École d’été sur les bases syndicales de la RCN

Le 26 août 2024 de 9 h au 30 août 2024 17 h

Nous avons le plaisir de vous inviter à vous inscrire à la prochaine école d’été sur les bases syndicales de la RCN. Si vous souhaitez en savoir plus sur votre syndicat ou appuyer les membres de votre section locale, c’est le moyen idéal d’apprendre les bases du syndicat!

Ce programme de formation vise à vous doter des connaissances et des compétences nécessaires pour remplir efficacement votre rôle de membre nouvellement engagé, de délégué syndical local, de représentant local en santé et sécurité ou de dirigeant local nouvellement élu au sein de notre syndicat. Grâce à des ateliers interactifs, des discussions et des exercices pratiques, vous aurez un aperçu des différents aspects du leadership syndical, de la défense des intérêts et de l’engagement des membres. 

Qui peut s’inscrire?

Cet événement est ouvert à tous les membres de la RCN à part entière. Veuillez partager cette invitation avec les membres de votre section locale

La participation est gratuite et les participants sélectionnés bénéficieront d’un hébergement en chambre, remboursement de la perte salariale, repas, services de garde et de kilométrage, conformément à la politique d’éducation de la RCN.

Date et lieu

Les cours seront donnés en personne au Hilton du Lac-Leamy à Gatineau (3 boul. du Casino, Gatineau, QC J8Y 6X4). Les participants sélectionnés seront logés sur place pendant toute la durée de l’école syndicale et devrons être présent tous les jours de 9 h à 17 h. 

Les sessions de cours commencent le 26 août à 9 h et se terminent le 30 août à 17 h. Les participants peuvent choisir une option du programme pour la première partie de l’école syndicale, qui se déroule du 26 août de 9 h au 28 août 12 h, et la deuxième partie, qui se déroule du 28 août de 13 h au 30 août 17 h. 

Programme

Partie 1 (26 août 9 h – 28 août 12 h)

Option 1 – ABC du Syndicat

Ce cours est la pierre angulaire du programme d’éducation de l’AFPC. Il constitue un préalable aux cours avancés et sert d’introduction au syndicat, à sa structure, à la vie syndicale et aux principes fondamentaux de l’action syndicale. Le cours met l’accent sur les droits des membres dans le milieu de travail et dans le syndicat. Il vise à faire comprendre la convention collective et comment appliquer les dispositions; il explique les mécanismes syndicaux pour obtenir et protéger les droits.

Option 2 – Notions syndicales de base pour les délégués syndicaux

La session Principes syndicaux de base pour les délégués syndicaux rassemble un total de 5 modules de base. Cette option fournira aux participants d’entrer en contact avec des délégués d’autres sections locales. L’accent sera mis sur le rôle de délégué syndical au sein de votre section locale et de votre syndicat dans son ensemble. 

  • Module 1: Rôle du délégué syndical
  • Module 2: Immunité des délégués syndicaux
  • Module 3: Les délégués syndicaux en tant que solutionneurs de problèmes
  • Module 4: Droits de la personne sur le lieu de travail pour les délégués syndicaux
  • Module 5: Obligation d’accommodement de base pour les délégués syndicaux

Partie 2 (28 août 13 h – 30 août 17 h)

Option 1 – Règlements de griefs 

Ce cours vous permettra de développer vos connaissances, vos compétences et votre confiance dans le traitement efficace des griefs en milieu de travail. Vous consacrerez du temp aux aspects techniques du traitement des griefs, comme l’identification, l’enquête, la rédaction et la présentation des griefs.

Option 2 – Principes de base de la santé et de la sécurité 

Les participants examinerons pourquoi les enjeux de santé et sécurité sont des enjeux syndicaux et exploreront les efforts historiques déployés par les syndicats pour créer des milieux de travail sains et sécuritaires. Les membres pourront également se familiariser avec la perspective syndicale du milieux de travail sécuritaires, avec le système de responsabilité interne et accroître leurs connaissances sur les droits et responsabilités des travailleurs et employeurs.

Option 3 – Formation des nouveaux dirigeants de section locale 

Les dirigeants qui sont en poste depuis moins deux ans, pourront développer les connaissances, les compétences et la confiance nécessaire, pour assurer le leadership syndical efficace en milieu de travail.

Les participants en apprendront davantage sur les responsabilités et le travail de la section locale; mettront en œuvre des moyens d’accroître la participation des membres dans leur syndicat; élargir leur connaissance des structures syndicales; la prise de décisions et la façon dont elles sont liées à la section locale.

La date limite d’inscription est le dimanche 4 août à 23 h 59. Une fois le processus de sélection terminé, le participant sélectionné recevra une confirmation au plus tard le 6 août.

Cliquez ici pour plus d’informations et pour vous inscrire dès aujourd’hui.

Si vous n’êtes pas dans la région de la capitale nationale, consultez les autres cours offerts par votre bureau régional de l’AFPC.

Déclaration de la présidente nationale

L’annonce de la ministre Anand à l’occasion de la Semaine nationale de la fonction publique a été une gifle pour de nombreuses et nombreux membres, compte tenu du nombre de groupes qui ont été exclus des 25 années de service et qui, comme les agent∙e∙s de la paix, les gardes de parc et autre personnel de service d’urgence, ont tant donné pour la protection de la population canadienne. Nous continuerons de travailler pour démontrer pourquoi ces membres devraient être inclu∙e∙s.


Alisha Kang (née Campbell)
Présidente nationale
Syndicat des employées et employés nationaux

Bonne Saint-Jean-Baptiste!

Les membres du Comité francophone du SEN souhaitent une bonne Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec, à toutes et tous les membres du SEN du Québec, et à celles et ceux qui célèbrent la St-Jean à travers le pays!

Voir les activités pour cette année à travers le Québec.

Décision arbitrale pour les groups exploitation et services postaux à la Chambre des communes

Après une très longue attente, la Commission des relations de travail a rendu sa décision concernant le litige qui opposait notre unité de négociation dea La Chambre des communes.

Les points saillants du nouvel accord comprennent des augmentations de salaire et un paiement forfaitaire ouvrant droit à pension dans le cadre de l’attribution.

La rémunération remportée par le syndicat en arbitrage est nettement supérieure à l’offre présentée par l’employeur a la table de négociation.

Paiements rétroactifs : l’employeur a 90 jours pour s’exécuter.

Autres améliorations :

  • Une prime sera versée pour toutes les heures travaillées la fin de semaine, y compris les heures supplémentaires.
  • Meilleur accès au conge familial
  • Les employés peuvent désormais reporter davantage de congés annuels par an.

De plus, dans certaines circonstances, l’employeur devra verser au personnel une rémunération supplémentaire s’il ne lui verse pas la paye rétroactive dans les 90 jours suivant le rendement de la décision.

Lors des pourparlers et même en arbitrage, l’employeur a tenté de nous arracher d’importantes concessions en ce qui a trait à notre accès aux conges de rendez-vous pour soins médicaux et dentaires. II a aussi tente de réduire l’avis fournit aux employées pour les changements de quarts. Avec la décision, nous avons protège notre capacite a accéder aux congés pour tous les rendez-vous médicaux et dentaires, et nous avons protégé la période de préavis pour les changements de quarts.

Si vous avez des questions, parlez-en a un.e membre de l’équipe de négociation : Gilles Lavigne, Claude Boilard, Charles Joanisse et Ktrishia Letendre.

Journée nationale des peuples autochtones

Pendant des générations, de nombreux groupes et communautés autochtones ont célébré leur culture et leur patrimoine le 21 juin ou à cette période de l’année étant donné la signification que revêt le solstice d’été : le jour le plus long de l’année.

La Journée nationale des peuples autochtones a été annoncée en 1996 par le gouverneur général de l’époque, Roméo LeBlanc, grâce à la Proclamation désignant le 21 juin de chaque année comme Journée nationale des peuples autochtones.

Mais une journée ne suffit pas. Il y a beaucoup de travail à faire vers la réconciliation. Aujourd’hui, célébrez les cultures autochtones du Canada.

Sélection des membres du Comité directeur de la Conférence des femmes de 2024

La Conférence des femmes du Syndicat des employées et employés nationaux se tiendra cet automne dans la région de la capitale nationale. Nous avions hâte de commencer la planification de l’événement et d’amorcer le travail requis pour assurer la réussite de l’événement.

La présidente nationale, Alisha Kang, a nommé la vice-présidente exécutive, Hayley Millington, présidente de ce comité, et Mirelle Jaillet, représentante nationale de l’équité pour les femmes, et Carole Maillet, représentant du comité francophone, coprésidentes.

Pour commencer, nous mettons sur pied un petit comité directeur. Notre Comité de la Conférence se réunira chaque semaine virtuellement et, au besoin, en personne. Les réunions auront lieu le jour et, si vous devez vous absenter du travail pour assister à une réunion, une lettre de congé syndical vous sera fournie.

Le Comité directeur comprendra les membres suivants :

  • Une femme de chaque région du SEN
  • Une femme du Comité des francophones
  • Un·e membre du personnel du SEN affecté à l’événement
  • Une femme qui n’a jamais participé à un événement

Le Comité aidera la membre du personnel du SEN affectée à l’événement pour ce qui suit et contribuera à l’organisation générale de la Conférence :

  • Établissement du programme et organisation de l’ordre du jour
  • Sélection des sujets et des intervenant·e·s pour les exposés
  • Articles promotionnels du SEN et activités

Les mises en candidature doivent inclure un court paragraphe de la candidate ou du candidat expliquant pourquoi elle ou il serait un membre compétent au sein du comité. Veuillez soumettre vos candidatures à Suzanne Boucher au plus tard le 28 juin 2024.

Comité d’équité salariale de la Bibliothèque du Parlement les représentantes et les représentants du personnel font le point

Depuis sa création en octobre 2023, le Comité d’équité salariale de la Bibliothèque du Parlement travaille avec diligence à la publication d’un plan d’équité salariale, conformément aux exigences de la Loi sur l’équité salariale.

À sa dernière réunion de mai, le Comité a procédé à un vote sur l’outil d’évaluation des emplois et le processus de détermination de la valeur du travail. Le Comité n’est pas parvenu à un consensus sur l’une ou l’autre de ces questions.

Malgré l’opposition des représentant·es du personnel, l’employeur a annoncé son intention de demander au Commissaire à l’équité salariale de dissoudre le Comité, conformément à l’article 28 de la Loi sur l’équité salariale, et d’établir plutôt un plan d’équité salariale sans la contribution des représentant·es du personnel.

Les représentant·es du personnel ont alors envoyé un avis relatif à un différend au Commissaire à l’équité salariale pour demander une médiation concernant les deux questions en suspend. Nous pensons qu’il est possible de dénouer l’impasse et que ce travail peut être réalisé par l’intermédiaire du Comité. L’employeur ne peut donc pas prétendre qu’il est nécessaire de se passer de lui.

Les représentant·es du personnel demandent la reprise des réunions du Comité afin que nous puissions continuer ensemble à discuter de la prédominance féminine ou masculine des catégories d’emplois et de la rémunération globale. Cependant, l’employeur refuse jusqu’ici de reprendre les réunions.

Nous restons convaincus qu’il existe encore une solution. Les membres employé·es dans des catégories d’emploi à prédominance féminine méritent que leur rémunération soit établie dans le respect de toutes les exigences de la Loi sur l’équité salariale par un comité composé de représentantes et de représentants du personnel et de l’employeur.

Nous vous tiendrons au courant des nouveaux développements et des mesures que nous prendrons pour aller de l’avant.

En toute solidarité,

L’Association canadienne des employés professionnels (ACEP), l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) et le personnel non représenté de la Bibliothèque du Parlement.

Les mandats de trois jours en présentiel : à la poubelle!

Appel à tous les membres du SEN dans la région de la capitale nationale ! Rejoignez-nous au rassemblement de 12h00 à 12h30 devant le bureau du Conseil du Trésor au 90, rue Elgin à Ottawa le 11 juin 2024.

Le SEN se joint au SESJ et à d’autres éléments de l’AFPC, ainsi qu’à des allié-e-s, pour se rassembler devant l’édifice du Conseil du Trésor à Ottawa. Leur message est clair : « les mandats de trois jours en présentiel : à la poubelle! »

Le rassemblement se veut une réponse à la décision arbitraire de la présidente du Conseil du Trésor, Anita Anand, quant à l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail (l’Orientation).

Entrant en vigueur le 9 septembre 2024, l’Orientation oblige les fonctionnaires fédéraux à être présents sur leur lieu de travail au moins trois jours par semaine, quatre pour les cadres.Cette nouvelle exigence limitera encore plus les possibilités de travail hybride pour les membres de la fonction publique fédérale.

L’Orientation fait fi des promesses de collaboration, de flexibilité et de consultations formulées par le gouvernement fédéral dans la Lettre d’entente sur le télétravail (2023). 

Venez montrer votre soutien et agitez haut les drapeaux du SEN !

Pour plus d’informations sur Facebook – https://www.facebook.com/share/awkHxJghwqDV23ZR/

Le recours par Best Theratronics à des briseurs de grève non qualifiés suscite des inquiétudes en matière de sûreté nucléaire

Unifor et l’Alliance de la Fonction publique du Canada ont envoyé une lettre conjointe à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) aujourd’hui pour exprimer leurs préoccupations concernant le recours par Best Theratronics à des gestionnaires non qualifiés et à des travailleurs non syndiqués comme briseurs de grève pour manipuler de l’équipement essentiel à la sécurité à son installation de Kanata, en Ontario, y compris de l’équipement contenant des matières radioactives.

« Il est clair que Best Theratronics est prête à faire des économies en utilisant des briseurs de grève non qualifiés et en créant un environnement de travail dangereux », a déclaré la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne.

« C’est pourquoi nous avons besoin d’une législation anti-briseurs de grève dans toutes les juridictions du Canada, afin d’empêcher les employeurs de recourir à ce genre de tactiques dangereuses. »

Plus de 50 membres de la section locale 1541 d’Unifor et de la section locale 70369 de l’AFPC-UNE sont en grève chez Best Theratronics. Les membres d’Unifor ont déclenché la grève le 1er mai 2024, après que l’entreprise a proposé un contrat de deux ans sans augmentation de salaire, tandis que les membres de l’AFPC ont suivi peu après, le 10 mai, sans offre monétaire de la part de l’employeur.

« L’idée que des briseurs de grève puissent recevoir, décharger et manipuler des matières radioactives est alarmante », a déclaré Alex Silas, vice-président exécutif national de l’AFPC. « Le recours à des travailleurs de remplacement lorsqu’il s’agit de matières dangereuses ressemble à une leçon que je croyais avoir apprise au 20e siècle. »

Best Theratronics développe et fabrique des unités de thérapie par faisceau externe, des irradiateurs sanguins autonomes et des cyclotrons pour les hôpitaux, les établissements médicaux et les centres de recherche.

Le propriétaire de l’entreprise, Krishnan Suthanthiran, a récemment envoyé un courrier électronique aux travailleurs, indiquant que l’entreprise ferait appel à des sous-traitants pour achever les travaux.

Il est particulièrement inquiétant de constater que l’entreprise utilise des cadres et du personnel non syndiqué sur le site pendant la grève, en tant que briseurs de grève, qui ne sont peut-être pas formés ni certifiés pour effectuer le travail en toute sécurité.

Le 22 mai, un camion a été vu en train de livrer du matériel vivant à l’usine vers 20 h 30. Il y avait une voiture dans le parking à ce moment-là, ce qui soulève des questions sur la façon dont la réception et le déchargement du matériel vivant sont effectués.

Unifor recommande qu’une nouvelle inspection soit programmée pour s’assurer que Best Theratronics – dont l’installation près d’Ottawa est exploitée en vertu d’un permis de classe 1B pour l’utilisation de cobalt 60, de césium 137 et de cyclotrons – respecte ses obligations en vertu de la CCSN.

« Le président de la section locale 1541 d’Unifor, Steve LaBelle, a déclaré : »Il est ahurissant de voir tout ce que cette entreprise est prête à faire pour se soustraire à un accord équitable. « Nous parlons de briseurs de grève non qualifiés qui manipulent des matières dangereuses comme si ce n’était pas grave. Nous devons faire en sorte que les emplois au Canada restent occupés par des travailleurs dûment qualifiés et formés. »

En outre, l’établissement est titulaire d’une licence d’installation nucléaire de catégorie II, d’une licence d’équipement réglementé et d’une licence de substances nucléaires et d’appareils à rayonnement pour effectuer des travaux sur l’équipement médical vendu au Canada.

Les membres d’Unifor travaillent dans les métiers spécialisés comme machinistes certifiés, soudeurs, tôliers, spécialistes des procédés d’usinage, étalonneurs, techniciens en électronique, inspecteurs électriques et mécaniques à l’usine, tandis que les membres de l’AFPC travaillent comme spécialistes de la conception, planificateurs et contrôleurs de la production, techniciens experts et occupent de nombreux autres postes clés qui sont essentiels à la conception, à la fabrication et à la livraison des machines basées sur l’énergie atomique produites par Best Theratronics Limited.

« Nous aimons notre travail et c’est pourquoi nous craignons que le propriétaire ne mette en péril l’entreprise et les travailleurs non syndiqués qui s’y trouvent », a déclaré Jeff Gulis, président de la section locale 70369 de l’AFPC. « La dernière fois, pendant la pandémie, nous avons accepté des concessions parce que nous voulions que l’entreprise traverse une période difficile, mais il est maintenant temps pour nous de rattraper les emplois similaires dans notre secteur, où les gens en bas de la rue gagnent 24 à 26% de plus que nous. Nous voulons simplement un accord équitable et reprendre le travail ».

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 320 000 travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat défend tous les travailleurs et leurs droits, lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger et s’efforce de créer des changements progressifs pour un avenir meilleur.

L’Alliance de la fonction publique du Canada est l’un des plus grands syndicats du pays, représentant près de 245 000 travailleurs dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada. L’UNE est un Élément de l’AFPC qui représente plus de 27 000 membres travaillant dans 73 lieux de travail différents dans les secteurs public, privé et à but non lucratif.

Célébrer le mois de la Fierté : honorer notre histoire et militer pour notre avenir

À titre de représentante régionale aux droits de la personne de l’Ontario du Syndicat des employées et employés nationaux (SEN), c’est un honneur de vous parler du mois de la Fierté et de sa très grande importance. En tant que jeune femme noire et en tant que membre de notre syndicat diversifié, je connais très bien les défis et les triomphes qui ont tour à tour parsemé notre marche collective vers l’égalité et la justice.

Le mois de la Fierté, célébré tous les mois de juin, n’est pas seulement un temps pour les festivités; c’est aussi un temps pour la commémoration d’un mouvement important né de la résistance et de la résilience. Le mois de la Fierté remonte aux émeutes de Stonewall, survenues en 1969 à New York; c’est un événement charnière, déclenché par le harcèlement incessant de la communauté LGBTQ+ par la police. Ce soulèvement historique a commencé au Stonewall Inn, établissement sanctuaire de nombreuses personnes marginalisées, particulièrement les Noirs et les Latinosde la communauté LGBTQ+.

Il est essential de reconnaître le rôle crucial qu’ont joué les femmes trans noires dans la naissance du mouvement pour la Fierté. Marsha P. Johnson, une femme trans noire, ainsi que Sylvia Rivera, une femme trans Latinx, étaient sur la ligne de front des émeutes de Stonewall. Leur opposition courageuse à l’oppression systémique a mis en branle un mouvement exigeant visibilité, respect et équité pour tous les membres de la communauté LGBTQ+.

L’héritage de Marsha P. Johnson témoigne du pouvoir de l’intersectionnalité au sein du militantisme. Elle nous a rappelé que la lutte pour les droits de la communauté LGBTQ+ est intrinsèquement liée à la lutte contre le racisme, le sexisme et les inégalités économiques. Aujourd’hui, pendant que nous célébrons le mois de la Fierté, nous honorons ses contributions et celles de tant d’autres qui ont pavé la voie vers une société plus inclusive.

Pour le SEN et ses membres, le mois de la Fierté est l’occasion de réaffirmer notre engagement envers les droits de la personne et la justice sociale. Notre syndicat a toujours été un fervent défenseur des droits de la communauté LGBTQ+, reconnaissant qu’un lieu de travail réellement équitable est un lieu où l’on célèbre la diversité et où il n’y a aucune discrimination ni aucun préjudice.

En tant que jeune femme noire membre du SEN, je suis inspirée par la riche histoire du militantisme intersectionnel. Elle m’encourage à continuer à défendre les politiques et les pratiques qui soutiennent et aident les communautés marginalisées au sein de notre syndicat et ailleurs. Que ce soit pour réclamer des politiques inclusives en milieu de travail ou pour appuyer les membres LGBTQ+ victimes de discrimination, notre action collective est essentielle pour favoriser les droits et le bien-être de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs.

Le mois de la Fierté est un temps pour célébrer tout le chemin qui a été parcouru, mais il nous rappelle aussi qu’il y a encore du travail à faire. En honorant les origines du mois de la Fierté et la contribution de pionnières comme Marsha P. Johnson, nous confirmons à nouveau notre engagement à nous battre pour obtenir la justice et l’égalité. Ensemble, nous pouvons créer un avenir où tous, peu importe leur identité de genre, leur orientation sexuelle, leur race ou leur ethnicité, peuvent vivre et travailler avec dignité et fierté.

En toute solidarité,

Des Hicken
Représentante régionale aux droits de la personne, Ontario
Syndicat des employées et employés nationaux (SEN)