Jour de deuil national, le 28 avril

Jour de deuil national

Chaque année, environ 900 personnes perdent la vie au travail1.

C’est à la mémoire de ces hommes et femmes que le drapeau sera en berne sur la Colline du Parlement le 28 avril. Le Jour de deuil national permet de se rappeler les personnes qui ont péri de façon tragique et de souligner que les décès en milieu de travail pourraient en grande partie être évités.

Cependant, il faut des lois!

Il n’y a pas si longtemps, l’AFPC a signalé que le gouvernement Harper mettait la vie des employées et employés de la fonction publique en danger. L’avertissement découlait d’un rapport du Centre canadien de politiques alternatives qui a révélé que les compressions dans le domaine des inspections fédérales entraîneraient des blessures invalidantes et fatales.

Selon le document « Le succès n’est pas le fruit du hasard », produit par David Macdonald qui était à ce moment l’attaché de recherches au CCPA,  le taux de blessures invalidantes dans la fonction publique fédérale a augmenté de 5 % entre 2002 et 2007, tandis que les provinces avaient réussi à faire baisser ce type de blessures de 25 %2.

Dans les milieux de travail sous réglementation fédérale, les inspections en matière de santé et sécurité sont réalisées par des agents des affaires du travail (en passant, ils sont membres du SEN!).

Le rapport de 2010 a montré clairement que pendant la période visée il n’y avait tout simplement pas assez d’agents des affaires du travail pour tout faire.

« Avec seulement 128 agents des affaires du travail pour s’occuper de plus d’un million de Canadiens, il n’est pas étonnant que l’on constate qu’il n’y a pas suffisamment de ressources pour faire le travail », a écrit M. Macdonald.

Ça, c’était deux ans avant les compressions.

Dans le budget 2012, le gouvernement conservateur a éliminé le programme de protection contre les incendies de RHDCC. Les agents des affaires du travail responsable de la protection contre les incendies font les inspections dans les bureaux de Passeport Canada, les bureaux de Poste Canada et dans d’autres édifices gouvernementaux. C’est grâce à leur travail que les Canadiens peuvent se sentir en sécurité, sachant qu’ils sont protégés contre les incendies lorsqu’ils doivent se rendre dans un édifice gouvernemental.

Ces membres procèdent également à des inspections sur les réserves des Premières nations, puisque celles-ci relèvent généralement de la compétence du gouvernement fédéral. Parmi les édifices qu’ils inspectent, il y a notamment des écoles, des garderies et d’autres bureaux offrant des services aux familles.

D’ici avril 2014, le programme n’existera plus; la responsabilité sera déléguée aux ministères. Chaque ministère devra s’autoréglementer, et Affaires autochtones et Développement du Nord Canada veillera à ce que les réserves des Premières nations ne soient pas exposées à un risque d’incendie.

Évidemment, le gouvernement Harper n’a jamais entendu parler du proverbial renard chargé de surveiller le poulailler.

En ce Jour de deuil national, nous demandons au gouvernement d’honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au travail. Nous l’exhortons à renverser cette tendance qui met nos membres en danger – on joue actuellement à un jeu dangereux avec la vie des Canadiens et des membres des Premières nations.

Personne ne devrait jamais mourir pour un chèque de paie.


[1] Jour de deuil national (2013) Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail.

[2] Le succès n’est pas le fruit du hasard (2010) Centre canadien de politiques alternatives.

Le brouillard se dissipe enfin

Plus tôt ce mois-ci, le Centre canadien de politiques alternatives a publié un rapport faisant état des répercussions des récentes compressions sur la prestation de services. Le gouvernement conservateur prétend que les répercussions des compressions budgétaires passeront inaperçues auprès du Canadien moyen, mais, selon le rapport – et nos observations, il n’en est rien.

Le président national, Doug Marshall, a déclaré que le syndicat a tout de suite su que ces compressions auraient des répercussions spectaculaires sur les services publics. D’autant plus que les compressions budgétaires de 2012 s’ajoutent aux restrictions contenues dans les budgets ministériels depuis 2009.

« Premièrement, les conservateurs s’entêtent à dire qu’il ne s’agit que de compressions touchant les systèmes administratifs, déclare M. Marshall. Eh bien, lorsque vous coupez le soutien administratif dont bénéficient les travailleurs qui offrent des services directs, cela réduit inévitablement leur capacité à offrir ces importants services aux Canadiens. »

« En plus de faire leur travail, ils doivent faire celui des autres. »

Cependant, ce rapport révèle clairement que la majorité des compressions ont effectivement des répercussions sur les programmes – ces compressions touchent directement les Canadiens.

Dans son rapport, David MacDonald, un économiste principal au CCPA, nomme les cinq grands ministères les plus touchés par les compressions proportionnelles. Parmi ces cinq ministères, trois emploient des travailleurs représentés par le Syndicat des employées et employés nationaux : Statistique Canada, Ressources humaines et Développement des compétences Canada et Affaires autochtones et Développement du Nord Canada.

Le Syndicat des employées et employés nationaux peut citer de nombreux exemples de programmes directement touchés par ces compressions.

« Par exemple, dans la région de l’Atlantique, deux personnes d’AADNC étaient responsables de l’inspection de la qualité de l’eau dans les réserves des Premières nations, maintenant, il ne reste qu’un seul inspecteur, s’indigne M. Marshall. »

De plus, à AADNC, les réductions touchant le soutien administratif ont mis beaucoup de pression sur les travailleurs qui ont conservé leur emploi. Il y a des agents des services de financement, qui font la liaison avec les représentants élus des Premières nations, qui travaillent sans soutien administratif.

Selon une évaluation des risques organisationnels réalisée en juin 2009 par AADNC, les agents des services de financement se perçoivent comme des travailleurs de première ligne du ministère. Ces agents ont pour responsabilité, notamment, d’entretenir des relations avec les collectivités des Premières nations, qui les perçoivent souvent comme leur représentant à Ottawa1.

À RHDCC, où nous représentons les agents des affaires du travail, il suffit de jeter un coup d’œil au démantèlement du programme de protection contre les incendies pour voir que ces compressions ne touchent pas qu’un peu les Canadiens : elles mettent leur vie en danger.

« On parle de personnes qui font l’inspection d’établissements fédéraux dans tout le Canada ainsi que d’édifices communautaires sur les réserves des Premières nations, explique M. Marshall. Nous craignons que la sécurité-incendie soit déléguée à chaque ministère. Nous sommes inquiets puisque l’autorèglementation ne fonctionne pas – surtout lorsque l’on parle de la santé et sécurité en milieu de travail.  »

Enfin, les répercussions sur Statistique Canada sont probablement les plus évidentes. Selon le rapport, Statistique Canada est en tête de liste;  en effet, on prévoit une baisse de 35 % de ses employés à temps plein entre 2012 et 2016.

« Ils réalisent tout simplement moins de sondages, fait remarquer M. Marshall. Les Canadiens n’ont pas accès à certaines données très importantes. On parle ici de données qui peuvent aider le gouvernement à tous les niveaux à mieux adapter leurs services aux Canadiens et qui peuvent aider le monde des affaires à mieux comprendre leur marché ».

Le Centre canadien de politiques alternatives croit que, d’ici mars 2016, au total, 28 700 emplois auront été éliminés. On s’attend à ce que la fonction publique diminue baisse de 8 %, presque deux fois plus que ce que le gouvernement avait prévu dans son budget 2012.

« C’est le genre de renseignements qu’on voulait que le gouvernement Harper nous donne. C’est quand même étrange que les éclaircissements viennent d’un organisme sans but lucratif », conclut M. Marshall.


[1] Valeurs et éthique : Une évaluation des risques (2009). Affaires indiennes et du Nord Canada.

Parcs Canada et l’AFPC signent la convention collective

La convention collective est maintenant en ligne. Vous pouvez la télécharger en cliquant ici (mais, une mise en garde : le fichier est énorme! 10 MB, pour être exact.)

Les représentantes et représentants de l’Alliance de la Fonction publique du Canada et Parcs Canada ont signé la convention collective, plus tôt aujourd’hui.

« Maintenant que la convention a été signée, les membres se sentiront beaucoup mieux », a dit Loretta Moar, membre de l’équipe de négociation. « C’est formidable pour nos membres. J’en suis ravie. »

Dans un courriel adressé à tous les employées et employés de Parcs Canada, le président-directeur général de l’agence, Alan Latourelle, a souligné les efforts des deux parties à en arriver à une entente.

« L’esprit de collaboration et la relation de travail soutenue qu’entretiennent l’AFPC et Parcs Canada ont permis de négocier avec succès cette convention collective renouvelée », a écrit Mr Latourelle.

Pour Mme Moar, la signature de la convention collective marque la fin de nombreux mois passés à travailler sans relâche au nom de nos membres.

« C’était beaucoup de travail, de longues heures, un bon nombre de voyages… et beaucoup de repas aux restaurants », a dit Mme Moar, en riant.

Mais, d’après elle, tout ce temps passé loin de chez elle en valait la peine. Étant donné le climat politique actuel, les membres de l’équipe de négociation ont obtenu des résultats exceptionnels.

Mme Moar se dit fière de l’entente que l’équipe a conclue pour nos membres.

« C’était un objectif personnel. D’être partenaire à ce processus, c’était très satisfaisant. »

Le Syndicat des employées et employés nationaux se tient à saisir cette occasion pour féliciter et remercier tous les membres de l’équipe de négociation pour leur travail exceptionnel. Parmi ses membres du SEN figuraient Céline Ahodekon, Benoit Dubeau, Mike LeBlanc, Kevin King et Loretta Moar.

Des jours de congé, vous en avez combien?

Combien de jours de congé les Canadiens ont-ils? En fait, pas tellement!

Supposons que vous commencez un nouvel emploi dans le secteur privé; vous avez 10 jours de congé annuel payés et cinq jours fériés nationaux (hum… qui ne tombent pas une fin de semaine!). Selon votre province ou votre territoire, vous avez peut-être un autre congé ou même deux.

Selon une récente étude réalisée par Hotels.com, les Canadiens n’ont que 15 jours de congé payés. En ce qui concerne les congés, le Canada arrive au 29e rang sur 30 pays.

En haut de la liste, il y a la Russie, l’Italie et la Suède, où les travailleurs ont entre 36 et 40 congés payés par année. Même nos voisins au Sud de la frontière ont cinq congés payés de plus que nous!

Pour savoir ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique, où l’herbe semble plus verte qu’ici, nous avons parlé à Heather Brooker, vice-présidente régionale, Hors Canada.

Mme Brooker, qui travaille à Moscou, déclare que le nombre de congés payés en Russie n’a rien d’inhabituel, plus particulièrement si on compare la situation avec celle des autres pays d’Europe.

« Ils ont vraiment beaucoup plus de jours fériés qu’au Canada », confirme Mme Brooker.

Pour nos membres qui travaillent dans les ambassades canadiennes à l’étranger, les jours fériés du pays où ils se trouvent présentent un problème différent.

« Nos jours fériés sont une combinaison des jours fériés canadiens et russes »,  explique Mme Brooker. « Par conséquent, nous avons dû abandonner certains jours fériés canadiens pour adopter les congés russes. »

De même, les Russes qui travaillent à titre d’employés locaux dans la même ambassade que les Canadiens n’ont pas autant de congés – en plus, ils sont pris avec des congés (comme la Fête du Canada!) qui ne signifie absolument rien pour eux.

Comme il est plus difficile d’obtenir des congés payés au Canada, il est évident que la syndicalisation a ses avantages. Selon le Congrès du travail du Canada, la majorité des travailleurs syndiqués obtiennent trois semaines de vacances payées dès le début de leur emploi. Quatre ans plus tard, 70 % de ces travailleurs auront quatre semaines de vacances.

Et, de nos jours, les vacances deviennent de plus en plus précieuses.

« Je pense que, pour nombre d’entre nous, il n’est pas si facile que ça de s’éloigner de nos appareils portables, que nous soyons à la maison ou non », conclut Mme Brooker. « Y a‑t‑il encore des gens qui relaxent vraiment pendant un jour férié comme on le faisait il y a 20 ou 30 ans? »

Jour de la Terre – 22 avril


Le printemps est enfin arrivé. Encore une fois, nous aurons la chance de voir la nature lorsqu’elle est si belle : à son réveil! Y a-t-il un meilleur moment pour célébrer notre planète et réfléchir aux nombreuses façons dont nous pouvons protéger l’environnement. En ce Jour de la Terre, prenons le temps de réviser nos vieilles habitudes et agissons! Voici quelques conseils utiles :

Rompez une fois pour toutes avec le photocopieur
Il n’est pas nécessaire de tout imprimer! La première étape pour éliminer les piles de documents sur votre bureau est de trouver une façon organisée et conviviale de classer vos documents électroniques. De plus, vérifier les paramètres de votre photocopieur. Peut­‑il imprimer recto verso par défaut? Cela pourrait réduire votre consommation de papier de moitié!

Pensez à faire des achats… écologiques!
Êtes-vous responsable de commander des fournitures et des documents imprimés? Choisissez les produits les moins emballés. Renseignez-vous auprès de votre fournisseur au sujet des produits faits de matériaux recyclés. Lorsque vous commandez des documents imprimés, optez pour du papier certifié par le Forest Stewardship Council; il s’agit d’un organisme sans but lucratif très respecté qui certifie que certains types de papier sont des choix responsables tant sur le plan environnemental que social. Il joue également un rôle important dans la protection des forêts anciennes.

Repensez votre boîte à lunch
La réduction des déchets peut commencer… dans votre boîte à lunch. Oui, oui, celle que vous apportez tous les jours au travail. Apportez vos boissons de la maison dans une bouteille en acier inoxydable réutilisable plutôt que d’acheter des bouteilles d’eau en plastique ou des boîtes de jus. Apportez vos ustensiles de la maison plutôt que d’utiliser les ustensiles en plastique jetables de la cafétéria. Inspirez-vous de l’Université de Victoria qui, pour atteindre l’objectif zéro déchet, a banni les ustensiles en plastique et offre maintenant des ustensiles biodégradables faits de bambou! Enfin, n’achetez plus de repas prêt à servir dans la section des surgelés de votre épicerie; un repas fait maison dans un contenant en plastique réutilisable aura moins de répercussions sur l’environnement et, fort probablement, bien plus de goût!

Un repas sans viande chaque semaine!
Vous avez peut-être déjà entendu David Suzuki parler de ce concept. La production de viande a d’importantes répercussions négatives sur l’environnement. Selon un rapport de 2006 des Nations Unies, élever du bétail produit plus d’émission de carbone que tous les moyens de transport de la Terre réunis1. En fait, l’industrie de la viande compte pour 18 % des émissions mondiales2. Essayez d’être végétarien ou végétalien une fois par semaine – demandez aux membres de votre famille et à vos collègues de relever le défi, eux aussi! Vous réduirez considérablement votre empreinte carbone et vous vous sentirez mieux. Qui sait? Vous allez peut-être découvrir une nouvelle recette que vous allez adorer!

Il existe plusieurs façons de réduire les répercussions que nous avons sur l’environnement. En ce Jour de la Terre, demandons‑nous comment nous pouvons faire notre part. Pour obtenir plus de renseignements sur les événements organisés pour souligner le Jour de la Terre au Québec et sur les diverses façons d’agir, consultez le site Web Jour de la Terre Québec à l’adresse suivante : http://www.jourdelaterre.org.


[1] Rearing cattle produces more greenhouse gases than driving cars, UN report warns. (2006) UN News Centre.

[2] L’ombre portée de l’élevage (2006). Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

Prix des droits de la personne

La promotion des droits de la personne est une cause que le Syndicat des employées et employés nationaux soutient sans réserve. De tout temps, tous les syndicats ont défendu les droits de la personne, mais les membres de notre syndicat ont tout particulièrement cette cause à cœur.

Le prix vise à reconnaître le travail exceptionnel d’un membre qui milite pour les droits de la personne. Le Syndicat des employées et employés nationaux cherche des candidates et candidats – la date limite est le 1er août. Pour obtenir plus de renseignements, cliquez ici.

Le dernier membre qui a reçu le prix est Cheryl Aucoin, en 2007.

Mme Aucoin se souvient de son travail qui consistait à essayer de faire reconnaître les personnes handicapées, ainsi que les gais et lesbiennes en tant que groupes d’équité au sein de l’AFPC.

« Dès le départ, la bataille a été difficile », a déclaré Mme Aucoin. « Personne ne délirait d’enthousiasme pour les gais et lesbiennes. »

Selon Mme Aucoin, il a été plus facile pour elle de défendre les droits de ses consœurs et confrères gais parce qu’elle était hétérosexuelle.

« J’ai été très heureuse de faire ce que j’ai fait », a déclaré Mme Aucoin, avec fierté. « On me faisait entièrement confiance. Mais ce n’était pas la même chose pour tout le monde. Pour certains, c’était extrêmement difficile. »

L’AFPC a finalement adopté une politique de lutte contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle en 1994. De l’avis de Mme Aucoin, c’est en grande partie grâce au leadership progressiste de notre syndicat.

« Je crois que, de tous les éléments, c’est nous qui étions les précurseurs », a déclaré Mme Aucoin.

« Avec du recul, je dirais que cela a probablement été une des meilleures expériences de ma vie. »

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Pour ceux d’entre vous qui reconnaissez peut-être le nom Cheryl Aucoin, elle vous salue! Elle dit que, même si elle est maintenant retraitée, elle garde contact avec tous les membres de l’AFPC à Sydney, en Nouvelle‑Écosse. Elle reçoit – et accepte! – toujours des invitations pour assister aux événements locaux du syndicat!

Des nouvelles sur l’équité salariale (BVG et CRSH)

Ça dépasse l’entendement, mais c’est vrai! Nous sommes toujours en train de nous battre avec l’employeur pour des questions d’équité salariale… en 2013!

Récemment, six organismes fédéraux ont conclu une entente sur la question de l’équité salariale. Parmi ces organismes, il y a le Bureau du vérificateur général et le Conseil de recherches en sciences humaines.

Il importe surtout de souligner que les employés actuellement admissibles n’ont pas besoin de présenter une demande pour recevoir le versement. Cependant, les anciens employés ont entre 12 et 18 mois, selon l’employeur, pour demander à être payés.

Dans le cas où vous recevez un montant que vous jugez inexact, vous devez communiquer avec l’AFPC si vous souhaitez le contester. Dans la plupart des cas, vous avez seulement 60 jours pour le faire.

Pour obtenir plus de renseignements, consultez la page du site Web de l’AFPC qui porte sur ce sujet.

« Comme l’a si bien dit Catherine Swift du Globe and Mail, “ l’équité salariale prend de l’âge, mais ne s’améliore pas ” », a déclaré Heather Sams, représentante nationale de l’équité pour les femmes au SEN.

Selon l’Organisation de coopération et de développement économique, les femmes canadiennes qui travaillent à temps plein continuent de gagner environ 19 % de moins que les hommes1.


[1] Inégalités hommes-femmes : Il est temps d’agir. 2012. Organisation de coopération et de développement économiques.

Négociations des membres aux OES

La dernière fois que nous vous avons parlé des négociations des membres des Opérations des enquêtes statistiques, les négociations avaient abouti à une impasse. Depuis, le niveau de motivation des membres n’a fait que croître, ils sont plus déterminés que jamais à se faire écouter.

« Les membres sont de plus en plus impatients et frustrés », a déclaré Réjean Amyotte, membre de l’équipe de négociation. « Plus le temps passe, et plus nous sommes déterminés. »

Quand l’AFPC a présenté une demande d’arbitrage, l’employeur a répliqué en déposant près de 20 pages d’objections. L’employeur affirme que bon nombre des problèmes, y compris le salaire et les droits liés à l’établissement de l’horaire, ne pourront tout simplement pas être réglés en arbitrage. La Commission des relations de travail a réagi en organisant une audience à la fin de mars pour étudier les 131 objections de l’employeur.

« Ce délai a agi comme catalyseur et a renforcé la solidarité. »

Il y a deux catégories de membres qui travaillent pour les Opérations des enquêtes statistiques : ceux qui réalisent des sondages en faisant du porte-à-porte et ceux qui le font à partir d’un centre d’appels. Les deux groupes ont présenté une demande d’arbitrage.

Le mois dernier, des membres du bureau régional de Sturgeon Falls, en Ontario, ont fait du piquetage  durant les heures de dîner dans les jours qui ont précédé l’audience devant la Commission des relations de travail. Une fois l’audience en cours, les membres se sont mobilisés encore davantage.

« Durant la première journée de piquetage, le directeur adjoint m’a appelé pour me demander ce qui se passait, a déclaré Réjean Amyotte. On s’est dit qu’on avait réussi à attirer leur attention. »

Parmi les demandes, mentionnons la question de l’ancienneté. Nos membres veulent que l’employeur tienne compte de l’ancienneté lorsqu’il attribue les heures de travail. Actuellement, l’employeur n’est pas obligé d’offrir un nombre d’heures minimal.

« Durant nos discussions à la table de négociation, nous avons toujours présenté des scénarios sur la façon d’appliquer les propositions », a déclaré Géraldine Fortin, membre de l’équipe de négociation des employés sur le terrain.

« Ils nous font parler, ils nous font parler. Mais, eux, ils ne reviennent jamais avec quelque chose. Il n’y a aucun échange. »

Durant une récente démonstration à Sherbrooke, au Québec, des membres des OES portaient des t‑shirts sur lesquels était écrit « L’ancienneté, j’y crois ».

Géraldine Fortin, qui travaille pour les Opérations des enquêtes statistiques depuis 22 ans, a déclaré s’être fait promettre la lune dès son premier jour de travail. Elle attend toujours…

« Pourquoi nous restons là? se demande Géraldine Fortin. Ce n’est pas pour le salaire ni pour les conditions de travail – il n’y en a pas… »

« Nous restons là pour les contacts que nous avons avec les répondants. L’aspect social de notre travail est très gratifiant. »


Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la section des négociations des membres aux OES du le site de l’AFPC.

Psst! Rendez-vous sur notre page Flickr, et vous trouverez une tonne de photos liées à la négociation des membres des OES. Il ne faut pas lâcher!

Nouvelles de l’Exécutif national

L’Exécutif national s’est réuni la semaine dernière, immédiatement après la Conférence des présidentes et présidents. Il fallait prévoir une grosse valise! Cependant, malgré la fin de semaine très occupée (mais tout de même plaisante!) qu’ils venaient de passer, nos dirigeantes et dirigeants n’ont pas perdu une seconde et se sont remis au travail.

« Nous n’avons pas arrêté de toute la fin de semaine », a dit la vice-présidente régionale adjointe de la Saskatchewan, Paulette Gaudet, qui a offert son aide un peu partout : au bureau des inscriptions, au kiosque des articles promotionnels et dans la suite de réception. Comme elle était au bureau des inscriptions, elle a pu rencontrer 90 % des membres qui ont participé à la conférence.

« J’ai vraiment apprécié voir autant de monde et pouvoir enfin mettre des visages sur les noms! »

Les membres de l’Exécutif national ont aussi profité de la réunion pour accueillir chaleureusement le nouveau vice-président régional adjoint de Terre-Neuve-et-Labrador, Bill Bennett.

« Si j’ai l’air nerveux, c’est parce que je le suis », a plaisanté Bill Bennett durant les présentations. Il sera le vice-président régional adjoint, Atlantique, responsable de Terre-Neuve-et-Labrador. Il travaille pour Parcs Canada depuis 1988.

Un des premiers points à l’ordre du jour a été l’attaque dirigée contre la formule Rand. Si les Conservateurs réussissent à éliminer la formule, les employés dans les milieux de travail syndiqués pourront décider s’ils veulent payer leurs cotisations syndicales ou non. Nous ne connaissons aucun autre fournisseur de service qui permet à ses clients de cesser de payer certains services rendus quand ils n’en ont pas envie.

« Pourquoi est-ce que seulement certaines personnes dans un milieu de travail paieraient pour quelque chose qui avantage tout le monde? » a déclaré la présidente nationale de l’AFPC, Robyn Benson, récemment, au Financial Post.

Les membres de l’Exécutif national ont convenu que le Syndicat doit mobiliser ses membres. Durant la réunion, ils ont voté en faveur de l’établissement d’un objectif selon lequel les dirigeantes et dirigeants locaux, régionaux et nationaux doivent rencontrer chaque membre individuellement d’ici la fin de 2013. La motion consacre  40 000 $ aux régions afin d’appuyer ce projet.

Malheureusement, le réaménagement des effectifs est devenu un point régulier à l’ordre du jour. Comme on l’a déjà dit, des membres qui travaillent pour la Commission de la capitale nationale et le Musée des beaux-arts du Canada ont récemment appris qu’ils perdraient leur emploi. En outre, à la suite de l’annonce récente de l’intégration de l’Agence canadienne de développement international au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, nos membres qui travaillent dans le domaine du développement se demandent ce qui les attend.

De plus, le réaménagement des effectifs est la raison pour laquelle le vice-président régional adjoint Benoit Dubeau ne fera plus partie du Syndicat des employées et employés nationaux. Dubeau a récemment trouvé un nouvel emploi.

« Benoit était un très bon adjoint. Il avait beaucoup de potentiel », a dit le vice-président régional Jean-Pierre Naud.

Malgré la mauvaise nouvelle, Jean-Pierre Naud s’est dit encouragé par les nombreux membres prêts à reprendre le flambeau.

« Je craignais d’avoir à essayer de convaincre les gens d’accepter le poste, mais on dirait plutôt qu’il faudra tenir des élections bientôt », a déclaré Jean-Pierre Naud.

À la fin de la réunion de l’Exécutif national, le dernier point régulier à l’ordre du jour avant que la séance ne soit levée a été un tour de table d’au revoir. Nous sommes convaincus que, à ce moment-là, Bill Bennett avait surmonté sa nervosité initiale.

« La semaine a été très chargée, et j’ai appris beaucoup de choses », a-t-il conclu.

« Il apprend vite. Il saura s’y retrouver rapidement », a plaisanté un membre de son équipe régionale, Angela Decker.

Bourses d’études de 2013

Au Syndicat des employées et employés nationaux, nous savons que l’éducation est un ingrédient essentiel de l’épanouissement personnel. Nous reconnaissons aussi que les obstacles à l’éducation permanente sont innombrables. C’est en partie pour cette raison que nous offrons trois bourses chaque année — pour faciliter l’accès à une éducation de qualité pour nos membres et leur famille.

Pour nos membres, une éducation soutenue par le Syndicat garantit que le travail que nous faisons au nom de nos confrères et consœurs est de la plus grande qualité.

Vous pouvez présenter votre candidature pour les bourses suivantes dès maintenant :

La bourse Laurier Auger de 2 000 $ est accordée à un membre du SEN — ou à son conjoint ou enfant à charge — qui entreprend sa première année d’études postsecondaires. La demande doit être reçue d’ici le 30 juin. Pour obtenir plus de renseignements et pour savoir comment présenter une demande, veuillez cliquer ici.

La bourse d’études pour membre adulte à un établissement d’enseignement supérieur de 1 000 $ est remise à un membre qui souhaite s’inscrire à un cours ayant un lien avec le syndicalisme. La demande doit être reçue d’ici le 31 juillet. Pour obtenir plus de renseignements et pour savoir comment présenter une demande, veuillez cliquer ici.

La bourse Alfred Papineau de 500 $ est accordée à un membre qui suit un cours à temps partiel qui lui permettra de participer plus pleinement à des activités syndicales. La demande doit être reçue d’ici le 31 août. Pour obtenir plus de renseignements et pour savoir comment présenter une demande, veuillez cliquer ici.

Les modalités relatives aux bourses se trouvent sous l’onglet « Bourses annuelles » de notre site Web.