Prix pour les années de service

La plupart des activités du Syndicat des employées et employés nationaux et de l’Alliance de la fonction publique du Canada ne seraient pas possibles sans le travail incessant de nos nombreux bénévoles.

L’Alliance de la fonction publique du Canada a toujours rendu hommage à ses agents en leur remettant une épinglette et un certificat pour souligner leurs années de service. Ces prix sont remis aux personnes qui ont accumulé 10, 15, 20, 25, 30, 35 ou 40 années de service ou aux membres honoraires ou aux membres à vie.

Si votre section locale souhaite présenter la candidature d’un membre, veuillez remplir le formulaire et joindre tous les antécédents en matière de service de la personne. Remplissez avec une attention particulière la section qui porte sur la période de service. Vous pouvez obtenir les critères d’admissibilité, ainsi que les formulaires d’applications, sur le site web de l’AFPC.

Si les récipiendaires préfèrent recevoir leur prix lors de notre congrès à Victoria, les candidatures doivent être soumises au bureau du SEN au plus tard le vendredi, 25 avril 2014.

[Note de l’éditeur: une version antérieure de cet article stipulait une date limite différente]

Jour de Martin Luther King Jr.

Bien qu’il s’agisse principalement d’une fête nationale aux États-Unis, le jour de Martin Luther King. nous donne l’occasion d’honorer l’une des voix les plus importantes du 20e siècle et un véritable ami du mouvement syndical.

En tant que militants syndicaux, vous seriez peut-être étonnés de découvrir à quel point les syndicats passionnaient Martin Luther King Jr. En fait, il croyait fermement que le mouvement des droits civiques pouvait aider le mouvement ouvrier, et inversement.

Martin Luther King prétendait que les forces opposées au travail organisé étaient les mêmes que celles défavorables à tout semblant d’égalité pour les Afro-Américains.

« La dualité des intérêts des travailleurs et des Noirs crée une crise qui nous déchire, une crise dont nous souffrons », a déclaré le leader noir dans son allocution de 1961 à la Fédération américaine du travail et Congrès des organisations industrielles.

« Les Noirs aux États-Unis lisent l’histoire des syndicats et constatent qu’elle reflète leur propre expérience. Nous sommes confrontés à des forces puissantes qui nous disent de compter sur la bonne volonté et la compréhension de ceux qui réalisent des bénéfices en nous exploitant. Ils déplorent notre mécontentement, ils n’apprécient pas notre volonté d’organisation qui nous permettrait de garantir que l’humanité l’emportera et que l’égalité sera arrachée de force. »

Martin Luther King ne mâchait pas ses mots. Le milieu syndical et les Afro-Américains à la recherche de l’équité affrontaient une menace commune : les tenants de l’extrême-droite. Selon lui, ces derniers mettaient en danger tout ce qui était convenable et juste à propos de la vie américaine.

Et parmi ces menaces d’extrême-droite se trouvait, bien sûr, la législation en matière de droit au travail (eh oui, elle existe depuis aussi longtemps!)

« Nous devons veiller à ne pas nous laisser berner par de faux slogans, tels que “droit au travail”. C’est une loi pour nous priver de nos droits civils et de notre droit au travail, a dit Martin Luther King. Son but est de détruire les syndicats et la liberté de la négociation collective grâce à laquelle les syndicats ont amélioré les salaires et les conditions de travail de tout le monde ».

Toutefois, même si les syndicats s’évertuaient à éradiquer la discrimination, ils n’étaient pas irréprochables. Certains syndicats refusaient tout simplement d’accueillir les Afro-Américains dans leurs rangs; d’autres membres de syndicats noirs se voyaient refuser l’accès aux possibilités de formation et d’éducation.

« Les travailleurs, dont l’impatience face à la justice tant attendue pour eux-mêmes a constitué une force motrice essentielle, ne peuvent manquer de comprendre l’impatience du Noir, a invoqué Martin Luther King. Selon une maxime du droit, justice trop longtemps différée est justice refusée ».

King croyait que le mouvement ouvrier occupait une position particulière dans le contexte du mouvement des droits civils, et à plus forte raison, il se devait d’éliminer la discrimination chez ses membres.

« Le mouvement syndical  a pris des mesures pour éliminer la discrimination dans ses rangs, mais la norme que l’on attend de vous est supérieure à celle qui s’applique à la collectivité en général ».

« Votre conduite doit et peut servir d’exemple pour d’autres, comme vous l’avez fait dans d’autres croisades pour la justice sociale. »

Mise à jour sur le journalisme syndical

Plus de la moitié des articles que nous publions sur notre site Web comportent des propos tenus par des membres de notre organisation, et il n’est pas rare que des articles soient entièrement rédigés par un d’entre eux. Le saviez-vous? En effet, cette manière de procéder s’inscrit dans notre engagement consistant à permettre à un plus grand nombre de membres de se faire entendre.

« Nous avons déployé énormément d’efforts pour que notre site Web devienne en quelque sorte un site de nouvelles, explique Doug Marshall, président national. Cela se traduit notamment par le fait d’établir un contact avec nos membres afin de recueillir leurs observations et de les mettre au cœur de nos activités, car ils représentent la force de notre organisation. »

« En outre, cela rend le contenu du site beaucoup plus attrayant. »

Le Syndicat des employées et employés nationaux veut encourager un plus grand nombre de membres à prendre part à son programme de journalisme syndical. Si vous êtes intéressés à rédiger un article à propos d’un événement auquel vous avez assisté ou d’une expérience que vous avez vécue, veuillez nous le faire savoir à l’adresse suivante : communications@une-sen.org.

Ceux qui craignent d’être atteints du syndrome de la page blanche n’ont pas à s’en faire : le programme est extrêmement accessible.

« Dès le départ, nous étions conscients du fait que ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec la rédaction de textes ou qui a le temps de s’adonner à cette activité, précise M. Marshall. C’est la raison pour laquelle nous avons toujours voulu permettre à nos membres de jouer le rôle de source d’information. Cela s’est révélé être la façon que nos membres privilégient afin de contribuer au contenu du site Web. »

De fait, il est arrivé que des articles soient entièrement rédigés à partir de courtes entrevues téléphoniques. Cette façon de faire permet aux membres de s’exprimer dans leurs propres mots, qui serviront de fondement à des articles plus étoffés.

À ce jour, le site Web comporte près de 400 articles. Si vous êtes intéressés à obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter l’article annonçant le lancement du programme. Pour nous faire part d’une idée d’article, communiquez avec nous à l’adresse suivante : communications@une-sen.org.

Réunion de l’Exécutif national

L’Exécutif national se réunira à Ottawa du 21 au 23 janvier. La première séance débutera à 9 h, dans la salle de conférence du SEN.

Si votre section locale veut faire inscrire un point à l’ordre du jour de cette réunion, veuillez communiquer avec votre vice-présidente régionale ou votre vice-président régional et lui fournir de l’information claire et succincte.

À propos de l’exécutif national

L’Exécutif national est responsable des politiques, des programmes et de la direction du Syndicat des employées et employés national. Entre les congrès, l’Exécutif prend des décisions importantes et élabore des politiques nous permettant de s’occuper de notre syndicat. L’Exécutif national se réunit trois fois par année pour passer en revue les activités du syndicat et pour s’assurer que celles-ci correspondent aux désirs des membres.

Biorisque en milieu de travail

Imaginez votre lieu de travail mis en quarantaine. Une équipe d’intervention en présence de matières dangereuses investit les lieux. C’est ce qui est arrivé au centre de service par la poste de Passeport Canada à Gatineau, juste avant les vacances.

À 9 h 30 le 19 décembre, une de nos membres a ouvert une enveloppe contenant de la poudre blanche. Des procédures d’urgence ont été mises en place. Après avoir mis les employés en quarantaine une partie de l’après-midi, l’équipe d’intervention en présence de matières dangereuses a jugé que la poudre était inoffensive et a autorisé nos membres à rentrer à la maison.

« Cela s’est déjà produit », a expliqué la présidente locale Rose Touhey.

Cette fois, on a prévu des précautions additionnelles (heureusement!), notamment l’isolement des employés dans l’établissement.

Toutefois, chaque situation d’urgence a ses contretemps. Dans le présent cas, des membres se sont retrouvés bloqués à l’extérieur durant une pause. On a fait venir un autobus public comme abri pour les protéger contre le froid.

Le risque d’exposition à l’agent de la maladie du charbon (ou anthrax) doit être pris très au sérieux. Une semaine à peine après les attentats terroristes du 11 septembre, des lettres à l’anthrax ont commencé à circuler. En 2001, ces lettres ont tué cinq personnes; deux d’entre elles étaient des employés des postes. De nombreuses autres ont été touchées, notamment des fonctionnaires travaillant au Sénat des États-Unis.

De notre côté de la frontière, la première « lettre à l’anthrax » a été livrée en janvier 2001 à un bureau de Citoyenneté et Immigration Canada, à Ottawa. Même s’il s’agissait d’un canular, la lettre a néanmoins entraîné la fermeture d’un édifice gouvernemental au grand complet.

La même année, Postes Canada a signalé 277 cas de panique à l’anthrax. Dans la première moitié d’octobre 2001 seulement, le FBI est intervenu dans le cadre de plus de 2 300 incidents du genre, selon Robert Mueller, directeur du FBI à l’époque.

Bien que la plupart de ces incidents se soient révélés des canulars, il faut traiter avec la plus grande prudence chaque cas où une personne aurait pu être en contact avec une menace biologique. Une lettre contenant à peine un dixième de gramme d’anthrax peut disséminer de 15 à 320 fois la dose mortelle de spores à l’ouverture de l’enveloppe. Un gramme peut répandre jusqu’à 2 680 fois la dose mortelle.

Étant donné le niveau de stress élevé, la respiration accélérée peut faire doubler ou tripler ces chiffres.

Le canular du mois dernier nous rappelle à quel point on n’est jamais trop bien préparé.

« La bonne nouvelle, c’est que nous allons élaborer une procédure améliorée », a expliqué Rose Touhey.

L’incident sera le sujet de la prochaine réunion de santé et de sécurité.

« Tout cela nous montre que, peu importe si nous sommes cols bleus ou cols blancs, nous sommes tous confrontés à des menaces en milieu de travail, a déclaré Doug Marshall, président national. C’est un rappel afin que nous soyons préparés et vigilants. »

« Je crois également que Rose Touhey et Karl Lafrenière ont traité cette situation inhabituelle avec beaucoup de professionnalisme, a ajouté Doug Marshall. Chapeau à tous les deux! »

Joyeuses Fêtes et Bonne Année!

Chères consœurs, chers confrères,

J’aimerais saisir l’occasion de vous souhaiter de joyeuses fêtes et une bonne année 2014.

Au cours de l’année dernière, j’ai été témoin de l’immense dévouement à notre cause et du renouveau de l’intérêt pour le militantisme. Les mots me manquent pour vous dire à quel point j’apprécie l’excellent travail accompli par chacun.

Soyons francs, être un militant syndical est trop souvent un travail ingrat. C’est pourtant un travail qui doit être reconnu à sa juste valeur – on ne pourrait tout simplement pas accomplir toutes les choses que nous faisons sans votre contribution.

Pour tout ce que vous faites pour notre syndicat, merci. Merci mille fois.

Si 2012 a été l’année des compressions budgétaires, 2013 a certainement été l’année où le gouvernement a décidé de nous frapper alors que nous étions déjà au tapis. À l’approche de la nouvelle année, engageons-nous à faire de 2014 l’année où nous rendrons les coups.

Comme nous aurons besoin de beaucoup de passion et d’énergie pour y arriver, n’oubliez pas de vous énergiser durant les fêtes.

Par-dessus tout, profitez de ce temps précieux entre amis et en famille pour relaxer et faire le plein d’énergie. Après tout, ce sont ces moments qui font que notre travail en vaut vraiment la peine!

Mes conseils : soyez prudent et restez au chaud. Je vous souhaite une bonne année.

En toute solidarité,

Doug Marshall
Président national
Syndicat des employées et employés nationaux

Que se passe-t-il à passeport?

Vous savez tous que le gouvernement Harper a haché menu Passeport Canada. Nous avons des nouvelles fraîches pour les membres qui travaillent maintenant pour le programme de passeport à Emploi et Développement social Canada et à Citoyenneté et Immigration Canada.

Transition un jour…

La transition en est maintenant dans sa première étape. Les responsabilités de Passeport Canada ont été transférées à Citoyenneté et Immigration Canada, et la prestation de services relève maintenant d’Emploi et Développement social Canada et du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement.

À partir d’avril 2014, l’étape 1 parviendra au point où les membres qui travaillent aux services internes et qui soutiennent directement les activités liées aux passeports seront divisés proportionnellement entre les deux ministères; autrement dit, cette transition fera en sorte que certains membres qui travaillent maintenant à Citoyenneté et Immigration Canada seront transférés à Service Canada.

« Actuellement, je peux traiter avec une seule et même personne responsable des relations de travail qui peut s’occuper de tous les anciens employés de Passeport Canada, qu’ils travaillent maintenant pour Service Canada ou pour Citoyenneté et Immigration Canada », explique Rose Touhey, vice-présidente régionale adjointe pour la région Hors Canada et présidente de la section locale 70130. « Après le 1er avril, ce ne sera plus possible, il n’y aura plus cette intégration. »

La dernière étape consiste réellement à séparer les activités du peu qui reste de Passeport Canada. Le Syndicat des employées et employés nationaux craint que cette étape entraîne l’élimination de certains postes.

« L’employeur nous a récemment dit que certains des postes aux services internes affectés au programme de Passeport à Citoyenneté et Immigration Canada sont susceptibles d’être abolis », explique le président national, Doug Marshall.

L’employeur a l’intention de réaliser ces compressions en éliminant les postes vacants et par attrition – cependant, nous n’avons reçu aucun chiffre précis.

« On nous a dit, au début, que rien ne changerait – mais, c’était seulement la première étape. »

Et puis est venu cet immense grief…

Tout a commencé lorsque certains employeurs ont décidé de ne plus appliquer la directive du Conseil du Trésor selon laquelle les employés nommés pour une durée déterminée deviennent des employés nommés pour une durée indéterminée après trois années de service.

« Les employés nommés pour une période déterminée ont déposé des griefs dans tous les principaux bureaux de passeport au Canada », déclare M. Marshall.

Après une brève discussion avec l’employeur le 6 novembre, les parties ont accepté de combiner ces griefs en un grief collectif.

« L’employeur et le syndicat ont également convenu que ces griefs seraient traités directement au troisième palier », ajoute M. Marshall.

En procédant ainsi, nous nous assurons que toute réponse reçue provient d’une personne responsable du bon niveau de prise de décision.

Les résultats de ces griefs s’appliqueront à tous les employés nommés pour une période déterminée qui étaient auparavant employés par Passeport Canada et qui continuent d’avoir ce statut dans le cadre du programme de passeports depuis le 2 août 2013 – même ceux qui n’ont pas signé les griefs collectifs initiaux.

« Le problème le plus ahurissant dans cette affaire, c’est que les employés de Passeport Canada n’ont jamais été visés par le gel qui a touché tellement d’employés nommés pour une durée déterminée dans tout le Conseil du Trésor, déclare M. Marshall. Ce gel ne les avait pas touchés parce que Passeport Canada s’autofinance; le programme continue de s’autofinancer. Par conséquent, il n’y a tout simplement aucune raison d’appliquer tout d’un coup le gel à ces employés nommés pour une durée déterminée ».

Votre vie, vous plait-elle?

Et vous, êtes-vous heureux?

Nous ne voulons pas déclencher une crise existentielle, mais c’est une question intéressante – c’est aussi une question à laquelle s’intéressent les Nations Unies pour mesurer le progrès social.

Alors, les Canadiens sont‑ils heureux? Cette année, dans le Rapport mondial de l’ONU sur le bonheur (World Happiness Report), nous figurons au sixième rang sur une liste de 156 pays. Soyons honnêtes : ici, c’est la belle vie (même si « qui vous savez » dirige le pays!).

Cependant, que révèlent les données au sujet du bonheur dans le monde et des décisions en matière de politique publique?

Selon Benjamin Radcliff, professeur de sciences politiques à l’Université Notre Dame, en Indiana, les données révèlent qu’un bon filet de sécurité social solide favorise le bonheur des êtres humains.

« La relation ne saurait être plus forte et plus claire », a écrit M. Radcliff dans un récent article d’opinion pour CNN.  « Même si les conservateurs se refusent à le croire, l’État-providence, comme ils l’appellent de manière méprisante, fonctionne. Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente à mesure que la taille de l’État augmente. Il s’avère que, la providence rend la vie des gens meilleure.

Dans son article, M. Radcliff mentionne les cinq pays en tête de liste du rapport : le Danemark, la Norvège, la Suisse, les Pays‑Bas et la Suède – des pays ayant un excellent filet de sécurité sociale et un taux élevé de syndicalisation.

C’est vrai : il se trouve qu’habiter dans un pays où les syndicats sont solides, ça vous rend heureux.

« Ce ne sont pas seulement les travailleurs qui sont membres d’un syndicat qui sont plus heureux, mais le taux global de bonheur de tous – membres et non-membres – augmente spectaculairement à mesure que le pourcentage de travailleurs qui appartiennent à un syndicat augmente. On constate que l’organisation permet aux citoyens ordinaires de s’exprimer davantage dans l’arène politique.

Les résultats ne changent pas lorsque l’on contrôle tous les autres aspects qui peuvent également avoir une incidence sur la qualité de vie, notamment le revenu, l’âge, le sexe, l’état matrimonial, la culture d’origine, l’histoire ou le niveau de développement économique. Essentiellement, le “grand gouvernement” et les syndicats favorisent également le bonheur non seulement de ceux dont le revenu familial se situe au niveau inférieur et moyen, mais de tout le monde, les riches et les pauvres, les hommes et les femmes, les conservateurs et les libéraux. »

Et ce n’est pas comme si ces pays, qui sont en tête de liste, ont été épargnés par la récente crise économique globale.

Même le Danemark, qui occupe la première place si convoitée, n’est pas encore remis de la grave crise économique. L’Agence France-Presse expliquait récemment comment les Danois restent heureux malgré les problèmes :

« L’une des choses qui rend les Danois heureux c’est la sécurité qui règne dans la société », affirme Meik Wiking, le directeur du très sérieux Institut de recherche sur le bonheur, un centre de recherche danois.

“Si on perd notre emploi, on bénéficie d’un soutien, si on tombe malade, on peut aller à l’hôpital, etc. », ajoute-t‑il.

Il semble également que le fait de payer plus d’impôts n’a aucune répercussion négative sur le bonheur des Danois : c’est au Danemark que les impôts/le PIB sont les plus élevés, suivi de la Suède.

Gardez en tête tous ces renseignements : ils vous aideront si vous vous engagez dans un débat avec un membre de votre famille plutôt conservateur durant les fêtes! Des services publics solides, c’est une chose indispensable au bonheur! C’est vrai! (Mais vous le saviez déjà, non?)

Mettons fin à la violence

Chaque année, le 6 décembre, les Canadiens prennent un moment pour se rappeler les 14 femmes qui sont mortes à cette date en 1989. C’est aussi une occasion de réfléchir à la violence sexiste et aux mesures que nous pouvons prendre pour l’éradiquer.

En 2012, un sondage réalisé par la Fondation canadienne des femmes révélait que 67 % des Canadiens connaissent au moins une femme qui a été victime d’une agression physique ou sexuelle. Même de nos jours, tous les soirs, des centaines de femmes se heurtent à une porte close parce que de nombreuses maisons d’hébergement ont atteint leur capacité maximale.

Le problème de la violence à l’égard des femmes a poussé Jennifer Chieh Ho, vice-présidente régionale, à agir au sein de sa collectivité. Pour la troisième année consécutive, une vigile à la chandelle aura lieu à Surrey, en Colombie-Britannique.

« Nous avons demandé aux invités d’apporter des vêtements chauds à donner au centre local d’hébergement pour les femmes », a expliqué Mme Chieh Ho. « Nous espérons également que les gens feront des dons en argent ».

Le soutien des centres d’hébergement pour les femmes est une cause qui tient à cœur le Syndicat des employées et employés nationaux depuis très longtemps. En Colombie-Britannique, ces centres d’hébergement sont plus que jamais essentiels pour les femmes défavorisées sur le plan économique.

« Le taux du programme d’aide au revenu de la province est absurde », a déclaré Hilla Kerner, porte‑parole pour le Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter dans un récent communiqué de presse. « Les femmes ne peuvent pas quitter leur mari violent parce que les prestations d’aide sociale qu’elles recevront ne sont pas suffisantes pour leur permettre de se loger et de nourrir leurs enfants. Les femmes se tournent vers la prostitution parce que l’aide sociale reçue ne couvre même pas les besoins les plus essentiels. Le gouvernement en place est directement responsable de la pauvreté des femmes et, par conséquent, de leur vulnérabilité à l’égard des hommes violents. »

La British Columbia Federation of Labour tiendra également une vigile à la chandelle à Vancouver; le Victoria Regional Women’s Committee de l’AFPC parraine quant à lui une vigile à Victoria.

Les personnes qui participeront à la vigile à Surrey pourront rencontrer plusieurs politiciens, dirigeants syndicaux et d’autres conférenciers – parmi eux, le vice-président exécutif régional de l’AFPC, Bob Jackson, et la vice-présidente nationale aux droits de la personne du SEN, Karoline Klüg.

Même si les événements qui se dérouleront à Vancouver et Victoria voleront probablement la vedette dans les médias locaux, pour Mme Chieh Ho il était important de tenir un événement dans sa propre ville.

« J’habite Surrey depuis 22 ans, a déclaré la militante du SEN. Je voulais organiser un événement ici. »

Elle se croise également les doigts pour que le taux de participation à la vigile à la chandelle de cette année soit très élevé.

« Dans le passé, seulement de 70 à 80 personnes se sont présentées – principalement des militants syndicaux, a mentionné la résidente de Surrey. Cette année, le message a circulé dans plusieurs autres réseaux. »

« Nous avons acquis de l’expérience et nous espérons que les participants seront plus nombreux. »

Faire des merveilles avec l’inutile!

Imaginez-vous travailler de la maison. Tentant, non? Cependant, les gens qui, comme nous, travaillent dans un bureau, tiennent certaines choses pour acquis : l’employeur a payé le bureau sur lequel nous travaillons, la chaise sur laquelle nous nous asseyons, l’électricité qui fait fonctionner nos ordinateurs, de même que les fournitures de bureau essentielles.

Par contre, pour certains de nos membres qui n’ont d’autre choix que de travailler de la maison, réussir à se faire payer les articles de bureau de base par l’employeur peut représenter tout un défi.

« On nous donne une indemnité de 30 $ par mois – et seulement lorsque nous avons travaillé suffisamment d’heures pour être admissibles », déclare Géraldine Fortin, une membre de l’équipe de négociation des employés sur le terrain à Opérations des enquêtes statistiques.

« Trente dollars par mois, ça ne couvre que le service téléphonique de base », souligne Mme Fortin.

Pour les intervieweuses et intervieweurs sur le terrain, une ligne terrestre est une des exigences de l’emploi.

« Le bureau sur lequel je travaille, c’est moi qui l’ai acheté. La chaise que j’utilise, c’est moi qui l’ai achetée, précise Mme Fortin. Et que ma chaise soit ergonomique ou pas, l’employeur s’en moque. »

Elle a également dû payer de sa poche le tableau d’affichage, les tablettes et la filière verrouillable qui meublent son bureau.

Mme Fortin utilise l’ancienne chambre de sa fille comme bureau. Elle explique qu’elle ne peut plus se servir du garde-robe pour mettre ses effets personnels puisqu’il renferme désormais du matériel de l’employeur.

« Je ne cesse de retourner plein de choses à l’employeur, déclare Mme Fortin. Mais le garde‑robe déborde toujours. »

En effet, Mme Fortin affirme qu’elle reçoit souvent d’énormes colis de son employeur – parfois, elle reçoit jusqu’à cinq boîtes de la taille d’un panier à linge!

Il est important de se rappeler que les heures des intervieweuses et intervieweurs sur le terrain sont précaires. Par conséquent, il est encore plus difficile d’établir un budget pour les choses que l’employeur devrait, en fait, payer. Selon Mme Fortin, il y a des intervieweuses et des intervieweurs qui ne peuvent tout simplement pas se payer les articles de bureau de base… ils travaillent donc dans leur lit ou à la table de la cuisine.

Il va sans dire que plusieurs points doivent être réglés durant la ronde actuelle de négociations.

De la frustration chronique à la création artistique

Pour Suzanne Bélanger, déléguée syndicale en chef de la section locale 10040, tout cet attirail qui envahissait sa maison est devenu une occasion de s’exprimer.

« Statistique Canada nous envoie beaucoup de paperasse et beaucoup d’enveloppes, explique Mme Bélanger. Nous pouvons bien sûr tout mettre dans le recyclage – mais je me suis dit que je pouvais certainement faire quelque chose avec ça. »

« Tout ce papier, je trouvais ça aberrant. Alors j’ai eu l’idée d’en faire des paniers. »

Elle s’est mise au travail et a fabriqué des paniers aux formes complexes avec les enveloppes déjà utilisées. Le produit final est en fait une œuvre géniale d’art conceptuel. Cependant, Mme Bélanger affirme que son intention première n’était que d’utiliser les paniers pour ranger du matériel dans son bureau à la maison – mettre de l’ordre, utiliser quelque chose qui jusque‑là encombrait sa maison.

« Je suis très manuelle, vous savez », déclare Mme Bélanger, qui ajoute que la confection des paniers n’était qu’une façon d’occuper ses soirées.

Et, jusqu’à présent, les paniers font sensation auprès de ses amis militants syndicaux.

« Si cela peut donner une vision différente de nos activités et attirer l’attention sur nos conditions de travail… ce serait une bonne chose! »