sur les fréquentations entre les adolescents et des personnes du sexe opposé, en offrant des cours d’éducation sexuelle où l’on parle des relations sexuelles entre hétérosexuels et de la grossesse, par la création d’environnements strictement hétérosexuels (comme les danses au secondaire et les bals de finissants) et par les images véhiculées par les médias de masse, par les représentations dans les manuels, et par les histoires fictives où l’on ne parle que de relations hétérosexuelles2.

Il faut se rappeler qu’aux États-Unis, les enseignants gais et lesbiens sont souvent congédiés simplement en raison de leur orientation sexuelle. En 2010, un enseignant de l’Oregon a été congédié parce qu’il a dit à un élève de quatrième année qu’il n’était pas marié parce qu’il ne pouvait pas épouser légalement un homme. Le directeur de l’école a dit à l’enseignant que ses commentaires concernant son état matrimonial étaient « inappropriés3 ».

L’année dernière, un professeur de musique de St.Louis a été congédié après avoir épousé son partenaire de longue date. L’école catholique a dit qu’elle ne pouvait pas tolérer des gestes qui étaient « contraires aux préceptes de l’Église »4<.sup>.

Et puis, plus tôt ce mois-ci, un administrateur d’une école catholique a été congédié pour avoir appuyé l’égalité en matière de mariage – et pourtant il est hétérosexuel et marié à une femme5.

Katherine van Wormer du Département du travail social de l’University of Northern Iowa soutient que, plutôt que de congédier des enseignants qui s’affichent ouvertement comme étant gai ou lesbienne, les écoles devraient plutôt les embaucher pour qu’ils deviennent des modèles positifs6.

« Malheureusement, aux États-Unis et au Canada, le travail social en milieu scolaire semble être fait lorsqu’une crise éclate plutôt que de façon préventive (Loughborough, 2000). Il faut que ça change. Il faut mettre terme à l’intimidation à l’école, qui a parfois des conséquences tragiques pour les jeunes dont le comportement est différent de celui des autres jeunes de leur sexe, par le truchement d’interventions efficaces appliquées par des adultes7. »


[1] Egale Canada. National Climate Survey on Homophobia, Biphobia and Transphobia in Canadian Schools.

[2] Walton, G. Bullying and Homophobia in Canadian Schools: The Politics of Policies, Programs and Educational Leadership. The Haworth Press, (2004).

[3] Mirk, S. « Beaverton Student Teacher Says He Was Fired for Mentioning in Class That He Would “Choose to Marry a Man” ». The Portland Mercury, 30 septembre 2010.

[4] Browning, W. « Gay Teacher Fired for Getting Married ». Yahoo! News, 1er mars 2012.

[5] Newcomb, A. « Catholic School Worker Fired for Supporting Gay Marriage ». Good Morning America, 12 février 2013.

[6] van Wormer, K. R. McKinney, R. What Schools Can Do to Help Gay/Lesbian/Bisexual Youth: A Harm Reduction Approach, (2003).

[7] Ibid.

Nouvelle convention collective pour les membres à Parcs Canada

Les membres ont parlé : les employés de Parcs Canada ont voté en faveur de l’entente de principe qui leur avait été présentée.

Au cours des derniers mois, nous avons parlé à quelques reprises du processus de négociation collective, de l’entente de principe et du travail acharné de l’équipe de négociation.

Pour Loretta Moar, qui a agi à titre de membre de l’équipe de négociation pour la première fois, l’annonce d’hier est vraiment une très bonne nouvelle.

« Lorsque l’annonce a été faite, j’ai dansé dans mon salon, a déclaré Mme Moar. C’est merveilleux. Je suis heureuse que les membres aient choisi de ratifier la convention collective. »

On ne peut passer sous silence le travail acharné de l’équipe de négociation. Les membres de l’équipe ont passé d’innombrables heures sur la route, loin de la maison, pour se rendre d’une section locale à une autre et rencontrer les membres.

Même si voyager n’est pas de tout repos, Mme Moar affirme qu’il y a quand même des avantages dans tout ça.

« C’était agréable de rencontrer tous les membres de ma région! »

Le vice-président de l’Exécutif national, Eddie Kennedy, qui travaille également pour Parcs Canada, s’est dit très satisfait des résultats et tient à féliciter les membres.

« L’équipe de négociation a travaillé d’arrache-pied pour obtenir la meilleure entente possible en cette période d’incertitude économique », a déclaré M. Kennedy.

Et pour ceux qui veulent en savoir davantage au sujet de la chatte de Mike LeBlanc

« Elle est très contente que son papa soit de retour à la maison, et elle est enchantée que la convention collective ait été ratifiée, a mentionné M. Leblanc. Son papa sera plus souvent à la maison. Elle ne fait plus la gueule et va même jusqu’à ronronner! »

Félicitations à tous nos membres – et souhaitons que l’équipe de négociation obtienne un repos grandement mérité!

Pour en connaître davantage au sujet de la nouvelle convention collective, veuillez cliquer ici.

Journée mondiale de la justice sociale

En 1912, Helen Keller a envoyé un chèque pour appuyer les travailleuses du textile en grève à Little Falls, dans l’État de New York. Elle a conclu la lettre qui accompagnait le chèque par les mots suivants : « La justice sociale ne sera possible que lorsque la majorité des gens se sentiront responsables du bien-être des autres1 ».

Les syndicats militent depuis longtemps pour la justice sociale. Au sein de l’AFPC, le Fonds de justice sociale sert à promouvoir le rôle que peuvent jouer les membres de l’Alliance  pour créer des collectivités plus fortes, un meilleur pays et un monde plus juste et plus humain2.

Selon Louise Casselman, agente du Fonds de justice sociale de l’AFPC, le fonds permet d’éliminer certaines inégalités au pays et à l’étranger.

« Les syndicats ne sont pas là uniquement pour permettre aux travailleurs de gagner leur pain – ce qui est évidemment un rôle important –, ils font aussi de la sensibilisation et jouent un rôle actif au sein de la société », explique Louise Casselman.

Environ la moitié des fonds sont octroyés à des programmes au Canada.

« Nous appuyons par exemple des programmes d’alphabétisation au Nunavut, dans les Prairies et dans les régions de l’Atlantique. Actuellement, nous soutenons aussi des programmes d’alphabétisation pour les accidentés du travail en Ontario et pour les travailleurs immigrants dans la région de Montréal. »

Savoir lire et savoir écrire sont des compétences particulièrement importantes dans la société moderne. Selon l’Enquête internationale sur les compétences en lecture de 2005, une grande proportion des Canadiens qui affichent de moins bons résultats en matière d’alphabétisation étaient les immigrants ou des personnes dont la langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français3.

La plupart des Canadiens qui ont de la difficulté à lire et à écrire gagnent moins de 25 000 $ par année4.

Le Fonds permet aussi de financer des programmes parascolaires pour les jeunes à risque et des refuges pour les victimes de violence familiale. Le syndicat a aussi créé un partenariat avec l’organisation Canada sans pauvreté pour exiger plus de logements sociaux convenables.

« Nous travaillons tous ensemble pour améliorer la vie des gens les plus marginalisés de la société », affirme Louise Casselman.

Elle ajoute que bon nombre de nos membres participent à ces programmes sur le terrain.

« C’est difficile, admet-elle. Les membres du syndicat travaillent toute la journée et, le soir, ils travaillent bénévolement pour leur section locale, leur conseil régional ou un comité des droits de la personne –tout ça à titre bénévole –, puis ils s’engagent au sein de leur collectivité. C’est beaucoup. »

« C’est très important de souligner leur travail, alors nous voulons remercier tous ces champions de la justice sociale au sein de notre syndicat. »


[1] Helen Keller et Davis John. Helen Keller: Rebel Lives. Saint Paul, MN : Consortium Book Sales and Distribution, 2003. Document imprimé.

[2] Énoncé de mission du Fonds de justice sociale de l’AFPC.

[3] Le Quotidien, 9 janvier 2008, Statistique Canada.

[4] Ibid.

Leur mort laisse notre cœur en détresse

« Leur mort laisse notre cœur en détresse »

C’est ce qui était écrit sur une carte qui a été remise à Jennifer Chieh Ho, la vice-présidente régionale du SEN pour la Colombie-Britannique et le Yukon, au cours de la marche commémorative des femmes qui a eu lieu la semaine dernière.

Pendant que les Canadiens étaient nombreux à mettre la dernière main à leurs projets pour la St-Valentin, bien d’autres ont marché dans les rues pour rendre hommage aux femmes disparues et assassinées au Canada. La première marche commémorative a eu lieu il y a 22 ans dans le quartier Downtown Eastside à Vancouver.

Depuis dix ans, ces marches ont eu lieu dans plusieurs villes au Canada.

Selon Kristin Gilchrist, cofondatrice de Families of Sisters in Spirit et étudiante au doctorat au Département de sociologie à l’Université Carleton, ces marches ont pris une ampleur considérable grâce au travail important d’innombrables organisations communautaires.

« Ces organisations font un important travail de sensibilisation à la violence dans nos collectivités, plus particulièrement à la violence envers les femmes autochtones », a écrit Mme Gilchrist.

Cette année, Mme Chieh Ho et quelques membres de sa section locale ont participé à la marche, qui se tenait où tout a commencé : dans le quartier Downtown Eastside à Vancouver. Elle a déclaré être particulièrement heureuse de voir un groupe si diversifié composé d’alliés venus manifester pour soutenir cette cause importante.

« Il y avait beaucoup de confrères et consœurs autochtones, mais aussi un nombre considérable d’hommes et de femmes de toutes les nationalités, de tous les âges, qui étaient là pour soutenir la cause », a-t-elle souligné.

« Au cours de la marche, nous sommes passés devant certains endroits où des femmes avaient été assassinées ou avaient été vues pour la dernière fois », a expliqué Mme Chieh Ho. « Nous avons pris un moment à chaque endroit pour rendre hommage à chacune de ces femmes. »

Mme Chieh Ho a aussi mentionné qu’une rose avait été déposée à chaque endroit : une rose rouge pour les femmes qui ont été assassinées, et une rose jaune pour les femmes disparues.

« J’ai été un peu choquée et attristée en me rendant compte à quel point nous nous sommes arrêtés souvent », a-t-elle ajouté.

L’Association des femmes autochtones du Canada possède une liste où figurent plus de 500 cas de femmes autochtones disparues et assassinées – et ce ne sont que les cas qu’elle peut confirmer.

Mme Gilchrist déclare que les femmes autochtones font face à de nombreux obstacles lorsqu’elles veulent se faire entendre.

« Les obstacles sont particulièrement apparents du fait que les alliés ne réussissent pas à créer des liens entre les divers militants qui luttent contre la violence, les organisations anticoloniales et tous ceux qui veulent que soient reconnues les responsabilités des colonisateurs », a écrit Mme Gilchrist.

Elle déclare que les femmes autochtones sont souvent entendues après coup ou totalement réduites au silence. De plus, bien souvent, les personnes qui mettent de l’avant leur propre programme s’attendent simplement à ce que ces femmes suivent sans rien dire.

« Ça se produit un peu trop souvent », a-t-elle déclaré.

Le gouvernement Harper continue de refuser que se tienne une enquête publique concernant les femmes autochtones disparues et assassinées.

Comme nous le disait Jennifer Lord de l’Association des femmes autochtones du Canada l’année dernière : « C’est ce que les familles veulent, une enquête publique ».

Il y a des photos de la marche commémorative de Vancouver sur FlickR.

Je travaille le Jour de la famille?

Pour bon nombre d’entre nous, aujourd’hui, c’est le Jour de la famille. Je suis prêt à parier un délicieux petit gâteau que partout au Canada, dans les coins‑repas des ministères et agences fédéraux, on se pose la même question :

Comment se fait-il que je travaille le Jour de la famille?

Bonne question! La semaine dernière, c’était le Jour de la famille en Colombie‑Britannique. Comme l’a souligné la vice-présidente régionale, Jennifer Chieh Ho, au réseau CBC, bon nombre de fonctionnaires ont dû se présenter au travail même si certaines entreprises et garderies étaient fermées, ce qui a causé des maux de tête aux parents de jeunes enfants.

« Dans mon bureau, il y a plusieurs jeunes travailleurs qui ont des tout‑petits. Certains d’entre eux ont dû prendre congé pour passer du temps avec leur famille et avec leur conjoint », a-t-elle déclaré au réseau CBC.

Pourquoi les fonctionnaires doivent-ils travailler le Jour de la famille?

Pour ceux qui ne le savent pas, le Jour de la famille n’est pas un jour férié national. C’est un jour férié provincial en Colombie‑Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et en Ontario. Les habitants de l’Île‑du‑Prince‑Édouard ont également un jour férié provincial aujourd’hui : on l’appelle la Journée des insulaires. De même, les Manitobains ont la Journée de Louis Riel.

Un fonctionnaire fédéral a droit aux jours fériés établis par proclamation du gouverneur en conseil (autrement dit, c’est une décision du Cabinet). Ce sont les lieutenants-gouverneurs qui décrètent les congés provinciaux.

Si vous travaillez pour la fonction publique, deux possibilités s’offrent à vous si vous voulez obtenir un congé supplémentaire en février :

Il faudrait que le Jour de la famille soit un jour férié.

Essentiellement, le gouvernement fédéral devrait adopter une loi qui ferait du Jour de la famille un jour férié. En 2007, des efforts ont été faits dans ce sens lorsque la députée fédérale du NPD, Peggy Nash, a présenté un projet de loi pour faire du Jour du drapeau (15 février) un jour férié.

« Le Jour du drapeau est l’occasion idéale pour prendre une pause, d’autant plus qu’il tombe au milieu de l’hiver », a expliqué Mme Nash au réseau CBC. « C’est là une bonne façon de surmonter le blues de février. » (Nous sommes bien d’accord!)

Sinon, le Jour de la famille pourrait faire partie des congés reconnus dans votre convention collective.

Le grand avantage d’être syndiqué, c’est que chaque membre a la possibilité d’améliorer ses conditions de travail. Chaque fois que votre équipe de négociation se rend à la table des négociations, elle présente les demandes des membres.

C’est grâce à la négociation collective que nous avons des congés de maladie et des congés pour obligations familiales payés – et, soyons honnêtes, un nombre plus élevé de jours de congé que les travailleurs non syndiqués. Rien ne nous empêche de retourner à la table des négociations pour demander un autre congé payé. Surtout si c’est ce que les membres veulent vraiment!

Mise à jour de l’exécutif national

La salle de conférence est grande (et a quelque chose d’officiel). Elle contient une énorme table où il y a tout juste assez de place pour tout le monde. Et puis, tout un tas de dirigeantes nationales et de dirigeants nationaux de tous les coins du pays sont réunis au même endroit.

C’est là que se déroule la réunion de l’Exécutif national. À première vue, c’est un endroit intimidant.

« Lorsque je me suis assise à la table, je me suis sentie pétrifiée », a déclaré Melody Raabe, la nouvelle vice‑présidente adjointe régionale du SEN pour le Manitoba.

Mme Raabe s’est rendue à Ottawa le mois dernier pour être officiellement assermentée et pour participer à sa première réunion de l’Exécutif national.

Très rapidement, Mme Raabe a commencé à se sentir à l’aise. « Lorsque les gens ont commencé à parler, j’ai tout de suite eu l’impression que j’étais à table avec ma famille », a-t-elle ajouté.

Durant la réunion, l’Exécutif national a passé en revue les affaires courantes, y compris les mesures prises en ce qui a trait au réaménagement des effectifs. La réunion a également permis aux membres qui font partie des équipes de négociation de parler de la négociation collective.

Un peu plus tard, l’Exécutif a fait le point sur les conférences à venir : la Conférence de toutes les présidentes et de tous les présidents (C’est en avril! Inscrivez-vous maintenant!), la Conférence sur les droits de la personne et le Congrès 2014.

L’Exécutif national a également décidé de créer un comité qui se penchera sur les moyens de mobiliser les membres.

Enfin, la présidente de l’AFPC, Robyn Benson, est passée nous voir; elle a assisté à une séance d’accueil et nous a fait part de quelques‑unes de ses réflexions. Mme Benson était tout particulièrement scandalisée par le projet de loi C‑377, un projet de loi qui demande aux syndicats de faire preuve de « transparence et d’imputabilité ».

« C’est en quelque sorte une façon d’attaquer les syndicats parce que le projet de loi vise plus particulièrement les syndicats ouvriers », a souligné Mme Benson. « On encourage nos membres à consulter les états financiers [sur notre site Web]. Nous sommes ouverts et transparents; notre budget est approuvé durant le Congrès – les dépenses sont appropriées. »

Après tout cela, Mme Raabe a dit qu’elle avait vraiment beaucoup de chance de faire partie d’un groupe de militants syndicaux si engagés.

« J’ai littéralement bu leurs paroles » a-t-elle déclaré.

« Ces personnes donnent tellement de leur temps, loin de leur famille, pour donner de la force à notre syndicat – et pour combattre l’injustice et l’inégalité. C’est excitant pour moi parce que je crois que je suis née pour faire régner la justice. C’est pour ça que je suis si fière de faire partie de notre syndicat et de l’équipe du SEN. »