Salaires, sous-traitance et autres points en litige

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Nouvelles dates fixées plus tard ce mois-ci.

Mardi, nous avons poursuivi les négociations avec l’employeur. Malgré les progrès accomplis, plusieurs points restent en litige, notamment les salaires, la protection contre la sous-traitance et les congés.

Sur la question des salaires, la Société du Musée canadien des sciences et de la technologie traîne encore loin derrière les autres employeurs fédéraux du secteur culturel, comme le Centre national des Arts et le Musée des beaux-arts du Canada. Les chiffres qu’elle avance se situent bien en deçà des tendances économiques actuelles et anticipées. L’impasse demeure donc entière.

En ce qui concerne la protection de nos emplois, l’employeur propose des conditions très inférieures à ce qui s’est conclu ailleurs dans le secteur culturel au fédéral.

La question des congés de maladie s’est posée lors de la séance de mardi. Dans l’éventualité de changements dans la fonction publique fédérale, l’employeur proposerait de rouvrir la convention après sa signature pour renégocier le régime de congés de maladie. Or, même si nous avons dit que nous étudierions toute proposition faite de bonne foi, nous n’avons aucun intérêt à rouvrir la convention une fois signée pour discuter de réductions possibles à notre régime de congés de maladie. L’an passé, nous avons signé une convention collective d’une durée de quatre ans avec le Musée des beaux-arts, sans disposition qui permettrait de renégocier ce régime. Cette année, nous négocions une convention de trois ans avec la Chambre des Communes, et là aussi, on ne parle pas de toucher à nos congés de maladie. La Société ne devrait pas faire exception, avons-nous fait valoir à l’employeur lors de notre rencontre de mardi.

Le syndicat réagit aux réductions de postes

Il y a un mois, la Société a coupé plusieurs postes au sein du groupe VE et un poste à la boutique. Notre section locale a déposé des griefs pour demander à l’employeur de renverser la vapeur, car la convention collective n’a pas été respectée, selon nous. Nos conseillers juridiques nous diront si d’autres actions en justice peuvent être menées contre l’employeur à ce sujet.

Nous défendrons nos droits

Nous sommes à fixer des dates pour poursuivre les négociations plus tard ce mois-ci. Dès qu’il y aura du nouveau, nous vous en informerons. Si vous avez des questions, parlez à un représentant syndical ou à un membre de notre équipe de négociations (Sharon Babaian, Brian Casey et Yvon Renaud).

Source : Les membres de l’AFPC à la SMSTC Solidaires pour une convention équitable

OES : Importantes victoires pour les membres de l’AFPC

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Après 42 mois d’attente, nous avons finalement reçu les décisions arbitrales des unités de négociation BR et IT pour les intervieweurs et intervieweuses des enquêtes statistiques de Statistiques Canada.

Voici ce que nous avons obtenu :

  • Des augmentations salariales s’élevant à 9,6 % pour la durée de la convention, avec effet rétroactif, de beaucoup supérieures à ce que l’employeur avait offert lors des négociations.
  • De nouvelles dispositions sur la protection et les droits des employés concernant l’attribution du travail.
  • De nouveaux droits sur la sécurité d’emploi.
  • L’augmentation des primes.
  • Un nouveau libellé sur la semaine désignée de travail (SDT), les parties devant se réunir pour discuter des propositions syndicales.

Certes, nous n’avons pas obtenu tout ce que nous réclamions, mais nous avons tout même enregistré des gains importants sur des enjeux jugés prioritaires par les équipes de négociation. Ces victoires, nous les devons au travail acharné de nos équipes de négociation et à la solidarité des membres de l’AFPC travaillant aux Opérations des enquêtes statistiques (OES).

Depuis l’automne 2011, l’AFPC lutte pour que les OES améliorent les conditions de travail des intervieweuses et intervieweurs.

Nous pouvons tirer fierté de ce que nous avons accompli au cours de cette ronde de négociation qui a été particulièrement longue et ardue.

La prochaine ronde débutera bientôt. Compte tenu de ce que vivent actuellement les autres unités de l’AFPC dans leurs pourparlers avec l’employeur, nous pouvons nous attendre à d’autres rencontres assez difficiles. Aussi est-il important que les membres s’assurent de bien comprendre les nouvelles dispositions de leurs conventions et se préparent à la prochaine ronde. D’ailleurs, nous rédigeons en ce moment une fiche d’information détaillée sur les changements apportés.

Source : www.syndicatafpc.ca

OES: Décisions arbitrales enfin rendues publiques

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Les décisions arbitrales tant attendues concernant les unités de négociation des intervieweurs et intervieweuses des bureaux régionaux (BR) et sur le terrain (IT) des Opérations des enquêtes statistiques (OES) ont enfin été rendues publiques en fin de journée, le lundi 30 mars 2015.

L’AFPC examinera les décisions arbitrales se rapportant aux unités BR et IT. Le syndicat affichera bientôt sur son site Web les conclusions de son analyse ainsi que le libellé déjà paraphé.

D’ici là, voici ce que nous sommes en mesure de vous annoncer :

  • La date d’entrée en vigueur des deux conventions collectives est le 1er décembre 2011, ce qui signifie que les augmentations salariales seront versées rétroactivement à cette date.
  • Les deux conventions collectives ont expiré le 30 novembre 2014.
  • Nous allons immédiatement signifier à l’employeur l’avis de négocier en vue du renouvellement des conventions.
  • Nous ferons parvenir la demande de revendications immédiatement à toutes les sections locales.
  • Plus tard cette année, nous organiserons une conférence sur la négociation pour élire les équipes de négociation et établir l’ordre de priorité des revendications. Nous vous informerons dès que possible des dates de la conférence.

Continuez à consulter le site Web pour obtenir des renseignements sur les dispositions de vos conventions collectives et en savoir plus sur la suite des choses.

Journée mondiale de l’eau – le 22 mars

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Récemment, les droits relatifs à l’eau figuraient en tête de l’ordre du jour de la réunion du Comité des droits de la personne. Dans un élan de créativité, les membres ont échangé des idées concernant une campagne de promotion de l’accès à l’eau en tant que droit de la personne.

Lors du congrès de 2014, les délégués avaient voté pour une résolution visant à « financer la suite de la campagne sur les droits relatifs à l’eau adoptée à la conférence sur les droits de la personne de 2013. »

L’accès à l’eau fait l’objet d’une foule de questions préoccupantes; dans notre pays, un nombre incalculable de collectivités n’ont pas accès à une source d’eau potable, l’accès à l’eau est de plus en plus privatisé, les grandes villes doivent émettre des avis d’ébullition… et cela n’englobe même pas les problèmes des pays en développement.

« Les participants ont manifesté beaucoup d’intérêt et ont tenu de nombreuses discussions, souligne Geoff Ryan, vice-président national aux droits de la personne. Ils étaient très passionnés par cette question, qui nous tient à cœur. »

Certains membres percevaient cette question sous un angle plus personnel que les autres. Jacqueline Nanali, une représentante des droits de la personne de la région du Manitoba, a partagé une expérience personnelle liée à l’avis d’ébullition qui avait visé toute la ville de Winnipeg,vers la fin du mois de janvier.

« Chacun se précipitait au magasin afin de se procurer des bouteilles d’eau, mentionne Mme Nanali. Certains chefs de collectivités des Premières Nations avoisinantes ont déclaré que cette situation était fréquente dans leur collectivité, et qu’ils vivaient ainsi.

Je crois qu’il est important de souligner l’importance de l’eau. Pour ma part, la perte de l’accès à l’eau et la nécessité de faire bouillir l’eau toute la journée afin d’obtenir un simple verre d’eau ou une tasse de thé… ou simplement pour me brosser les dents, m’ont permis de constater toute l’importance de l’accès à l’eau. »

La Ville de Winnipeg a émis un avis d’ébullition, le 27 janvier, lorsque la présence d’E. coli a été détectée dans le système d’approvisionnement en eau; cet avis a été levé 48 heures plus tard. Durant deux jours, les citoyens de Winnipeg ont dû faire bouillir de l’eau pour boire, préparer leurs repas ou créer la préparation pour nourrissons.

Bien que cet incident ait attiré l’attention des médias à l’échelle nationale, il y a plus de 1 000 avis d’ébullition, à l’heure actuelle, dans l’ensemble du Canada. Au sein de nombreuses collectivités, l’incident de Winnipeg fait partie de la réalité quotidienne.

À la suite d’entretiens fructueux, les membres du Comité des droits de la personne se sont entendus sur la nécessité de faire la lumière sur les répercussions des décisions politiques sur l’accès à l’eau potable au sein de collectivités du Canada. Les membres ont consacré une grande partie de la journée à l’élaboration d’une campagne.

« Nous n’en sommes qu’aux premières étapes, mais je suis impatient de voir le résultat, mentionne M. Ryan. Nous espérons toucher une grande partie du public canadien; je crois que bon nombre des idées que j’ai entendues à cette table nous aideront à atteindre cet objectif. »

Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale – le 21 mars

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Par Jennifer Chieh Ho

En 1966, la date du 21 mars a été désignée par l’Organisation des Nations Unies comme la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Cette journée visait à commémorer le massacre survenu en 1960 à Sharpeville, en Afrique du Sud, où une manifestation pacifique s’est terminée lorsque la police a tiré des coups de feu. Ce jour-là, 69 Sud-Africains ont été tués, et plus de 180 autres ont été blessés. Les manifestants étaient descendus dans la rue pour protester et exiger l’abolition de lois du gouvernement d’apartheid selon lesquelles tous les Noirs devaient porter un document d’identité contenant leurs renseignements personnels. Lorsqu’un Noir se trouvait dans un lieu public sans ce document, il risquait d’être arrêté et incarcéré.

Le Canada a été l’un des premiers pays à appuyer la résolution de l’ONU désignant le 21 mars comme la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Notre pays a souligné cette journée pour la première fois en 1989.

Cependant, 49 ans plus tard, il reste encore beaucoup de travail à faire pour éliminer le racisme. Chaque jour, certaines personnes sont victimes de commentaires et de stéréotypes racistes dans les médias, à l’école, dans les lieux publics et au travail.

La mise en évidence continuelle de la race, de l’origine ethnique et de la couleur de la peau crée un climat propice à la discrimination raciale. Intentionnels ou non, les gestes posés en fonction de la race, de l’origine ethnique ou de la couleur de la peau peuvent avoir une incidence négative sur la vie quotidienne des membres de minorités visibles.

Les questions suivantes me sont souvent posées :

« D’où venez-vous? »

« Quelle est votre origine? »

« Où avez-vous appris l’anglais? »

Je fais souvent l’objet de commentaires non sollicités, comme les suivants :

« Vous n’avez pas l’air Chinoise. »

« Vous vous exprimez bien en anglais. »

Je reconnais que ces questions sont souvent posées par simple curiosité, mais la façon de les poser est la clé. Lorsque ces questions me sont posées respectueusement, dans le but d’apprendre à me connaître, j’y réponds dans un esprit de dialogue ouvert. Si ces questions ou commentaires renforcent des stéréotypes raciaux, veuillez ne pas les poser ni les formuler.

Je suis d’origine chinoise, mais je ne suis pas née en Chine (cependant, on m’a déjà dit de « retourner en Chine »!) Les membres de minorités visibles font régulièrement l’objet de telles remarques.

Je suis une citoyenne canadienne et j’ai trois enfants, dont deux sont nés au Canada; imaginez comment vous vous sentiriez si on disait à vos enfants de retourner dans un pays où ils ne sont même pas nés! Jugeriez-vous alors que vos enfants sont les bienvenus et respectés dans leur pays natal?

Nous vivons dans un pays où règne la diversité et où tous les citoyens devraient être traités avec équité et respect. Alors, pourquoi certains d’entre nous doivent travailler aussi fort pour que les gens ne s’arrêtent pas à leur origine ethnique, à leur lieu d’origine ou à la couleur de leur peau? Pourquoi ne met-on pas plutôt l’accent sur leur ensemble de compétences, leurs aptitudes, leur éducation, leurs expériences et, plus important encore, leur valeur individuelle? Il est triste de constater que la discrimination raciale existe toujours. Il n’y aura de changement réel que lorsque chaque personne sera traitée avec respect et dignité, et acceptée en fonction de ses propres mérites. Pour éliminer activement la discrimination raciale, nous devons continuer de la dénoncer et poursuivre les activités de sensibilisation. Nous devons également travailler activement à l’élimination du racisme, sur le plan personnel et institutionnel, pour nos enfants et les générations futures.

Jennifer Chieh Ho est la vice-présidente régionale de la Colombie-Britannique et du Yukon. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du Syndicat. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, cliquez ici – si vous souhaitez proposer un article ou avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

Journée internationale de la Francophonie

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Par Karl Lafrenière

Chaque année, ma grand-mère passe la majeure partie de l’hiver en Floride. Depuis quelques années maintenant, j’y conduis sa voiture afin qu’elle puisse faire ses courses une fois sur place. La première fois que j’ai fait ce long trajet vers cet État ensoleillé, j’ai voyagé avec mon frère.

Nous nous arrêtions assez régulièrement afin de nous procurer des collations pour la route. Un arrêt reste gravé dans ma mémoire, en Caroline du Sud. Il était tard dans la nuit, et nous avions besoin de denrées fraîches en prévision du chemin à parcourir. Lorsque nous sommes entrés au dépanneur, mon frère et moi discutions en français à propos de ce que nous avions l’intention d’acheter. Quand nous sommes arrivés à la caisse, le caissier nous a accueillis en disant « Bonjour » et nous a demandé, en français, si nous avions trouvé tout ce que nous cherchions!

Mon frère et moi étions étonnés d’entendre cette personne nous parler en français, avec un fort accent. Nous avons répondu en anglais, par souci de commodité.

Le caissier s’est empressé de nous dire, encore une fois en français : « Non, s’il vous plaît, parlez-moi en français. Je n’ai jamais la chance de pratiquer cette langue merveilleuse. Alors, quand l’occasion se présente, j’en profite. »

C’est avec plaisir que nous avons terminé notre conversation en français.

À notre arrivée en Floride, mon frère et moi avions décidé de raconter à notre grand-mère notre aventure au dépanneur. Nous n’avons pas tardé à être encore plus fascinés d’apprendre que l’ami de ma grand-mère avait récemment fait un exposé à une conférence organisée par l’Alliance Française de Sarasota.

Je suis fier de savoir que ma langue se retrouve ici et là, dans le monde entier, aux endroits les plus inattendus.

Il existe même une organisation qui représente les francophones dans le monde entier : l’Organisation internationale de la francophonie. Créée en 1970, elle a pour mission de donner corps à une solidarité active entre les 80 États et gouvernements qui la composent (57 membres et 23 observateurs). Ensemble, ils représentent plus du tiers des États membres des Nations Unies et comptent pour plus de 890 millions de personnes, dont 220 millions de francophones.

Ses membres ont en commun la langue française et les valeurs de « la Francophonie », qui inclut le travail en solidarité pour promouvoir la langue française, ainsi que la diversité culturelle et linguistique, la démocratie, les droits de la personne et l’éducation.

Toutefois, même si une personne ne s’identifie pas en tant que francophone, cela ne signifie pas qu’elle ne s’intéresse pas véritablement à notre langue. Et c’est à nous, en tant que francophones, de favoriser cet intérêt.

En concluant, je me permets donc de proposer un conseil amical à mes collègues francophones : quand une personne essaie de vous parler en français — même si elle a du mal à le faire, ne passez pas à l’anglais. Nous le faisons trop souvent afin de faciliter les choses, mais je crois que c’est tout à fait inutile. Nous devrions reconnaître ses efforts et lui donner une occasion unique de pratiquer notre langue bien-aimée.

Karl Lafrenière est vice-président régional pour la région Hors-Canada et membre de notre Comité des francophones. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du SEN. Pour en savoir plus, cliquez ici — pour proposer une histoire ou pour toute question, veuillez envoyer un courriel à l’adresse suivante : communications@une-sen.org.

Les membres des OES : toujours en attente…

Les membres des OES : toujours en attente...

Nos membres à Opérations des enquêtes statistiques attendent toujours des nouvelles de leur nouvelle convention collective. Malheureusement, nous n’avons aucune nouvelle à partager en ce moment. Tout simplement, nous attendons toujours… tout comme vous.

En janvier, la dernière fois que nous avons fait rapport sur le processus de négociation, nous vous avions mentionné qu’une décision devrait être rendue d’ici trois ou cinq semaines. Malheureusement, le conseil d’arbitrage met plus de temps que prévu à l’origine pour traiter les dossiers.

Depuis que nous avons complété nos soumissions envers le conseil, nous n’avons pas eu aucun contrôle sur le processus.

Nous ne pouvons exercer aucune pression sur le processus d’arbitrage; nous devons simplement attendre. C’est beaucoup demander aux membres qui attendent depuis quatre ans qu’une décision soit rendue… mais nous avons les mains liées en ce moment.

Les membres des OES ont beaucoup attendu tout au long du processus de négociation. C’est une situation difficile; les négociations ont d’abord abouti à une impasse en 2012. Après le dépôt de la demande d’arbitrage, le processus a été considérablement retardé par un employeur qui a contesté certaines de nos propositions contractuelles qui avaient été présentées à l’arbitre.

Qu’est-ce qui se passera ensuite?

Une fois que l’arbitre aura fourni un rapport à l’équipe de négociation, l’AFPC informera les membres des OES de la décision. Nous savons également que ce retard a incité des membres à formuler certaines hypothèses. Tout ce que nous pouvons vous dire, c’est que les rumeurs que vous pouvez entendre sont absolument sans fondement puisqu’aucun rapport n’a été publié. Personne, pas même les membres de l’équipe de négociation, n’a été informé des décisions prises jusqu’à maintenant.

Pour connaître les nouvelles immédiatement :

Dès la publication des nouvelles sur notre site Web, nous les diffuserons sur Facebook et Twitter. Si vous préférez recevoir un courriel au moment même de la parution des nouvelles, nous pouvons également nous engager à cet égard. Vous n’avez qu’à envoyer un courriel à l’adresse communications@une-sen.org en nous indiquant que vous souhaitez être informé dès l’annonce des nouvelles relatives aux OES.

Encore une fois, nous ne pouvons exprimer à quel point nous apprécions la patience de nos membres tout au long de ce processus. Nous savons que la route est longue et difficile, et nous sommes impatients de vous retrouver à l’arrivée!

« Je n’ai pas les moyens de faire la grève. »

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Par Richard Ballance

Nous sommes actuellement au cœur de négociations avec un employeur qui cherche à tout prix à réaliser des économies aux dépens des travailleurs. Les pourparlers avancent lentement, et de nombreux membres s’interrogent sur les mesures possibles. Nous avons tous entendu des membres déclarer qu’ils n’ont pas les moyens de faire la grève.

Nous sommes toutefois encore très loin d’un débrayage. Les négociations se poursuivent, quoique lentement. Toutes les parties sont présentes à la table. Avant de déclencher une grève, plusieurs événements doivent se produire.

D’abord, une grève légale ne peut avoir lieu en l’absence d’une entente sur les services essentiels, dans laquelle sont décrits tous les postes désignés comme étant essentiels. Le projet de loi C-4 confère au gouvernement le contrôle des services essentiels (bien que cette mesure soit probablement inconstitutionnelle), et le projet de loi C-31 a révoqué toutes les ententes sur les services essentiels qui existaient. Avant même que nous puissions songer à déclarer la grève, le gouvernement doit donc revoir et modifier les ententes sur les services essentiels.

De plus, une grève légale ne peut être déclenchée que si les membres de l’unité de négociation ont voté en faveur de cette mesure. Un vote de grève ne peut se produire que si la présidente nationale de l’AFPC l’autorise. À la lumière des résultats du vote, la présidente nationale de l’AFPC est alors autorisée à déclencher la grève. Avant de procéder au piquetage, les membres doivent avoir voté démocratiquement en faveur de la grève, et le président national de l’AFPC doit avoir lancé un débrayage.

Nous sommes encore loin de cette étape, pour l’instant. Il n’y aura aucun vote, à moins que les négociations aboutissent à une impasse.

Est-il vrai que nos membres n’ont pas les moyens de faire la grève? En cas de débrayage, nos membres ne seront pas rémunérés par l’employeur. Nous avons tous des obligations, que ce soit le remboursement d’un prêt hypothécaire, le paiement d’une automobile, les frais de scolarité de nos enfants, les nombreuses factures mensuelles (de chauffage, d’électricité, d’accès à Internet, de service téléphonique, etc.). De nombreux membres éprouveront des difficultés à s’acquitter de ces obligations s’ils ne sont pas rémunérés pendant une semaine ou deux. Et si le conflit se prolonge, la majorité des membres auront des ennuis.

Cependant, compte tenu de l’état actuel des négociations, j’estime que nous n’avons pas les moyens de ne pas faire la grève. Nous risquons de perdre beaucoup plus que quelques semaines de salaire.

Parmi les principales caractéristiques du régime d’assurance-invalidité de courte durée que notre employeur souhaite nous imposer, notons qu’avant d’avoir droit à quelque prestation que ce soit, il faudra subir une période d’attente de sept jours non rémunérée. Réfléchissez-y… Pour toute période de maladie s’additionnant à vos six jours de congé de maladie annuels, vous pourriez être contraint de patienter jusqu’à cinq jours ouvrables, sans rémunération, avant d’être admissible à l’assurance-invalidité de courte durée.

Le diable se cache souvent dans les détails. Qu’adviendra-t-il si vous tombez malade ultérieurement? Serez-vous automatiquement admissible à l’assurance-invalidité de courte durée ou serez-vous contraint à une autre période d’attente? Compte tenu de ce que je connais du domaine de l’assurance, j’estime que la deuxième hypothèse est la plus probable.

Au moment fatidique, vous risquez de ne pas recevoir le chèque de paie tant attendu. Pire encore, vous devrez négocier avec une organisation à but lucratif telle que la SunLife, qui tentera de réduire au minimum les indemnités qu’elle vous versera.

Ai-je les moyens de faire la grève? Pas vraiment. Compte tenu de ce que notre employeur nous offre, cependant, nos pertes risquent fort de nous coûter encore plus cher avec le temps. Nous n’avons pas les moyens de ne pas faire la grève.

La question de l’assurance-invalidité de courte durée peut s’avérer épineuse, surtout avec cet employeur. Soyons prêts.

Richard Ballance est le vice-président régional pour les membres du Conseil du Trésor de la région de la capitale nationale. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du Syndicat. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, cliquez ici – si vous souhaitez proposer un article ou avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

 

 

 

 

Journée internationale de la femme – le 8 mars

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Par Sandy Bello

À l’approche de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, je réfléchis à mes réalisations et à certains obstacles que j’ai dû surmonter en tant que travailleuse canadienne.

À la suite d’un entretien avec ma mère, qui est âgée de 91 ans, j’ai analysé nos différents parcours respectifs, en tant que femmes, sur le plan de l’enfance, de l’éducation, du travail et de la vie familiale. J’ai reçu une éducation extraordinaire dans un domaine non conventionnel et obtenu un bon emploi syndiqué m’offrant des avantages sociaux, notamment des dispositions sur les congés et la sécurité d’emploi. Les services de garde d’enfants nous ont toutefois posé, à toutes deux, un grand défi. Mon père travaillait dur dans un emploi peu rémunéré, et ma mère ne pouvait simplement pas travailler jusqu’à ce que tous ses enfants soient à l’école.

Par conséquent, nous devions composer avec un budget très maigre.

Pour ma part, la recherche d’un service de garde de qualité, sécuritaire et abordable pour mes trois enfants, y compris des jumeaux, à une époque où mon partenaire et moi éprouvions de la difficulté à rembourser notre prêt hypothécaire à un taux d’intérêt élevé, m’a préoccupée au point de souffrir d’insomnie.

Depuis cette période frénétique, stressante et coûteuse, les congés parentaux et d’autres avantages sociaux ont fait l’objet de grandes améliorations. Il n’existe cependant toujours aucun programme national de garderies. Les services de garde posent toujours problème aux familles, alors que près de 70 % des mères d’un enfant de moins de cinq ans sont au travail. La prestation universelle pour la garde d’enfants, qui constitue le programme fédéral actuel, n’est tout simplement pas suffisante pour la majorité des parents. Le Canada accuse du retard sur certains pays qui poursuivent le développement de leurs systèmes d’éducation préscolaire et de garderies.

Pour cette raison, le mouvement syndical du Canada sollicite notre aide pour faire en sorte que les services de garde deviennent un enjeu électoral. Saviez-vous que le dernier débat sur les enjeux propres aux femmes, dans le cadre d’élections fédérales, date de 1984? Le NPD et le Parti Vert ont accepté de participer à un débat sur les enjeux propres aux femmes, mais le Parti libéral du Canada, le Parti conservateur du Canada et le Bloc Québécois ne l’ont pas fait. Des campagnes sont en cours, notamment Votez pour les services de garde en 2015 et Place au débat.

Je réaffirme mon intention d’adopter des mesures visant à faire progresser les enjeux propres aux femmes et les services de garde. Travaillons de concert à la réalisation de cet objectif, et espérons que, l’an prochain, la Journée internationale de la femme nous offrira une autre raison de célébrer.

Sandy Bello est la représentante régionale aux droits de la personne pour l’Ontario. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndicaldu Syndicat. Pour obtenir de plus amples renseignements,cliquez icisi vous souhaitez suggèrer une histoire ou poser des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.


Mise à jour sur les négociations à Parcs Canada

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Les membres de l’équipe de négociation de Parcs Canada se sont assis à la table avec l’agence la semaine dernière, et ils ont échangé des propositions. Dans un courriel à ses employés, Parcs Canada s’est dit déterminé à « poursuivre ce dialogue ouvert et constructif » avec le syndicat.

« Nous demeurons convaincus que, ensemble, nous allons conclure une convention collective renouvelée qui est juste et équitable pour les membres de l’équipe de Parcs Canada et les contribuables canadiens. »

Au cas où vous ne parlez pas la langue de Harper, cela se traduit par « se débarrasser de vos dispositions actuelles sur les congés de maladie ». L’équipe de négociation a catégoriquement rejeté cette idée. En fait, elle est déterminée à dire non à toute proposition qui minerait nos droits et avantages en vertu de la convention collective. Comme l’a déclaré l’AFPC :

« [Votre équipe de négociation] a aussi dénoncé ce que nous considérons comme une atteinte inutile et injustifiée aux protections du personnel saisonnier. Parcs Canada propose, par exemple, de prolonger la période durant laquelle une mesure disciplinaire demeure au dossier des membres du personnel saisonnier et de réduire leurs congés pour obligations familiales en les calculant au prorata. Votre équipe de négo maintient que ces congés doivent être fondés sur les besoins des membres et de leurs familles. »

L’équipe de négociation a également dit à l’employeur que ses politiques et la convention collective doivent être appliquées de façon uniforme dans toute l’organisation.

L’équipe de négociation se réunira de nouveau avec l’employeur à la fin de mai.