Journée du chandail rose – 25 février

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Par Christopher Little-Gagné

La couleur rose a longtemps été une cible facile et évidente pour les intimidateurs. Malheureusement, ce n’est pas le seul sujet de dérision. Même dans les institutions militantes les plus progressistes, qui luttent pour l’égalité, il y a parfois de l’intimidation. Depuis toujours, les gens tentent d’obtenir, pour eux et pour les leurs, l’égalité avec ceux qui semblent privilégiés. Malheureusement, cette lutte se fait souvent aux dépens des autres; on rabaisse les autres pour se hisser au-dessus de la mêlée.

J’ai récemment participé à une activité syndicale durant laquelle j’ai entendu une personne très influente parler de notre capacité de susciter le changement. Elle a dit que, dans le cadre de la lutte pour nos droits, il fallait tout faire pour que les gens « sortent du placard et accèdent à la lumière ». Puisque j’appartiens à un groupe pour qui « être dans le placard » est lourd de sens, j’ai été offusqué par ce commentaire.

Peu importe ce que vous conservez dans le placard – votre orientation sexuelle, vos croyances spirituelles, vos allégeances politiques, votre militantisme syndical, etc. –, pourquoi les autres devraient‑ils décider pour vous quand vous devez le sortir?

Il s’agit d’une forme d’intimidation.

Il ne faut pas oublier que nous avons tous le droit de rester dans le placard. Notre objectif, en tant que peuple, devrait être de créer une société qui accueille et respecte ceux qui sont prêts à sortir du placard.

Maintenant que j’ai un fils, je vois les choses différemment. Lorsqu’il s’agissait de promouvoir les droits civiques et les droits de la personne, j’agissais auparavant en fonction d’objectifs personnels. Cette année, le 25 février, je vais porter du rose dans l’espoir que mon fils puisse grandir dans une culture fondée sur l’égalité, une culture où l’intimidation est reléguée aux vieux films et aux vieilles histoires et en venir au constat que son père vivait vraiment à une époque barbare.

J’espère que nous allons tous faire ce que nous pouvons pour lutter contre l’intimidation ou, au moins, réfléchir à l’impact de nos gestes et de nos paroles sur les autres.

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Chris Little-Gagné, vice-président régional pour le Manitoba, et Jacqueline Nanali, représentante régionale aux droits de la personne pour le Manitoba — les deux, portant du rose!

Christopher Little-Gagné est le vice-président régional du Manitoba et le fier papa de Caleb, un jeune garçon de deux ans. Le présent article a été rédigé dans le cadre de notre programme de journalisme syndical. Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici pour soumettre une idée d’article ou, si vous avez des questions, n’hésitez pas à envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

 

Journée mondiale de la justice sociale

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Nous disons souvent que le travail effectué par les syndicats va au-delà de l’amélioration de la vie de leurs membres et qu’il entraîne de plus grandes répercussions sur la société dans son ensemble. Si vous en doutez, il suffit de vous pencher sur l’exemple du Fonds de justice sociale de l’AFPC.

Le congrès national de 2003 de l’AFPC a offert aux délégués une occasion extraordinaire d’établir des liens avec des dirigeants syndicaux de l’Amérique de Sud. Deux ans plus tard, dans un discours adressé aux délégués du congrès du SEI, la présidente de l’AFPC, Nycole Turmel, a dit que ce rendez-vous « a marqué le début d’une nouvelle ère de solidarité internationale au sein de l’AFPC ».

« Notre Fonds de justice sociale s’est engagé dans cette voie, a dit Mme Turmel. Je pense qu’il peut devenir un élément important du crédo et de l’action de notre syndicat. Notre Fonds de justice sociale œuvre aussi au Canada et soutient nos membres qui font partie d’organismes de promotion de la justice sociale à l’échelle internationale. »

Cela est toujours vrai aujourd’hui. Environ la moitié du Fonds sert à financer des programmes au Canada. Le Fonds a comme mandat de soutenir des initiatives dans cinq domaines prioritaires :

  • Aide humanitaire au Canada et dans le monde
  • Initiatives de lutte contre la pauvreté au Canada
  • Mise en valeur des ressources humaines à l’étranger
  • Sensibilisation des travailleurs au Canada et dans le monde
  • Échanges de travailleurs

Dans son discours, Mme Turmel s’est dite particulièrement fière du travail que le Fonds permet d’effectuer afin d’éliminer la pauvreté au Canada.

« C’est une honte que la pauvreté soit toujours, en 2005, tant répandue ici, au Canada, un des pays les plus riches du monde. »

Il est cependant regrettable de constater que la situation ne s’est pas beaucoup améliorée au cours des 10 dernières années. L’écart entre les riches et les pauvres s’accroît. Le système d’avantages fiscaux du Canada servait à compenser les inégalités entre les revenus dans une proportion de plus de 70 %; désormais, cela s’élève à moins de 40 %. Les 20 % les plus riches du Canada possèdent près de 70 % de toute la richesse au pays, alors que près de cinq millions de Canadiens sont aux prises avec la pauvreté.

C’est pourquoi le Fonds de justice sociale vise à établir une stratégie de réduction de la pauvreté.

Le Fonds de justice sociale permet aux syndicalistes, aux dirigeants communautaires, aux groupes de défense de la justice sociale et aux personnes affligées par la pauvreté d’élaborer en concertation des stratégies visant à éliminer la pauvreté. Nous appuyons les organismes Canada sans pauvreté et Dignité pour touTEs et contribuons ainsi à créer une stratégie nationale de réduction de la pauvreté qui confère une plus grande dignité et une plus grande autonomie aux personnes à faible revenu. Le Fonds de justice sociale soutient le Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick, Alternatives North (T.N.-O.) et le Mackillop Centre (Î.-P.-É) afin de créer des solutions dans les provinces et les territoires.

Dans la plupart des conventions collectives, les employeurs sont appelés à contribuer au Fonds à un taux d’un cent par heure travaillée par les employés. Actuellement, 91 conventions collectives prévoient une contribution au Fonds de justice sociale.

Soutenons nos frères et nos soeurs transgenres!

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Le Sénat étudie actuellement un projet de loi qui pourrait protéger les personnes transgenres de la discrimination une bonne fois pour toutes. Le projet de loi C-279 intégrerait enfin l’identité de genre à la Loi canadienne sur les droits de la personne et à la législation en matière de crimes haineux.

Dans le passé, nous avons vivement recommandé à nos membres de communiquer avec leurs sénateurs pour exprimer leur soutien à l’égard de ce projet de loi. Nous étions très enthousiastes quand, l’année passée, le projet de loi C-279 a été adopté à la Chambre des communes avec l’appui de 18 députés conservateurs.

Malheureusement, le sénateur conservateur Donald Neil Plett cherche à apporter des modifications nocives au projet de loi; si elles étaient adoptées, elles causeraient sans doute la mort au Feuilleton du projet de loi.

Toutefois, les choses peuvent se passer différemment. Vous pouvez prendre position et appuyer la communauté transgenre en communiquant avec les sénateurs siégeant au Comité des affaires juridiques et constitutionnelles. Dites-leur de n’apporter aucune modification au projet de loi C-279 et d’adopter le projet de loi sous sa forme actuelle.

Nom Province Parti Téléphone Courriel Médias sociaux
Sen. Bob Runciman Ont. C 613‑943‑4020 runcib@sen.parl.gc.ca
Sen. George Baker T.-N.-L. L 613‑947‑2517 bakerg@sen.parl.gc.ca
Sen. Denise Batters Sask. C 613‑996‑8922 denise.batters@sen.parl.gc.ca
Sen. Pierre-Hugues Boisvenu Qc C 613‑943‑4030 boisvp@sen.parl.gc.ca Facebook
Sen. Jean-Guy Dagenais Qc C 613‑996‑7644 dagenj@sen.parl.gc.ca
Sen. Linda Frum Ont. C 613‑992‑0310 fruml@sen.parl.gc.ca @LindaFrum
Sen. Mobina Jaffer C.-B. L 613‑992‑0189 mjaffer@sen.parl.gc.ca @SenJaffer
Sen. Serge Joyal Qc L 613‑943‑0434 joyals@sen.parl.gc.ca
Sen. Thomas Johnson McInnis N.-É. C 613‑943‑1662 mcinnt@sen.parl.gc.ca
Sen. Paul McIntyre N.-B. C 613‑943‑1756 mcintp@sen.parl.gc.ca
Sen. Donald Plett Man. C 613‑992‑0180 plettd@sen.parl.gc.ca @DonPlett
Sen. Jean-Claude Rivest Qc I 613‑947‑2236 jcrivest@sen.parl.gc.ca

Voici quelques conseils de l’AFPC :

Quoi dire

  • Je m’appelle __________________ et je vous téléphone de _____________________ pour vous inciter à contribuer à l’adoption rapide du projet de loi C-279 sur l’identité de genre dans sa forme originale.
  • Les personnes transgenres du Canada ont longtemps souffert de discrimination et de violence, et ce projet de loi fait partie de la solution pour protéger les droits de ces personnes.
  • Je ne crains pas de partager les espaces publics, y compris les salles de toilettes, avec les personnes transgenres.
  • Cependant, je crains qu’à moins que le projet de loi C-279 ne soit adopté sans modification, les personnes transgenres continueront de vivre dans la peur jour après jour lorsqu’elles entrent dans un espace public comme une salle de toilettes publiques.
  • Les retards à adopter une telle loi coûtent des vies. Le C-279 est aussi parfait qu’il puisse l’être. SVP, posez le bon geste et votez pour le projet de loi tel qu’il a été rédigé. Ce sera votre héritage pour l’actuelle session parlementaire.
  • Je vous remercie de m’avoir accordé quelques instants.

Que faire d’autre?

  • Appelez d’autres sénateurs et sénatrices. Vous trouverez les coordonnées des membres du Sénat
  • Vous pouvez aussi leur envoyer un courriel, mettre un message sur leur page Facebook ou leur envoyer un gazouillis. Utilisez le mot-dièse #SupportBillC279..

Membres à vie

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Des bénévoles extrêmement dévoués et passionnés font partie du Syndicat des employées et employés nationaux. Chaque Congrès est l’occasion de rendre hommage aux personnes dont le travail sans relâche mérite d’être salué et souligné.

 

Le statut de membre à vie est la plus grande distinction que peut conférer le Syndicat des employées et employés nationaux. Habituellement, ce statut est offert en reconnaissance de l’excellent travail des militants syndicaux qui, autrement, cesseraient d’être membres en prenant leur retraite ou en quittant leur emploi.

 

Si vous connaissez une personne qui mérite cette distinction, vous pouvez nous communiquer sa candidature pour que nous puissions l’examiner. La date limite chaque année est le 31 mars.

 

Pour un complément d’information sur ce prix et autres distinctions, veuillez consulter la section « Honneurs et prix » de notre site Web.

 

 

Une retraite prématurée?

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Partir à la retraite ou ne pas partir à la retraite? Pour certains membres, telle est la question.

En raison des attaques incessantes lancées par le gouvernement actuel contre les fonctionnaires, certains de nos membres pourraient être forcés de partir à la retraite plus tôt qu’ils ne l’avaient prévu. Dans le budget de l’an dernier, le gouvernement a apporté des modifications importantes aux prestations des retraités, dont la plupart entreront en vigueur le 1er avril 2015.

« Pour l’instant, notre principale préoccupation est l’admissibilité de nos membres retraités au Régime de soins de santé de la fonction publique », a déclaré le président national Doug Marshall.

Le budget de 2014 a complexifié l’inscription au Régime : pour être admissibles au régime de prestations, les membres devront maintenant accumuler six années de service ouvrant droit à pension, au lieu de deux.

« Pour nos membres saisonniers à Parcs Canada, ce petit changement entraîne des répercussions importantes, explique M. Marshall. Certains membres saisonniers accumulent seulement une année de service ouvrant droit à pension pour chaque tranche de trois saisons travaillées; ces membres devront travailler 18 ans à Parcs Canada pour être admissibles au régime de soins de santé à leur retraite. »

Ce changement entre en vigueur le 31 mars 2015. Pour certains membres, il pourrait s’agir d’un facteur décisif dans leur décision de prendre une retraite anticipée.

Le budget de 2014 annonçait des changements importants quant au Régime de soins de santé de la fonction publique pour les retraités. Tout d’abord, les primes seront visées par un modèle de partage des coûts à parts égales (50-50) entre les employés et l’employeur (auparavant 25-75). Le nouveau modèle permet également certaines exemptions pour les membres ayant un faible revenu.

Le partage des coûts sera mis progressivement en œuvre de 2015 à 2018 :

1er avril 2015 – 31,25 %-68,75 %
1er avril 2016 – 37,5 %-62,5 %
1er avril 2017 – 43,75 %-56,25 %
1er avril 2018 – 50 %-50 %

Les membres qui ont des questions sur les effets qu’auront sur eux ces changements doivent s’adresser au gestionnaire des ressources humaines de leur ministère.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les changements apportés au Régime, consultez la page Web du Conseil du Trésor.

À lire absolument : Les griefs de classification

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Remarque : Les renseignements fournis dans le présent document ont trait aux membres visés par les conventions collectives du Conseil du Trésor.

Récemment, les ministères du Conseil du Trésor ont commencé a rejeté les griefs de classification et de rémunération reçus en même temps que les griefs relatifs au contenu de la description de travail, les jugeant prématurés.

Globalement, cela ne devrait pas changer la façon dont nous procédons relativement à ces griefs; nous avons toujours recommandé à nos membres de présenter les trois griefs (classification, contenu de la description de travail et rémunération) en même temps. Ce devrait toujours être le cas.

Cela dit, les membres doivent savoir que l’employeur peut déterminer que les griefs de classification et les griefs de rémunération sont prématurés. Les membres et leurs représentants doivent donc indiquer la bonne date d’entrée en vigueur de la nouvelle description de travail dans leur grief relatif au contenu de la description de travail. La date d’entrée en vigueur doit faire partie des recours demandés. Cela protégera tout recours rétroactif potentiel (advenant le cas où le poste est reclassifié à un groupe ou à un niveau supérieur).

Si vous avez des questions, veuillez communiquer avec votre vice-président régional.

Bourses d’études 2015

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Au Syndicat des employées et employés nationaux, nous savons que l’éducation est un ingrédient essentiel de l’épanouissement personnel. Nous reconnaissons aussi que les obstacles à l’éducation permanente sont innombrables. C’est en partie pour cette raison que nous offrons des bourses depuis 1977 — pour faciliter l’accès à une éducation de qualité pour tous.

Nous offrons quatre bourses, qui ont chacune un objectif différent. Dépêchez-vous! Dans les quatre cas, les demandes doivent être reçues au plus tard le 31 mars.

La bourse Laurier Auger de 2 000 $ est accordée à un membre du SEN — ou à son conjoint ou enfant à charge — qui entreprend sa première année d’études postsecondaires.

La bourse d’études pour membre adulte à un établissement d’enseignement supérieur de 1 000 $ est remise à un membre qui souhaite s’inscrire à un cours ayant un lien avec le syndicalisme.

La bourse Alfred Papineau de 500 $ est accordée à un membre qui suit un cours à temps partiel qui lui permettra de participer plus pleinement à des activités syndicales.

L’initiative des bourses d’études secondaires permet d’accorder une bourse de 1 000 $ à un étudiant de chaque région du Syndicat des employées et employés nationaux. Ces bourses sont remises à des étudiants qui termineront bientôt leurs études secondaires et qui veulent poursuivre des études collégiales ou universitaires. Chaque équipe régionale est responsable de choisir, chaque année, l’école secondaire dans leur région où elle fera la promotion de ces bourses. (Nous avons même un dépliant pour vous faciliter la tâche!)

Les modalités relatives aux bourses se trouvent sous l’onglet « Bourses annuelles » de notre site Web.

 

Un nouveau record mondial!

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C’est avec un grand plaisir que nous vous annonçons qu’Ottawa a battu en fin de semaine le record mondial du plus grand nombre de bonshommes de neige faits en une heure. Nos membres qui travaillent au Centre Amethyst pour femmes toxicomanes font partie du millier de personnes qui se sont retrouvées au parc Lansdowne pour faire des bonshommes de neige et amasser des fonds pour les initiatives locales en santé mentale.

Au bout d’une heure, 1 299 bonshommes de neige avaient vu le jour. Juste assez pour battre le record de 1 279 bonshommes détenu jusqu’ici par Salt Lake City, en Utah.

Toutes nos félicitations à nos membres du Centre Amethyst!

(Et tous nos regrets à l’Utah!)

Parcs Canada embauche (bientôt!)

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Par Eddie Kennedy

Il semble que l’époque où le piètre état des routes et des immeubles de nos parcs nationaux et de nos lieux historiques était monnaie courante soit révolue. Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il investira la majeure partie d’un fonds de 2,8 milliards de dollars dans des projets d’infrastructure à Parcs Canada, qui en a vraiment besoin.

Au cours d’une réunion tenue le 20 janvier, Parcs Canada fait le point sur les changements à venir à l’égard de ses politiques de dotation, tandis qu’elle commence à embaucher du personnel pour travailler sur ces projets.

Pierre Richer de La Flèche, dirigeant principal des ressources humaines à Parcs Canada, a expliqué comment l’agence prévoit mettre en œuvre un processus rationalisé pour faciliter l’embauche de nouveaux employés. L’agence vise l’établissement d’une gestion nationale du processus d’embauche.

Au cours de cette réunion, M. Richer de La Flèche a également donné un aperçu de la façon dont l’agence compte créer des bassins de candidats qualifiés qui seront accessibles par les gestionnaires de partout au pays. Ces bassins serviront à pourvoir les postes nouveaux ou existants. Pour choisir un nouvel employé à partir des bassins de candidats, les gestionnaires utiliseraient l’approche de la « bonne personne pour le poste ». Parcs Canada a l’intention de fournir des lignes directrices claires et de veiller à ce que le processus soit transparent.

L’agence aura recours à une foule de méthodes pour promouvoir les postes vacants, y compris les médias sociaux. Certaines occasions d’emploi seront affichées seulement à l’interne, alors que d’autres pourraient être également affichées à l’extérieur de l’APC ainsi qu’au grand public, en fonction des compétences et du niveau requis. Les gestionnaires pourront tout de même embaucher localement, sans passer par les bassins de candidats, mais seulement pour des postes à durée déterminée et seulement en employant le même énoncé de critères de mérite que celui du concours national.

L’agence se dit résolue à respecter son obligation concernant la procédure de placement prioritaire à mesure qu’elle avancera dans son processus d’embauche.

Parcs Canada reconnaît également que de nombreuses questions restent sans réponse, puisque certains plans et procédures n’ont pas encore été parachevés. Pour cette raison, l’agence entend nous tenir régulièrement informés de ce qui se passe.

La direction de l’agence nous a fortement encouragés à la tenir informée des préoccupations de nos membres; elle comprend que notre capacité à communiquer les problèmes très tôt peut l’aider à réagir aux préoccupations et à fournir des renseignements précis aux employés. Pour cette raison, elle accorde une grande valeur à notre capacité de mettre en lumière les préoccupations de nos membres.

En tant que vos représentants syndicaux, nous avons signalé nos inquiétudes au sujet de l’utilisation de bassins de candidats. Nous avons eu des problèmes avec ces bassins dans le passé, car ils introduisent un élément de partialité dans le processus de sélection. En effet, ils permettent de facilement manipuler le processus d’embauche; le favoritisme et les préjugés peuvent avoir pour effet d’écarter la meilleure candidature en faveur d’un autre candidat.

Il va sans dire que nous sommes heureux du travail qui sera généré par ces projets d’infrastructure. Tout comme nombre d’entre vous, nous attendons avec impatience de voir les améliorations qui seront apportées aux installations où nous travaillons — elles devraient faire de nos lieux de travail des endroits où il fait bon travailler. Cela dit, nous voulons également veiller à ce que nos membres soient traités équitablement dans le processus de dotation.

Dans les mois à venir, nous rencontrerons la haute direction dès qu’elle aura arrêté les détails de la politique de dotation. Nous vous encourageons à nous communiquer toute préoccupation que vous pourriez avoir relativement à ces projets.

Pour notre part, nous continuerons de vous tenir informés de tout fait nouveau à ce sujet.

En toute solidarité,

Eddie Kennedy

Eddie Kennedy est le conseiller national du Syndicat des employées et employés nationaux à Parcs Canada. Pour le joindre, vous pouvez envoyer un courriel à l’adresse suivante : eddie.kennedy@une-sen.org.

Mois de l’histoire des Noirs

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Par Céline Ahodékon

D’un bout à l’autre du Canada, nous apercevons des Canadiens d’origine africaine. Néanmoins, pour une raison qui m’échappe, la façon dont certains sont arrivés n’est pas tout à fait claire – ou plutôt personne n’en parle. Pire encore, très peu de livres d’histoire canadiens nous renseignent à ce sujet.

Durant mes premières années au Canada, lorsque je demandais aux personnes de ma couleur d’où elles venaient, leurs réponses me surprenaient. Je m’attendais à ce qu’elles me répondent qu’elles venaient du Bénin, du Rwanda, du Kenya ou du moins de « quelque part en Afrique ». À ma grande surprise, certaines personnes m’ont répondu qu’elles venaient « du Canada ». Le lien de certains Canadiens d’origine africaine avec le Canada est passé sous silence. Pour certains Canadiens d’origine africaine, le Canada est leur seule patrie. Pour d’autres néanmoins, le Canada est leur terre d’adoption; ils sont immigrants dans ce pays.

Quoi qu’il en soit, l’endroit d’où nous venons ou qui est arrivé en premier est sans importance. Ce qui est important – que nous soyons Canadiens d’origine africaine ou Afro-Canadiens – c’est que notre point commun est le continent natal : l’Afrique. Comme toutes les autres communautés au Canada, les personnes d’origine africaine, aujourd’hui comme hier, doivent lutter pour les droits de la personne. Toutefois, comme le veut l’adage, peu importe comment vous commencez la course, l’important c’est de la terminer. Les personnes d’origine africaine ont apporté – et continuent d’apporter – une contribution importante au Canada. Elles se sont affirmées en tant que leaders communautaires et politiques au Canada. Cet article est trop court pour pouvoir tous les mentionner, mais un nom en particulier nous donne toutes les raisons de célébrer le Mois de l’histoire des Noirs : le gouverneur Douglas. À vrai dire, célébrer le Mois de l’histoire des Noirs sur la côte Ouest sans rendre hommage au gouverneur James Douglas, père et fondateur de la Colombie-Britannique, serait un peu comme confectionner une tarte à la rhubarbe sans sucre : une recette plutôt incongrue!

Du haut de ses six pieds, courageux et ambitieux, Douglas « le Noir », (comme on l’appelait à Fort Vancouver, Washington), est né en Guyane britannique. Il était né d’une mère africaine créole de la Barbade et d’un père écossais. Employé de longue date de la Compagnie de la Baie d’Hudson, James Douglas commença sa carrière en tant qu’apprenti et gravit les échelons : d’affactureur principal à directeur, pour finir gouverneur de la Colombie-Britannique.

En dépit des nombreux défis auxquels James Douglas a dû faire face, il n’abandonna jamais. Déterminé, il se montra fort et solide malgré les épreuves et les dangers qui surgirent dans la foulée de l’arrivée de milliers de chercheurs d’or venus de Californie.

Comme le disait souvent James Douglas à propos de lui-même : « Ce sont les hommes vaillants, déterminés, forts et autonomes qui franchissent chaque obstacle et gagnent la confiance et le respect de leurs semblables. Il en est de même pour les hommes comme pour les nations. » Pendant la ruée vers l’or de 1858, M. Douglas affirma la souveraineté britannique sur le continent et à Victoria en imposant la loi et l’ordre britanniques. Il exerça son autorité et démontra sa loyauté envers l’Empire britannique, et créa la colonie de la Colombie-Britannique. Il devint gouverneur de la nouvelle colonie la même année.

La sensibilité de James Douglas à l’égard de ses pairs lui a permis de déclencher la première grande vague d’immigration, en Colombie-Britannique, de personnes noires issues de la Californie à la recherche d’une vie meilleure.

« Malgré la forte discrimination dont ils faisaient l’objet, ces pionniers enrichirent la vie politique, religieuse et économique de la colonie. »

Ils formèrent même l’une des premières unités de milice : la Victoria Pioneer Rifle, également connue sous le nom African Rifles.

Aucun autre homme n’aura influé autant sur l’histoire de la Colombie-Britannique que James Douglas. Comme l’évêque le faisait remarquer le jour de ses funérailles en 1877, « James Douglas était la bonne personne et il s’est trouvé au bon endroit, au bon moment ».

Si James Douglas n’avait pas vécu et ne s’était pas montré ferme dans le but d’empêcher une prise de contrôle par les Américains, il est tout à fait probable que la Colombie-Britannique n’existerait pas aujourd’hui. James Douglas n’est plus là, mais son héritage demeure à jamais! Un grand nombre de routes, de ports, de baies et de sommets en Colombie-Britannique portent son nom aujourd’hui.

Mes confrères et consœurs, ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des contributions apportées par d’éminents Canadiens d’origine africaine à notre société. Il en existe bien d’autres, passés et présents, qui ont changé le paysage canadien. Le Mois de l’histoire des Noirs est l’occasion de communiquer les expériences et les contributions à la société des Canadiens d’origine africaine et d’en apprendre davantage à ce sujet. Bâtissons une communauté meilleure et des lieux de travail plus riches en nous soutenant les uns les autres et en nous faisant découvrir mutuellement des événements et des gens que nous ne connaissons pas. Déguster de la nourriture épicée, écouter de la belle musique africaine et des Caraïbes et apprendre quelques pas de Zumba ne sont que quelques exemples de ce que vous pouvez faire!

Céline Ahodékon est représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du Syndicat. Pour obtenir de plus amples renseignements, cliquez ici – si vous souhaitez présenter une histoire ou poser des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.