Des nouvelles sur l’équité salariale (BVG et CRSH)

Ça dépasse l’entendement, mais c’est vrai! Nous sommes toujours en train de nous battre avec l’employeur pour des questions d’équité salariale… en 2013!

Récemment, six organismes fédéraux ont conclu une entente sur la question de l’équité salariale. Parmi ces organismes, il y a le Bureau du vérificateur général et le Conseil de recherches en sciences humaines.

Il importe surtout de souligner que les employés actuellement admissibles n’ont pas besoin de présenter une demande pour recevoir le versement. Cependant, les anciens employés ont entre 12 et 18 mois, selon l’employeur, pour demander à être payés.

Dans le cas où vous recevez un montant que vous jugez inexact, vous devez communiquer avec l’AFPC si vous souhaitez le contester. Dans la plupart des cas, vous avez seulement 60 jours pour le faire.

Pour obtenir plus de renseignements, consultez la page du site Web de l’AFPC qui porte sur ce sujet.

« Comme l’a si bien dit Catherine Swift du Globe and Mail, “ l’équité salariale prend de l’âge, mais ne s’améliore pas ” », a déclaré Heather Sams, représentante nationale de l’équité pour les femmes au SEN.

Selon l’Organisation de coopération et de développement économique, les femmes canadiennes qui travaillent à temps plein continuent de gagner environ 19 % de moins que les hommes1.


[1] Inégalités hommes-femmes : Il est temps d’agir. 2012. Organisation de coopération et de développement économiques.

Négociations des membres aux OES

La dernière fois que nous vous avons parlé des négociations des membres des Opérations des enquêtes statistiques, les négociations avaient abouti à une impasse. Depuis, le niveau de motivation des membres n’a fait que croître, ils sont plus déterminés que jamais à se faire écouter.

« Les membres sont de plus en plus impatients et frustrés », a déclaré Réjean Amyotte, membre de l’équipe de négociation. « Plus le temps passe, et plus nous sommes déterminés. »

Quand l’AFPC a présenté une demande d’arbitrage, l’employeur a répliqué en déposant près de 20 pages d’objections. L’employeur affirme que bon nombre des problèmes, y compris le salaire et les droits liés à l’établissement de l’horaire, ne pourront tout simplement pas être réglés en arbitrage. La Commission des relations de travail a réagi en organisant une audience à la fin de mars pour étudier les 131 objections de l’employeur.

« Ce délai a agi comme catalyseur et a renforcé la solidarité. »

Il y a deux catégories de membres qui travaillent pour les Opérations des enquêtes statistiques : ceux qui réalisent des sondages en faisant du porte-à-porte et ceux qui le font à partir d’un centre d’appels. Les deux groupes ont présenté une demande d’arbitrage.

Le mois dernier, des membres du bureau régional de Sturgeon Falls, en Ontario, ont fait du piquetage  durant les heures de dîner dans les jours qui ont précédé l’audience devant la Commission des relations de travail. Une fois l’audience en cours, les membres se sont mobilisés encore davantage.

« Durant la première journée de piquetage, le directeur adjoint m’a appelé pour me demander ce qui se passait, a déclaré Réjean Amyotte. On s’est dit qu’on avait réussi à attirer leur attention. »

Parmi les demandes, mentionnons la question de l’ancienneté. Nos membres veulent que l’employeur tienne compte de l’ancienneté lorsqu’il attribue les heures de travail. Actuellement, l’employeur n’est pas obligé d’offrir un nombre d’heures minimal.

« Durant nos discussions à la table de négociation, nous avons toujours présenté des scénarios sur la façon d’appliquer les propositions », a déclaré Géraldine Fortin, membre de l’équipe de négociation des employés sur le terrain.

« Ils nous font parler, ils nous font parler. Mais, eux, ils ne reviennent jamais avec quelque chose. Il n’y a aucun échange. »

Durant une récente démonstration à Sherbrooke, au Québec, des membres des OES portaient des t‑shirts sur lesquels était écrit « L’ancienneté, j’y crois ».

Géraldine Fortin, qui travaille pour les Opérations des enquêtes statistiques depuis 22 ans, a déclaré s’être fait promettre la lune dès son premier jour de travail. Elle attend toujours…

« Pourquoi nous restons là? se demande Géraldine Fortin. Ce n’est pas pour le salaire ni pour les conditions de travail – il n’y en a pas… »

« Nous restons là pour les contacts que nous avons avec les répondants. L’aspect social de notre travail est très gratifiant. »


Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section des négociations des membres aux OES du le site de l’AFPC.

Psst! Rendez-vous sur notre page Flickr, et vous trouverez une tonne de photos liées à la négociation des membres des OES. Il ne faut pas lâcher!

Nouvelles de l’Exécutif national

L’Exécutif national s’est réuni la semaine dernière, immédiatement après la Conférence des présidentes et présidents. Il fallait prévoir une grosse valise! Cependant, malgré la fin de semaine très occupée (mais tout de même plaisante!) qu’ils venaient de passer, nos dirigeantes et dirigeants n’ont pas perdu une seconde et se sont remis au travail.

« Nous n’avons pas arrêté de toute la fin de semaine », a dit la vice-présidente régionale adjointe de la Saskatchewan, Paulette Gaudet, qui a offert son aide un peu partout : au bureau des inscriptions, au kiosque des articles promotionnels et dans la suite de réception. Comme elle était au bureau des inscriptions, elle a pu rencontrer 90 % des membres qui ont participé à la conférence.

« J’ai vraiment apprécié voir autant de monde et pouvoir enfin mettre des visages sur les noms! »

Les membres de l’Exécutif national ont aussi profité de la réunion pour accueillir chaleureusement le nouveau vice-président régional adjoint de Terre-Neuve-et-Labrador, Bill Bennett.

« Si j’ai l’air nerveux, c’est parce que je le suis », a plaisanté Bill Bennett durant les présentations. Il sera le vice-président régional adjoint, Atlantique, responsable de Terre-Neuve-et-Labrador. Il travaille pour Parcs Canada depuis 1988.

Un des premiers points à l’ordre du jour a été l’attaque dirigée contre la formule Rand. Si les Conservateurs réussissent à éliminer la formule, les employés dans les milieux de travail syndiqués pourront décider s’ils veulent payer leurs cotisations syndicales ou non. Nous ne connaissons aucun autre fournisseur de service qui permet à ses clients de cesser de payer certains services rendus quand ils n’en ont pas envie.

« Pourquoi est-ce que seulement certaines personnes dans un milieu de travail paieraient pour quelque chose qui avantage tout le monde? » a déclaré la présidente nationale de l’AFPC, Robyn Benson, récemment, au Financial Post.

Les membres de l’Exécutif national ont convenu que le Syndicat doit mobiliser ses membres. Durant la réunion, ils ont voté en faveur de l’établissement d’un objectif selon lequel les dirigeantes et dirigeants locaux, régionaux et nationaux doivent rencontrer chaque membre individuellement d’ici la fin de 2013. La motion consacre  40 000 $ aux régions afin d’appuyer ce projet.

Malheureusement, le réaménagement des effectifs est devenu un point régulier à l’ordre du jour. Comme on l’a déjà dit, des membres qui travaillent pour la Commission de la capitale nationale et le Musée des beaux-arts du Canada ont récemment appris qu’ils perdraient leur emploi. En outre, à la suite de l’annonce récente de l’intégration de l’Agence canadienne de développement international au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, nos membres qui travaillent dans le domaine du développement se demandent ce qui les attend.

De plus, le réaménagement des effectifs est la raison pour laquelle le vice-président régional adjoint Benoit Dubeau ne fera plus partie du Syndicat des employées et employés nationaux. Dubeau a récemment trouvé un nouvel emploi.

« Benoit était un très bon adjoint. Il avait beaucoup de potentiel », a dit le vice-président régional Jean-Pierre Naud.

Malgré la mauvaise nouvelle, Jean-Pierre Naud s’est dit encouragé par les nombreux membres prêts à reprendre le flambeau.

« Je craignais d’avoir à essayer de convaincre les gens d’accepter le poste, mais on dirait plutôt qu’il faudra tenir des élections bientôt », a déclaré Jean-Pierre Naud.

À la fin de la réunion de l’Exécutif national, le dernier point régulier à l’ordre du jour avant que la séance ne soit levée a été un tour de table d’au revoir. Nous sommes convaincus que, à ce moment-là, Bill Bennett avait surmonté sa nervosité initiale.

« La semaine a été très chargée, et j’ai appris beaucoup de choses », a-t-il conclu.

« Il apprend vite. Il saura s’y retrouver rapidement », a plaisanté un membre de son équipe régionale, Angela Decker.

Bourses d’études de 2013

Au Syndicat des employées et employés nationaux, nous savons que l’éducation est un ingrédient essentiel de l’épanouissement personnel. Nous reconnaissons aussi que les obstacles à l’éducation permanente sont innombrables. C’est en partie pour cette raison que nous offrons trois bourses chaque année — pour faciliter l’accès à une éducation de qualité pour nos membres et leur famille.

Pour nos membres, une éducation soutenue par le Syndicat garantit que le travail que nous faisons au nom de nos confrères et consœurs est de la plus grande qualité.

Vous pouvez présenter votre candidature pour les bourses suivantes dès maintenant :

La bourse Laurier Auger de 2 000 $ est accordée à un membre du SEN — ou à son conjoint ou enfant à charge — qui entreprend sa première année d’études postsecondaires. La demande doit être reçue d’ici le 30 juin. Pour obtenir plus de renseignements et pour savoir comment présenter une demande, veuillez cliquer ici.

La bourse d’études pour membre adulte à un établissement d’enseignement supérieur de 1 000 $ est remise à un membre qui souhaite s’inscrire à un cours ayant un lien avec le syndicalisme. La demande doit être reçue d’ici le 31 juillet. Pour obtenir plus de renseignements et pour savoir comment présenter une demande, veuillez cliquer ici.

La bourse Alfred Papineau de 500 $ est accordée à un membre qui suit un cours à temps partiel qui lui permettra de participer plus pleinement à des activités syndicales. La demande doit être reçue d’ici le 31 août. Pour obtenir plus de renseignements et pour savoir comment présenter une demande, veuillez cliquer ici.

Les modalités relatives aux bourses se trouvent sous l’onglet « Bourses annuelles » de notre site Web.

Des nouvelles de la conférence!

La Conférence des présidentes et présidents progresse très bien. Les méninges de nos membres sont vraiment en train de marcher à pleine vitesse grâce aux excellentes présentations et discussions qui se sont passées jusqu’à maintenant.

Vous pouvez télécharger les bulletins en cliquant les liens suivants :

Édition 1 (n’est pas disponible actuellement, désolé!)
Édition 2

Ce bulletin est rendu possible grâce au dur labeur de bénévoles du SEN : René Coignaud, Stephanie Kale et Mathieu Laurin.

Il y a aussi un gros paquet de photos sur Flickr et d’excellentes discussions sur Twitter grâce au code #SEN2013.

La grève qui a secoué le Canada

Pouvez-vous vous imaginer travailler douze heures par jour, six jours par semaine? On ne parle pas ici des obsédés du travail; on parle de la vie de tous les jours avant que les syndicats ouvriers ne voient le jour!

C’est à ce temps‑ci de l’année, en 1872, que les travailleurs de Hamilton et de Toronto commencent à réclamer des journées de travail de neuf heures. Parmi eux, il y avait des imprimeurs qui travaillaient pour le Toronto Globe et le Toronto Mail.

Le 25 mars 1872, des membres du Toronto Typographical Union quittent le travail. D’autres travailleurs torontois se joignent à eux en signe de solidarité. La grève des imprimeurs de Toronto atteint son paroxysme le 15 avril : 10 000 personnes qui sont de leur bord se joignent à la manifestation à Queens Park1.

George Brown, un des Pères de la Confédération et propriétaire du Toronto Globe, n’était pas très enchanté de ce grabuge. En fait, pendant la dernière grève de ses travailleurs, en 1854, M. Brown avait réussi à faire condamner des militants syndicaux pour « complot pour agir de concert avec d’autres personnes » (ce qui, selon nous, est synonyme de « se tenir debout »2!).

En fait, comme l’avait si bien fait remarquer ce bon vieux M. Brown, les lois canadiennes ne protégeaient aucunement les syndicats ouvriers3.

M. Brown a fait arrêter 13 membres du Toronto Typographical Union et ils ont été condamnés pour complot pour s’être tenus debout. Les dirigeants des syndicats ouvriers en avaient assez; ils ont rencontré le premier ministre John A. Macdonald et lui ont demandé de mettre fin à cette situation invraisemblable. (N.B. Le fait que M. Macdonald et M. Brown étaient des adversaires politiques… ça pourrait avoir aidé!)

La Loi des unions ouvrières a donc été adoptée en 1872. Et comme faire du piquetage est relativement important si vous faites partie d’un syndicat, en 1876, une loi britannique qui rendait le piquetage illégal a été abrogée4.

Une foi que les syndicats étaient protégés sous la loi, la semaine de 54 heures est devenue une demande commune dans les milieux syndiqués.5

Qu’est-il arrivé à ce bon vieux M. Brown?

Eh bien, en 1884, Christopher Bunting du Toronto Mail et lui se sont réunis avec d’autres éditeurs de Toronto pour imposer une réduction de salaire de 10 % aux imprimeurs. La grève que cette mesure a provoquée n’a pas porté fruit, mais les imprimeurs se sont fait un devoir de s’opposer à tous les candidats municipaux soutenus par le Toronto Mail6.

Ils ont même imprimé des dizaines de milliers de tracts dans lesquels ils demandaient aux gens de ne pas voter pour le candidat à la mairie que privilégiait le journal, soit M. Manning7.

Après la défaite du pauvre M. Manning, les propriétaires de journaux à Toronto ont compris qu’il fallait laisser les imprimeurs tranquilles (parce que, bien évidemment, les imprimeurs savent comment produire des tracts!)8.


[1] Hébert, G. « Grèves et lockouts ». L’Encyclopédie canadienne.

[2] Kealey, G. (1980). Toronto Workers Respond to Industrial Capitalism, 1867-1892. University of Toronto Press, Toronto, Canada.

[3] Idem.

[4] Guest, D. (1997) The Emergence of Social Security in Canada. 3e édition. UBC Press, Vancouver, Canada.

[5] Marsh, J. Les Origines de la fête du Travail.  L’Encyclopédie canadienne

[6] Kealey, G. (1980). Toronto Workers Respond to Industrial Capitalism, 1867-1892. University of Toronto Press, Toronto, Canada.

[7] Idem.

[8] Idem.

Vous avez dit : « trop ethnique »!?

Imaginez que vous apprenez que votre curriculum vitae s’est retrouvé au bac de recyclage parce que votre nom a une consonance « trop ethnique ». C’est le type de discrimination évidente qui ne devrait plus exister à notre époque, mais, selon une étude, cela se produit encore trop souvent.

En 2009, Philip Oreopoulos, professeur à l’Université de Toronto, a réalisé une étude dans le cadre de laquelle 6 000 curriculum vitae fictifs ont été envoyés à des recruteurs de Toronto. Dans tous les curriculum vitae, le niveau de scolarité et l’expérience étaient comparables. La seule différence évidente était que le nom de certains candidats avait une consonance anglo-saxonne, tandis que d’autres semblaient d’origines indienne, pakistanaise ou chinoise. Un autre groupe de curriculum vitae mentionnait une expérience et des titres de compétences acquis à l’étranger1.

Un candidat qui avait un nom à consonance anglo-saxonne et qui avait fait ses études au Canada avait 16 % de chance d’être appelé pour passer une entrevue. De son côté, un candidat tout aussi qualifié, mais dont le nom avait une consonance ethnique et dont l’expérience et les titres de compétence avaient été acquis à l’étranger recevait un appel seulement 5 % du temps2.

Et lorsqu’on tenait compte uniquement du nom des candidats, « Alison Johnson » était tout de même 40 % plus susceptible de recevoir un appel que « Tao Wang »3.

L’étude révèle que la discrimination fondée sur le nom est l’un des principaux facteurs pouvant expliquer pourquoi les immigrants ont souvent de la difficulté à trouver un emploi, et ce, même s’ils sont qualifiés.

En 2010, M. Oreopoulos a réalisé une étude semblable, mais a cette fois-ci inclus les villes de Vancouver et Montréal. Quand les chercheurs ont fait des entrevues de suivi auprès des recruteurs, ils ont constaté que ceux-ci prennent souvent des décisions immédiates. En effet, ils présument qu’une personne qui porte un nom étranger ne maîtrise pas la langue ou ne possède pas certaines compétences sociales essentielles, malgré le fait que son curriculum vitae donne à penser le contraire. Autrement dit, il s’agit d’une forme inconsciente de discrimination4.

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Nous voulions partager cette étude pour vous rappeler que le racisme prend plusieurs formes.

Nous ne devons pas oublier que les programmes d’action positive sont actuellement menacés. Ces programmes visent à inverser les pratiques discriminatoires du passé en donnant priorité aux individus qui font partie de catégories sociales défavorisées.

Les programmes d’action positive sont souvent un sujet de controverse. Des conservateurs comme Stockwell Day et Jason Kenney, par exemple, affirment que seul le mérite devrait être considéré lorsque les fonctionnaires sont embauchés5. Mais cette approche ne tient pas compte du racisme institutionnel.

Si « Tao Wang » est ignoré comme candidat tôt dans sa vie professionnelle en raison de son nom, n’est-il pas en train de commencer la course quelques secondes après tous les autres?


[1] Oreopoulos, P. (2009) Why Do Skilled Immigrants Struggle In The Labor Market? A Field Experiment With Six Thousand Resumes. National Bureau of Economic Research.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Oreopoulos, P. et D. Dechief (2012) Why Do Some Employers Prefer to Interview Matthew, but Not Samir? New Evidence from Toronto, Montreal, and Vancouver. Canadian Labour Market and Skills Researcher Network.

[5] Rennie, Steve. (2010) Ottawa orders affirmative-action overhaul. Ottawa Citizen.

Jour de la Francophonie

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la Francophonie. Plus de 220 millions d’hommes et de femmes parlent français dans le monde; on parle d’une personne sur 321!

Au Canada, on pense souvent que c’est principalement dans la « belle province » que l’on parle le français. Cependant, c’est près de 10 millions de Canadiens qui parlent français2. En fait, à l’extérieur du Québec, de plus en plus de personnes déclarent que le français est leur langue maternelle. En 2011, 4,3 % des Canadiens qui vivaient à l’extérieur du Québec ont déclaré parler français à la maison, et plus de 10 % ont dit pouvoir converser en français3.

Plus tôt ce mois-ci, les francophones de l’Alberta ont érigé le drapeau franco-albertain. L’Association canadienne-française de l’Alberta a organisé de nombreuses activités pour célébrer la langue française, notamment des sorties à la cabane à sucre, des pièces de théâtre et des spectacles.

« C’est tellement dynamique ici et on est l’une des rares provinces où la population francophone ne cesse d’augmenter », a déclaré Isabelle Laurin, directrice des affaires publiques de l’Association canadienne-française de l’Alberta.

« La population francophone qui est ancrée ici depuis plusieurs générations est très engagée. Parmi les défis auxquels nous devons faire face, il faut notamment faire savoir aux nouveaux Franco‑Albertains qu’il y a une communauté francophone ici. »

Chaque année, le 20 mars, l’Association tient un kiosque à la Place du Canada à Edmonton, pour encourager les fonctionnaires à s’informer davantage au sujet de la communauté francophone de la province.

Pendant ce temps, même au Québec, on ne cesse de se battre pour les droits en matière d’égalité linguistique. Yvon Beaudoin, vice-président adjoint régional du SEN pour la région du Québec, a récemment assisté à l’assemblée générale annuelle des membres des comités de francisation à Montréal. Selon la loi, ces comités sont nécessaires; ils visent à promouvoir la langue française au sein des entreprises qui emploient plus de 50 personnes.

M. Beaudoin a déclaré que les francophones doivent souvent se battre pour pouvoir travailler dans la langue de leur choix. Parfois, il peut même être difficile d’avoir accès à un ordinateur en français.

« On sait que c’est beaucoup moins cher d’acheter des logiciels en anglais, a déclaré M. Beaudoin. Lorsqu’on veut les logiciels en français, il y a toujours un peu de retard, et ils ne sont pas toujours disponibles. De plus, c’est beaucoup plus dispendieux. »

Selon M. Beaudoin, les entreprises au Québec peuvent obtenir du soutien financier du gouvernement provincial pour l’achat de logiciels en français.

Une autre préoccupation grandissante au Québec concerne les répercussions de la mondialisation. Comme les entreprises au Québec sont souvent achetées par de grandes entreprises américaines, les francophones croient que, de plus en plus, l’anglais est en train de prendre plus de place.

M. Beaudoin est également membre du Comité des francophones du SEN. Il affirme avoir constaté une importante amélioration de la qualité du français durant les événements et sur le site Web du syndicat.


[1] Communiqué de presse, Organisation internationale de la francophonie, 2013.

[2] Le français et la francophonie au Canada, Statistique Canada, 2011.

[3]Effectif et proportion de la population ayant déclaré le français selon la caractéristique linguistique, Canada hors Québec, 2006 et 2011, Statistique Canada, 2011

Réunion de l’Exécutif national

L’Exécutif national se réunira à Ottawa du 8 au 10 avril. La première session débutera à 9 h dans la salle de conférence du Syndicat des employées et employés nationaux.

Si votre section locale veut faire inscrire un point à l’ordre du jour de cette réunion, veuillez communiquer avec votre vice-présidente régionale ou votre vice-président régional et lui fournir de l’information claire et succincte.

À propos de l’exécutif national

L’exécutif national est responsable des politiques, des programmes et de la direction du Syndicat des employées et employés national. Entre congrès, l’exécutif prend des décisions importantes et élabore des politiques qui aident à s’occuper de notre syndicat. L’exécutif national se réunit trois fois par année pour passer en revue les activités du syndicat et pour s’assurer que celles-ci correspondent aux désirs des membres

Lancement du journalisme syndical

On l’appelle journalisme citoyen, journalisme de participation, journalisme de terrain ou même journalisme de guérilla. Quel que soit le nom qu’on lui fait porter, ce type de journalisme est synonyme de plus de renseignements, plus de points de vue et de démocratisation des médias.

Au SEN, nous voulons lancer notre propre version du journalisme citoyen. Appelons-le le journalisme syndical.

Malheureusement, nous ne pouvons être partout à la fois. Et comme nous n’avons pas le don d’ubiquité, d’excellentes histoires échappent parfois à notre vigilance.

Nos membres réalisent de grandes choses de Toronto à Trois-Rivières. Ils s’engagent auprès de leurs collectivités à Jasper et au Cap-Breton. Ils font bouger les choses de Vancouver à Iqaluit.

La distance physique ne devrait pas nous empêcher de présenter ces histoires. Avec votre aide, nous pouvons les mettre en commun, créer des liens et nous laisser inspirer.

Vous pouvez participer de quatre façons :

Rédigez un compte rendu d’un événement.

Vous allez à un rassemblement ou à une manifestation? À une conférence très intéressante présentée par le syndicat? Apportez un carnet et prenez des notes! Nous vous aiderons à rédiger un compte rendu de ce qui s’est passé.

Avant de vous rendre à l’événement, consultez nos conseils sur la couverture d’événements.

Vous n’avez pas le goût d’écrire? Soyez notre source!

Si vous avez l’angoisse de la page blanche, laissez-nous écrire l’article à votre place. Soyez nos yeux et nos oreilles; nous nous occuperons des doigts sur le clavier. Vous pouvez nous téléphoner et tout nous raconter – Qui? Quoi? Quand? Où? Pourquoi? Et, sans même que vous ne vous en rendiez compte, nous allons noter certains de vos propos les plus géniaux. Quoi de mieux pour mettre de la vie dans un article que quelques citations géniales?

Avant de vous rendre à l’événement, faites-nous part de votre idée d’article à l’adresse communications@une-sen.org et consultez nos conseils sur la couverture d’événements. Si vous acceptez d’être notre source, lisez tout particulièrement les conseils sur ce qu’il faut apporter et ce qu’il faut noter.

Vous êtes photographe? Ça tombe bien, nous adorons les photos!

On dit qu’une image vaut mille mots. Eh bien, malheureusement, nous n’avons pas toujours le temps d’écrire autant. C’est pour cette raison que nous adorons les photos! La prochaine fois que vous vous rendrez à un rassemblement, à une manifestation ou à une réunion de votre section locale, n’oubliez pas votre appareil photo! (Nous acceptons également les photos de votre chat ou de votre chien s’il fait la promotion du SEN!)

Avant de coller l’œil au viseur, faites-nous part de votre idée d’article à l’adresse communications@une-sen.org et consultez nos conseils sur la photographie.

Racontez votre expérience aux autres.

On ne compte plus les jours de l’année où l’on rend hommage à notre diversité. Ces moments sont des occasions idéales pour parler de nos expériences et des défis auxquels nous faisons face. Voyez-vous, nous pouvons parler de la discrimination, mais parfois, nous ne pouvons pas parler des émotions ressenties lorsqu’on est victime de discrimination. On peut écrire un article sur la santé mentale, mais parfois on ne peut trouver les mots pour expliquer à quel point une personne en dépression peut se sentir isolée. Parler de nos histoires personnelles, ce n’est pas toujours facile, mais nous savons que les autres membres en profitent de bien des façons. Parfois, ces histoires peuvent entraîner des changements (positifs!).

Si vous souhaitez inspirer d’autres membres en racontant votre histoire, faites-nous part de votre idée d’article à l’adresse communications@une-sen.org et consultez nos conseils sur la façon de présenter par écrit vos expériences personnelles.

Si vous avez des questions en ce qui a trait aux nombreuses façons de participer, veuillez communiquer avec nous à l’adresse suivante : communications@une-sen.org. N’oubliez pas que nous sommes là pour vous aider à chacune des étapes. Donc, avant même de vous mettre à écrire, faites‑nous signe!