Des nouvelles de la conférence!

La Conférence des présidentes et présidents progresse très bien. Les méninges de nos membres sont vraiment en train de marcher à pleine vitesse grâce aux excellentes présentations et discussions qui se sont passées jusqu’à maintenant.

Vous pouvez télécharger les bulletins en cliquant les liens suivants :

Édition 1 (n’est pas disponible actuellement, désolé!)
Édition 2

Ce bulletin est rendu possible grâce au dur labeur de bénévoles du SEN : René Coignaud, Stephanie Kale et Mathieu Laurin.

Il y a aussi un gros paquet de photos sur Flickr et d’excellentes discussions sur Twitter grâce au code #SEN2013.

La grève qui a secoué le Canada

Pouvez-vous vous imaginer travailler douze heures par jour, six jours par semaine? On ne parle pas ici des obsédés du travail; on parle de la vie de tous les jours avant que les syndicats ouvriers ne voient le jour!

C’est à ce temps‑ci de l’année, en 1872, que les travailleurs de Hamilton et de Toronto commencent à réclamer des journées de travail de neuf heures. Parmi eux, il y avait des imprimeurs qui travaillaient pour le Toronto Globe et le Toronto Mail.

Le 25 mars 1872, des membres du Toronto Typographical Union quittent le travail. D’autres travailleurs torontois se joignent à eux en signe de solidarité. La grève des imprimeurs de Toronto atteint son paroxysme le 15 avril : 10 000 personnes qui sont de leur bord se joignent à la manifestation à Queens Park1.

George Brown, un des Pères de la Confédération et propriétaire du Toronto Globe, n’était pas très enchanté de ce grabuge. En fait, pendant la dernière grève de ses travailleurs, en 1854, M. Brown avait réussi à faire condamner des militants syndicaux pour « complot pour agir de concert avec d’autres personnes » (ce qui, selon nous, est synonyme de « se tenir debout »2!).

En fait, comme l’avait si bien fait remarquer ce bon vieux M. Brown, les lois canadiennes ne protégeaient aucunement les syndicats ouvriers3.

M. Brown a fait arrêter 13 membres du Toronto Typographical Union et ils ont été condamnés pour complot pour s’être tenus debout. Les dirigeants des syndicats ouvriers en avaient assez; ils ont rencontré le premier ministre John A. Macdonald et lui ont demandé de mettre fin à cette situation invraisemblable. (N.B. Le fait que M. Macdonald et M. Brown étaient des adversaires politiques… ça pourrait avoir aidé!)

La Loi des unions ouvrières a donc été adoptée en 1872. Et comme faire du piquetage est relativement important si vous faites partie d’un syndicat, en 1876, une loi britannique qui rendait le piquetage illégal a été abrogée4.

Une foi que les syndicats étaient protégés sous la loi, la semaine de 54 heures est devenue une demande commune dans les milieux syndiqués.5

Qu’est-il arrivé à ce bon vieux M. Brown?

Eh bien, en 1884, Christopher Bunting du Toronto Mail et lui se sont réunis avec d’autres éditeurs de Toronto pour imposer une réduction de salaire de 10 % aux imprimeurs. La grève que cette mesure a provoquée n’a pas porté fruit, mais les imprimeurs se sont fait un devoir de s’opposer à tous les candidats municipaux soutenus par le Toronto Mail6.

Ils ont même imprimé des dizaines de milliers de tracts dans lesquels ils demandaient aux gens de ne pas voter pour le candidat à la mairie que privilégiait le journal, soit M. Manning7.

Après la défaite du pauvre M. Manning, les propriétaires de journaux à Toronto ont compris qu’il fallait laisser les imprimeurs tranquilles (parce que, bien évidemment, les imprimeurs savent comment produire des tracts!)8.


[1] Hébert, G. « Grèves et lockouts ». L’Encyclopédie canadienne.

[2] Kealey, G. (1980). Toronto Workers Respond to Industrial Capitalism, 1867-1892. University of Toronto Press, Toronto, Canada.

[3] Idem.

[4] Guest, D. (1997) The Emergence of Social Security in Canada. 3e édition. UBC Press, Vancouver, Canada.

[5] Marsh, J. Les Origines de la fête du Travail.  L’Encyclopédie canadienne

[6] Kealey, G. (1980). Toronto Workers Respond to Industrial Capitalism, 1867-1892. University of Toronto Press, Toronto, Canada.

[7] Idem.

[8] Idem.

Vous avez dit : « trop ethnique »!?

Imaginez que vous apprenez que votre curriculum vitae s’est retrouvé au bac de recyclage parce que votre nom a une consonance « trop ethnique ». C’est le type de discrimination évidente qui ne devrait plus exister à notre époque, mais, selon une étude, cela se produit encore trop souvent.

En 2009, Philip Oreopoulos, professeur à l’Université de Toronto, a réalisé une étude dans le cadre de laquelle 6 000 curriculum vitae fictifs ont été envoyés à des recruteurs de Toronto. Dans tous les curriculum vitae, le niveau de scolarité et l’expérience étaient comparables. La seule différence évidente était que le nom de certains candidats avait une consonance anglo-saxonne, tandis que d’autres semblaient d’origines indienne, pakistanaise ou chinoise. Un autre groupe de curriculum vitae mentionnait une expérience et des titres de compétences acquis à l’étranger1.

Un candidat qui avait un nom à consonance anglo-saxonne et qui avait fait ses études au Canada avait 16 % de chance d’être appelé pour passer une entrevue. De son côté, un candidat tout aussi qualifié, mais dont le nom avait une consonance ethnique et dont l’expérience et les titres de compétence avaient été acquis à l’étranger recevait un appel seulement 5 % du temps2.

Et lorsqu’on tenait compte uniquement du nom des candidats, « Alison Johnson » était tout de même 40 % plus susceptible de recevoir un appel que « Tao Wang »3.

L’étude révèle que la discrimination fondée sur le nom est l’un des principaux facteurs pouvant expliquer pourquoi les immigrants ont souvent de la difficulté à trouver un emploi, et ce, même s’ils sont qualifiés.

En 2010, M. Oreopoulos a réalisé une étude semblable, mais a cette fois-ci inclus les villes de Vancouver et Montréal. Quand les chercheurs ont fait des entrevues de suivi auprès des recruteurs, ils ont constaté que ceux-ci prennent souvent des décisions immédiates. En effet, ils présument qu’une personne qui porte un nom étranger ne maîtrise pas la langue ou ne possède pas certaines compétences sociales essentielles, malgré le fait que son curriculum vitae donne à penser le contraire. Autrement dit, il s’agit d’une forme inconsciente de discrimination4.

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Nous voulions partager cette étude pour vous rappeler que le racisme prend plusieurs formes.

Nous ne devons pas oublier que les programmes d’action positive sont actuellement menacés. Ces programmes visent à inverser les pratiques discriminatoires du passé en donnant priorité aux individus qui font partie de catégories sociales défavorisées.

Les programmes d’action positive sont souvent un sujet de controverse. Des conservateurs comme Stockwell Day et Jason Kenney, par exemple, affirment que seul le mérite devrait être considéré lorsque les fonctionnaires sont embauchés5. Mais cette approche ne tient pas compte du racisme institutionnel.

Si « Tao Wang » est ignoré comme candidat tôt dans sa vie professionnelle en raison de son nom, n’est-il pas en train de commencer la course quelques secondes après tous les autres?


[1] Oreopoulos, P. (2009) Why Do Skilled Immigrants Struggle In The Labor Market? A Field Experiment With Six Thousand Resumes. National Bureau of Economic Research.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Oreopoulos, P. et D. Dechief (2012) Why Do Some Employers Prefer to Interview Matthew, but Not Samir? New Evidence from Toronto, Montreal, and Vancouver. Canadian Labour Market and Skills Researcher Network.

[5] Rennie, Steve. (2010) Ottawa orders affirmative-action overhaul. Ottawa Citizen.

Jour de la Francophonie

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la Francophonie. Plus de 220 millions d’hommes et de femmes parlent français dans le monde; on parle d’une personne sur 321!

Au Canada, on pense souvent que c’est principalement dans la « belle province » que l’on parle le français. Cependant, c’est près de 10 millions de Canadiens qui parlent français2. En fait, à l’extérieur du Québec, de plus en plus de personnes déclarent que le français est leur langue maternelle. En 2011, 4,3 % des Canadiens qui vivaient à l’extérieur du Québec ont déclaré parler français à la maison, et plus de 10 % ont dit pouvoir converser en français3.

Plus tôt ce mois-ci, les francophones de l’Alberta ont érigé le drapeau franco-albertain. L’Association canadienne-française de l’Alberta a organisé de nombreuses activités pour célébrer la langue française, notamment des sorties à la cabane à sucre, des pièces de théâtre et des spectacles.

« C’est tellement dynamique ici et on est l’une des rares provinces où la population francophone ne cesse d’augmenter », a déclaré Isabelle Laurin, directrice des affaires publiques de l’Association canadienne-française de l’Alberta.

« La population francophone qui est ancrée ici depuis plusieurs générations est très engagée. Parmi les défis auxquels nous devons faire face, il faut notamment faire savoir aux nouveaux Franco‑Albertains qu’il y a une communauté francophone ici. »

Chaque année, le 20 mars, l’Association tient un kiosque à la Place du Canada à Edmonton, pour encourager les fonctionnaires à s’informer davantage au sujet de la communauté francophone de la province.

Pendant ce temps, même au Québec, on ne cesse de se battre pour les droits en matière d’égalité linguistique. Yvon Beaudoin, vice-président adjoint régional du SEN pour la région du Québec, a récemment assisté à l’assemblée générale annuelle des membres des comités de francisation à Montréal. Selon la loi, ces comités sont nécessaires; ils visent à promouvoir la langue française au sein des entreprises qui emploient plus de 50 personnes.

M. Beaudoin a déclaré que les francophones doivent souvent se battre pour pouvoir travailler dans la langue de leur choix. Parfois, il peut même être difficile d’avoir accès à un ordinateur en français.

« On sait que c’est beaucoup moins cher d’acheter des logiciels en anglais, a déclaré M. Beaudoin. Lorsqu’on veut les logiciels en français, il y a toujours un peu de retard, et ils ne sont pas toujours disponibles. De plus, c’est beaucoup plus dispendieux. »

Selon M. Beaudoin, les entreprises au Québec peuvent obtenir du soutien financier du gouvernement provincial pour l’achat de logiciels en français.

Une autre préoccupation grandissante au Québec concerne les répercussions de la mondialisation. Comme les entreprises au Québec sont souvent achetées par de grandes entreprises américaines, les francophones croient que, de plus en plus, l’anglais est en train de prendre plus de place.

M. Beaudoin est également membre du Comité des francophones du SEN. Il affirme avoir constaté une importante amélioration de la qualité du français durant les événements et sur le site Web du syndicat.


[1] Communiqué de presse, Organisation internationale de la francophonie, 2013.

[2] Le français et la francophonie au Canada, Statistique Canada, 2011.

[3]Effectif et proportion de la population ayant déclaré le français selon la caractéristique linguistique, Canada hors Québec, 2006 et 2011, Statistique Canada, 2011

Réunion de l’Exécutif national

L’Exécutif national se réunira à Ottawa du 8 au 10 avril. La première session débutera à 9 h dans la salle de conférence du Syndicat des employées et employés nationaux.

Si votre section locale veut faire inscrire un point à l’ordre du jour de cette réunion, veuillez communiquer avec votre vice-présidente régionale ou votre vice-président régional et lui fournir de l’information claire et succincte.

À propos de l’exécutif national

L’exécutif national est responsable des politiques, des programmes et de la direction du Syndicat des employées et employés national. Entre congrès, l’exécutif prend des décisions importantes et élabore des politiques qui aident à s’occuper de notre syndicat. L’exécutif national se réunit trois fois par année pour passer en revue les activités du syndicat et pour s’assurer que celles-ci correspondent aux désirs des membres

Lancement du journalisme syndical

On l’appelle journalisme citoyen, journalisme de participation, journalisme de terrain ou même journalisme de guérilla. Quel que soit le nom qu’on lui fait porter, ce type de journalisme est synonyme de plus de renseignements, plus de points de vue et de démocratisation des médias.

Au SEN, nous voulons lancer notre propre version du journalisme citoyen. Appelons-le le journalisme syndical.

Malheureusement, nous ne pouvons être partout à la fois. Et comme nous n’avons pas le don d’ubiquité, d’excellentes histoires échappent parfois à notre vigilance.

Nos membres réalisent de grandes choses de Toronto à Trois-Rivières. Ils s’engagent auprès de leurs collectivités à Jasper et au Cap-Breton. Ils font bouger les choses de Vancouver à Iqaluit.

La distance physique ne devrait pas nous empêcher de présenter ces histoires. Avec votre aide, nous pouvons les mettre en commun, créer des liens et nous laisser inspirer.

Vous pouvez participer de quatre façons :

Rédigez un compte rendu d’un événement.

Vous allez à un rassemblement ou à une manifestation? À une conférence très intéressante présentée par le syndicat? Apportez un carnet et prenez des notes! Nous vous aiderons à rédiger un compte rendu de ce qui s’est passé.

Avant de vous rendre à l’événement, consultez nos conseils sur la couverture d’événements.

Vous n’avez pas le goût d’écrire? Soyez notre source!

Si vous avez l’angoisse de la page blanche, laissez-nous écrire l’article à votre place. Soyez nos yeux et nos oreilles; nous nous occuperons des doigts sur le clavier. Vous pouvez nous téléphoner et tout nous raconter – Qui? Quoi? Quand? Où? Pourquoi? Et, sans même que vous ne vous en rendiez compte, nous allons noter certains de vos propos les plus géniaux. Quoi de mieux pour mettre de la vie dans un article que quelques citations géniales?

Avant de vous rendre à l’événement, faites-nous part de votre idée d’article à l’adresse communications@une-sen.org et consultez nos conseils sur la couverture d’événements. Si vous acceptez d’être notre source, lisez tout particulièrement les conseils sur ce qu’il faut apporter et ce qu’il faut noter.

Vous êtes photographe? Ça tombe bien, nous adorons les photos!

On dit qu’une image vaut mille mots. Eh bien, malheureusement, nous n’avons pas toujours le temps d’écrire autant. C’est pour cette raison que nous adorons les photos! La prochaine fois que vous vous rendrez à un rassemblement, à une manifestation ou à une réunion de votre section locale, n’oubliez pas votre appareil photo! (Nous acceptons également les photos de votre chat ou de votre chien s’il fait la promotion du SEN!)

Avant de coller l’œil au viseur, faites-nous part de votre idée d’article à l’adresse communications@une-sen.org et consultez nos conseils sur la photographie.

Racontez votre expérience aux autres.

On ne compte plus les jours de l’année où l’on rend hommage à notre diversité. Ces moments sont des occasions idéales pour parler de nos expériences et des défis auxquels nous faisons face. Voyez-vous, nous pouvons parler de la discrimination, mais parfois, nous ne pouvons pas parler des émotions ressenties lorsqu’on est victime de discrimination. On peut écrire un article sur la santé mentale, mais parfois on ne peut trouver les mots pour expliquer à quel point une personne en dépression peut se sentir isolée. Parler de nos histoires personnelles, ce n’est pas toujours facile, mais nous savons que les autres membres en profitent de bien des façons. Parfois, ces histoires peuvent entraîner des changements (positifs!).

Si vous souhaitez inspirer d’autres membres en racontant votre histoire, faites-nous part de votre idée d’article à l’adresse communications@une-sen.org et consultez nos conseils sur la façon de présenter par écrit vos expériences personnelles.

Si vous avez des questions en ce qui a trait aux nombreuses façons de participer, veuillez communiquer avec nous à l’adresse suivante : communications@une-sen.org. N’oubliez pas que nous sommes là pour vous aider à chacune des étapes. Donc, avant même de vous mettre à écrire, faites‑nous signe!

Journée internationale de la femme

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la femme. C’est l’occasion de regarder le chemin parcouru ainsi que le long chemin qui reste toujours à parcourir. Selon le rapport 2012 du Forum économique mondial sur l’inégalité entre les hommes et les femmes, le Canada se situe au 21e rang parmi 135 autres pays.1

Par contre, nous étions trois points plus haut en 2011. D’après le Forum économique mondial, le Canada est tombé du 18e rang à cause « d’une petite diminution du ratio dans le programme d’enseignement secondaire et dans le pourcentage de femmes qui occupent des postes ministériels ».2

En fait, le Canada a subi un déclin constant depuis 2006, principalement en raison de l’absence des femmes dans le milieu politique.

Bien que le Canada ait des lois qui visent à éliminer la discrimination basée sur le sexe dans le milieu de travail, c’est un peu plus difficile d’imposer le même concept dans la scène politique… ou non?

Plusieurs pays ont passé des lois sur les quotas qui visent à assurer que les femmes sont bien représentées dans les assemblées législatives. Le Costa Rica en est un excellent exemple :

« La première loi sur le quota en 1994 s’appuyait essentiellement sur une augmentation volontaire, de la part des partis politiques, de la participation des femmes dans les élections. Un deuxième ensemble de lois en 1998 exigeait que les femmes occupent au moins 40 pour cent des listes de candidates et candidates de chaque parti politique. Et lors de l’élection de 2002, la loi exigeait que les femmes occupent au moins 40 pour cent des postes soumis au vote. »3

D’après l’Université Rice au Texas, le nombre de femmes qui occupaient des postes au sein des assemblées législatives municipales en 2002 « a atteint un niveau inégalé par toute autre législature nationale démocratiquement élue dans le monde entier ».

Le Costa Rica est actuellement l’un des rares pays dirigés par une femme élue démocratiquement – il n’y en a que 17.

Heather Sams, la Représentante nationale de l’équité pour les femmes au SEN, dit que les femmes au  Canada sont encore loin d’avoir atteint la parité avec les hommes dans le milieu politique.

« Pensez-y, lors de la dernière élection, les Canadiennes et Canadiens ont envoyé un nombre record de femmes aux Chambres des communes » a dit Mme Sams. « Ce nombre était 76 – la plupart faisaient partie du NPD… mais c’est encore à peine 25 % des sièges à la Chambre. »

Et pendant que les femmes continuent d’être sous-représentées sur la scène politique canadienne, il y a encore d’autres combats qui méritent notre attention, surtout dans le milieu de travail.

Sams dit que l’écart entre les salaires des hommes et des femmes continue d’être un problème au Canada.

« En tant que femmes syndiquées, nous sommes presque là. Mais les femmes non syndiquées sont toujours en train de lutter », affirme Mme Sams.

D’après le Congrès du Travail du Canada, les femmes syndiquées gagnent 93 % de ce que gagnent leurs homologues syndiqués masculins. Les femmes non syndiquées ne gagnent que 75 % de ce que gagnent les hommes non syndiqués. En plus, le taux de syndicalisation parmi les femmes dans le milieu privé est plus bas que celui des hommes.4

« Essentiellement, nous avons toujours un long chemin à parcourir pour finalement atteindre l’égalité dans le milieu de travail », a conclu Mme Sams.


[1] Hausmann, R., Tyson, L. & Zahidi, S. (2012). The Global Gender Gap Report, World Economic Forum.

[2] Idem

[3] Sherindan, P. (2005). To elect more women, countries should follow Costa Rica, Rice University News and Media.

[4] L’égalité une foi pour toutes, (2008). Congrès du Travail du Canada

Encore des mises à pieds

Au cours des deux dernières semaines, sept de nos membres de la Commission de la capitale nationale, et 19 membres du Musée des beaux-arts du Canada se sont fait dire qu’ils perdraient leur emploi.

On a dit aux employées/employés de la Commission de la Capitale nationale que leur emploi prendrait fin à la fin de mars. Malheureusement, ces membres ne bénéficient pas des dispositions relatives au réaménagement des effectifs qui figurent dans la convention collective des membres du Conseil du Trésor ou de Parcs Canada. La section locale n’a été informée que 15 minutes avant les mises à pied.

Cette année, la Commission de la Capitale nationale a supprimé 29 postes, principalement par attrition. L’année dernière, elle en avait supprimé 22. L’organisation tente toujours de composer avec les compressions budgétaires imposées par le budget fédéral de 2010.

Le Bal des neiges et la fête du Canada font partie des nombreux événements dont la Commission fait la promotion pour célébrer le patrimoine canadien.

« On a mis ces membres à la porte quelques jours à peine après la fin du Bal des neiges », a déclaré le vice-président de l’exécutif national, Eddie Kennedy. « C’est une façon odieuse de traiter des employés qui viennent tout juste de donner leur 110 % pour faire la promotion d’un de vos plus grands événements. »

M. Kennedy déclare que les petites entreprises à Ottawa devraient commencer à s’inquiéter.

« La majorité des membres qui ont été mis à pied travaillaient dans le secteur des affaires publiques, du marketing et des communications. Comment sera‑t‑il possible de faire la promotion des événements sans ces personnes clés? Ce sont les petites entreprises qui dépendent du tourisme qui vont souffrir de ces décisions lamentables. »

Pendant ce temps, le Musée des beaux-arts du Canada a choisi de supprimer 24 postes — et ce, après avoir attiré des milliers de personnes à l’exposition Van Gogh de l’année dernière. Cette exposition, qui a enregistré 230 100 entrées payantes, est arrivée au quatrième rang des expositions les plus populaires depuis que le Musée a déménagé à son emplacement actuel en 1988.

« Ce n’est qu’un autre exemple de répercussions directes qu’ont les compressions sur les familles canadiennes », a déclaré le président national, Doug Marshall. « Le Musée des beaux-arts n’est plus que l’ombre de ce qu’il a déjà été. Avec la récente suppression des postes de guides, ces compressions empêchent les jeunes de profiter d’occasions inestimables d’apprendre ailleurs que dans les salles de classe. »

Jeff Stellick, directeur général de l’École d’art d’Ottawa située tout près, déclare que les gens qui utilisent le Musée  à un niveau plus profond vont certainement constater l’effet des mises à pied.

« Les conséquences seront de plus longues périodes d’attente et moins d’accès aux ressources. Ça va rendre la vie difficile pour toute personne qui utilise le Musée pour faire de la recherche », affirme M. Stellick. « Sans parler à quel point ils viennent de rendre la vie difficile pour les 29 personnes qui n’ont plus d’emploi. » [Note de l’éditeur : le Musée a supprimé 29 postes, dont 24 sont des postes syndiqués avec l’AFPC.]

Cinq des postes qui ont été coupés la semaine dernière appartenaient à la bibliothèque et aux archives du Musée. Les étudiantes et étudiants de l’École d’art d’Ottawa utilisent souvent ce service afin de faire de la recherche et étudier des dessins et gravures.

« Les mises à pied vont rendre ce genre d’expérience plus difficile à obtenir », dit M. Stellick. « Le Musée ne va pas tout de même laisser les gens entrer et commencer à retirer des gravures des tiroirs. Ça va créer plus de travail pour le personnel qui reste et ça va réduire la disponibilité de l’art pour les gens qui vont là et qui veulent voir des choses. »

« Tout ça va avoir le même impact : moins d’accès à long terme. »

La première AGA de la section locale 71201

Chaussée glissante, 20 centimètres de neige, importants bouchons de circulation et chaos total. C’est ce avec quoi les gens d’Ottawa devaient composer mercredi dernier. Et si vous pensez que ce n’était pas si grave que ça, regardez cette photo sur laquelle on voit des Ottaviens pousser un autobus pris dans la neige.

Cependant, tout ce chaos n’a pas empêché quelques dizaines de membres de l’hippodrome Rideau Carleton d’assister à leur toute première assemblée générale annuelle.

« Il faut vraiment féliciter ces membres qui ont bravé la tempête pour aller voter », a déclaré le Vice-président exécutif national, Eddie Kennedy. « Plus du tiers des membres se sont présentés durant cette terrible tempête de neige. C’est vraiment fantastique! »

Le quorum a été largement dépassé, et les membres de la section locale 71201 ont élu un nouvel exécutif.

Brenda McCullough a été élue présidente, et Georard Goertz Charest a été élu trésorier.

Les membres de la section locale ont choisi d’élire quatre vice-présidentes et vice-présidents afin de s’assurer qu’il y aurait dans chaque section locale  une personne possédant les connaissances appropriées pour régler leurs problèmes.

On a élu par acclamation les membres suivants : au poste de vice-présidente, caisse et banque, Brenda Ryan; au poste de vice-président, exploitation des machines à sous, Jesule Balmir; au poste de vice‑présidente, marketing, vestiaire et conducteurs de navette, Christina Brady; au poste de vice‑président, entretien et maintenance, Tomislav Mastilo; au poste de secrétaire, Lynda Lalonde; et au poste de chef déléguée, Heidi Sjolander.

Félicitations à toutes les dirigeantes et à tous les dirigeants nouvellement élus!

La Revue a besoin de vous!

[Mise à jour: la date d’échéance est passé. Nous aurons bientôt des nouvelles!]

Travaillez-vous dans le domaine des communications ou celui des relations publiques? Êtes-vous bilingue? Vivez-vous dans la région de la capitale nationale? Nous avons besoin de vous durant la Conférence des présidentes et présidents, du 4 au 7 avril.

Nous sommes à la recherche de deux journalistes sur place qui participeront à la conférence et rédigeront de courts articles pour nous. Durant notre dernière conférence, nous avons eu la chance de compter sur des membres très talentueux pour produire La Revue : le communiqué officiel du SEN sur la conférence.

Nous cherchons aussi un ou une photographe de talent. Nous fournissons l’appareil photo, à vous de trouver les sourires à immortaliser!

Si vous voulez nous aider (et que vous n’occupez pas la présidence d’une section locale… parce que, dans ce cas, vous devez participer à la conférence!), envoyez-nous un courriel à l’adresse suivante : communications@une-sen.org. Écrivez une courte liste de vos atouts et assurez-vous d’indiquer la langue que vous maîtrisez le mieux ainsi que votre profil linguistique.

Les bénévoles seront considérés comme étant des observatrices et observateurs, financés par le SEN. Nous allons donc couvrir le déplacement, la chambre d’hôtel, la perte de salaire, l’allocation quotidienne et, au cas de besoin, les soins familiaux.