Votre vie, vous plait-elle?

Et vous, êtes-vous heureux?

Nous ne voulons pas déclencher une crise existentielle, mais c’est une question intéressante – c’est aussi une question à laquelle s’intéressent les Nations Unies pour mesurer le progrès social.

Alors, les Canadiens sont‑ils heureux? Cette année, dans le Rapport mondial de l’ONU sur le bonheur (World Happiness Report), nous figurons au sixième rang sur une liste de 156 pays. Soyons honnêtes : ici, c’est la belle vie (même si « qui vous savez » dirige le pays!).

Cependant, que révèlent les données au sujet du bonheur dans le monde et des décisions en matière de politique publique?

Selon Benjamin Radcliff, professeur de sciences politiques à l’Université Notre Dame, en Indiana, les données révèlent qu’un bon filet de sécurité social solide favorise le bonheur des êtres humains.

« La relation ne saurait être plus forte et plus claire », a écrit M. Radcliff dans un récent article d’opinion pour CNN.  « Même si les conservateurs se refusent à le croire, l’État-providence, comme ils l’appellent de manière méprisante, fonctionne. Dans le monde occidental, la qualité de vie augmente à mesure que la taille de l’État augmente. Il s’avère que, la providence rend la vie des gens meilleure.

Dans son article, M. Radcliff mentionne les cinq pays en tête de liste du rapport : le Danemark, la Norvège, la Suisse, les Pays‑Bas et la Suède – des pays ayant un excellent filet de sécurité sociale et un taux élevé de syndicalisation.

C’est vrai : il se trouve qu’habiter dans un pays où les syndicats sont solides, ça vous rend heureux.

« Ce ne sont pas seulement les travailleurs qui sont membres d’un syndicat qui sont plus heureux, mais le taux global de bonheur de tous – membres et non-membres – augmente spectaculairement à mesure que le pourcentage de travailleurs qui appartiennent à un syndicat augmente. On constate que l’organisation permet aux citoyens ordinaires de s’exprimer davantage dans l’arène politique.

Les résultats ne changent pas lorsque l’on contrôle tous les autres aspects qui peuvent également avoir une incidence sur la qualité de vie, notamment le revenu, l’âge, le sexe, l’état matrimonial, la culture d’origine, l’histoire ou le niveau de développement économique. Essentiellement, le “grand gouvernement” et les syndicats favorisent également le bonheur non seulement de ceux dont le revenu familial se situe au niveau inférieur et moyen, mais de tout le monde, les riches et les pauvres, les hommes et les femmes, les conservateurs et les libéraux. »

Et ce n’est pas comme si ces pays, qui sont en tête de liste, ont été épargnés par la récente crise économique globale.

Même le Danemark, qui occupe la première place si convoitée, n’est pas encore remis de la grave crise économique. L’Agence France-Presse expliquait récemment comment les Danois restent heureux malgré les problèmes :

« L’une des choses qui rend les Danois heureux c’est la sécurité qui règne dans la société », affirme Meik Wiking, le directeur du très sérieux Institut de recherche sur le bonheur, un centre de recherche danois.

“Si on perd notre emploi, on bénéficie d’un soutien, si on tombe malade, on peut aller à l’hôpital, etc. », ajoute-t‑il.

Il semble également que le fait de payer plus d’impôts n’a aucune répercussion négative sur le bonheur des Danois : c’est au Danemark que les impôts/le PIB sont les plus élevés, suivi de la Suède.

Gardez en tête tous ces renseignements : ils vous aideront si vous vous engagez dans un débat avec un membre de votre famille plutôt conservateur durant les fêtes! Des services publics solides, c’est une chose indispensable au bonheur! C’est vrai! (Mais vous le saviez déjà, non?)

Mettons fin à la violence

Chaque année, le 6 décembre, les Canadiens prennent un moment pour se rappeler les 14 femmes qui sont mortes à cette date en 1989. C’est aussi une occasion de réfléchir à la violence sexiste et aux mesures que nous pouvons prendre pour l’éradiquer.

En 2012, un sondage réalisé par la Fondation canadienne des femmes révélait que 67 % des Canadiens connaissent au moins une femme qui a été victime d’une agression physique ou sexuelle. Même de nos jours, tous les soirs, des centaines de femmes se heurtent à une porte close parce que de nombreuses maisons d’hébergement ont atteint leur capacité maximale.

Le problème de la violence à l’égard des femmes a poussé Jennifer Chieh Ho, vice-présidente régionale, à agir au sein de sa collectivité. Pour la troisième année consécutive, une vigile à la chandelle aura lieu à Surrey, en Colombie-Britannique.

« Nous avons demandé aux invités d’apporter des vêtements chauds à donner au centre local d’hébergement pour les femmes », a expliqué Mme Chieh Ho. « Nous espérons également que les gens feront des dons en argent ».

Le soutien des centres d’hébergement pour les femmes est une cause qui tient à cœur le Syndicat des employées et employés nationaux depuis très longtemps. En Colombie-Britannique, ces centres d’hébergement sont plus que jamais essentiels pour les femmes défavorisées sur le plan économique.

« Le taux du programme d’aide au revenu de la province est absurde », a déclaré Hilla Kerner, porte‑parole pour le Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter dans un récent communiqué de presse. « Les femmes ne peuvent pas quitter leur mari violent parce que les prestations d’aide sociale qu’elles recevront ne sont pas suffisantes pour leur permettre de se loger et de nourrir leurs enfants. Les femmes se tournent vers la prostitution parce que l’aide sociale reçue ne couvre même pas les besoins les plus essentiels. Le gouvernement en place est directement responsable de la pauvreté des femmes et, par conséquent, de leur vulnérabilité à l’égard des hommes violents. »

La British Columbia Federation of Labour tiendra également une vigile à la chandelle à Vancouver; le Victoria Regional Women’s Committee de l’AFPC parraine quant à lui une vigile à Victoria.

Les personnes qui participeront à la vigile à Surrey pourront rencontrer plusieurs politiciens, dirigeants syndicaux et d’autres conférenciers – parmi eux, le vice-président exécutif régional de l’AFPC, Bob Jackson, et la vice-présidente nationale aux droits de la personne du SEN, Karoline Klüg.

Même si les événements qui se dérouleront à Vancouver et Victoria voleront probablement la vedette dans les médias locaux, pour Mme Chieh Ho il était important de tenir un événement dans sa propre ville.

« J’habite Surrey depuis 22 ans, a déclaré la militante du SEN. Je voulais organiser un événement ici. »

Elle se croise également les doigts pour que le taux de participation à la vigile à la chandelle de cette année soit très élevé.

« Dans le passé, seulement de 70 à 80 personnes se sont présentées – principalement des militants syndicaux, a mentionné la résidente de Surrey. Cette année, le message a circulé dans plusieurs autres réseaux. »

« Nous avons acquis de l’expérience et nous espérons que les participants seront plus nombreux. »

Faire des merveilles avec l’inutile!

Imaginez-vous travailler de la maison. Tentant, non? Cependant, les gens qui, comme nous, travaillent dans un bureau, tiennent certaines choses pour acquis : l’employeur a payé le bureau sur lequel nous travaillons, la chaise sur laquelle nous nous asseyons, l’électricité qui fait fonctionner nos ordinateurs, de même que les fournitures de bureau essentielles.

Par contre, pour certains de nos membres qui n’ont d’autre choix que de travailler de la maison, réussir à se faire payer les articles de bureau de base par l’employeur peut représenter tout un défi.

« On nous donne une indemnité de 30 $ par mois – et seulement lorsque nous avons travaillé suffisamment d’heures pour être admissibles », déclare Géraldine Fortin, une membre de l’équipe de négociation des employés sur le terrain à Opérations des enquêtes statistiques.

« Trente dollars par mois, ça ne couvre que le service téléphonique de base », souligne Mme Fortin.

Pour les intervieweuses et intervieweurs sur le terrain, une ligne terrestre est une des exigences de l’emploi.

« Le bureau sur lequel je travaille, c’est moi qui l’ai acheté. La chaise que j’utilise, c’est moi qui l’ai achetée, précise Mme Fortin. Et que ma chaise soit ergonomique ou pas, l’employeur s’en moque. »

Elle a également dû payer de sa poche le tableau d’affichage, les tablettes et la filière verrouillable qui meublent son bureau.

Mme Fortin utilise l’ancienne chambre de sa fille comme bureau. Elle explique qu’elle ne peut plus se servir du garde-robe pour mettre ses effets personnels puisqu’il renferme désormais du matériel de l’employeur.

« Je ne cesse de retourner plein de choses à l’employeur, déclare Mme Fortin. Mais le garde‑robe déborde toujours. »

En effet, Mme Fortin affirme qu’elle reçoit souvent d’énormes colis de son employeur – parfois, elle reçoit jusqu’à cinq boîtes de la taille d’un panier à linge!

Il est important de se rappeler que les heures des intervieweuses et intervieweurs sur le terrain sont précaires. Par conséquent, il est encore plus difficile d’établir un budget pour les choses que l’employeur devrait, en fait, payer. Selon Mme Fortin, il y a des intervieweuses et des intervieweurs qui ne peuvent tout simplement pas se payer les articles de bureau de base… ils travaillent donc dans leur lit ou à la table de la cuisine.

Il va sans dire que plusieurs points doivent être réglés durant la ronde actuelle de négociations.

De la frustration chronique à la création artistique

Pour Suzanne Bélanger, déléguée syndicale en chef de la section locale 10040, tout cet attirail qui envahissait sa maison est devenu une occasion de s’exprimer.

« Statistique Canada nous envoie beaucoup de paperasse et beaucoup d’enveloppes, explique Mme Bélanger. Nous pouvons bien sûr tout mettre dans le recyclage – mais je me suis dit que je pouvais certainement faire quelque chose avec ça. »

« Tout ce papier, je trouvais ça aberrant. Alors j’ai eu l’idée d’en faire des paniers. »

Elle s’est mise au travail et a fabriqué des paniers aux formes complexes avec les enveloppes déjà utilisées. Le produit final est en fait une œuvre géniale d’art conceptuel. Cependant, Mme Bélanger affirme que son intention première n’était que d’utiliser les paniers pour ranger du matériel dans son bureau à la maison – mettre de l’ordre, utiliser quelque chose qui jusque‑là encombrait sa maison.

« Je suis très manuelle, vous savez », déclare Mme Bélanger, qui ajoute que la confection des paniers n’était qu’une façon d’occuper ses soirées.

Et, jusqu’à présent, les paniers font sensation auprès de ses amis militants syndicaux.

« Si cela peut donner une vision différente de nos activités et attirer l’attention sur nos conditions de travail… ce serait une bonne chose! »

Parlons de la santé mentale

Le 3 décembre est la Journée internationale des personnes handicapées. Depuis sa première année d’existence, en 1992, la Journée a pour but de « promouvoir et de faire mieux comprendre les enjeux qui touchent les personnes handicapées, et à susciter de nouveaux appuis en ce qui concerne la dignité, les droits et le bien-être des personnes handicapées ».

Les Nations Unies ajoutent que cette journée est également l’occasion de « faire connaître les avantages qui découlent de la participation des personnes handicapées à tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle ».

Ces dernières années, l’Alliance de la fonction publique du Canada et le Syndicat des employées et employés nationaux se sont attaqués à la stigmatisation associée à la santé mentale et ont tenté de fournir à leurs militantes/militants des outils leur permettant d’aider les membres qui ont des problèmes de santé mentale. En fait, la santé mentale était le principal sujet de la Conférence nationale sur la santé et la sécurité de l’AFPC de 2013 qui avait comme slogan « la santé mentale au travail ».

Le syndicat essaie de régler ce problème. Cependant, je n’ai pas l’impression que le Conseil du trésor fasse des efforts pour fournir à ses gestionnaires et spécialistes des ressources humaines des outils de ce genre. Lorsqu’il fait face à un employé qui a des problèmes de santé mentale, l’employeur réagit trop souvent de façon prévisible en évaluant sa capacité à travailler – en espérant bien sûr que l’employé sera jugé inapte au travail. L’employeur se dit tout simplement que si l’employé n’est plus dans le milieu de travail, qu’il s’est débarrassé du problème.

Cette attitude doit changer.

Les personnes handicapées devraient avoir le droit de travailler dans un environnement où on les accepte et les considère comme égales aux autres personnes. Selon les Nations Unies :

« L’article 27 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées reconnaît aux personnes handicapées, sur la base de l’égalité avec les autres, le droit au travail, notamment à la possibilité de gagner leur vie en accomplissant un travail librement choisi ou accepté sur un marché du travail et dans un milieu de travail ouverts. »

Il est grand temps que le Conseil du Trésor fournisse les bons outils aux gestionnaires et aux spécialistes des ressources humaines. C’est ce qu’il faut pour bâtir des environnements de travail accessibles et ouverts.

Cet article a été rédigé par Geoff Ryan, le représentant national de l’équité pour les personnes handicapées du Syndicat des employées et employés nationaux, dans le cadre du programme de journalisme syndical du SEN. Si vous désirez en apprendre davantage, cliquez ici – si vous désirez proposer un article ou si vous avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

Redonner à la collectivité

Chaque année, pendant la période des Fêtes, le Syndicat des employées et employés nationaux choisit d’aider un organisme caritatif. Cette année, le choix de l’Exécutif national s’est porté sur la région de l’Atlantique parce qu’elle n’avait pas été sélectionnée depuis longtemps. Ce dimanche, un don de 1 000 $ sera offert à l’organisme Christmas Daddies.

Son téléthon est l’un des plus anciens en Amérique du Nord — et il est entièrement dirigé par des bénévoles! Depuis ses débuts en 1964, il a permis d’amasser 27 millions de dollars pour aider des enfants issus de familles défavorisées. Les fonds servent à acheter des cadeaux de Noël, notamment des jouets et des vêtements — ils servent également à acheter des produits de première nécessité comme de la nourriture, ou à payer le chauffage. Ils peuvent aussi être versés sous d’autres formes d’aide financière.

Le téléthon sera diffusé en direct de Sydney, Halifax,  Moncton et Charlottetown le dimanche 1er décembre.

« Ce n’est pas juste un téléthon pour Noël », explique le vice-président de l’Exécutif national, Eddie Kennedy, qui assistera au téléthon de Sydney. « L’argent amassé servira à aider les personnes qui ont besoin d’une aide financière, peu importe leurs croyances religieuses. »

Tandis que plus de 13 000 emplois ont été créés au Canada au cours du dernier mois, de nombreuses provinces sont encore aux prises avec un taux de chômage élevé. Le taux de chômage en Nouvelle-Écosse a récemment augmenté et se situe maintenant à 9,1 %. Au cours de la dernière année, seules la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse ont vu leur taux de chômage augmenter.

« Dans l’île du Cap-Breton, en particulier, on connaît d’importantes difficultés économiques, déclare M. Kennedy, qui est lui‑même citoyen de l’île. Le taux de chômage est supérieur à 15 %, et dans bien des familles, il y a au moins une personne qui doit s’exiler pour le travail tout simplement pour pouvoir envoyer de l’argent à sa famille. »

Le Syndicat des employées et employés nationaux fait depuis plus de dix ans maintenant des dons pendant le temps des Fêtes, c’est‑à‑dire qu’il a choisi d’appuyer des causes importantes plutôt que d’envoyer des cartes de Noël à ses membres. L’année dernière, le Syndicat des employées et employés nationaux a fait un don à la banque alimentaire d’Inuvik.

Qui dit du bien des syndicats?

Pour les syndicats, les éloges sont plutôt rares. Croyez‑nous … nous en savons quelque chose!

Cependant, la semaine dernière, nous sommes tombés sur quelques bons articles qui faisaient l’éloge des syndicats. Comme nous faisons habituellement plutôt l’objet de critiques, nous avons décidé de vous parler de ces articles … (vous savez, donner de bonnes nouvelles pour faire changement!).

Tout d’abord, dans le cadre de sa série sur le paradoxe des richesses qui porte sur l’écart entre les revenus au Canada, Greg Keenan, du Globe and Mail, souligne que les syndicats représentaient une des forces permettant de lutter contre l’inégalité des revenus — le fait que, malheureusement, la diminution des adhésions à un syndicat est un facteur qui contribue à l’écart actuel de revenu. (Décidément, il y a toujours une mauvaise nouvelle qui se cache quelque part — nous sommes désolés!).

« La diminution des emplois syndiqués a des répercussions dans tous les secteurs de l’économie — notamment parce que lorsqu’un nombre suffisant de travailleuses et travailleurs sont membres d’un syndicat, leur niveau de salaire et d’avantages établit des normes que doivent habituellement respecter les entreprises non syndiquées. »

La stagnation des salaires est un problème, et la difficulté de monter dans l’échelle sociale en est un autre. Les études postsecondaires représentent une façon de gravir les échelons; cependant, selon cet article, les emplois syndiqués sont comme « un véritable billet à destination de la classe moyenne » pour les travailleuses/travailleurs qui n’ont pas de diplôme.

Au sud de la frontière, où l’écart de revenu est le plus grand parmi toutes les sociétés industrialisées, les syndicats ont également été décrits de manière positive par une personne qui aura bientôt une forte influence sur l’économie mondiale.

La semaine dernière, durant son audience d’approbation devant le Sénat pour devenir présidente de la Réserve fédérale, l’actuelle vice‑présidente, Janet Yellen, a souligné que le déclin des syndicats était l’un des facteurs qui contribuaient à l’inégalité des revenus, ce qu’elle considère comme un « problème très grave » aux États‑Unis.

« Le dirigeant de la Réserve fédérale figurent parmi les personnes les plus influentes sur la planète », a souligné Cenk Uygur, animateur et cofondateur de The Young Turks, une émission d’actualité progressiste diffusée sur Internet.

« Personne ne peut nier que lorsque la personne responsable de la Réserve fédérale dit qu’il faut renforcer les syndicats et mettre frein à la déréglementation de Wall Street cela n’augmente pas les probabilités d’au moins atténuer le fossé qui sépare les riches et les pauvres », a déclaré l’influent Ben Mankiewicz.

Par ailleurs, Les Simpsons ont eux aussi présenté les syndicats d’une manière positive dimanche dernier. Dans cet épisode en particulier sur le monde du travail, Lisa Simpson convainc un groupe de meneuses de claque sous‑payées et exploitées de se syndiquer.

« Ne vous inquiétez pas, la négociation collective nous permettra d’obtenir des concessions », déclare Lisa … avant d’adopter un discours mieux adapté à son public.

« On va les faire reculer, les faire reculer, les faire reculer. Vous croirez pas ça. Ils vont signer un nouveau contrat. Parce que le pouvoir des syndicats, on niaise pas avec ça! »

Mike LeBlanc, amateur des Simpsons et vice‑président régional adjoint de la région de l’Atlantique a dit que le dernier épisode était particulièrement d’actualité.

« Les Simpsons sont en fait le reflet de ce qui se passe dans la société, a déclaré M. Leblanc. Peut‑être que les gens se rendent enfin compte que les syndicats sont une bonne chose. »

M. LeBlanc a dit qu’il était heureux de voir Lisa, le personnage le plus progressiste de l’émission, lutter contre les pratiques déloyales de travail.

« De plus, une partie de l’émission m’a rappelé ma propre expérience au sein de l’équipe de négociation », a‑t‑il ajouté.

Dans cette scène en particulier, le richissime patron texan déclare « D’accord. Je vais y penser pour ensuite dire non de la manière la plus gentille possible. »

Attention! (On va vous dire comment ça finit…)

Heureusement pour les meneuses de claque, elles finissent par gagner la bataille contre leur employeur et obtenir une augmentation de salaire (malheureusement aux détriments des vendeurs de cacahuètes non syndiqués!).

Avez‑vous entendu des histoires favorables sur les syndicats? N’hésitez pas à les écrire dans les commentaires! Encore mieux, vous pouvez les raconter sur notre page Facebook ou nous envoyer un gazouillis à l’adresse @mon_SEN.

Des réunions formidables et de la pizza aussi!

On a reçu des tonnes de revendications contractuelles à l’intention du Conseil du Trésor et de Parcs Canada, vendredi dernier (par pur hasard, c’était la date limite pour le faire…)! Cela signifie d’une part que nos membres cherchent clairement à jouer un rôle actif dans le processus de négociation collective, et d’autre part qu’ils ont organisé pas mal de réunions pour discuter de revendications contractuelles.

Pour savoir ce qui s’est passé durant ces réunions, nous avons communiqué avec quelques présidents de sections locales qui ont bien voulu nous renseigner.

Dans la magnifique province qu’est la Colombie-Britannique, la présidente de la section locale, Lise Tataryn, a déclaré que les discussions ont été très fructueuses.

« On a parlé de l’assurance invalidité, des congés de maladie et des prestations d’assurance‑maladie complémentaires, a précisé Mme Tataryn. Il est important d’avoir de telles discussions. »

Les membres de la section locale 20106 ont utilisé le programme de revendications de l’AFPC pour Parcs Canada pour guider leurs discussions tout au long de la réunion.

« On était d’accord avec quelques‑unes des propositions du programme et ce sont celles‑là que nous avons voulu appuyer », a ajouté Mme Tataryn.

Mme Tataryn a conclu en expliquant que l’on avait attiré les membres à la réunion avec de la pizza et des rafraîchissements. Miam miam! Cela dit, elle aimerait connaître d’autres idées pour attirer les membres aux réunions syndicales.

Vous avez une idée à communiquer à Lise et nous tous? Veuillez laisser un commentaire ci‑dessous.

Au Manitoba, Richard Landry, de la section locale 50316, a dit que sa réunion avait nécessité un peu plus de coordination parce que ses membres sont dispersés dans cinq édifices — c’est aussi une section locale polyvalente qui représente, entre autres, des membres qui sont employés par Statistique Canada, les membres qui travaillent au bureau de passeport et ceux et celles qui travaillent pour Bibliothèque et Archives Canada.

« On a essayé de faire en sorte qu’il soit facile pour le plus de personnes possible d’assister à la réunion », a déclaré M. Landry.

En plus de promettre de la pizza, tactique classique utilisée pour attirer les membres à la réunion, M. Landry a dit avoir également mis des affiches sur tous les babillards du syndicat et avoir déposé des dépliants sur tous les bureaux.

À quoi ressemblent les discussions sur la négociation collective dans une section locale polyvalente?

« Les priorités sont différentes d’un milieu de travail à un autre, a expliqué le président de la section locale. En ce qui a trait à notre bureau, un des points qui nous intéressaient sérieusement était les congés compensatoires. » À l’endroit où travaille M. Landry, beaucoup d’heures supplémentaires sont souvent nécessaires — en fait, nous avons discuté avec lui pendant qu’il faisait un double quart de travail. Aïe!

Au‑delà des revendications contractuelles, cette réunion en particulier a mené à certaines discussions passionnantes au sujet de la mobilisation de nos membres.

« Nous avons eu une bonne discussion au sujet de la promotion de l’image de notre section dans les lieux de travail, a expliqué M. Landry. Dans le passé, on sentait une attitude négative face au syndicat. »

« On veut présenter le syndicat de manière positive. On veut créer des relations positives avec les membres — plutôt que de sortir de nulle part et leur demander de nous consacrer du temps chaque fois que nous organisons une réunion. »

La Journée du Souvenir Trans – le 20 novembre

La Journée du Souvenir Trans, qu’est-ce que c’est? C’est une journée que nous tous, membres de la communauté des transgenres, dédions à la mémoire de nos disparus, c’est-à-dire à nos frères et à nos  sœurs qui ont perdu la vie parce qu’ils étaient des transgenres — parce qu’ils ont osé être eux-mêmes.

Ils ont été tués par l’intolérance et les préjugés.

Ils ont été tués parce qu’ils ne correspondaient pas à l’image que certaines personnes se font de ce que doit être un homme ou une femme.

Peu importe leur origine ethnique, leur religion, leur âge ou leur nationalité, ils ont connu une mort horrible : ils ont été battus ou poignardés, tués par balles, décapités, écrasés sous les roues d’une voiture…

Si nous honorons leur mémoire, c’est qu’il est important de saluer la bravoure et le courage dont ils ont fait preuve, car ils voulaient être honnêtes avec eux-mêmes et vivre dans la peau de la personne qu’ils désiraient être.

Nous devons à tout prix de nous souvenir d’eux – car ce qu’ils ont subi, nous aurions tout aussi bien pu le subir.

En 2013 seulement, selon les données réunies par l’organisme Transgender Europe, 238 transgenres ont été assassinés.

Nous, les transgenres, savons que cela pourrait aussi nous arriver – et que nous n’avons pas le choix : nous devons continuer de nous battre pour nos droits et pour pouvoir vivre en sécurité. Et c’est à nous de nous lever et de clamer : « Ça suffit! »

C’est pourquoi nous vous prions, le 20 novembre, d’avoir une pensée pour nos frères et nos sœurs disparus. Pensez à eux, ne les oubliez pas dans vos prières. Si vous le pouvez, participez à l’une des célébrations organisées dans votre collectivité à l’occasion de la Journée du Souvenir Trans. Mais avant tout, nous vous demandons de soutenir les efforts déployés par tous ceux qui cherchent à faire reconnaître les droits des transgenres dans tous les pays du monde.

Tous ensemble, faisons cesser le massacre.

Vous pouvez obtenir la liste des personnes dont nous célébrons la mémoire en vous rendant sur le site www.transgenderdor.org

Kate Hart est représentante nationale de l’équité pour les gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres du Syndicat des employées et employés nationaux. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du SEN. Si vous désirez en apprendre davantage, cliquez ici – si vous désirez proposer un article ou si vous avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

Dernière chance: Conférences sur la négo

Bonnes nouvelles : si vous souhaitez participer à votre conférence sur la négociation en tant que déléguée ou délégué, il reste encore du temps pour poser votre candidature. Le SEN a rapporté la date limite au 22 novembre pour les unités de négociations appartenant au Conseil du Trésor ou à Parcs Canada.

Vous pouvez poser votre candidature à l’aide de ce formulaire.

Bientôt, les trois dirigeants nationaux passeront en revue l’ensemble des candidatures et choisiront les délégués de la conférence sur la négociation. Étant donné le nombre de places limité, ils choisiront les membres de manière à assurer la diversité sur les plans géographique et professionnel, ainsi que la représentation des femmes et des groupes d’équité.

Si vous avez des questions, veuillez consulter les questions fréquemment posées sur la négociation collective ou envoyez-nous un courriel à l’adresse communications@une-sen.org.

Revoyez votre vocabulaire!

Vu que les activités des Jeux autochtones au Brésil sont en plein essor, nous avons pensé que ceci serait l’occasion toute parfaite pour discuter de notre vocabulaire.

Nous avons saisi l’occasion pour parler à Survival International, organisme qui défend les droits des peuples indigènes.

Survival a récemment lancé une campagne, intitulée Racisme dans les médias, qui vise à attirer l’attention sur l’usage abusif de certains mots qui, depuis des siècles, déprécient les peuples indigènes et les dépeignent comme étant dans un état de transition inévitable vers les sociétés industrialisées.

Ces idées sont inhérentes à l’utilisation de termes comme « primitif » et « âge de pierre ».

« “Primitif” est un des mots utilisés dans les médias », dit Kayla Wieche, une porte-parole de Survival International.

« C’est un exemple de racisme à l’endroit des peuples indigènes de dire que, d’une certaine manière, les sociétés industrialisées sont plus avancées que les peuples indigènes – voilà le message que véhicule vraiment le mot “primitif”. »

Et, bien sûr, il n’y a qu’un pas entre décrire un peuple comme étant « primitif » ou comme « vivant encore à l’âge de pierre » et le fait de décider que les sociétés industrialisées savent ce dont ce peuple a besoin.

Wieche dit que le mot a récemment été utilisé abondamment dans une critique de livre parue dans le Wall Street Journal.

« J’ai été très choquée de voir un tel racisme dans un grand journal américain. »

Survival International demande instamment à ses alliés d’envoyer des cartes électroniques à ceux qui doivent sérieusement revoir le langage qu’ils utilisent.

L’organisme vient de lancer une autre campagne semblable destinée à l’Inde, où de tels mots sont employés librement sans réfléchir. La campagne aura pour titre « Proud, not primitive » (fier, et non primitif).

Quels autres mots devrions-nous retirer de notre vocabulaire? Laissez un commentaire plus bas!