Pinnochio a de la compétition!

Oups!

Il s’avère que Tony Clement s’est « trompé » sur les congés de maladie. En fin de compte, les fonctionnaires ne prennent pas 18.26 congés de maladie par an, après tout.

Aujourd’hui, le bureau parlementaire des budgets a publié un rapport indiquant que les fonctionnaires prennent en moyenne 11.52 congés de maladie par an.

Pour être clair, cette moyenne est en harmonie avec celle de nos homologues dans le secteur privé, qui prennent 11.3 congés de maladie par an.

Aidez-nous à diffuser le message sur Facebook et Twitter! laissez pas Tony mentir aux Canadiens… encore une fois!

Tournés vers l’avenir

La région Hors Canada a tenu son colloque régional le week-end dernier. La région comprend des membres syndiqués qui travaillent aux ministères anciennement connus sous le nom de ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, de l’Agence canadienne de développement international et de Pɑsseport Canada.

Comme il y a eu d’importantes modifications au sein de ces ministères, les sujets de discussion ne manquaient pas.

« Pɑsseport Canada se sépare en deux et l’ACDI fusionne avec le MAECD. Je pense qu’il est juste de dire que ma région est touchée », a dit le vice-président régional adjoint, Karl Lafrenière.

M. Lafrenière a souligné que la section locale de l’ACDI a été particulièrement touchée; elle est devenue la plus petite section locale de sa région, place anciennement occupée par sa section locale de Pɑsseport Canada.

« Comme les deux organismes fusionnent, on ne peut s’empêcher de craindre de possibles compressions budgétaires », a expliqué le président de la section locale, Gordon McAllister, qui représente les membres du MAECD. Cela dit, il est convaincu que le colloque du week-end dernier a pavé la voie vers un meilleur avenir pour les membres du MAECD et de l’ACDI.

« Sur une note plus positive, les deux sections locales ont accepté de travailler en étroite collaboration, a expliqué M. McAllister. J’ai invité leurs dirigeants à notre prochaine assemblée générale annuelle. »

Il planifie également d’autres réunions conjointes de la section locale de l’ACDI pour mieux comprendre les enjeux de chaque milieu de travail.

« De mon point de vue, c’est l’un des grand succès de ce colloque; d’avoir une étroite collaboration entre ces deux sections locales. »

Autre fait notable au sujet de ce colloque : les jeunes travailleuses/travailleurs se sont présentés en grand nombre. Pour Anna Borgognoni, jeune travailleuse de la section locale 70044, ce colloque a été son baptême du SEN.

« En me présentant à l’événement, j’étais très nerveuse et je ne savais pas à quoi m’attendre, a admis Mme Borgognoni. Le groupe m’a rapidement accueillie, m’a fourni des renseignements, a répondu à toutes mes questions, et m’a fait sentir que je faisais déjà partie de l’équipe. »

« C’est la première fois que je goûtais aux activités syndicales, moi qui suis nouvelle dans le domaine, et j’ai bien apprécié. »

Mme Borgognoni ajoute qu’elle a plus particulièrement apprécié l’activité où il fallait rédiger les résolutions, le débat fictif qui a suivi et la séance de remue-méninges pour les campagnes de sensibilisation.

« L’exposé de samedi sur Twitter et celui de dimanche sur l’action politique ont fait sensation », a déclaré la vice-présidente régionale, Heather Brooker.

« La foule était tellement enthousiaste! Je crois qu’il est clair que l’action politique par les médias sociaux, c’est notre avenir. »

Karl Lafrenière a renchéri en disant que, selon lui, ses membres ont pu faire le lien entre les deux exposés.

« Les gens ne savent pas combien d’outils nous avons au bout des doigts pour communiquer avec nos membres, a­‑t‑il déclaré. Au moins dix personnes m’ont dit qu’elles repartaient avec des idées géniales; je sais qu’elles sont liées aux médias sociaux. »

« Les gens étaient très heureux. Tout ça leur a donné de l’énergie. »

Au cas où vous auriez l’impression que le colloque s’est passé sans incident, rappelons que, samedi, les responsables de l’hôtel ont transféré une famille entière dans notre suite de réception. Aïe!

Heureusement, le problème a été réglé et les membres ont pu passer du bon temps ensemble sans déranger des inconnus qui essayent de dormir.

« Habituellement, les trois sections locales n’ont pas beaucoup d’occasions de se réunir, a expliqué M. Lafrenière. C’était bien de pouvoir échanger. »

Psst! Nous avons des photos du colloque sur notre page Flickr.

Exécutif national – mise à jour

L’Exécutif national a tenu une réunion très dense le mois dernier à Ottawa. Pendant que la ville était prise au piège mortel d’un froid intense, les dirigeants de notre syndicat étaient enflammés et prêts à s’atteler à l’administration de notre syndicat.

« J’ai trouvé le contenu très dense », a admis Mme Hayley Millington, qui venait tout juste d’être élue représentante nationale de l’équité pour les femmes.

À juste titre, la rencontre a été particulièrement intense pour Mme Millington, qui en était à sa première réunion de l’Exécutif national.

« Il faut traiter une grande quantité d’information, a-t-elle ajouté. De plus, le processus m’a réellement impressionnée. Des gens différents étaient réunis autour de la table et ils étaient pourtant en mesure de collaborer afin de faire progresser les choses. »

« Chacun est différent, mais tous ont le même objectif. »

Par ailleurs, assurément l’un des objectifs principaux ces temps-ci consiste à mobiliser nos membres. Durant la réunion, l’Exécutif national a renouvelé son engagement afin de sensibiliser le plus grand nombre possible de membres dans le cadre de la campagne sur la carte de solidarité.

Article apparenté : Regardez la vidéo mettant en vedette Mme Robyn Benson au sujet de la campagne sur la carte-solidarité.

À l’instar de nombreux autres, Mme Millington craint que les dirigeants syndicaux, à tous les échelons, ne soient confrontés à une certaine apathie. C’est pourquoi elle estime que l’engagement est essentiel.

« Je m’efforce d’être active au sein de ma section, déclare-t-elle avec fierté. Quand le moment est venu de signer ces cartes de solidarité, je parle aux membres dans le hall. Je les interpelle et je fais de mon mieux pour qu’ils participent. »

« Pour ceux d’entre nous qui militent, il est parfois difficile d’établir des liens afin de les rejoindre, explique Mme Millington. Parfois, nous nous sentons un peu mal à l’aise de les aborder parce que nous ne savons pas trop comment ils vont réagir. Mais maintenant, c’est le bon moment pour les mobiliser. »

L’Exécutif national a également fait l’éloge du processus amélioré de négociation à l’intention des unités de négociation uniques. Contrairement aux unités de négociation du Conseil du Trésor et de Parcs Canada, les unités de négociation uniques doivent rédiger les revendications sans pouvoir s’appuyer sur un programme de demandes.

« Les sections ne devraient pas être laissées à elles-mêmes au moment de déterminer les modifications à apporter à leur convention collective », a expliqué Doug Marshall, président national.

« Dorénavant, nous jouerons un rôle plus actif afin d’aider ces sections à formuler des revendications », a-t-il précisé.

Par exemple, si une question particulière fait constamment l’objet d’un grief, le SEN peut suggérer de présenter une demande visant à régler cette question. Chaque milieu de travail ayant sa propre culture (et ses contretemps), cette approche personnalisée pour négocier devrait contribuer à l’obtention de solides conventions collectives.

« Nous avons reçu des commentaires formidables à cet égard, a ajouté M. Marshall. Nous sommes impatients d’offrir un plus grand soutien et de collaborer beaucoup plus étroitement avec les dirigeants locaux. »

Préparez-vous, le congrès approche!

Cela résume la lettre d’invitation, envoyée aujourd’hui, annonçant officiellement le début imminent du congrès de 2014. Cette année, le congrès aura lieu à Victoria, en Colombie-Britannique, du 10 au 15 août.

La lettre d’invitation a été envoyée à toutes les sections locales au début de la journée – elle renferme des renseignements importants à l’intention de toutes les sections locales qui souhaitent participer au congrès (donc, pour toutes les sections locales!).

« À ce stade, la conformité de chaque section locale devrait constituer la priorité, a déclaré le président national, Doug Marshall. La prochaine étape consistera à tenir des élections en vue de la nomination des déléguées et délégués au congrès, ainsi qu’à commencer à réfléchir aux résolutions qui devraient être présentées au congrès. »

Une lettre traitant exclusivement des résolutions vous sera envoyée sous peu.

Le Syndicat des employées et employés nationaux a également préparé une trousse d’inscription au congrès qui vient compléter la lettre d’invitation. Cette trousse renferme une liste de vérification fort utile à l’intention des sections locales et des déléguées et délégués, de même que l’ensemble des formulaires dont auront besoin les déléguées et délégués, les suppléantes et suppléants, ainsi que les observatrices et observateurs.  Les personnes qui n’ont encore jamais mis les pieds sur l’île de Vancouver seront heureuses d’apprendre que la trousse renferme aussi des photos époustouflantes de Victoria.

Étant donné qu’un congrès aura lieu cette année, nous encourageons tous nos membres à consulter régulièrement leurs courriels et notre site Web pour obtenir plus de renseignements. Vous ne voulez rien manquer? Suivez-nous sur Facebook et Twitter ou abonnez-vous à notre bulletin électronique.

Les membres qui souhaitent mettre leurs coordonnées à jour peuvent le faire en cliquant ici.

Qu’est-il arrivé à Africville?

Un article écrit par Céline Ahodekon

Quand Ben René, agent de communication du SEN, m’a demandé récemment d’écrire un article sur le sujet, je n’avais jamais entendu parler de la collectivité noire d’Africville. J’ai découvert, à ma grande stupéfaction, qu’on avait violé des  droits fondamentaux des gens de cette collectivité, et que cela s’est passé il n’y a pas si longtemps que ça.

Fermez les yeux un instant et imaginez la scène : la maison dans laquelle vous vivez va être rasée parce que quelqu’un, quelque part, a jugé que vos conditions de vie ne lui conviendraient pas. Mais cette personne ne vous prive pas seulement de votre maison, elle vous prive également de votre terre.

Comment vous sentez-vous?

Eh bien, c’est exactement ce qui s’est passé dans la plus ancienne et la plus importante collectivité noire d’Halifax – Africville –, qui s’était établie dans la ville plus d’un siècle plus tôt.

Il faut dire que la collectivité noire d’Africville devait se débrouiller sans des services de base comme l’eau potable, des routes pavées ou l’électricité; pourtant, elle se tirait bien d’affaire – jusqu’à ce que le conseil municipal d’Halifax déclare qu’Africville est un bidonville et envoie des camions à benne pour y faire le ménage. Et c’est ainsi que la population d’Africville est arrivée dans son nouveau lieu de résidence… dans la benne d’un camion1.

Un homme qui sortait de l’hôpital a découvert à sa sortie qu’il n’avait plus de maison2.

C’est toute la collectivité qui a été anéantie. Paradoxalement, les résidents arrachés à leur maison ont dû s’installer dans des logements publics eux-mêmes abandonnés3. Comment cela a-t-il été possible? Les gouvernements ne devraient-ils pas toujours tenter d’améliorer les choses?

Dans le cas qui nous occupe, les habitants d’Africville sont passés de conditions de vie médiocres à des conditions de vie encore pires…

À mon avis, ce que les autres disent importe peu : le chez-soi, c’est le lieu où vivent nos souvenirs. Africville, c’était le chez-soi de ces gens. C’était peut-être un des pires bidonvilles du pays, c’était quand même un milieu de vie pour ses résidents.

Un ancien résident résume la situation de cette façon : « Nous n’avons pas seulement perdu le toit au-dessus de nos têtes : la collectivité noire d’Africville a perdu sa joie de vivre, sa culture, son identité et, en conséquence, son âme4. »

« Les habitants d’Africville ne pouvaient pas compter sur une organisation qui aurait défendu ses droits », affirme un participant dans un documentaire5. Encore une fois, chers confrères et chères consœurs, cet épisode me rappelle que, pour gagner une bataille, nous devons nous serrer les coudes et montrer qu’une attaque contre un est une attaque contre tous.

Ensemble, nous sommes plus forts!

Quel était le véritable motif de la destruction du quartier noir d’Africville, à Halifax (Nouvelle-Écosse) et du déplacement de ses habitants? Nous ne le saurons jamais vraiment. Toutefois, bien des choses ont changé depuis. Le site d’Africville est aujourd’hui un parc. Et les gens qui ont été évincés subissent toujours les contrecoups de la perte de leur chez-soi.

Chers confrères, chères consœurs, février est le Mois de l’histoire des Noirs. Profitons de l’occasion pour lire et en apprendre davantage sur le parcours, l’histoire et les réalisations des Noirs du Canada.

Céline Ahodekon est représentante du groupe d’équité des minorités visibles pour le Syndicat national des employées et employés nationaux. Elle est également déléguée syndicale de la section locale 20278, dont les membres sont les employés du Lieu historique national du Fort-Langley et le bureau de parcs à Vancouver, en Colombie-Britannique.

Céline dit qu’elle se fait souvent demander, à Fort-Langley, si elle est historienne. La question la fait rire, et elle répond : « Je suis une femme d’affaires. J’ai un diplôme en administration des affaires avec concentration en vente et marketing de l’Université Laval. Je peux tout vendre, si je crois au produit et s’il m’inspire confiance. »

« Je crois qu’il faut protéger le riche et magnifique patrimoine naturel et culturel du Canada afin que les Canadiennes et les Canadiens en profitent aujourd’hui et dans les années à venir. »

Si vous désirez en apprendre davantage sur Africville, Mme Ahodekon vous propose de visionner  le film Remember Africville (en anglais) de Shelagh Mackenzie, d’une durée de 35 minutes, à partir du site de l’Office national du film du Canada. Nous vous encourageons également à suivre les hyperliens figurant dans les notes de bas de page.


[1] Encyclopédie canadienne, Africville. (en anglais)
[2] Idem
[3] Idem
[4] Archives numériques de la SRC, Officials hail Africville relocation. (en anglais)
[5] Idem

Prix des droits de la personne – mise à jour!

En octobre dernier, à la Conférence sur les droits de la personne, Joyce Hendy a reçu notre Prix des droits de la personne, remis chaque année. Nous avons récemment pris des nouvelles de Joyce afin d’en savoir davantage sur sa contribution au sein de notre syndicat et de lui poser des questions sur les droits de la personne.

Avant 1990, le Comité des droits de la personne (ou, comme on l’a déjà appelé, le Comité de la promotion de l’égalité) comprenait des représentants désignés plutôt que des représentants élus.

« Ils étaient désignés par leur vice-président [régional] respectif ou le président national, a expliqué Joyce. Cette façon de faire présentait toutefois un inconvénient : ils ne pouvaient pas agir comme porte‑parole officiel au sein de l’Exécutif national – ils rendaient des comptes par l’entremise du président national. »

Dans le cadre de son travail, jusqu’au congrès de 1990, Joyce Hendy a présidé un comité au sein duquel le poste de vice-président des droits de la personne est devenu un poste élu, qui a droit de parole à l’Exécutif national.

En outre, le comité de Joyce a incité notre organisme à adopter une politique claire et inclusive en matière d’aide aux familles.

« [Le Syndicat des employées et employés nationaux] a été l’un des premiers à se doter d’une telle politique, a déclaré Joyce. Et il demeure un chef de file au chapitre des frais couverts par une telle politique en ce qui a trait aux obligations familiales des militants. »

Selon elle, la Politique d’aide aux familles favorise la participation équitable des militants ayant de telles obligations à leur syndicat.

Le chemin parcouru

Beaucoup de choses ont changé dans le domaine des droits de la personne depuis 1987, lorsque Joyce a commencé à militer à l’échelle nationale.

« Les comités sur l’équité n’existaient pas, a expliqué Mme Hendy. La parité salariale n’était pas mise en pratique, les droits des personnes gaies n’étaient pas à l’ordre du jour, les questions touchant les Premières nations n’étaient pas abordées, et personne n’a jamais estimé que les problèmes de santé mentale relevaient du domaine des droits de la personne ou que les syndicats devaient s’en occuper.

« Le syndicat dont je suis devenue membre dans les années 1980 n’est pas le même que celui que nous connaissons aujourd’hui, a-t-elle renchéri. Le changement le plus marquant a été l’inclusion et la participation des différents groupes visés par l’équité.

« L’inclusion de tous nos membres dans le processus décisionnel fait de nous un meilleur syndicat. »

Regard vers l’avenir

À l’instar de la plupart d’entre nous, Joyce Hendy reconnaît que le syndicat doit relever des défis de taille. Elle a souligné un marché qui se mondialise de plus en plus de même qu’un climat antisyndical grandissant. Face à ces deux enjeux, les syndicats auront du mal à conserver les gains qu’ils ont réalisés.

« Le défi sera de sensibiliser nos jeunes membres, nos nouveaux membres, afin qu’ils soient informés des victoires remportées au fil des ans et des raisons pour lesquelles il faut continuer de faire progresser les choses », a déclaré Mme Hendy.

« Parmi ces travailleurs, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas à quel point la lutte a été difficile pour obtenir ces droits. »

Article apparenté : Renseignez-vous au sujet de Cheryl Aucoin, la plus récente lauréate du Prix des droits de la personne en 2007.

Prix pour les années de service

La plupart des activités du Syndicat des employées et employés nationaux et de l’Alliance de la fonction publique du Canada ne seraient pas possibles sans le travail incessant de nos nombreux bénévoles.

L’Alliance de la fonction publique du Canada a toujours rendu hommage à ses agents en leur remettant une épinglette et un certificat pour souligner leurs années de service. Ces prix sont remis aux personnes qui ont accumulé 10, 15, 20, 25, 30, 35 ou 40 années de service ou aux membres honoraires ou aux membres à vie.

Si votre section locale souhaite présenter la candidature d’un membre, veuillez remplir le formulaire et joindre tous les antécédents en matière de service de la personne. Remplissez avec une attention particulière la section qui porte sur la période de service. Vous pouvez obtenir les critères d’admissibilité, ainsi que les formulaires d’applications, sur le site web de l’AFPC.

Si les récipiendaires préfèrent recevoir leur prix lors de notre congrès à Victoria, les candidatures doivent être soumises au bureau du SEN au plus tard le vendredi, 25 avril 2014.

[Note de l’éditeur: une version antérieure de cet article stipulait une date limite différente]

Jour de Martin Luther King Jr.

Bien qu’il s’agisse principalement d’une fête nationale aux États-Unis, le jour de Martin Luther King. nous donne l’occasion d’honorer l’une des voix les plus importantes du 20e siècle et un véritable ami du mouvement syndical.

En tant que militants syndicaux, vous seriez peut-être étonnés de découvrir à quel point les syndicats passionnaient Martin Luther King Jr. En fait, il croyait fermement que le mouvement des droits civiques pouvait aider le mouvement ouvrier, et inversement.

Martin Luther King prétendait que les forces opposées au travail organisé étaient les mêmes que celles défavorables à tout semblant d’égalité pour les Afro-Américains.

« La dualité des intérêts des travailleurs et des Noirs crée une crise qui nous déchire, une crise dont nous souffrons », a déclaré le leader noir dans son allocution de 1961 à la Fédération américaine du travail et Congrès des organisations industrielles.

« Les Noirs aux États-Unis lisent l’histoire des syndicats et constatent qu’elle reflète leur propre expérience. Nous sommes confrontés à des forces puissantes qui nous disent de compter sur la bonne volonté et la compréhension de ceux qui réalisent des bénéfices en nous exploitant. Ils déplorent notre mécontentement, ils n’apprécient pas notre volonté d’organisation qui nous permettrait de garantir que l’humanité l’emportera et que l’égalité sera arrachée de force. »

Martin Luther King ne mâchait pas ses mots. Le milieu syndical et les Afro-Américains à la recherche de l’équité affrontaient une menace commune : les tenants de l’extrême-droite. Selon lui, ces derniers mettaient en danger tout ce qui était convenable et juste à propos de la vie américaine.

Et parmi ces menaces d’extrême-droite se trouvait, bien sûr, la législation en matière de droit au travail (eh oui, elle existe depuis aussi longtemps!)

« Nous devons veiller à ne pas nous laisser berner par de faux slogans, tels que “droit au travail”. C’est une loi pour nous priver de nos droits civils et de notre droit au travail, a dit Martin Luther King. Son but est de détruire les syndicats et la liberté de la négociation collective grâce à laquelle les syndicats ont amélioré les salaires et les conditions de travail de tout le monde ».

Toutefois, même si les syndicats s’évertuaient à éradiquer la discrimination, ils n’étaient pas irréprochables. Certains syndicats refusaient tout simplement d’accueillir les Afro-Américains dans leurs rangs; d’autres membres de syndicats noirs se voyaient refuser l’accès aux possibilités de formation et d’éducation.

« Les travailleurs, dont l’impatience face à la justice tant attendue pour eux-mêmes a constitué une force motrice essentielle, ne peuvent manquer de comprendre l’impatience du Noir, a invoqué Martin Luther King. Selon une maxime du droit, justice trop longtemps différée est justice refusée ».

King croyait que le mouvement ouvrier occupait une position particulière dans le contexte du mouvement des droits civils, et à plus forte raison, il se devait d’éliminer la discrimination chez ses membres.

« Le mouvement syndical  a pris des mesures pour éliminer la discrimination dans ses rangs, mais la norme que l’on attend de vous est supérieure à celle qui s’applique à la collectivité en général ».

« Votre conduite doit et peut servir d’exemple pour d’autres, comme vous l’avez fait dans d’autres croisades pour la justice sociale. »

Mise à jour sur le journalisme syndical

Plus de la moitié des articles que nous publions sur notre site Web comportent des propos tenus par des membres de notre organisation, et il n’est pas rare que des articles soient entièrement rédigés par un d’entre eux. Le saviez-vous? En effet, cette manière de procéder s’inscrit dans notre engagement consistant à permettre à un plus grand nombre de membres de se faire entendre.

« Nous avons déployé énormément d’efforts pour que notre site Web devienne en quelque sorte un site de nouvelles, explique Doug Marshall, président national. Cela se traduit notamment par le fait d’établir un contact avec nos membres afin de recueillir leurs observations et de les mettre au cœur de nos activités, car ils représentent la force de notre organisation. »

« En outre, cela rend le contenu du site beaucoup plus attrayant. »

Le Syndicat des employées et employés nationaux veut encourager un plus grand nombre de membres à prendre part à son programme de journalisme syndical. Si vous êtes intéressés à rédiger un article à propos d’un événement auquel vous avez assisté ou d’une expérience que vous avez vécue, veuillez nous le faire savoir à l’adresse suivante : communications@une-sen.org.

Ceux qui craignent d’être atteints du syndrome de la page blanche n’ont pas à s’en faire : le programme est extrêmement accessible.

« Dès le départ, nous étions conscients du fait que ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec la rédaction de textes ou qui a le temps de s’adonner à cette activité, précise M. Marshall. C’est la raison pour laquelle nous avons toujours voulu permettre à nos membres de jouer le rôle de source d’information. Cela s’est révélé être la façon que nos membres privilégient afin de contribuer au contenu du site Web. »

De fait, il est arrivé que des articles soient entièrement rédigés à partir de courtes entrevues téléphoniques. Cette façon de faire permet aux membres de s’exprimer dans leurs propres mots, qui serviront de fondement à des articles plus étoffés.

À ce jour, le site Web comporte près de 400 articles. Si vous êtes intéressés à obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter l’article annonçant le lancement du programme. Pour nous faire part d’une idée d’article, communiquez avec nous à l’adresse suivante : communications@une-sen.org.

Réunion de l’Exécutif national

L’Exécutif national se réunira à Ottawa du 21 au 23 janvier. La première séance débutera à 9 h, dans la salle de conférence du SEN.

Si votre section locale veut faire inscrire un point à l’ordre du jour de cette réunion, veuillez communiquer avec votre vice-présidente régionale ou votre vice-président régional et lui fournir de l’information claire et succincte.

À propos de l’exécutif national

L’Exécutif national est responsable des politiques, des programmes et de la direction du Syndicat des employées et employés national. Entre les congrès, l’Exécutif prend des décisions importantes et élabore des politiques nous permettant de s’occuper de notre syndicat. L’Exécutif national se réunit trois fois par année pour passer en revue les activités du syndicat et pour s’assurer que celles-ci correspondent aux désirs des membres.