Un appel pour un avenir inclusif et durable

Par Prabir Roy

La Journée internationale des personnes en situation de handicap (JIPH), fêtée annuellement le 3 décembre, est un puissant rappel à célébrer les réalisations et les contributions des personnes en situation de handicap. Proclamée en 1992 par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette journée souligne également les défis persistants avec lesquels ces personnes composent. « Amplifier le leadership des personnes handicapées pour un avenir inclusif et durable », soit le thème de 2024, met l’accent sur une vérité absolue : les personnes en situation de handicap ne sont pas de simples participantes dans la lutte pour l’inclusivité; ce sont elles qui mènent la lutte. Les expériences qu’elles ont vécues, leur perspective, et leur détermination sont des éléments fondamentaux pour façonner des lieux de travail, des communautés, et des systèmes qui conviennent à tout le monde, de façon équitable.

Le militantisme syndical, un moteur de changement. En tant que dirigeant syndical et militant, je vois quotidiennement la façon dont les barrières systémiques inhibent les personnes en situation de handicap dans le lieu de travail, au Canada. En dépit de lois comme la Loi canadienne sur l’accessibilité, bon nombre de travailleurs peinent à avoir accès à des chances égales et à un traitement équitable. Les syndicats sont particulièrement bien positionnés pour combattre ces inégalités et lutter pour un avenir où l’inclusion des personnes en situation de handicap fait partie intégrante de chaque aspect du lieu de travail.

Les syndicats jouent un rôle critique dans le démantèlement de ces obstacles. Le rôle du militantisme syndical va au-delà de plaider pour l’accessibilité. Il consiste également à exiger le changement systémique, à favoriser l’équité, et à créer des lieux de travail propices aux débouchés gratifiants pour que les personnes en situation de handicap puissent diriger et s’épanouir. Ensemble, nous luttons solidairement contre l’exclusion et nous bâtissons une culture d’inclusion et de justice.

Faire tomber les barrières au Canada. Si le Canada a fait des progrès dans la promotion de l’accessibilité, des écarts majeurs subsistent : (i) le taux d’emploi des personnes en situation de handicap traîne derrière les moyennes nationales; (ii) bon nombre de lieux de travail ne sont pas entièrement accessibles, ce qui contribue à perpétuer l’exclusion; (iii) les rôles de direction dans les secteurs privé et public incluent rarement les personnes en situation de handicap, ce qui prive les organismes de perspectives diverses et d’idées innovatrices. Ces défis persistent non pas en raison d’un manque de solutions, mais plutôt en raison d’une absence de volonté de mettre ces solutions en pratique. Cela doit changer.

Helen Keller, une militante des droits des personnes en situation de handicap a un jour dit :
«  Tout seuls, nous ne pouvons accomplir que très peu; ensemble, nous pouvons accomplir tellement de choses. »

Ses mots trouvent véritablement un écho dans le mouvement syndical, mettant ainsi l’accent sur le pouvoir de l’action collective afin de créer un changement important. De la même façon, Swami Vivekananda, un philosophe indien, nous rappelle la force intérieure :
«  Tous les pouvoirs sont en vous; vous pouvez absolument tout réaliser. Croyez en cela et ne croyez pas que vous êtes faible. »

Ces citations nous inspirent à reconnaître la résilience et le potentiel des personnes en situation de handicap, et à nous unir en tant qu’alliés pour défendre leur leadership et leurs droits.

Selon moi, le leadership va au-delà d’occuper des postes de pouvoir; il est question d’influencer le changement et de façonner les politiques qui reflètent les expériences vécues des personnes qui sont touchées par ces politiques. Pour concrétiser cette vision, nous devons : (i) habiliter le leadership en appuyant les personnes en situation de handicap dans des rôles de leadership au sein de syndicats, de lieux de travail, et de collectivités afin de garantir que leur perspective façonne l’avenir; (ii) exiger des comptes en préconisant l’adoption de politiques et de pratiques qui vont au-delà de la conformité, et qui mettent plutôt l’accent sur l’équité, la dignité, et la participation gratifiante; et (iii) favoriser la collaboration en travaillant de concert —syndicats, employeurs, décideurs, et collectivités — pour lutter contre les barrières systémiques et créer des espaces véritablement inclusifs.

Alors que nous soulignons la JIPH 2024, j’invite les membres de syndicats, les alliés et l’ensemble des Canadiens à réfléchir sur le rôle qu’ils jouent dans la création d’une société véritablement inclusive. Reconnaissons le potentiel de leadership des personnes en situation de handicap, célébrons leurs contributions, et travaillons collectivement pour abattre les barrières systémiques.

Le rôle des syndicats a toujours été de favoriser le pouvoir collectif et la justice. En cette JIPH, renouvelons notre engagement envers un avenir où chaque individu, quelles que soient ses capacités, peut diriger, contribuer, et s’épanouir. Ensemble, nous pouvons bâtir un Canada qui valorise chaque voix, accepte véritablement l’inclusion, et ne laisse personne derrière.

Prabir Roy est le représentant national de l’équité pour les personnes handicapées du SEN.

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Par Mireille Jaillet

Une femme est tuée toutes les dix minutes, quelle honte!
C’est la réalité de notre monde, qui blâmer au bout du compte?
La violence faite aux femmes et aux filles partout s’accroît
Trop d’entre elles sont muettes, réduites au silence, cachant leur désarroi.

Le 25 novembre – Une journée à commémorer et à se remémorer
Trois sœurs Mirabal assassinées par un dictateur abhorré.
Comme tant d’autres, elles ne jouissaient d’aucune protection.
Aucune protection pour les filles forcées à subir une excision.

Ou même pour celles violentées par leur partenaire intime.
Comme si elles n’ont aucune valeur, qu’elles ne font jamais rien de légitime.
La violence et le harcèlement sexuels sont un problème omniprésent.
Comme la traite de personnes, un foutu cauchemar effrayant.

Que dire de toute cette violence innommable.
Sinon qu’elle est tout simplement impardonnable.
Comment pouvons-nous lutter contre la violence faite aux femmes et aux filles?
En leur offrant partout un meilleur accès à plus qu’une éducation de pacotille.

Nous pouvons fournir des fonds, donner à ces femmes accès à du capital
Leur permettre de s’émanciper et de sortir de ce périple létal.
Les faire participer à la prise de décisions, leur offrir une place à la table
Mobiliser nos alliés pour les soutenir et rendre tout obstacle surmontable

Il faut parler haut et fort, tendre la main, agir et faire ce qu’il faut d’ailleurs
Pour qu’ensemble nous bâtissions un monde bien plus juste et meilleur.

Mireille Jaillet est la représentante nationale du SEN de l’équité pour les femmes

Journée du souvenir trans

Par Danielle Palmer

La Journée du souvenir trans est le 20 novembre 2024. C’est une tradition annuelle qui a été créée en 1999 par la militante transgenre Gwendolyn Ann Smith. Il s’agit d’une veillée ayant pour but d’honorer le souvenir des personnes transgenres perdues aux mains de la violence transphobe. Cette veillée annuelle a été instaurée à la suite du meurtre de Rita Hester, une femme transgenre noire assassinée en 1998.

« La Journée du souvenir trans a pour but de souligner les pertes que nous avons subies en raison de l’intolérance et de la violence transphobes. Je sais ce que c’est de devoir lutter pour nos droits, d’abord et avant tout le droit d’exister, tout simplement. Devant ceux et celles qui cherchent à effacer les personnes trans – parfois de la manière la plus brutale imaginable –, il est d’une importance vitale de se souvenir de ceux et celles que nous avons perdu∙e∙s et de continuer notre lutte pour la justice. »

– Gwendolyn Ann Smith, fondatrice de la Journée du souvenir trans

(lien vers l’article (disponible uniquement en anglais) : https://www.huffpost.com/entry/transgender-day-of-remembrance-why-we-remember_b_2166234)

Avec la montée de la haine anti-trans et l’augmentation du nombre de mesures législatives transphobes qui sont adoptées, il est important d’être là pour nos ami∙e∙s, notre famille, nos collègues et nos compatriotes qui font partie de la communauté 2ELGBTQ+. S’il vous plaît, prenez le temps de trouver à un événement de la Journée du souvenir trans dans votre communauté le 20 novembre et d’y assister. Votre solidarité et votre soutien sont nécessaires.

Vous pouvez également souligner la Journée du souvenir trans en faisant ce qui suit :

  1. Assister à des événements : Assistez à des rassemblements locaux pour la Journée du souvenir trans, à des veillées à la chandelle et à des mémoriaux. C’est une manière d’être solidaire avec la communauté transgenre, de se souvenir de ceux et celles que nous avons perdu∙e∙s. Prenez part aux événements locaux de la Fierté pendant toute l’année !
  2. Partager des témoignages de personnes transgenres : Que ce soit un témoignage personnel ou une histoire qui vous a touché∙e, partagez des expériences qui mettent en lumière les difficultés subies par les personnes transgenres et la raison pour laquelle l’acceptation est réellement essentielle.
  3. Soutenir des organisations transgenres : Si vous êtes en mesure de le faire, venez en aide aux groupes fournissant des services essentiels comme des soins de santé, un soutien en santé mentale et la défense des droits des personnes transgenres. Chaque contribution compte.
  4. S’exprimer en faveur du changement : Défendez des politiques qui protègent les personnes transgenres contre la discrimination et qui promeuvent la sécurité et l’inclusion.
  5. Exalter les voix transgenres : Utilisez vos réseaux sociaux ou toute autre plateforme pour amplifier les voix des militant∙e∙s et défenseur∙e∙s des droits transgenres. La diffusion de leur travail et de leurs perspectives peut réellement avoir un impact.
  6. Apprendre et s’éduquer : Continuez à vous instruire sur les questions et termes transgenres et sur la manière dont nous pouvons respecter et soutenir l’identité de genre d’autrui et encourager les autres à faire de même.

Danielle Palmer est la représentante nationale du SEN de l’équité pour les personnes 2SLGBTQ+.

Conférence sur la négociation avec le Conseil du Trésor : invitation aux groupes d’équité et aux jeunes

Les conventions collectives des groupes PA, TC, SV et EB viendront à échéance en 2025.

  • Groupe PA (Services des programmes et de l’administration) : 20 juin 2025
  • Groupe TC (Services techniques) : 21 juin 2025
  • Groupe EB (Enseignement et bibliothéconomie) : 30 juin 2025
  • Groupe SV (Services de l’exploitation) : 4 août 2025

L’AFPC tiendra une conférence sur la négociation pour les membres de ces groupes du 19 au 23 février 2025 à Montréal.

La conférence a pour but de prioriser les questions qui seront négociées avec l’employeur. Les personnes déléguées y éliront également leurs équipes de négo respectives.

Il est essentiel que tous les groupes d’équité aient leur mot à dire. C’est pourquoi on encourage les membres autochtones, racisés, 2SLGBTQIA+ et ayant un handicap, les femmes et les jeunes (35 ans ou moins) à participer à la conférence.

  • Pour être admissible, vous devez être membre du groupe PA, TC, SV ou EB, occuper une charge au sein de votre section locale et avoir milité pour des causes syndicales.

Ça vous intéresse? Présentez votre demande de participation avant le 16 décembre.

Réunion de l’exécutif national – du 26 au 28 novembre

Veuillez noter que la prochaine réunion de l’Exécutif national se tiendra du 25 au 28 novembre, 2024 de 9 h à 17 h à l’hôtel Lord Elgin à Ottawa. La première journée commencera par une séance de formation sur la justice sociale du Programme d’apprentissage mixte (AFPC). Dans l’après-midi, les membres entendront le directeur de la représentation des membres et des relations de travail du SEN, Douglas Hill, expliquer comment respecter le devoir de représentation équitable du syndicat.

Conformément à l’article 7 du règlement interne 2, « les sections locales peuvent envoyer, à leurs frais, des observateurs aux réunions de l’Exécutif ».

S’il y a des points que votre section locale voudrait faire inscrire à l’ordre du jour de cette réunion, veuillez les faire parvenir à votre vice-président(e) régional(e) et lui communiquer les renseignements nécessaires pour que la personne puisse présenter ces questions à l’exécutif.

Le SEN pleure la perte de Karsten Heuer, de Parcs Canada

Karsten Heuer était un biologiste, et un défenseur de la faune et de l’environnement, un conteur, un auteur à succès, un époux, un père, un fils et un ami. Il était aussi un membre du SEN à Parcs Canada, et il est décédé le 5 novembre dernier. Nos pensées et nos prières accompagnent la famille et les amis de Karsten, à qui nous souhaitons offrir nos condoléances.

Vous pouvez en apprendre plus sur cet homme extraordinaire en consultant la page Web de l’initiative de conservation de Yellowstone jusqu’au Yukon (Yellowstone to Yukon Conservation Initiative) – https://y2y.net/blog/thank-you-karsten/

*Merci aux responsables de la page Facebook de l’Association de Garde de Parc National d’avoir communiqué l’information.

Présentez vos revendications

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) est la responsable principale des négociations collectives.

Toutefois, le Syndicat des employées et des employés nationaux (SEN) soutient ce processus de plusieurs façons :

  • Avant que les négociations débutent, le SEN se charge de recueillir les revendications de ses membres.
  • C’est l’occasion de vous exprimer et de parler des aspects particuliers à améliorer dans votre convention collective.
  • Vos équipes de négociation de l’AFPC, qui compte des membres du SEN, négocient avec votre employeur pour que les changements demandés par les membres soient réalisés.
  • La demande de commentaires est l’occasion de vous faire entendre et de soumettre vos revendications en vue de la prochaine période de négociation.

Le but principal de ce communiqué est d’expliquer ce que vous ou les membres de votre section locale devez faire pour présenter des revendications et participer au processus.

Dates à retenir :

Date limite pour la soumission des revendications sur le portail de l’AFPC – 15 novembre 2024.

Date limite pour l’inscription à la conférence nationale sur la négociation– 13 décembre 2024.

Comment puis-je soumettre mes revendications?

  • Nous encourageons les sections locales à tenir une réunion avec leurs membres pour discuter de leurs priorités et de leurs propositions de revendications.
  • Chaque membre a aussi le droit de soumettre des revendications.
  • Une fois les revendications rédigées et convenues, nous encourageons les membres à les soumettre, ici :
  •  

Revendication contractuelle | Alliance de la Fonction publique du Canada (syndicatafpc.ca)

Que se passe-t-il après la soumission de mes revendications?

  • Le SEN examine toutes les revendications soumises.
  • Pendant cet examen, le SEN s’assure que les revendications reflètent les besoins et les valeurs du syndicat.
  • Le SEN apporte également des modifications sommaires et établit une liste des priorités des revendications soumises.
  • Pour les prochaines périodes de négociations, l’AFPC a établi une limite de 25 revendications par unité de négociation (25 pour l’unité PA, 25 pour l’unité TC, 25 pour l’unité SV et 25 pour l’unité EB).
  • Toutes les revendications seront évaluées et doivent refléter les intérêts de tous les membres du syndicat.

Comment l’AFPC établit-elle l’ordre de priorité des revendications?

  • L’AFPC tient une conférence nationale sur la négociation, qui doit se tenir du 19 au 23 février 2025, à l’hôtel Westin de Montréal.
  • C’est pendant la conférence sur la négociation que les délégué.e.s examinent les revendications, définissent les priorités et planifient les prochaines périodes de négociations.

Comment puis-je m’impliquer?

  • Les membres de l’équipe de négociation sont élus lors des conférences nationales sur la négociation.
  • Si vous assistez à la conférence à titre de délégué.e, vous pouvez présenter votre candidature pour faire partie de l’équipe de négociation.
  • Si vous désirez assister à la conférence, veuillez remplir le questionnaire ci-joint et donner votre nom au SEN.
  • Les dirigeantes nationales et les dirigeants nationaux du SEN examineront toutes les candidatures et sélectionneront les délégué.e.s à la conférence sur la négociation.
  • Veuillez noter que, conformément à la politique NG 1 du SEN, au moment de choisir les délégué.e.s qui assisterons à la conférence nationale sur la négociation, la priorité sera accordée aux délégué.e.s des sections locales qui ont soumis des propositions de revendications.
  • Les places sont limitées! Les délégué.e.s sont sélectionnés de manière à assurer la diversité des situations géographiques, des emplois et des groupes visés par l’équité.

Veuillez envoyer votre candidature à Emily Gault-Due à Emily.Gault-Due@une-sen.org

Comprendre la discrimination fondée sur l’apparence : une forme de discrimination cachée

Sam Padayachee
Activiste social, fier membre du SEN

La discrimination fondée sur l’apparence est une forme de discrimination sociale subtile, mais très puissante. Elle renvoie au fait de juger les personnes selon que leurs caractéristiques physiques respectent plus ou moins les normes de beauté européennes ou eurocentriques. Même si le concept est peu connu, il affecte profondément les personnes des communautés racialisées, changeant la façon dont elles sont perçues, traitées et évaluées dans diverses sphères de la vie.

Pour bien comprendre la discrimination fondée sur l’apparence, il est essentiel de saisir qu’elle ne tient pas uniquement à la race, mais plutôt aux caractéristiques physiques spécifiques des différents groupes raciaux, qui sont soit appréciées, soit dédaignées. Ces caractéristiques comprennent la couleur de la peau, la texture des cheveux, la forme des yeux, la taille du nez et l’épaisseur des lèvres, entre autres. La discrimination fondée sur l’apparence se manifeste quand les caractéristiques physiques typiquement associées à l’ascendance européenne, comme la peau pâle, les cheveux lisses, les nez petits et les lèvres fines, sont considérées comme plus attrayantes ou acceptables que les caractéristiques qui dévient de ces normes.

Les normes de beauté eurocentriques ont été façonnées par des siècles de colonialisme et de domination culturelle, où les traits européens ont été idéalisés en tant que normes de beauté et de désirabilité. Ces caractéristiques ont été renforcées par les médias, la publicité et l’industrie du divertissement, ce qui les fait passer pour « normales ». Pour les personnes non-racialisées, ces normes de beauté passent souvent inaperçues, car elles reflètent leur propre apparence ou les images qu’elles ont l’habitude de voir.

Cependant, pour les personnes racialisées, particulièrement celles d’origine africaine, asiatique, autochtone ou latine, ces normes peuvent être préjudiciables et peuvent susciter un sentiment d’isolement, surtout si elles vivent dans un pays eurocentrique. La discrimination fondée sur l’apparence s’inscrit en outre dans un système plus large de discrimination fondée sur la race, où les personnes dont les caractéristiques physiques s’éloignent de l’idéal eurocentrique peuvent faire l’objet de préjugés, d’exclusion ou de jugements négatifs.

Les personnes racialisées, particulièrement les femmes, vivent souvent des pressions visant à ce qu’elles modifient leur apparence pour se rapprocher des normes eurocentriques : lisser leurs cheveux naturellement frisés, éclaircir leur peau ou se soumettre à des interventions esthétiques pour modifier des caractéristiques faciales. Ces pressions ne visent pas seulement l’esthétique, elles sont liées à la valeur et aux possibilités que donne la société à une personne. Par exemple, une personne aux caractéristiques physiques « acceptables » sera jugée comme plus belle, plus intelligente ou plus capable, tandis que celle qui possède des caractéristiques physiques non eurocentriques sera peut-être jugée moins attirante, moins compétente, voire moins professionnelle.

La discrimination fondée sur l’apparence influence souvent la façon dont les gens sont traités dans des contextes professionnels. Une personne aux cheveux plus lisses ou à la peau plus pâle aura peut-être tendance à être perçue comme plus « présentable » ou « digne de confiance », alors qu’une autre avec les cheveux plus épais ou la peau plus foncée pourrait être considérée comme « trop ethnique ». Cela, très souvent, peut mener à des inégalités au chapitre de l’embauche et de l’avancement, dans la dynamique du milieu de travail, où les personnes aux caractéristiques physiques eurocentriques sont favorisées, que ce soit consciemment ou non.

Les médias et l’industrie du divertissement contribuent fortement à façonner notre perception de la beauté. Quand des personnes racialisées sont représentées, celles qui ont des caractéristiques physiques eurocentriques hériteront d’un rôle plus intéressant, ce qui renforce une vision étroite de ce qu’est l’attrait. À l’opposé, les personnes aux caractéristiques physiques non eurocentriques héritent de rôles secondaires ou stéréotypés, ce qui marginalise encore plus leur représentation et renforce les normes préjudiciables.

Grandir dans un monde qui privilégie les caractéristiques physiques eurocentriques peut nuire sévèrement à l’estime de soi des personnes racialisées. Pour les enfants et adolescents de couleur, être constamment exposés à des images et des messages donnant à penser que leurs caractéristiques physiques sont « inférieures » peut susciter des sentiments de mal-être, de doute, voire de haine de soi. Avec le temps, cela affecte leur santé mentale et leur sentiment d’appartenance.

Les personnes non-racialisées doivent comprendre que la discrimination fondée sur l’apparence repose sur le fait que les normes de beauté sont des constructions sociales. Ce qui a été normalisé comme étant « beau » est intimement lié aux dynamiques de pouvoir, où certains traits sont plus valorisés que d’autres pour des raisons qui tiennent plus à la domination historique qu’à un quelconque critère esthétique.

Pour contrer la discrimination sur l’apparence, nous devons reconnaître que la beauté a plusieurs formes. Nous devons célébrer la diversité des apparences et rejeter les normes de beauté étroites qui privilégient les caractéristiques physiques eurocentriques. Nous avons tous des préjugés inconscients, et ceux-ci peuvent affecter la façon dont nous percevons les autres. Nous devons réfléchir au fait que nous favorisons peut-être certaines caractéristiques plutôt que d’autres et travailler pour contrer ces préjugés. Par exemple, vous pourriez changer un peu la façon dont vous interagissez avec les gens au bureau ou dans des contextes sociaux ou dont vous complimentez ou commentez l’apparence des gens. Portez attention aux expériences vécues par les personnes racialisées qui parlent de la discrimination fondée sur l’apparence. Écoutez sans être sur la défensive et mettez à profit votre prise de conscience afin de lutter contre les pratiques discriminatoires, que ce soit sur votre lieu de travail, au sein de votre communauté ou dans vos relations personnelles.

La discrimination fondée sur l’apparence n’est peut-être pas autant sujet de discussion que le racisme, mais c’est une forme tout aussi dommageable de discrimination. En la comprenant et en comprenant son incidence sur les personnes racialisées, nous pouvons commencer à déconstruire les normes de beauté dommageables qui perpétuent l’inégalité. Pour les personnes non-racialisées, cela signifie remettre activement en question les normes sociales et appuyer les efforts qui visent à créer un monde où toutes les caractéristiques physiques sont valorisées, et non pas seulement celles qui correspondent à l’idéal eurocentrique.

Dans une société réellement inclusive, la beauté ne devrait pas être définie par un ensemble étroit de normes, mais par la riche diversité qui existe dans l’apparence humaine. En faisant place à la diversité, nous pouvons créer un monde plus équitable et compatissant pour tous.

Mise à jour sur le grief de principe déposé par l’AFPC : commis à la collecte des données

En janvier 2024, le SEN a entamé des discussions avec l’AFPC concernant la situation difficile de nos commis à la collecte de données (CCD). L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a déposé un grief de principe le 12 mars 2024 contre le Conseil du Trésor concernant les répercussions du transfert des ancien·ne·s employé·e·s des Opérations des enquêtes statistiques (OES) à l’administration publique fédérale centrale et l’application de la convention collective du groupe des Programmes et services administratifs (PA).

Ce grief, présenté au niveau final par le SEN, de principe a malheureusement été rejeté, et le Conseil du Trésor continue de refuser à nos membres un recours. Nous avons recommandé que le dossier soit renvoyé à l’arbitrage dans notre quête de justice pour les membres du SEN.

Se réimaginer sa ville grâce au télétravail

Bonjour à tous de la région de la capitale nationale,

Bonjour à tous de la région de la capitale nationale,

Imaginez si :

… notre centre-ville était un lieu plus attrayant pour vivre, travailler et se divertir?

… nos routes étaient moins congestionnées?

…nos quartiers offraient tout ce dont nous avons besoin à distance de marche?

… nous avions plus d’heures dans la journée pour nous occuper des choses qui comptent le plus?

… nous pouvions mettre fin à la crise du logement?

Nous pouvons réaliser tout cela et bien plus encore. Nous lançons une coalition communautaire le 29 octobre autour de l’engagement Réinventer la ville – inscrivez votre organisation à cette coalition dès aujourd’hui !

Le télétravail peut nous aider à transformer non seulement nos lieux de travail et notre façon de travailler, mais aussi les lieux où nous vivons.

Joignez-vous aux membres du mouvement syndical et du secteur communautaire pour assister à un débat de spécialistes et célébrer les possibilités de convertir au mieux les espaces de bureaux d’Ottawa et de transformer notre centre-ville. Ensemble, nous croyons que le télétravail est un moyen formidable de rendre les villes plus efficientes, plus saines et plus dynamiques.

Se réimaginer sa ville grâce au télétravail

Date : mardi le 29 octobre 2024

Heure : 
Débat de spécialistes de 18 h 30 à 20 h;
Soirée dansante avec la DJ Trinidaddy de 20 h à 23 h

Lieu : Galerie d’art d’Ottawa – Salon Alma Duncan

Des rafraîchissements seront offerts.

N’hésitez pas à inviter toute personne de votre famille, de votre entourage ou de votre voisinage qui s’intéresse également à la façon dont le télétravail peut nous aider à transformer non seulement nos lieux de travail et notre façon de travailler, mais aussi les lieux où nous vivons.

Partagez l’événement sur Facebook et demandez à votre entourage de s’y inscrire.