Journée Martin Luther King Jr. Day

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Dans le passé, nous avons abordé le Jour de Martin Luther King Jr. en mentionnant ses liens avec le mouvement syndical. Cette année, nous aimerions nous concentrer sur les efforts déployés pour faire en sorte que le Jour de Martin Luther King Jr. soit célébré en Arizona – c’est l’un des derniers États à officialiser ce jour férié.

Au niveau fédéral, le jour férié en l’honneur de ce héros des droits civiques a été obtenu de haute lutte. Une première tentative au Congrès a presque réussi en 1979, mais a finalement échoué après que les Républicains ont ajouté un amendement qui aurait fait de ce jour férié en semaine une simple observation du dimanche.

En 1982, le Black Caucus du Congrès des États-Unis a décidé de reprendre le projet de loi – seulement quelques années après la victoire écrasante de Ronald Reagan aux élections présidentielles et pendant une période de récession qui allait assurément apporter des arguments contre l’ajout d’un autre jour férié payé au calendrier.

L’extrême droite a mené une lutte féroce contre l’adoption du jour férié, faisant valoir que M. King avait des liens avec des communistes et que ses manifestations non violentes avaient pour but d’inciter la violence. Cette fois, cependant, les défenseurs du jour férié ont réussi à faire passer ses détracteurs pour un groupe marginal. Le projet de loi a été adopté par les deux chambres du Congrès, avec l’appui des Républicains.

Le président Reagan a signé le projet de loi le 2 novembre 1983, seulement deux semaines après son adoption par le Sénat.

« Il est temps de nous réjouir et de réfléchir », a-t-il déclaré dans sa proclamation de 1986. « Les paroles véritablement prophétiques de M. King ont su franchir le fossé de l’hostilité, des préjugés, de l’ignorance et de la peur et toucher la conscience des États-Unis. Il nous a mis au défi de concrétiser la promesse d’un pays de liberté, d’égalité, d’opportunité et de fraternité. »

Mais en Arizona, les législateurs ont rejeté un projet de loi visant à officialiser le jour férié.

« Les opposants ont dit que Martin Luther King Jr. ne méritait pas un jour férié, ce qui a créé toute une controverse », a révélé le révérend Warren Stewart, pasteur afro-américain bien connu à Phoenix et leader au sein du mouvement pour l’établissement du Jour de Martin Luther King Jr. « C’était comme une insulte pour ceux qui croyaient en tout ce qu’avait fait Martin Luther King Jr. »

En 1986, par contre, le gouverneur Bruce Babbitt est intervenu et a décrété que le Jour de Martin Luther King Jr. serait férié dans son État.

Dans un documentaire de la chaîne PBS, le révérend Stewart se remémore le jour où il a appris l’excellente nouvelle :

Le gouverneur Babbitt a téléphoné chez moi un vendredi après-midi et – à ma grande surprise – a dit : « Révérend, que diriez-vous si je me proposais de signer un décret établissant le Jour de Martin Luther King Jr. du haut de votre chaire dimanche matin? »

Le gouverneur a signé le décret en mai 1986. Malheureusement, Bruce Babbitt se préparait à se démettre de ses fonctions pour tenter de réaliser ses aspirations présidentielles. Le candidat républicain qui briguait le poste de gouverneur, Evan Mecham, a promis durant sa campagne d’annuler le jour férié payé.

Donc, quand les électeurs ont élu Evan Mecham comme gouverneur, le décret officialisant le Jour de Martin Luther King Jr. en tant que jour férié en Arizona a été annulé quelques jours après la cérémonie d’entrée en fonction de Mecham en janvier 1987.

Mecham soutenait que le gouverneur n’avait pas le pouvoir d’instituer un jour férié au moyen d’un décret et que sa décision d’annuler le jour férié n’avait rien à voir avec le racisme.

« Vous n’avez pas besoin d’un autre jour férié. Ce dont vous avez besoin, ce sont des emplois », a déclaré Mecham dans un centre chrétien de la communauté noire.

Mis à part son talent pour les déclarations choquantes, Mecham avait apparemment aussi un don pour le détournement de fonds de l’État. En 1988, il est devenu « le premier gouverneur à être démis de ses fonctions en raison à la fois d’une procédure de destitution, d’un plébiscite de révocation et d’une accusation de délit majeur. »

Un boycottage a pris forme. Stevie Wonder avait annulé son spectacle prévu à Tucson et dit qu’il n’irait pas en Arizona jusqu’à ce que le jour férié soit officialisé. Les Doobie Brothers ont déplacé un concert de retrouvailles. Des conférences et des congrès étaient annulés.

En 1990, la question de la mise en place du Jour de Martin Luther King Jr. a été soumise à un référendum; le vote était serré, mais la proposition a été rejetée.

Lorsque les défenseurs du Jour de Martin Luther King Jr. se sont tournés vers le révérend Stewart pour tenter d’inscrire la proposition sur le bulletin pour le scrutin de 1992, le pasteur avait pour ainsi dire admis la défaite.

« J’ai dit : “Non, passons à autre chose.” »

Pendant ce temps, la Ligue nationale de football se joignait au boycottage, déplaçant le Super Bowl de 1993 de Tempe (Arizona) à Pasadena (Californie). L’Arizona pourrait accueillir le Super Bowl de 1996 seulement s’il adoptait le jour férié.

Cet ultimatum a fait paniquer le milieu des affaires. L’Arizona étant de plus en plus boudé par les organisateurs d’événements importants, les chefs d’entreprises ont rapidement changé de camp et appuyé le jour férié. Pour le révérend Stewart, la perspective de s’unir à des gens uniquement motivés par l’argent présentait un dilemme moral.

Tiré de l’Arizona Republic :

[Traduction]

Le révérend a d’abord prié le Seigneur de le guider. Ensuite, il s’est adressé à un mentor, le grand défenseur des droits civiques et militant anti-apartheid Leon Howard Sullivan.

« Je suis allé le voir chez lui, à Scottsdale, et lui ai dit “M. Sullivan, j’ai un problème” », relate-t-il. « J’ai ajouté : “Les mêmes personnes qui appuyaient le jour férié seulement pour accueillir le Super Bowl veulent maintenant faire partie de notre coalition, et le fait qu’ils ne le font pas pour les bonnes raisons me dérange.” »

« Voici ce qu’il m’a répondu : “Warren, les dirigeants d’entreprises ont besoin de personnes comme toi pour éveiller leur conscience, parce que leur vernis social est très mince…” Il a ajouté : “Prends l’argent qu’ils te donnent pour financer la campagne, car ce qu’ils te donnent ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan de ce qu’ils possèdent.” »

Avec beaucoup d’argent de leur côté, les défenseurs du jour férié ont finalement réussi à faire voter les Arizoniens pour le Jour de Martin Luther King Jr. Un an plus tard, le président Clinton signait la Martin Luther King, Jr. Federal Holiday and Service Act, loi encourageant les Américains à faire du bien dans leur communauté en faisant du bénévolat durant le jour férié.

 

Pulvérisons un record mondial!

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Cette année, le Bal de Neige s’annonce encore plus excitant que d’habitude! Le dimanche 1er février, au parc Landsdowne à Ottawa, un nombre incroyable de bonshommes de neige sera construit dans un effort visant à battre le record Guinness du plus grand nombre de bonshommes de neige réalisés en une heure – c’est également l’occasion de recueillir des fonds pour des organismes de bienfaisance œuvrant dans le secteur de la santé mentale dans la capitale.

Nos membres qui travaillent au Centre Amethyst pour femmes toxicomanes seront parmi les personnes qui construiront fébrilement des bonshommes de neige. Ils recueillent des fonds pour aider les femmes aux prises avec des dépendances. Et mieux encore, ils ont invité les membres du SEN et leur famille à se joindre à la fête!

« Nous commençons à inviter les gens à s’inscrire, et tout le monde est très enthousiaste à l’idée de l’événement », a déclaré Geneviève Charest, coordonnatrice des relations communautaires au Centre Amethyst. « C’est une formidable activité familiale. C’est gratuit, et vous amassez des fonds pour votre organisation préférée. Espérons que beaucoup de gens seront en mesure de venir et d’en profiter avec nous. »

Amethyst est un membre important de la collectivité d’Ottawa depuis 1979 – une époque où l’expérience des hommes blancs issus de la classe moyenne façonnait les services et les théories en matière de toxicomanie. En ce temps-là, peu de services tenaient compte des réalités distinctes des femmes et de leur rapport avec la toxicomanie.

« Ce qui distingue Amethyst, c’est que nous nous préoccupons vraiment de tous les aspects de la personne, a expliqué Mme Charest. Nous ne faisons pas que traiter la dépendance directement; nous parlons de ce qui se passe dans la vie de la personne, de ce qui se passe à l’école, au travail, avec ses amis, son partenaire, sa famille. Nous abordons les problèmes quotidiens qui poussent la personne à se tourner vers l’alcool ou d’autres substances. »

« Cette approche holistique est réellement une dimension importante du rétablissement ici, à Amethyst. »

À différentes périodes de l’année, l’organisme offre également des ateliers qui transcendent la toxicomanie et mettent l’accent sur des façons saines de bâtir l’estime de soi. Il y a des ateliers sur la gestion de la colère, la vie après une agression sexuelle et l’affirmation de soi, entre autres.

Au Centre Amethyst, l’environnement entièrement féminin est également un aspect important qui permet aux participantes de s’ouvrir et de se confier et, ultimement, de guérir.

« Les femmes peuvent venir ici et se sentir vraiment à l’aise de parler de questions qu’elles seraient peut-être incommodées d’aborder devant les hommes, a déclaré Mme Charest. Parmi les femmes qui viennent au Centre, beaucoup ont vécu un traumatisme, une agression sexuelle ou de la violence, et il peut être très difficile d’en parler en présence des hommes. Les femmes peuven  t vraiment se sentir en sécurité au moment d’évoquer des sujets qui les touchent. »

« Nous sommes toutes des sœurs ici; nous approfondissons ces questions ensemble. »

Si vous aimeriez appuyer le travail important d’Amethyst, et que l’idée de réaliser plus de 1 500 bonshommes de neige ne vous déplaît pas, vous pouvez vous joindre à l’équipe du Centre Amethyst en obtenant votre billet gratuit sur le site d’Eventbrite en cliquant sur ce lien [en anglais seulement]. Vous pouvez également vous procurer des billets sur place, à 10 h le 1er février (l’activité débute à 11 h).

Si vous ne pouvez être présents, mais que vous souhaitez quand même faire votre part, vous pouvez envoyer un don par l’entremise d’Eventbrite [en anglais seulement] ou de Paypal, sur le site Web d’Amethyst.

Joyeuses Fêtes!

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Au nom de tous les membres du Syndicat des employées et employés nationaux, j’aimerais vous souhaiter un très joyeux temps des Fêtes. Que vous soyez en vacances ou ne profitiez que de quelques jours de congé, j’espère que vous prendrez le temps de vous détendre et de passer du temps de qualité avec vos amis et votre famille.

J’aimerais également vous remercier pour le travail important que vous faites dans l’intérêt des Canadiens. Une chose est certaine, c’est que nos membres travaillent très fort. Le gouvernement Harper aimerait nous présenter sous un autre jour, mais je ne sais que trop bien qu’on demande à tout le monde d’en faire plus avec moins et je sais à quel point cela vous rend la tâche difficile pour ce qui est d’effectuer du travail à la hauteur de ce que les Canadiens méritent.

C’est un message que nous transmettons depuis un certain temps. Nous voulons que le public sache à quel point notre patrimoine national en souffre, à quel point les institutions responsables de notre patrimoine sont incapables de préserver et de maintenir des éléments importants de notre histoire, à quel point les décisions sont fondées sur l’idéologie plutôt que sur des données scientifiques et des faits.

Et la liste continue.

Malheureusement, les attaquent ne cessent pas. Il y a présentement une attaque publique visant nos congés de maladie payés. À l’heure actuelle, nous nous préparons à des négociations ardues à la table de négociation. Si vous ne l’avez pas déjà fait, veuillez prendre un moment pour consulter le site Web de l’AFPC et signer la déclaration en faveur des congés de maladie payés pour tous les Canadiens.

Chaque voix compte en ce moment.

Cela dit, tout n’est pas totalement sombre. Comme vous le savez, 2015 arrive à grands pas, et avec la nouvelle année vient la promesse d’élections fédérales. Croyez-moi, tout ce que je souhaite pour 2015, c’est un gouvernement qui respecte les services publics et les gens qui fournissent ceux-ci au nom des Canadiens.

Toutefois, cela n’arrivera pas sans peine. Il est important que chaque personne discute avec ses amis et sa famille du travail qu’elle fait. Il nous incombe à tous de leur dire à quel point nous avons constaté la détérioration de notre patrimoine national et de nos services publics au cours des sombres années Harper. Nous allons assurément crier ce message sur tous les toits, mais nous avons besoin que tout le monde s’organise et se mobilise.

Alors, veuillez rester en contact. Nous voulons garder une bonne communication. Nous aimerions connaître vos préoccupations et nous assurer que vous disposez d’une façon d’être au fait de ce que nous faisons en votre nom. Vous pouvez rester en contact en aimant notre page Facebook, en nous suivant sur Twitter ou en vous inscrivant à notre bulletin électronique.

Enfin, j’aimerais prendre un moment pour offrir mes sincères remerciements à tous ceux qui jouent un rôle déterminant au sein de notre syndicat. Notre travail ne serait tout simplement pas possible sans le travail acharné et le dévouement d’innombrables bénévoles. Je suis fier d’appeler ces champions de l’équité et de la justice mes confrères et consœurs du syndicat.

Encore une fois, je vous souhaite un très joyeux temps des Fêtes et une heureuse année.

Doug Marshall
Président national
Syndicat des employées et employés nationaux

Rappel : Afin de permettre à notre personnel de passer du temps de qualité avec leur famille durant le temps des Fêtes, notre bureau sera fermé du 25 décembre au 4 janvier.

Fermé jusqu’en 2017 – Le Musée des sciences et de la technologie du Canada

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Notre dernier état de la situation sur le Musée des sciences et de la technologie du Canada indiquait une réouverture prévue pour janvier 2015. Cette date a récemment été repoussée à 2017 depuis la découverte de preuves indiquant que le toit est dans un état beaucoup plus grave qu’on ne le croyait.

Un récent article de Tom Spears dans le Ottawa Citizen révèle que les ingénieurs craignent la possibilité d’un effondrement du toit cet hiver sous des accumulations de neige d’un peu moins de 30 cm.

Des fissures dans le plafond déformé laissent paraître des bosses de ce qui semble être de l’amiante pouvant à tout moment tomber dans le hall d’entrée et dans les aires d’exposition. Une poussière blanche à l’intérieur de l’édifice ressemble également à de l’amiante.

Des feuilles de plastique recouvrant les pièces d’exposition protègent celles-ci de l’eau, mais il y a de l’humidité partout. [Traduction]

Nous savions que la situation était grave, mais pas à ce point.

« La modernisation de ce genre de bâtiment afin qu’il réponde aux normes environnementales de la conservation muséale présente des leçons salutaires que l’on tire lorsqu’on tente de faire d’une buse un épervier », avance Robert Barclay, chroniqueur pour le Ottawa Citizen. « Les coûts en sont exorbitants, et la réussite n’est que rarement atteinte. »

Cependant, c’est bien ce que le gouvernement conservateur entend faire. Nous avons eu l’annonce de sa solution de fortune de 80 millions de dollars à la fin du mois dernier, un plan qui vise à réparer un musée en décombres, logé dans un vieil entrepôt depuis 1967. C’est une solution plus abordable que de construire un nouveau musée. De plus, elle offre l’avantage d’une cérémonie d’inauguration supplémentaire dans le cadre des célébrations du 150e en 2017.

Mais c’est précisément ce genre de manque de vision qui a fait en sorte que le musée a été logé dans de si piètres locaux dès le début. Voulant à tout prix participer à une autre cérémonie d’inauguration, le gouvernement fédéral a mis la main sur l’entrepôt d’une boulangerie en difficulté au milieu d’un parc industriel – et voilà : un musée national des sciences juste à temps pour les célébrations du centenaire. Voici ce qu’en a dit Ron Corbett du Ottawa Sun :

C’était de la basse politique, et le gouvernement fédéral ne s’est pas arrêté là. Dans sa première année d’opération, le budget du plus récent musée du Canada était de 333 000 $. En comparaison, le Musée des beaux-arts du Canada disposait d’un budget de 2,1 millions de dollars cette même année.

Les chiffres ne se sont jamais améliorés. Le musée a dû attendre dix ans avant d’avoir les fonds nécessaires pour lancer un programme scolaire. Il est toujours à court de fonds pour loger 90 % de sa collection permanente.

Reportons-nous au mois de mai 2001, lorsque le gouvernement de Jean Chrétien envisageait déjà d’autres possibilités pour le musée, étant donné ses infrastructures désuètes. Un an plus tard, les services d’une firme canadienne ont été retenus pour effectuer une analyse des coûts de la création de nouvelles installations dans un emplacement plus central. En 2006, le ministre conservateur Lawrence Cannon s’est trouvé dans une situation délicate au sujet du nouvel emplacement du musée : il le voulait dans sa circonscription, bien entendu.

Les experts-conseils proposaient alors un musée de 1,2 million de pieds carrés qui rendrait justice à nos accomplissements collectifs dans le domaine des sciences et de la technologie. L’espace supplémentaire aurait permis de loger une bonne partie de la collection qui se trouve maintenant dans des entrepôts. Toutefois, le bâtiment actuel ne nous permet d’exposer que 2 % de la collection du musée.

Cependant, à l’été 2012, le gouvernement affirmait sans équivoque qu’il n’était aucunement intéressé par le projet de construire un nouveau musée.

Alors plutôt que de construire un musée avec une vision vers l’avenir, un musée qui susciterait la fierté dans le cœur de tous les Canadiens, les conservateurs préfèrent un fardeau à long terme pour réaliser des gains à court terme.

En fin de compte, nos membres au Musée des sciences et de la technologie continueront d’enrichir et de stimuler tous les esprits brillants, jeunes et moins jeunes, qui se présentent au musée – quel que soit le bâtiment. Toutefois, nous gardons espoir qu’un jour, ce petit musée logé dans une boulangerie disposera d’installations véritablement dignes de son importance.

Vous voulez rêver un peu? Regardez ces photos à couper le souffle de la firme d’architectes Provencher_Roy, de ce à quoi pourrait ressembler un Musée des sciences et de la technologie TOUT NEUF. 

Des membres anciennement de la CCN se font entendre par un tribunal

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Plus tôt cette semaine, notre syndicat a présenté des arguments à la Commission des relations de travail et de l’emploi dans la fonction publique. Ce dossier porte sur un nombre d’employés qui ont travaillé pour la Commission de la Capitale nationale avant d’être mutés à Patrimoine canadien en 2013 – une situation qui est survenue quand le gouvernement fédéral a décidé de confier les célébrations du Bal de Neige et de la fête du Canada à Patrimoine canadien.

Certains de ces membres ont vu leur taux de salaire diminuer lorsqu’ils sont passés d’un employeur distinct à la fonction publique centrale. Le syndicat a représenté ses membres en déposant plus de 80 griefs à ce sujet.

Des représentants de l’AFPC et du SEN – ainsi que d’autres éléments – ont assisté à l’audience de mercredi. Le président national Doug Marshall, qui était présent, a souligné que le syndicat avait été particulièrement bien représenté par l’avocat David Yazbeck, qui travaille pour le même cabinet d’avocats qui a récemment représenté nos membres des OES devant la Cour fédérale.

Nous ne savons pas à quel moment la Commission rendra une décision, mais nous vous tiendrons informés des développements de cette affaire dès que nous aurons des nouvelles.

Votre syndicat a tellement fait avancer les choses – l’histoire du BVG

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De grandes améliorations dans le climat de travail ont été constatées au Bureau du vérificateur général grâce aux grands efforts déployés par la section locale et le SEN. Une réunion spéciale a été tenue la semaine dernière permettant au diligent comité exécutif des sections locales d’exposer les progrès qu’il a alimentés au cours des deux dernières années.

« Nous avons réalisé rapidement qu’il existe de nombreuses préoccupations sur ce milieu de travail en particulier », explique le Président national, Doug Marshall. « J’ai rencontré personnellement le vérificateur général en janvier 2012 en vue de discuter du milieu de travail avec lui. »

« C’est ce qui a enclenché le processus. »

Le SEN et la section locale ont veillé à ce que la direction persiste dans cette voie; ensuite la direction a accepté de mettre en œuvre des changements à l’avantage de nos membres.

Aujourd’hui, la section locale considère qu’il est plus facile d’approcher la direction et elle est souvent en mesure de trouver des solutions sans avoir à recourir au processus officiel de traitement des griefs.

« La direction est maintenant à l’écoute », a expliqué la présidente de la section locale, Viviane Dugas Patry. « Nous avons également remarqué que les membres et les employés ne craignent plus de s’adresser à la section locale et se sentent en confiance lorsqu’ils sont représentés par celle-ci. »

C’est une tendance qui s’est aussi étendue jusqu’à la santé et la sécurité, selon Franco Picciano, coordonnateur de la représentation des membres au SEN, qui a pris la parole durant la réunion.

« Une grande transformation s’est amorcée », a déclaré M. Picciano. « Nous recevons maintenant des appels provenant des personnes en milieu de travail qui désirent faire progresser des dossiers relatifs à la santé et la sécurité car elles se sentent à l’aise de se rendre au SEN. Les personnes s’adressent donc à nous, car (a) nous réglons les problèmes et (b) elles réalisent que nous trouvons des solutions de manière professionnelle. »

Un projet relatif à la santé et la sécurité visant à rendre le BVG conforme au code a été attribué à Viviane Dugas Patry, présidente de la section locale. Le Comité sur la santé et la sécurité a déjà mené une évaluation  exhaustive des dangers. Il est également possible de mieux apprécier les éléments portant sur la gestion des risques à l’extérieur du bureau, les problèmes liés aux bureaux régionaux et les risques auxquels font face les employés qui exercent leurs fonctions en dehors des heures normales de travail.

On a constaté des succès appréciables à l’égard des questions liées aux relations de travail. Leslie Sanderson, agente de relations de travail, a informé les membres qu’il y a maintenant plus de transparence lorsqu’il est question des processus liés aux ressources humaines. La remise à l’ordre du jour des réunions du Comité de consultation patronale-syndicale avec la haute direction au BVG a offert un cadre particulièrement propice aux discussions avec l’employeur en ce qui concerne nos membres. De plus, l’employeur mènera son premier examen de la classification en 15 ans et il a commencé à appliquer la politique sur la dotation de manière plus constante.

« Cela prouve que lorsque le syndicat et l’employeur travaillent ensemble, tout le monde en profite », a conclu Doug Marshall, Président national du SEN. « Lorsque les Comités consultatifs patronaux-syndicaux travaillent bien, les deux parties peuvent trouver des solutions de manière informelle – et plus rapidement – et qui conviennent à tout le monde. »

« Notre rôle est de nous battre pour vous et d’apporter des changements positifs dans le milieu de travail. »

La réunion a également donné l’occasion à la section locale d’approuver ses règlements internes normalisés (rappel : un gabarit des règlements internes normalisés peut être trouvé ici). Le Vice-président régional, Patrice Rémillard, était présent pour procéder au vote, qui était unanime.

La réunion s’est conclue sur une mise à jour de la négociation collective effectuée par Shawn Vincent, agent de recherche de l’AFPC. L’équipe de négociation passe actuellement en revue les commentaires des membres recueillis depuis février; l’équipe élaborera bientôt un ensemble de propositions.

M. Vincent a profité de l’occasion pour parler de la grande difficulté qui nous attend au sujet des congés de maladie. Le gouvernement a exprimé haut et fort son désir de changer radicalement le programme de congés de maladie tel que nous le connaissons.

« Ce point a déjà fait l’objet d’une discussion – pas seulement avec l’AFPC, mais aussi avec plusieurs autres syndicats de la sphère fédérale », a expliqué M. Vincent.

« L’une des choses les plus intéressantes à propos de cette ronde de négociations pour les fonctionnaires fédéraux en particulier – pour autant que je me souvienne, les syndicats fédéraux qui sont liés au Conseil national mixte ont signé un pacte de solidarité à ce sujet; aucun d’entre eux ne s’est montré intéressé par ce que le gouvernement fédéral essaie de leur faire accepter en ce qui a trait à ce changement radical relatif aux congés de maladie. »

Si vous ne l’avez pas déjà fait, veuillez visiter le site Web de l’AFPC et signer l’engagement pour appuyer les congés de maladie payés pour tous les Canadiens. 

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Vous voulez en savoir plus? Téléchargez la brochure qui a été distribuée durant la réunion.

Dépliant électronique en français
Version imprimable du dépliant français

Journée des droits de l’homme – le 10 déc.

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par Geoff Ryan

Les Nations Unies ont choisi le 10 décembre pour souligner les réalisations en matière de droits de la personne, mais les droits de la personne devraient être une préoccupation quotidienne et occuper bien plus qu’une journée froide en décembre. C’est pourquoi, cette année, les Nations Unies ont associé le slogan Droits de l’homme, 365 jours par an aux célébrations de la Journée des droits de l’homme; le but est de mettre en lumière l’idée que chaque jour est la Journée des droits de l’homme.

Je crois que ce concept s’avère au Syndicat des employées et employés nationaux. Je suis tellement fier de faire partie d’un syndicat qui accorde autant d’importance aux droits de la personne. Au cours des derniers mois, j’ai eu l’immense plaisir de travailler avec les membres passionnés qui composent notre comité des droits de la personne. J’ai été touché par la façon dont tout le monde à la table est si désireux de partager ses expériences – et comment chacun en ressort grandi.

Cette capacité de nous mettre dans la peau des autres est ce qui nous propulse vers l’avant. Ainsi, pour les 365 prochains jours et au-delà, ouvrez votre esprit et faites preuve de compassion. C’est la première étape pour devenir un allié.

Geoff Ryan est vice-président national aux droits de la personne. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du Syndicat. Pour obtenir de plus amples renseignements, cliquez ici – pour présenter une histoire ou si vous avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

 

Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes – le 6 Dec.

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Récemment, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déclaré ce qui suit : « Il nous incombe, à nous tous, de prévenir et de combattre la violence à l’égard des femmes et des filles, en commençant par remettre en question la culture de la discrimination qui la perpétue. » Selon moi, cette déclaration est essentielle pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. À mon avis, nous devons tout d’abord trouver la cause à l’origine de l’idée selon laquelle la violence à l’égard des femmes est un moyen acceptable ou raisonnable de réagir. En tant que jeune fille ayant grandi dans les Caraïbes, j’ai été élevée dans une culture où on tenait en plus haute estime les jeunes garçons, ce qui en soi marquait le début de la discrimination dans la socialisation. La violence peut commencer très tôt, et les filles doivent respecter le principe selon lequel elles peuvent se faire voir mais pas se faire entendre.

Cette situation a aussi contribué au silence de nombreuses jeunes filles à l’égard des atrocités de la violence cachée.

En grandissant, j’ai été témoin de rencontres entre conjoints ou partenaires où la violence physique et verbale survenait régulièrement; il était « normal » d’assister à de telles scènes. Dans certains cas, lorsqu’on appelait la police, la femme impliquée suppliait l’agent de ne pas arrêter l’homme, à un tel point qu’elle pouvait devenir violente s’il procédait à l’arrestation.

L’acceptation de la violence à l’égard des femmes est une réelle disparité culturelle et un phénomène qui a été transmis de génération en génération en tant que pratique « reconnue ».

Au fil du temps, les femmes dans les îles sont non seulement devenues plus fortes, mais elles se sont également rassemblées pour réfuter la notion selon laquelle la violence à l’égard des femmes est acceptable en tant que pratique culturelle. Elles continuent à se renseigner et à se battre pour l’élimination de la violence contre les femmes. En célébrant la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, rappelons-nous qu’il y a toujours de l’espoir.

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Épisodes dramatiques et tensions apparentes

Liant chaque rencontre, rendant la situation insoutenable

Infligeant des torts et des blessures, causant des dommages irréparables

Muselée

Isolement souhaité

Négociations ardues

Et les choses se détériorent

Rien ne compte pour elle

LA liberté est hors d’atteinte

Vulnérable et en détresse

Intimidée par ta présence

Opprimée par ta violence

La vie est un mensonge camouflé

Évasion inutile, la fuite n’étant même pas une option

Nulle part où se cacher

C’est l’impasse

Exceptions à prévoir, la fin devient inévitable

Hayley Millington est la représentante nationale des groupes d’équité pour les femmes du Syndicat des employées et employés nationaux. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du Syndicat. Pour obtenir de plus amples renseignements, cliquez ici – pour présenter une histoire ou si vous avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.