Le syndicat c’est NOUS

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La campagne Pour un monde plus juste du Congrès du travail du Canada a sans doute favorisé la création d’une conversation nationale au sujet des contributions des syndicats. Alors que l’existence même du mouvement ouvrier est mise en péril par des législateurs conservateurs, qui montent lesles travailleurs et travailleuses uns contre les autres, le Congrès du travail avance un argument simple : lorsque les travailleurs et travailleuses prospère, nous en profitons tous.

C’est un message auquel souscrit la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, plus importante fédération de travailleurs au Québec (FTQ). Ses dirigeants souhaitaient sincèrement adresser le même message aux Québécois, mais aussi aller plus loin.

« Notre campagne, elle vise d’abord et avant tout nos membres », a expliqué Johanne Deschamps, conseillère politique à la FTQ. « Ce qu’on a demandé aux syndicats, c’est de former leurs membres – c’est‑à‑dire de former des animateurs dans les milieux de travail – de façon à aller parler avec les membres. C’est vraiment la partie où nous engageons des conversations avec nos membres sur les divers enjeux. »

D’un côté, la FTQ veut que les membres du syndicat entretiennent des relations plus étroites avec leur syndicat. Elle veut aussi qu’ils aient un plus grand sentiment d’appartenance à leur syndicat et qu’ils portent un regard critique sur certaines des politiques conservatrices proposées par le gouvernement fédéral.

« Souvent, ils nous disent : “le syndicat c’est VOUS”, alors que nous voulons leur dire : “non, le syndicat, c’est NOUS tous ensemble”. »

L’organisation reconnaît que le sentiment antisyndical n’est pas l’apanage des factions conservatrices de notre société; en effet, des idées antisyndicales erronées sont fermement ancrées dans l’esprit de nos propres membres. Grâce à une série de courts clips sur YouTube mettant en vedette de jeunes membres du syndicat, la FTQ tente de détruire la machine à mythes.

« Pas besoin de syndicat! Je peux me débrouiller seul avec le patron » est un des mythes qui perdurent.

« Qu’arrive-t-il si la situation ne se règle pas d’elle-même après avoir parlé au patron? Qu’est-ce que tu peux faire? Est-ce que tu as des recours? Avec le syndicat, au moins t’es sûr qu’il y a d’autres étapes », répond Lydia Bouzgaren, membre de l’AFPC, dans sa vidéo.

Mme Deschamps affirme que les responsables de la FTQ se sont inspirés de syndicats belges, qui ont lancé une campagne semblable qui ciblait les membres du syndicat et la population en général.

« Ils avaient un petit livret qui s’intitulait Les idées toxiques, autrement dit, tout ce qui pose problème et comment on règle ce genre de problèmes. »

Or, ces temps-ci, les idées toxiques abondent. Les syndicats font face aux attaques répétées de tous les ordres de gouvernement.

« Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux semblent tous adopter cette attitude, actuellement – que ce soit des conservateurs ou des libéraux –, ils sont en train de dire au monde entier qu’il y a un problème, que la dette est énorme, qu’on n’a plus d’argent et qu’il faut donc couper. »

« Mais ça, c’est un argument fallacieux parce qu’ultimement, ils sont en train de démanteler l’État. »

« Le Québec ‒ le gouvernement ‒ ne va plus du tout ressembler à ce qu’il était tantôt. Le modèle sur lequel on a travaillé pendant des années s’effondre. »

Mme Deschamps donne en exemple le fameux système de garderies du Québec où les parents paient 7 $ par jour. Il y a même une campagne menée par des syndicats qui fait valoir les avantages de l’adoption de ce modèle à l’échelon fédéral. Mais, maintenant, même cette norme est menacé au Québec.

« Ce que ça montre, c’est que les acquis, même dans une province, peuvent être menacés à tout moment. Il n’y a plus rien qui est vraiment sûr. »

La conseillère politique reconnaît que le suivi de toutes ces compressions et de leurs conséquences est un défi de taille – même pour ceux d’entre nous dont le travail suppose de suivre ces choses tous les jours.

« C’est dur pour nous, alors imaginez à quel point il est difficile pour le public d’avoir l’heure juste au sujet de ces affaires et d’être indigné. Un jour, ils vont avoir un choc parce qu’ils vont se rendre compte que la facture vient d’augmenter – et ils n’auront pas nécessairement vu venir cette augmentation. »

« Moi, je regarde le titre de notre campagne – Pour un monde plus juste –, et il prend toute sa valeur actuellement », conclut Mme Deschamps, dont la voix s’adoucit et s’assombrit. « Il prend vraiment toute sa valeur parce que je ne sais pas comment on va avoir un monde plus juste avec les décisions que ces gouvernements sont en train de prendre. »

Nous voudrions remercier Johanne Deschamps de fond du cœur d’avoir pris le temps de nous parler au sujet de la campagne de la FTQ de même que des actions et des idées conservatrices qui empoisonnent notre société. Si vous voulez en savoir plus sur la campagne, nous vous recommandons fortement de visiter le site du syndicat.

Des lieux de travail sains, j’y crois!

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Les fonctionnaires fédéraux et l’ensemble des travailleurs et travailleuses doivent bénéficier de congés de maladie payés.

Aller travailler lorsqu’on est malade ou perdre son revenu? C’est un choix déchirant que personne ne devrait avoir à faire.

Pourtant, c’est exactement ce que propose le Conseil du Trésor : que les fonctionnaires se présentent au travail même lorsqu’ils sont malades, propageant ainsi leurs germes.

S’il vous plaît, veuillez visiter le site web de l’AFPC et signez la déclaration – appuyez les efforts du syndicat pour négocier des dispositions visant à créer des lieux de travail sains et à améliorer les services publics.

Message aux membres du SEN à la suite de l’attentat survenu à Ottawa

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Les événements qui ont ébranlé les Canadiennes et les Canadiens mercredi nous rappellent ce qui compte — la famille, les amis et les proches.  À titre de membres du syndicat, nous avons toujours appuyé ces valeurs fondamentales.

Nous offrons nos sincères condoléances à la famille du Caporal Nathan Cirillo.

Nous sommes fiers du travail accompli par tous les premiers répondants lors de cette journée tumultueuse de même que tous les autres jours. Ces événements rappellent aux Canadiennes et aux Canadiens que le travail de ces personnes, qu’il s’effectue dans l’ombre ou non, est de servir et de protéger tous les citoyens.

Au cours des semaines et des mois à venir, nous collaborerons avec nos employeurs afin d’examiner et d’améliorer les procédures et les pratiques en matière de sécurité sur les lieux de travail dans le but de nous assurer que les membres du syndicat — ainsi que les membres du public — puissent bénéficier des services que nous offrons sans crainte.

Nous comprenons que les événements en ont traumatisé plusieurs. Nous souhaitons vous rappeler que vous pouvez utiliser les services de soutien offerts dans le cadre du programme d’aide aux employés (PAE) afin de discuter, en groupe ou de façon individuelle, de vos réactions à l’égard des événements de cette semaine. Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec votre service des RH.

En toute solidarité,

 

Doug Marshall
Président national
Syndicat des employées et employés nationaux — AFPC

Les OES se font entendre

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Comme nous l’avons signalé plus tôt cette semaine, la Cour fédérale a entendu nos arguments concernant la capacité de soumettre à l’arbitrage des propositions fondées sur l’ancienneté. L’équipe de négociation veut obtenir ces dispositions pour les intervieweurs sur le terrain (ceux qui font du porte-à-porte pour mener les sondages) et les employés de bureau régionaux (ceux qui effectuent les sondages par téléphone).

Mary Anne Walker, vice-présidente régionale pour l’Ontario et membre de l’équipe de négociation, a été en mesure d’assister à l’audience du 8 octobre.

« La question dont la Cour est saisie consiste à déterminer si l’arbitre a commis une erreur en statuant que les deux dispositions ne pouvaient pas passer par l’arbitrage », a expliqué Mme Walker.

Cette dernière s’est empressée de féliciter Andrew Raven, qui représentait les OES.

« Il a fait un excellent travail, a-t-elle affirmé. Nous nous sentions très bien après; nous avions l’impression d’avoir présenté un très bon exposé. »

L’affaire va sans doute créer un précédent. Cependant, tous ces obstacles juridiques que nous avons dû franchir pour y arriver ont retardé la justice pour nos membres des OES, des personnes qui attendent avec impatience d’être traitées de manière équitable au travail.

« Nous ne remercierons jamais assez nos membres de leur patience et de leur attente. Ce n’est pas que quiconque ait tenté d’empêcher la communication d’information; la situation stagnait pendant que nous attendions ce contrôle judiciaire. »

La cour fédérale entend les OES

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La cour fédérale entendra les arguments du syndicat aujourd’hui. L’enjeu central, c’est l’ancienneté. L’employeur, Opérations aux enquêtes statistiques, prétend que cette question ne peu être traitée par l’arbitrage.

La négociation collective est à une impasse depuis octobre 2012.

« Tous ces retards et les tactiques dilatoires des OES sont extrêmement frustrants, a déclaré l’équipe de négociation dans un communiqué publié hier. Cependant, nous voulons vraiment régler nos principaux différends avec les OES, notamment en ce qui concerne les dispositions de nos conventions collectives sur la reconnaissance des années de service et la stabilité du revenu. »

Vous pouvez en découvrir davantage à propos de ces négociations dans cet article publié en février.

Nous vous ferons part des développements au fur et à mesure qu’ils se produisent.

Un aperçu du régime proposé

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Mardi dernier, malgré le froid inhabituel de cette journée d’automne, de nombreux membres se sont présentés à une séance d’information sur les congés de maladie. La séance, qui se tenait à Gatineau à l’heure du midi, avait été organisée par des militants de quatre sections locales du SEN et d’autres sections locales de l’AFPC, de l’ACEP et de l’IPFPC.

L’un des vice-présidents régionaux, Richard Ballance, était présent pour distribuer des centaines de masques chirurgicaux à ceux qui étaient venus en apprendre davantage au sujet du régime de congés de maladie proposé par Harper.

« Les masques chirurgicaux représentent le régime de congés de maladie du Conseil du Trésor », explique Andrew Gibson, président de la section locale 70312. « Si vous désirez exprimer votre mécontentement à l’égard du régime, portez ce masque et parlez-en à vos collègues. »

Le Conseil du Trésor, il y a quelques semaines, a annoncé son intention de déclarer la guerre à nos congés de maladie en présentant ses propositions de négociation. Notre employeur espère faire passer nos congés de maladie de quinze à cinq jours par année et abolir la possibilité d’accumuler les congés de maladie d’une année à l’autre.

« Lorsque nous nous préparons à négocier, nous le faisons avec l’objectif d’améliorer les conditions de travail », explique le président national de l’ACEP, Claude Poirier, aussi membre de l’équipe de négociation  pour la table EC.

« Malheureusement, le Conseil du Trésor se présente à nous avec un mandat de nature politique. »

M. Poirier affirme que son équipe de négociation est prête à négocier des améliorations à apporter au régime de congés de maladie; toutefois, dans son état actuel, le régime fonctionne. Malgré les mensonges de Tony Clement, le fait est que l’utilisation que font les employés de la fonction publique de leurs congés de maladie correspond à celle qu’en font leurs homologues du secteur privé.

Le nouveau régime forcera sans aucun doute les employés à se présenter au travail malades, ce qui favorisera la propagation des virus et présentera de graves risques de santé pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

« Si vous êtes malade pendant une semaine, c’est terminé pour le reste de l’année. Si vous êtes malade de nouveau, vous devrez passez sept jours sans rémunération avant de recevoir un seul cent », ajoute M. Poirier.

« Nous sommes ouverts à discuter des congés de maladie, pourvu que les discussions soient raisonnables. Actuellement, ce que l’on nous présente n’a aucun sens. »

Mais le message n’était pas complètement pessimiste. Les présidents des sections locales ont vivement recommandé à leurs membres de s’engager pour la cause.

« C’est facile d’être découragé à l’égard des propositions du gouvernement concernant nos congés de maladie, mais il ne faut pas perdre espoir », dit Ryan Kelly, président de la section locale 514 de l’ACEP.

« Il faut que les employés ordinaires, c’est-à-dire vous et moi, participent au sein de leur section locale. Il est possible de se battre, mais, pour cela, il faudra que les membres se mobilisent et participent à un degré que nous n’avons pas vu depuis des années dans le secteur fédéral. »

Nous avons des photos de l’événement sur notre site Flickr.

Le CNA ratifie l’entente de principe

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Plus tôt cette semaine, les membres du SEN du Centre national des Arts ont signifié leur appui à l’entente de principe qui leur a été présentée.

Tel que nous l’avions mentionné, nos membres avaient voté pour une grève après l’échec des négociations à propos des augmentations salariales et de la sécurité d’emploi.

L’équipe de négociation a recommandé de façon unanime aux membres d’accepter l’entente de principe.

L’entente suppose des hausses salariales de 1,75% pour 2012, de 1,5 % pour 2013 et de 2 % pour 2014. L’équipe de négociation a aussi fait des gains au chapitre de la sécurité d’emploi et de la protection des employés menacés de mise à pied.

La convention collective entrera en vigueur à la signature et le restera jusqu’au 31 décembre 2014.

Hommage à nos héros

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Dimanche dernier, des centaines de personnes se sont réunies sur la Colline du Parlement pour rendre hommage aux hommes et aux femmes chargés de l’application de la loi qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions.

La cérémonie de cette année a été une occasion de se rappeler les trois gendarmes qui ont perdu la vie au cours de la fusillade du 4 juin, à Moncton. Le nom d’un agent de police de Toronto et celui d’un agent de conservation de la Saskatchewan qui sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions ont également été ajoutés au tableau d’honneur cette année.

La cérémonie commémorative permet également de dire merci aux nombreux policiers et agents de la paix qui mettent régulièrement leur vie en danger au nom de la sécurité publique.

Dans nos parcs nationaux, cette responsabilité revient aux gardes de parcs. Dans le cadre d’une journée de travail, ces hommes et femmes font face à des dangers allant de campeurs indisciplinés aux grizzlys affamés. Le dernier décès d’un garde de parc remonte à 2002, lorsque Michael Wynn a succombé à une avalanche.

M. Wynn, 37 ans, travaillait pour Parcs Canada depuis 13 ans.

« Nos parcs nationaux sont des lieux absolument magnifiques », a déclaré Eddie Kennedy, conseiller national pour Parcs Canada. « Cependant, ils ne sont pas sans risque. Nos visiteurs doivent beaucoup aux gardes, qui veillent à ce que nos parcs soient sécuritaires. »

M. Kennedy était à Ottawa dimanche dernier pour représenter notre syndicat durant la cérémonie.

Chaque année, le Syndicat des employées et employés nationaux et la Direction de l’application de la loi de Parcs Canada collaborent afin d’envoyer dix gardes de parcs représenter leurs camarades durant la cérémonie. Cette année, les personnes suivantes y ont participé : Ben Alderman, Lisa Babineau, Courtney Bearinger, Jonathan Jansen, Eric Jensen, Daniel Keenan-Pelletier, Patrick Latreille, Julia Montgomery et Tyler Tilson.

Le Syndicat des employées et employés nationaux souhaite remercier tous nos courageux gardes de parcs de l’important service au public qu’ils dispensent.

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Le Musée des sciences et de la technologie ferme ses portes

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Mise à jour: le musée a annoncé qu’il ne sera pas en mesure de rouvrir ses portes jusqu’à janvier 2015. 

Vers la fin de la semaine dernière, nous avons appris que le Musée des sciences et de la technologie du Canada allait fermer ses portes pour une période indéterminée en raison de moisissure dans l’air.

« Notre première préoccupation a été de découvrir ce qui allait arriver à nos membres – nous assurer que l’employeur respecterait la convention collective », a expliqué le vice-président exécutif national Kevin King.

« Mais, jusqu’ici, nous avons été agréablement surpris. Cet employeur a fait de l’excellent travail pour ce qui est de s’occuper de nos membres durant cette fermeture. Il s’est également engagé à rencontrer des représentants de la section locale toutes les deux semaines afin de les tenir au courant de l’évolution de la situation. »

La majorité de ces membres ont été transférés à d’autres bureaux, où ils peuvent continuer d’effectuer leur travail pour le musée. Les guides du musée, qui ne peuvent pas faire leur travail pendant que le musée est fermé, restent à la maison en congé avec solde.

Dans le cadre d’une rencontre avec les représentants de la section locale qui a eu lieu lundi, l’employeur a insisté sur le fait qu’il ne prévoyait mettre personne à pied durant cette période.

Ce dernier problème de santé et sécurité en date a mis en lumière la vétusté de l’infrastructure du musée. Des travaux d’entretien d’une valeur de 3,5 M$ devront être réalisés, y compris la réparation d’une toiture qui fuit et l’installation d’unités de chauffage et de ventilation adéquates. Il y a aussi le problème de l’amiante qu’on a découvert dans le toit en octobre 2013.

Lundi, l’employeur a dit aux représentants de la section locale qu’il envisage de faire remplacer le toit, ce qui réglerait à la fois les problèmes de moisissure et d’amiante.

Mais cela n’a pas empêché les politiciens de caresser de grands rêves. Cette perle de la région de la capitale nationale loge dans une ancienne boulangerie industrielle depuis 1967 – c’était censé être un emplacement temporaire.

« On a vraiment besoin d’un Musée des sciences et de la technologie plus moderne dans la capitale de la haute technologie du Canada », a dit le maire d’Ottawa Jim Watson à CFRA. « J’ai toujours pensé que ce musée devrait se trouver en plein centre-ville. »

Toutefois, le musée et le gouvernement conservateur affirment tous deux que cela n’arrivera pas de sitôt; en ce moment, il n’y a pas d’argent pour ce genre de projet, selon John Baird.

Dans une excellente lettre d’opinion publiée plus tôt cette semaine, Emma Godmere a parfaitement illustré la féérie de ce musée pour quiconque l’a visité durant son enfance.

« Aux yeux de tout le monde, je n’étais qu’une autre enfant de la banlieue d’Ottawa qui se promenait dans un musée par une soirée tranquille où l’entrée était gratuite. Mais ‒ oh, surprise ‒ cette visite m’a permis de découvrir ‒ comme l’ont fait des centaines, voire des milliers d’élèves avant et après moi ‒ une dimension jusque-là insoupçonnée, au-delà de ce que les ordinateurs et les cours de sciences à l’école primaire m’auraient jamais permis d’explorer. »

Mme Godmere est une des nombreuses voix qui demandent un meilleur foyer pour ce musée.

« Cette découverte pure, indépendante et poussée par la curiosité que le Musée des sciences et de la technologie procure à un enfant — surtout à un enfant d’aujourd’hui, gavé d’Internet — n’a pas de prix. »

Le nouveau Programme de développement syndical

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En 2008, quand Isabelle Beaudoin a appris qu’elle avait été acceptée dans le Programme de développement syndical de l’AFPC, la vice-présidente de sa région lui avait dit : « Tu verras, tu vas devenir une grande ‘leader syndicale’. »

« Ça m’a fait un frissons dans le dos », se rappelle Mme Beaudoin.

« J’étais arrivée à la fin de la vingtaine, en feu pour entamer la trentaine. Je me suis lancée dans le Programme de développement syndical avec la même énergie que j’avais consacrée jusque-là au syndicat. »

Mme Beaudoin avait soif de tout le savoir qui concerne le monde syndical. Avant d’être acceptée dans le PDS, elle avait suivi à peu près toutes les formations que l’AFPC lui avait offertes. Mais ce programme, affirme-t-elle, a changé pour toujours sa vision du syndicalisme.

« C’est sans doute le programme le plus complet et le plus enrichissant qui soient. Il m’a paru comme un résumé complet, et en seulement trois semaines, de tout ce que je vivrai dans les trente prochaines années à titre de militante syndicale. »

Dès le début, Mme Beaudoin a commencé à nouer des relations très étroites avec le groupe très hétérogène des participants à la formation. L’AFPC espère justement que les améliorations qu’elle apporte à ce programme favoriseront ce type d’expérience.

Pour la première fois, les cours regrouperont des membres de différentes régions. Il y a deux cours en anglais, un pour les provinces de l’Ouest et les Territoires, l’autre pour les provinces de l’Est et la région de la capitale nationale. Un troisième cours sera offert aux francophones du Québec, de la RCN et des provinces de l’Atlantique.

Pour finir, les trois groupes se réuniront à Ottawa pour une formation de trois jours – une belle occasion pour des gens qui s’intéressent aux mêmes questions de tisser des réseaux et d’échanger des idées.

Dave Burchell, qui a suivi cette formation en 2009, est aux anges.

« C’est fantastique : même si les groupes ne se sont pas encore rencontrés, les participants de chaque groupe ont déjà tissé des liens. C’est donc l’occasion pour tous les participants de comparer leurs notes et d’évaluer ce qu’ils ont appris. »

« Quand j’ai appris cela, j’ai sauté de joie. Quelle idée extraordinaire! »

Les participants au PDS pourront prendre part à une foire sur la justice sociale qui représente une occasion d’interagir et de réseauter avec des groupes d’action communautaire de leur région.

M. Burchell croit que cela encouragera nos militants à rester engagés à long terme. Il ajoute que la plupart des gens s’engageraient davantage si on leur en donnait plus souvent l’occasion.

« La plupart des gens n’ont pas le temps de se demander de quelle façon ils peuvent s’engager, explique‑t-il. C’est l’écueil le plus commun. Nous disons à tout le monde “Allons-y, mobilisons les gens! ”, mais on nous demande : “Mobiliser qui et pour quelle cause?” »

Pour faciliter davantage le réseautage et l’apprentissage des participants, la nouvelle version du programme s’appuie maintenant sur les médias sociaux et les technologies Web.

Toutes ces petites améliorations, cependant, concernent ce qui est probablement le meilleur programme que l’AFPC a à offrir. Tous les éléments de base éprouvés du PDS restent inchangés; les participants doivent savoir qu’ils apprendront énormément sur l’histoire du syndicalisme, le militantisme et le fonctionnement du gouvernement.

Isabelle Beaudoin, de son côté, se souvient encore du rapport de recherche qu’elle avait présenté sur la vie de Léa Roback, militante syndicale et féministe canadienne.

« Elle est considérée comme une pionnière du féminisme au Québec », explique Mme Beaudoin.

« À Montréal, une rue porte son nom; elle ne croise qu’une seule autre rue, la rue Beaudoin. »

« Mes ancêtres étaient peut‑être aussi des syndicalistes, blague Mme Beaudoin. Voilà, maintenant je sais d’où vient cette flamme qui m’anime! »

Pour en apprendre davantage au sujet du Programme de développement syndical, veuillez consulter le site Web de L’AFPC de votre région. Les demandes d’inscription doivent être reçues au plus tard le 3 octobre. Ne tardez pas!