Journée internationale des femmes 2026 — Où en sommes nous?

Journée internationale des femmes : un moment pour réfléchir, pas seulement célébrer

Chaque année, le 8 mars, le SEN s’inscrit dans un mouvement mondial qui a vu le jour il y a plus d’un siècle — un mouvement ancré dans l’action syndicale, la lutte collective et la quête d’égalité. La Journée internationale des femmes n’a jamais été qu’une célébration. Elle a toujours été un appel à l’action.

En 2026, cet appel demeure essentiel.

Au sein du SEN, les femmes continuent de faire avancer notre syndicat par leur leadership, leur engagement et leurs contributions quotidiennes. Nous sommes fiers des femmes qui renforcent notre mouvement — mais la fierté ne suffit pas. L’équité exige de l’action, de la solidarité et des conversations honnêtes sur notre réalité actuelle et sur ce qu’il reste à accomplir.

Les femmes demeurent un groupe en quête d’équité dans les milieux de travail partout au Canada, y compris dans nos propres structures syndicales. Les progrès sont réels, mais les écarts persistent. Et même si la représentation s’est améliorée, elle ne garantit pas l’équité. Le travail se poursuit — sur le terrain, dans les espaces décisionnels et dans les interactions quotidiennes qui façonnent nos milieux de travail et nos communautés.

Ce qui a changé — et ce qui n’a pas changé

Au sein du SEN, nous avons observé des avancées importantes :

  • Plus de femmes accèdent à des rôles de leadership
  • Un langage d’équité renforcé dans les conventions collectives
  • Une sensibilisation accrue aux obstacles liés au genre
  • Une meilleure visibilité des expériences des femmes autochtones, racisées, 2SLGBTQIA+ et en situation de handicap

Mais les défis demeurent :

  • Des inégalités salariales persistantes dans plusieurs secteurs
  • Une charge disproportionnée en matière de soins et de responsabilités familiales
  • Du harcèlement et de la discrimination encore trop peu signalés
  • Des obstacles à l’avancement, particulièrement pour les femmes marginalisées
  • Des milieux de travail encore structurés selon des systèmes qui n’ont pas été conçus pour elles

Ces réalités nous rappellent que l’équité n’est pas un objectif ponctuel — c’est une pratique continue.

L’équité est une question syndicale.
Lorsque des barrières systémiques touchent un groupe, c’est tout le mouvement syndical qui en ressent les effets. Lorsque nous éliminons ces barrières, nous renforçons notre pouvoir collectif.

Au SEN, la solidarité signifie être présent les uns pour les autres — pas seulement lorsque c’est facile, mais aussi lorsque cela demande réflexion, apprentissage et changement. Cela signifie écouter les expériences des femmes, les croire et agir en conséquence. Cela signifie reconnaître que l’équité entre les genres s’entrecroise avec la race, la classe sociale, le handicap, l’orientation sexuelle et la culture.

Une conversation nécessaire

Cette année, nous invitons les membres du SEN à réfléchir avec nous :

  • À quoi ressemble le progrès en 2026?
  • Où les obstacles se manifestent‑ils encore?
  • Comment bâtir un syndicat où chaque femme — chaque membre — peut s’épanouir?

Ce ne sont pas des questions rhétoriques. Ce sont des invitations à façonner ensemble l’avenir de notre mouvement.

Avancer ensemble.

La Journée internationale des femmes nous rappelle que l’équité ne se réalise pas par hasard. Elle repose sur l’action collective, la responsabilité partagée et le courage de continuer à pousser pour mieux.

Nous sommes fiers des femmes du SEN. Nous sommes fiers des progrès accomplis.

Nous avançons lorsque nous avançons ensemble.

Pour en savoir plus

Commission canadienne des droits de la personne. Rapport annuel 2024-2025 de la commissaire à l’équité salariale
Analyse des écarts salariaux persistants et des défis liés à la conformité en matière d’équité salariale.

Gouvernement du Canada. Équi’Vision : Outil de données sur l’équité en matière d’emploi.

Gouvernement du Canada. Égalité des genres : faits et statistiques.

Statistique Canada. Cadre des résultats relatifs aux genres : tableau sur le harcèlement et l’inconduite sexuelle en milieu de travail

Le Congrès 2026 approche — Préparez‑vous à façonner l’avenir de notre syndicat!

Le compte à rebours est lancé! Dans quelques mois à peine, les délégué·e·s du SEN de partout au pays se réuniront à Montréal pour le Congrès triennal 2026, qui aura lieu du 24 au 28 août 2026 à l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth.

Le Congrès est l’occasion pour les membres d’échanger, de débattre et de contribuer à orienter la direction de notre syndicat pour les prochaines années. C’est votre moment pour faire entendre votre voix, vos idées et votre vision.

Le retour du Congrès apporte une énergie renouvelée, des discussions attendues depuis longtemps et l’occasion de définir ensemble nos priorités pour l’avenir.

Les délégué·e·s des sections locales débattront et voteront sur les résolutions, renforceront notre démocratie interne et bâtiront la solidarité en créant des liens avec d’autres membres.

Votre section locale joue un rôle clé dès maintenant

1. Assurez‑vous que votre section locale est conforme

Pour envoyer des délégué·e·s au Congrès, les sections locales doivent être en règle et soumettre les documents financiers requis.

2. Élection des délégué·e·s et des suppléant·e·s

Les délégué·e·s et les suppléant·e·s doivent être élu·e·s lors d’une assemblée générale. Le nombre de délégué·e·s dépend du nombre de membres en règle; les grandes sections locales peuvent en envoyer jusqu’à cinq.

3. Observatrices et observateurs — Une belle occasion de participer

Les sections locales conformes peuvent également envoyer des observatrices et observateurs aux frais de la section locale, et non à ceux des membres. Ils peuvent assister aux débats et vivre l’expérience du Congrès, mais ils ne peuvent pas voter.

Vous ne savez pas si votre section locale enverra des observateur·trice·s?
Parlez‑en à votre représentante ou représentant local — vous pourriez être agréablement surpris!

Soumettez vos résolutions — vos idées comptent

Les sections locales sont encouragées à former un comité des résolutions (souvent 3 à 5 membres) pour examiner et préparer les propositions des membres. Certaines sections locales préfèrent créer des comités thématiques, comme pour les règlements ou les finances. Après débat et adoption en assemblée générale, les résolutions peuvent être soumises en ligne sur le site du SEN, accompagnées du procès‑verbal signé.

Montréal vous attend — Soyez de la partie

Le Congrès 2026 réunira des centaines de membres du SEN dans l’une des villes les plus dynamiques du pays. C’est le moment idéal pour se reconnecter, se mobiliser et raviver notre solidarité.

Nous avons hâte de vous accueillir à Montréal cet été.
Ensemble, écrivons la suite de notre histoire syndicale — en solidarité.

Pour plus de renseignements sur le Congrès, consultez la page officielle.

Mois de l’histoire des Noirs : de l’héritage au leadership

En ce Mois de l’histoire des Noirs, l’AFPC célèbre le leadership, la résilience et le pouvoir d’organisation des travailleuses et travailleurs noirs qui ont transformé le mouvement syndical canadien et mènent encore aujourd’hui le combat pour la justice. Notre thème cette année est « Voix noires : avenirs audacieux – de l’héritage au leadership ». Il nous invite à reconnaître la résistance historique qui a façonné nos syndicats et à donner une place centrale aux voix audacieuses qui tracent l’avenir. 

Les travailleuses et travailleurs noirs se sont battus pour l’équité au travail et ont dénoncé le racisme et la discrimination, notamment lors de grèves et d’autres luttes pour les droits de la personne, ce qui leur a valu un important siège aux tables décisionnelles.  

Les leaders activistes comme Stanley Grizzle et Bromley Armstrong ont pressé les syndicats et les gouvernements à mettre fin aux pratiques racistes et ont influencé les causes et revendications du mouvement syndical. De l’époque des bagagistes à aujourd’hui, leurs efforts continuent de jeter de solides bases pour l’équité et les politiques contre le racisme au travail.  

Les Nations Unies ont lancé une autre Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2025-2034) pour appuyer les communautés noires, éliminer les obstacles systémiques et faire entendre les voix noires partout dans le monde. S’étant auparavant engagé à poursuivre le travail jusqu’en 2028, le Canada promet maintenant de prendre part à cette deuxième Décennie. 

Les membres noirs à la tête de l’alliance inclusive et de la lutte pour l’équité 

Les membres noirs ont plus d’une fois montré ce qu’est l’alliance inclusive. À la Conférence nationale des femmes 2025 de l’AFPC, par exemple, les déléguées noires ont proposé et appuyé des résolutions pour améliorer l’offre de formation sur la violence familiale et l’accès aux soins de santé pour les femmes autochtones. À leur tour, elles ont reçu l’appui de leurs consœurs lors d’un vote à l’unanimité en faveur d’une résolution visant à reconnaître les contributions des travailleuses noires. De concert avec les autres groupes d’équité, les membres noires changent les priorités de négociation et les politiques syndicales à l’échelle du mouvement, en nous montrant comment passer de la parole aux actes en matière d’équité.  

Malheureusement, toutes ces réalisations n’effacent pas les difficultés auxquelles les travailleuses et travailleurs noirs font face dans la fonction publique : salaires inférieurs, moins de possibilités de formation, de mentorat ou d’avancement, et employeurs aveugles ou insensibles au racisme contre les Noirs. 

Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur le tort que les compressions budgétaires font aux groupes d’équité, notamment aux personnes noires et racisées, qui sont déjà sous-représentées au gouvernement fédéral. 

Combattre le racisme anti-noir 

Voilà pourquoi l’AFPC tient à placer la voix des personnes noires au cœur de son action syndicale. Forts de nombreuses années de mobilisation, nous ouvrons des espaces où les membres peuvent se réunir, se concerter et s’exprimer sur les questions qui les touchent. Notre caucus noir est un vecteur de leadership où les membres noirs peuvent parler de leur vécu et se mobiliser autour de questions comme le racisme anti-noir au travail et dans les activités syndicales. 

Notre quête de justice raciale dépasse nos murs. Nous avons déposé une plainte auprès de la Commission canadienne des droits de la personne au nom de tous les fonctionnaires fédéraux noirs, ainsi que plusieurs griefs pour dénoncer le racisme anti-noir. Nous pressons les employeurs de corriger leurs pratiques injustes et de garantir un accès égal à la formation, au mentorat et à l’avancement. 

Nous demandons au gouvernement fédéral de régler la plainte relative aux droits de la personne afin d’offrir réparation complète aux fonctionnaires noirs. Il doit aussi adopter les recommandations du Groupe de travail sur l’examen de la Loi sur l’équité en matière d’emploi, comme la création d’un groupe d’équité distinct pour les personnes noires, et consulter les syndicats et les groupes d’équité avant d’effectuer des changements qui mettent ces fonctionnaires à risque. L’avenir de la fonction publique fédérale dépend du traitement équitable, de l’inclusion et du leadership de ces personnes, qui sont, depuis longtemps, en première ligne du combat pour la justice. 

Passez à l’action 

  • Informez-vous sur l’histoire des Noirs au Canada, y compris sur les luttes et les victoires qui ont transformé nos lieux de travail et syndicats. 
  • Contrez le racisme anti-noir et toute forme de discrimination dans votre lieu de travail, dans votre section locale et autour de vous. 
  • Aidez les personnes noires à se faire entendre dans les réunions, les négociations, les campagnes et les espaces décisionnels. 

Assurer la prospérité du Canada, un service public à la fois

La qualité des services publics repose sur les personnes qui les fournissent.  Voici des membres de l’AFPC qui élèvent la barre. 

Mackenzie Hulzebosch : au service de la sûreté publique  

En tant qu’agente de libération conditionnelle au centre-ville de Toronto, Mackenzie Hulzebosch a du pain sur la planche. Son travail : rencontrer les personnes délinquantes chez elles, au travail ou à son bureau pour les aider à réintégrer la société en toute sécurité.  

« On est aux premières lignes. C’est nous qui veillons à la sécurité du public. Ça nous prend une fonction publique solide pour continuer de servir le Canada le plus efficacement possible. »  

Mackenzie travaille fréquemment avec des délinquants à risque élevé et doit gérer une charge de travail lourde et complexe. Ce qui l’inquiète le plus? Le manque de personnel et de formation.  

Mais elle éprouve une grande satisfaction quand elle aide une personne à passer au chapitre suivant de sa vie, après la fin de sa liberté conditionnelle.  

« Quand cette personne repart avec un emploi, un logis, de meilleurs liens familiaux et un rôle positif à jouer dans la société, j’en suis fière parce que je sais tout ce qu’il a fallu pour en arriver là », conclut-elle.  

Aider les gens à se prévaloir de l’assurance-emploi  

Pour Charito Humphreys, soutenir les personnes au chômage est absolument essentiel. Et c’est précisément ce qu’elle fait au centre d’appels de l’assurance-emploi où elle travaille.  

« La majorité des gens vont avoir besoin de l’assurance-emploi à un moment ou à un autre de leur vie, explique Charito. Il y a des services pour pratiquement toutes les situations. »  

Dans son centre d’appels de Regina, en Saskatchewan, on s’occupe entre autres des prestations de maladie, de maternité et de soutien pour proches aidants. Charito n’interagit pas directement avec les prestataires, mais elle forme les agentes et agents à titre de conseillère en expertise opérationnelle.  

« Ce qui me fait le plus plaisir, c’est d’entendre : “merci pour tout ce que tu as fait pour moi. Grâce à toi, je fais un meilleur travail. J’offre un meilleur service.” Pour moi, c’est un signe que j’ai réussi à aider mes collègues à se dépasser pour servir la population. » 

Une solide alliée du personnel enseignant autochtone  

Caila Pischke adore son travail. L’école où elle enseigne compte 110 élèves, qui viennent des Premières Nations Denesuline.  

« On est une des seules écoles de l’Ouest situées sur une réserve, explique-t-elle. Je travaille dans la Première Nation de Cold Lake, en Alberta. »  

Caila n’est pas membre d’une Première Nation, mais à son école, l’enseignement se fait généralement dans la langue denesuline. Jusqu’à récemment, personne ne recevait de prime pour travailler dans une langue autochtone. À titre de présidente de sa section locale, Caila s’est battue pour que ça change.  

« On a réussi à obtenir une prime de langue autochtone pour le personnel enseignant de l’école. C’était vraiment important pour nous de faire reconnaître les langues autochtones et de nous assurer qu’on leur accorde la même importance qu’au français et à l’anglais. » 

Peter Butler, gardien des eaux  

Peter Butler habite le centre de Terre-Neuve, une région où serpentent des kilomètres de rivières. Cet agent des pêches est fier de protéger les voies navigables canadiennes. En plus de patrouiller et de surveiller les zones de pêche, il enseigne aux gens à conserver les ressources aquatiques du pays.  

« Mon travail, c’est de protéger l’eau douce et les écosystèmes marins du Canada. Notre eau est vitale à l’économie locale; c’est une source de revenus pour beaucoup. En plus, elle favorise le bien-être des gens de la communauté et d’ailleurs. »  

Ces activités sont un important moteur de l’économie de Terre-Neuve-et-Labrador : en 2022, le secteur maritime représentait près du tiers du PIB de la province. Peter aide aussi d’autres organismes fédéraux à mener des opérations de sauvetage et à répondre aux urgences, comme des feux de forêt et des inondations.  

Peter veut que le travail important qu’il accomplit dans la fonction publique soit protégé.  

« On est là pour servir la population, affirme-t-il. C’est à nous de protéger l’eau, non seulement pour le bien de l’environnement, mais aussi pour celui de nos enfants et des prochaines générations. »

Source : AFPC

Journée des droits de la personne 2025: Nos essentiels de tous les jours

Chaque 10 décembre, la Journée des droits de la personne commémore l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). En 2025, les Nations Unies mettent de l’avant le thème « Les droits humains : nos essentiels au quotidien ». Ce thème rappelle une vérité simple : les droits humains ne sont pas théoriques. Ils rendent possible une vie et un travail dans la dignité, la sécurité et l’équité — chaque jour.

Pour le mouvement syndical, les droits de la personne prennent des formes très concrètes :
• le droit de travailler dans un environnement sécuritaire, exempt de harcèlement et de violence;
• le droit à l’équité en emploi, notamment pour les personnes en situation de handicap, les femmes, les travailleuses et travailleurs racisés et les membres de groupes marginalisés;
• le droit à un travail décent, à un salaire équitable et à des conditions de travail respectueuses de la dignité humaine.

Ces réalités dépassent la sphère privée. Elles se reflètent dans les politiques d’emploi, les pratiques de gestion, l’accessibilité des lieux de travail et la culture organisationnelle.

Pour un syndicat comme le SEN, défendre les droits de la personne signifie défendre les travailleuses et travailleurs dans leur réalité quotidienne — dans les milieux de travail, les processus de dotation et l’accès à de véritables opportunités.

Lorsque ces droits sont affaiblis, les travailleuses et travailleurs sont souvent les premiers touchés par la précarité, la discrimination, l’exclusion et l’insécurité. Lorsque les droits sont protégés, les milieux de travail deviennent plus équitables, inclusifs et humains.

Les gouvernements ont la responsabilité légale de respecter les droits de la personne, mais leur application concrète dépend aussi d’une vigilance collective. Les syndicats jouent un rôle central pour que ces droits ne soient pas seulement théoriques, mais bien réels et applicables dans la vie professionnelle.

En cette Journée des droits de la personne, le SEN réaffirme que les droits de la personne sont indissociables des droits des travailleuses et travailleurs. Ils constituent la base d’un travail décent, sécuritaire et équitable — aujourd’hui et pour l’avenir.

Réaménagement des effectifs : l’AFPC lance une vidéo expliquant vos options et vos droits

Capture d'écran tirée d'une vidéo montrant une personne assise à un bureau et regardant un ordinateur.

Vous avez reçu un avis vous informant que vous êtes l’objet d’un réaménagement des effectifs? Vous aidez une amie ou un collègue, ou souhaitez simplement vous préparer, au cas où? Le réaménagement des effectifs – appelé transition en matière d’emploi à l’ACIA – peut être une expérience stressante et déboussolante. Heureusement, l’AFPC est là pour vous accompagner à chaque étape. 

Notre nouvelle vidéo présente le processus, les options et le soutien à votre disposition. Que vous souhaitiez rester dans la fonction publique ou explorer de nouveaux horizons, vous aurez une meilleure idée des avenues possibles et des mesures en place pour vous aider à prendre des décisions éclairées. 

Visionnez la vidéo dès maintenant! Vous y trouverez toute l’information dont vous avez besoin pour franchir la première étape. 

Pour en savoir plus, rendez-vous à notre page de ressources. Vous y trouverez un guide, une foire aux questions, la plateforme d’échange de postes et plus encore. 

Source : AFPC

Le SEN pleure la perte de Beverly Brown

C’est avec tristesse que le Syndicat des employées et employés nationaux annonce le décès de notre sœur puissante et bien-aimée, Beverly DenaiseBrown. Son absence a été profondément ressentie par les familles du SEN et de l’AFPC.

Bev était une leader infatigable qui se consacrait cœur et âme à la défense des travailleuses et des travailleurs. Elle a longtemps été une voix influente au Comité d’action des membres racisés de l’AFPC-RCN et a occupé plusieurs postes au Conseil de l’AFPC-RCN. Au SEN, elle s’est distinguée en tant que présidente de la section locale 70181, vice-présidente régionale adjointe de 2017 à 2022 et vice-présidente régionale en 2025. Elle a également joué un rôle de leader clé pendant la grève de l’AFPC en 2023, où son engagement, sa force et la clarté de ses objectifs ont inspiré de nombreuses personnes.

Bev aimait faire partie de son syndicat. Elle croyait profondément aux principes syndicaux; elle a défendu l’équité bien avant que cela ne soit pratique courante et a contribué à lancer les initiatives d’équité Faire place au changementdu Conseil du Trésor il y a de cela plus de 25 ans. Sa passion pour la justice dépassait largement le mouvement syndical. Bev était une bénévole dévouée dans sa communauté et donnait généreusement de son temps pour des événements comme le Bluesfest et le Festival de jazz, offrant toujours son énergie, sa gentillesse et son sens inébranlable du service.

Elle manquera grandement à celles et ceux qui l’ont connue. Nous vouons une reconnaissance éternelle pour son leadership, ses contributions et l’influence durable qu’elle a exercée sur notre syndicat et la communauté dans son ensemble.

Nous sommes de tout cœur avec toutes les personnes qui l’ont connue et qui l’aimaient.

Vous trouverez ici l’avis de décès de Beverly et son livre d’or :

https://beechwoodottawa.ca/en/services/beverly-denaise-brown

Mise à jour sur la mise en tutelle du SEN – Fiduciaires adjoint·e·s régionaux

Le Syndicat des employées et employés nationaux (SEN) a été mis sous tutelle par le Conseil national d’administration de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) le 24 octobre 2025, conformément aux Statuts et règlements de l’AFPC. 

Le Conseil d’administration a désigné le vice-président exécutif national de l’AFPC, Alex Silas, comme fiduciaire, et Dominic Lavoie comme administrateur, pour qu’ils gèrent les activités quotidiennes du SEN. Ensemble, ils évaluent la situation, et ils détermineront les mesures appropriées à prendre pour avancer. 

Répercussions sur les membres du SEN 

Le soutien et les services aux membres seront une priorité absolue : le personnel du SEN et les dirigeant·e·s des sections locales restent à votre disposition pour vous aider et vous représenter. 

Pendant la période de tutelle, les dirigeantes et dirigeants élu·e·s régionaux ou nationaux de l’Élément ne pourront pas exercer leurs fonctions ni se présenter comme un·e dirigeant·e·s du SEN. Les dirigeant·e·s des sections locales restent en poste et poursuivent leur travail au nom des membres.  

Le fiduciaire a nommé des fiduciaires adjointes régionales et des fiduciaires adjoints régionaux afin qu’ils l’aident, lui et l’administrateur, à reconstruire l’Élément et à assurer la continuité des services et la responsabilité envers les membres du SEN. Les fiduciaires adjoint·e·s ne sont pas des substituts à l’exécutif national du SEN et ne sont pas non plus un organe décisionnel.  

Les fiduciaires adjoint·e·s sont chargé·e·s de soutenir les sections locales dans leur travail, y compris en participant aux réunions du CCPS, en organisant des assemblées générales et en gérant les griefs et les plaintes du personnel. 

Gail Budgell — Atlantique 

Éric Drouin — Québec 

Michelle Woods — Ontario 

Cindy D’Alessio — RCN-Conseil du trésor (Ottawa – CT, Gatineau – CT, Hors-Canada) 

Jean-Michel Lavergne — RCN – Employeurs distincts 

Gloria Pfeifer — Saskatchewan et Manitoba 

Geoff Ryan — Alberta, T.N.-O, Nunavut 

Jonathan Jeet — C.-B, Yukon  

Au besoin, des fiduciaires adjoint·e·s peuvent également être nommé·e·s pour aider le fiduciaire adjoint dans son travail.  

Les rôles et responsabilités des sections locales du SEN et des dirigeant·e·s des sections locales restent inchangés. Les membres doivent continuer à communiquer avec leur section locale en premier lieu. 

Les questions concernant les activités de l’Élément doivent être adressées au personnel du SEN ou aux fiduciaires adjoint·e·s. 

Les questions relatives à la tutelle doivent être adressées à Alex Silas, fiduciaire.  

En toute solidarité, 

Alex Silas 

Fiduciaire du SEN 

Vice-président de l’exécutif national de l’AFPC 

Budget 2025 : une retraite amputée pour les fonctionnaires?

L’AFPC craint que le gouvernement fédéral s’empare des fonds de retraite durement gagnés par les fonctionnaires fédéraux.  

À la section « Équité des prestations de retraite du secteur public » du budget 2025, le gouvernement laisse entendre que ses fonctionnaires cotisent trop à leur régime de retraite ainsi qu’au Régime de pensions du Canada (RPC) ou au Régime de rentes du Québec (RRQ). Ottawa souhaite rectifier le tir et promet que cette mesure générera des économies tant pour lui que pour son personnel.  

Si on lit entre les lignes, on comprend que les prestations de retraite seront réduites pour compenser la bonification du RPC et du RRQ. C’est inacceptable, d’autant plus que le gouvernement tente de faire passer cette manœuvre pour une économie aux yeux des fonctionnaires. 

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement fédéral trahit la confiance des travailleuses et travailleurs qui contribuent au Régime de retraite de la fonction publique. L’an dernier, il a détourné 1,9 milliard de dollars de la caisse de retraite vers ses propres coffres. Cette décision a directement compromis la sécurité de retraite des fonctionnaires fédéraux et établi un dangereux précédent, en montrant que le gouvernement peut piger dans le fonds de pension comme bon lui semble. 

Si on ajoute les licenciements massifs et les importantes modifications des lois du travail que prévoit le budget, c’est un bien mauvais présage du traitement que réserve le gouvernement à son personnel. Mais rassurez-vous : l’AFPC s’opposera à toute tentative de piétiner les droits des travailleuses et travailleurs, notamment quand il s’agit de leur sécurité financière à la retraite. 

Le régime de retraite est un élément central de votre rémunération. Vous y cotisez pendant toute votre carrière. Les changements qui y sont apportés doivent être transparents et négociés avec les syndicats, pas glissés dans le budget comme de simples écritures comptables. 

Il n’est pas trop tard : le gouvernement Carney peut encore protéger et renforcer le régime de retraite sur lequel comptent les fonctionnaires – plutôt que l’affaiblir. 

L’AFPC lui demande de préciser immédiatement ses intentions et l’impact du libellé du budget sur le régime de retraite. Nous vous transmettrons l’information dès que nous en saurons plus.