Récemment, la Cour fédérale du Canada a approuvé l’entente de règlement définitive du recours collectif concernant les membres des Forces armées canadiennes (FAC) qui ont été victimes de discrimination raciale au cours de leur service militaire. Bien que cela représente une victoire pour ces travailleuses et travailleurs, le gouvernement du Canada a encore beaucoup de travail à faire.
« C’est un pas dans la bonne direction, mais la lutte menée par ceux et celles qui ont subi du racisme au sein du gouvernement fédéral se poursuit », a affirmé la présidente nationale du SEN, Alisha Kang. « Au total, 45 000 fonctionnaires fédéraux passés et actuels de plus attendent que le gouvernement reconnaisse la discrimination qui dure depuis 50 ans. »
Lien — Déclaration du ministre de la Défense nationale concernant l’entente de règlement du recours collectif sur le racisme systémique dans les Forces armées canadiennes
Hier, on a demandé à Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur, ce qu’il pensait de la proclamation de Donald Trump, président américain nouvellement élu, selon laquelle les États-Unis ne reconnaîtront que deux genres : homme et femme. M. Poilievre a dit être d’accord, sans aucune gêne, ajoutant qu’il ne connaissait que deux genres (référence en anglais seulement – https://www.thestar.com/politics/federal/pierre-poilievre-says-he-is-only-aware-of-two-genders/article_19f4d394-d8ec-11ef-9d28-7bbbc49d4a6f.html). L’extrait vidéo circule d’ailleurs sur les plateformes des réseaux sociaux, comme TikTok.
Le SEN condamne fermement ce point de vue. « Je suis attristée d’entendre une personne qui souhaite être à la tête de notre gouvernement tenir ce discours aussi ouvertement », a déclaré Alisha Kang, présidente nationale du SEN. « Le Canada a ses propres valeurs, et celles et ceux qui ont travaillé d’arrache-pied pour créer des espaces inclusifs ne veulent surtout pas revenir en arrière. Nous n’allons pas baisser les bras. Tout le monde mérite un milieu de travail sûr et inclusif. Le SEN continuera de s’assurer que toutes les personnes se sentent les bienvenues. »
Le Syndicat des employées et employés nationaux s’engage résolument à protéger, défendre et promouvoir les droits de la personne. Tous les syndicats ont une riche histoire en tant que défenseurs des droits de la personne, mais nos membres sont particulièrement fiers de notre dévouement envers cette cause. Essentiellement, nous croyons que la diversité est une richesse; la diversité de nos membres est un élément indispensable à notre croissance et à notre évolution.
S’il vous plaît, tendez la main à vos consœurs et confrères du syndicat, y compris les membres de votre Comité des droits de la personne.
Comité d’action sur l’identité et l’expression de genre du Réseau de la Fierté à la fonction publique (RFFP) : Un espace sûr où les employ·é·e·s transgenres, de la pluralité des genres et non binaires peuvent se réunir et se soutenir les uns les autres. Si vous souhaitez vous joindre au comité, écrivez un courriel à :pspn-rffp@csps-efpc.gc.ca
Personnes-ressources du Réseau de la Fierté de votre organisation : Communiquez avec votre Réseau de la Fierté local ou national ou avec la personne ambassadrice de l’Espace positif local ou national pour trouver une communauté et du soutien.
De plus, vous pouvez également communiquer avec une ou un collègue de confiance, une mentore ou un mentor ou une personne-ressource en santé mentale ou de la communauté, par exemple :
Trans Lifeline : (soutien offert aux personnes transgenres par des personnes transgenres) 1 (877) 330-6366
LGBT Youth Line : Texto (647) 694-4275
Interligne : (Services d’écoute, d’intervention et de sensibilisation pour la communauté LGBTQ+) Téléphone + texto 1 (888) 505-1010
Aide aux Trans du Québec : (soutien pour les personnes trans, non binaires et en questionnement) 1 (855) 909-9038
<< Veuillez faire défiler vers le bas pour voir le diaporama de notre voyage ! >>
Vendredi 27 décembre 2024
C’est parti! La première étape de mon voyage commence ici, à Moncton, au Nouveau−Brunswick; je ferai escale à Montréal, puis j’arriverai à Winnipeg, où je rejoindrai Ruby Langan et Lenora Maracle pour cette incroyable expérience.
Le but du voyage est de rendre hommage aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées, de tisser des liens avec les collectivités autochtones et de mieux comprendre les défis auxquels sont exposées les femmes autochtones à Winnipeg.
On m’a invitée à participer à ce voyage inspirant en tant que représentante nationale de l’équité pour les femmes du SEN, et c’est avec fierté et enthousiasme que je me joins à ce groupe de travail.
Nous nous engageons à vous communiquer tout ce que nous apprendrons!
XO
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J’ai dormi pendant tout le trajet jusqu’à Montréal. C’est comme si mon corps était conscient de la lourdeur à venir et qu’il se préparait à l’affronter. Pendant que je me ravitaille au Pork and Pickle de l’aéroport, j’ai l’impression que je dormirai aussi pendant mon prochain vol.
Comme je vis avec une douleur chronique quotidienne, ces pérégrinations ne sont pas faciles pour moi, mais rien ne m’empêchera d’y participer.
Samedi 28 décembre 2024
Malheureusement, l’avion de Ruby a été retardé. Elle est arrivée à l’hôtel aux petites heures du matin, et nous commencerons donc notre journée plus tard.
Aujourd’hui, nous prévoyons rencontrer des personnes intéressantes pour le dîner à La Fourche, avant de nous rendre au site commémoratif des femmes autochtones disparues ou assassinées. Je pense que la préparation est capitale. Même si je me réjouis à l’idée de ce qui s’en vient, je sais que cet apprentissage sera chargé d’émotions et que le sujet sera très sensible et très lourd. Nous sommes ici pour honorer, respecter et apprendre.
Je m’en vais de ce pas rencontrer Lenora pour le déjeuner. Que les rencontres commencent.
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Notre consœur syndicale Frances nous a rejointes, Lenora et moi, et nous nous asseyons toutes les trois en cercle pour préparer des paquets de tabac sacré enroulés de tissus rouges, que nous offrirons aujourd’hui et demain. Après l’arrivée de Ruby, nous allons à la rencontre de l’Aînée du Manitoba Barbara Nepinak. Nous dînons ensemble, puis Barbara nous fait visiter le Musée canadien pour les droits de la personne. Nous y voyons de nombreuses expositions abordant plusieurs thèmes, comme la Couverture des témoins, La force du nombre, les Perspectives autochtones, la Protection des droits de la personne, et nous pouvons suivre l’évolution du cadre juridique du Canada, comme la primauté de l’obligation de prendre des mesures d’adaptation, dans l’affaire Tawney Meiorin, les tournants de l’humanité, et j’en passe. On pourrait facilement passer des jours dans ce musée, qui montre avec talent les atrocités vécues, les batailles menées, les guerres et les luttes, tout ce qui a contribué aux gains au chapitre des droits de la personne dont nous jouissons aujourd’hui. Une chose est claire : il reste beaucoup de travail à faire.
Le musée montre que la campagne #Fouille la décharge a gagné du terrain et qu’il a été possible de circonscrire la zone où les dépouilles des victimes pourraient être découvertes. Le fait que des dépouilles ont été récemment trouvées à la décharge de la Saskatchewan donne tout particulièrement du poids à la nécessité de fouiller la décharge de Prairie Green, et surtout, d’accepter que ces fouilles sont nécessaires, peu importe l’endroit d’où l’on vient, la couleur de notre peau, notre situation économique… Les familles ont besoin de tourner la page. Tout le monde mérite le même niveau d’attention et de réflexion.
Je me sens dépassée et je dois quitter cet espace. La chaleur et la nausée me submergent, et j’ai besoin de prendre l’air. Nous profitons de l’occasion pour nous promener dans le parc de La Fourche, admirant sa beauté, ses lumières scintillantes et les sculptures et parcourir les lieux sacrés comme le Cercle de célébration Oodena et le site commémoratif des femmes autochtones disparues et assassinées. Nous nous arrêtons ici pour faire une prière une prière, une purification et une offrande de tabac, près des empreintes de mains rouges peintes sur les pierres arrondies, ce qui a alourdi l’atmosphère déjà chargée.
Dernier arrêt du jour au marché de La Fourche, où nous entrons dans quelques boutiques, dont les boutiques autochtones Teekca et Manitobah. Je suis la fière nouvelle propriétaire de bottes d’hiver, de sauge de buffle, d’œuvres d’art et d’un bracelet que je prévois donner à ma fille lorsque je rentrerai à la maison.
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Assise dans ma chambre d’hôtel, tranquille et seule, je ressens le poids de cette journée, mais je suis aussi imprégnée d’un espoir et d’un objectif renouvelés. Aujourd’hui a été une journée d’apprentissage profonde et enrichissante.
Dimanche 29 décembre 2024
Préparatifs en vue de la deuxième journée de la mission du groupe de travail. Nous prévoyons aujourd’hui aller au dépotoir de Prairie Green, visiter le pavillon de ressourcement et voir la peinture murale qui commémore les femmes autochtones disparues ou assassinées. Si le temps le permet, nous visiterons peut-être un refuge pour femmes. Je me sens très enthousiaste aujourd’hui, mais mon cœur est toujours lourd. Il me faut prendre de grandes respirations.
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Nous commençons la journée en faisant des achats de fournitures, que nous donnerons aux sans-abris pendant de nous marcherons avec la patrouille Morgan’s Warriors. Prochain arrêt : la peinture murale qui commémore les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées, une peinture haute d’une quinzaine d’étages qui représente une femme autochtone en tenue de cérémonie tenant une plume haut dans les airs, une pleine lune en arrière-plan. L’artiste, Jeannie White Bird, membre de la Première Nation de Rolling River, a intitulé sa murale Giizaagiigo, un mot anishinaabemowin qui signifie « tu es aimée ». Émerveillées par la beauté majestueuse du site, Ruby, Lenora, Frances et moi faisons sur place une purification et une prière et offrons du tabac sacré.
Nous prenons ensuite la route jusqu’à la décharge de Stony Mountain, en bordure de Winnipeg. Nous traversons des prairies (c’est la première fois que j’en vois!) avant d’emprunter une longue route qui nous amène jusqu’au pavillon de ressourcement, qui est malheureusement fermé et n’ouvrira pas avant la nouvelle année. Malgré tout, nous faisons une purification et une prière et offrons du tabac sacré. Le pavillon de ressourcement situé juste en face de la décharge est un espace dédié aux familles en deuil de leurs chers disparus. La grand-mère endeuillée d’une victime du tueur en série dit que, grâce au pavillon de ressourcement, elle restera « proche de ma fille… ainsi, je peux rester tout près et surveiller ce qui se passe ». C’est aussi un endroit où les chercheurs peuvent manger et se reposer pendant leur travail.
Sur le chemin du retour, nous visitons un endroit spécial appelé Maison Soleil. Il s’agit d’un centre d’accueil et de ressources qui se concentre sur la réduction des méfaits et l’inclusion sociale. C’est un lieu sûr, où les gens peuvent s’arrêter et se réchauffer, casser la croûte, se changer, prendre une douche, etc. On y offre des tests rapides pour les ITS. Le centre alerte la communauté lorsqu’il est mis au courant de la circulation de drogues dangereuses, et il offre de nombreux autres programmes. Il met l’accent sur les communautés 2ELGBTQIA+ et sur les communautés autochtones, mais il est ouvert à tous. Il comprend également un site mobile de prévention des surdoses pour les personnes aux prises avec des dépendances. Nous avons demandé à ses représentants comment nous, en tant que syndicat et militants, pouvons apprendre d’eux et ce que nous pouvons faire pour eux, et nous avons prévu faire un suivi en juin prochain. Si tout va bien, nous pourrons faire une deuxième visite du site.
Pour le souper, nous nous arrêtons dans le fantastique petit restaurant appelé Manoomin, situé à l’intérieur de l’hôtel Wyndham Garden, qui appartient à des Autochtones et se trouve sur le territoire de la Première Nation de Long Plain. Le repas est incroyable. Je goûte pour la première fois de ma vie à la viande de bison, qui est délicieuse. Pendant notre repas, nous discutons de l’importance des entreprises autochtones et de la nécessité de continuer de les soutenir ainsi que de la façon de le faire. Ruby, Lenora, Frances et moi nous envisageons de rédiger une résolution visant à utiliser les entreprises autochtones à titre exceptionnel au moment d’investir dans les entreprises syndicales. Ce serait un bon début. Cela s’ajouterait à la mission de notre groupe de travail.
Le corps nourri et réchauffé, nous sommes prêtes à rencontrer la patrouille Morgan’s Warriors. Il s’agit d’un groupe de sensibilisation dirigé par des femmes autochtones, fondé par Melissa Robinson et Elle Harris pour honorer la mémoire de Morgan Harris (l’une des victimes du tueur en série de Winnipeg, dont on croit que la dépouille pourrait se trouver dans la décharge de Prairie Green). Ce groupe de bénévoles prend racine dans l’amour et un engagement profond à l’égard de l’héritage de Morgan, et il cherche à répondre aux besoins non satisfaits que Morgan avait lorsqu’elle vivait dans les rues de Winnipeg. En plus de distribuer des aliments et des vêtements chauds aux personnes itinérantes, les guerrières cherchent les aiguilles souillées et s’en débarrassent et fouillent les maisons abandonnées pour s’assurer qu’il ne s’y trouve personne en situation de détresse. Elles sont également formées pour administrer de la naloxone. Nous leur donnons des mouchoirs de papier, des lingettes nettoyantes, des produits d’hygiène féminine et des cartes-cadeaux de Tim Horton’s ainsi que des vêtements chauds. Comme Melissa et son époux Chris participent aux fouilles de la décharge de Prairie Green, nous avons pu en apprendre plus sur les défis que cela représente et sur les progrès réalisés. Ce sont des personnes incroyables qui font des choses incroyables.
Malheureusement, j’ai dû partir avant mes consœurs (Frances et Ruby) parce que j’avais un vol à prendre tôt le lendemain matin. La soirée restera à jamais gravée dans mes pensées.
Lundi 30 décembre 2024
Je me suis levée ce matin à 4 h 30. L’avion doit décoller à 7 h. Si tout va bien, je devrais arriver à la maison à l’heure du souper.
Je me sens choyée et reconnaissante pour ces derniers jours. Je me sens aussi très privilégiée de vivre la vie que je vis et d’avoir la tribune qui m’a été donnée. Le travail ne fait que commencer.
Vos régions du SEN vous invitent à participer au Colloque régional combiné de la région de la capitale nationale qui doit se tenir à l’hôtel Château Cartier de Gatineau, au Québec, du 27 février au 2 mars 2025.
En tant que membre du SEN, votre participation est entièrement financée et vous n’aurez pas un sou à débourser.
Ce Colloque s’adresse aux paticipant·e·s des quatre régions de la RCN :
Les colloques régionaux, c’est une multitude d’exposés, d’ateliers et de formations qui vous permettront d’acquérir les connaissances et les outils nécessaires pour vous aider, vos membres et vous. C’est aussi l’endroit idéal pour rencontrer d’autres miliant·e·s et tisser des amitiés qui dureront longtemps.
Le SEN financera deux (2) participant·e·s, ainsi qu’un·e (1) jeune supplémentaire par section locale. On privilégiera :
La présidente ou le président de la section locale, ou sa remplaçante désignée ou son remplaçant désigné
Un membre qui n’a jamais encore participé à un Colloque
Un·e jeune (âgé·e de 35 ans ou moins au 31 décembre 2026).
Les sections locales doivent aussi encourager la participation des membres des groupes d’équité et peuvent envoyer des membres supplémentaires aux frais de la section locale.
Les délégué·e·s jeunesse au Congrès
Dans chaque Colloque, les régions éliront deux (2) délégué·e·s jeunesse et membres suppléants qui participeront au Congrès de 2026. Pour être admissibles, les membres jeunesse doivent être âgés de 35 ans ou moins, l’année du Congrès triennal (qui se tiendra en 2026, à Montréal, au Québec.) Le SEN vous encourage à participer, afin que vous ne perdiez pas la chance d’être délégué·e au Congrès triennal.
Les déplacements, l’hébergement et les repas sont payés par le SEN
Les participant·e·s sont attendu·e·s au lieu d’inscription à 18 h, le jeudi 27 février 2025. Des chambres seront réservées à l’hôtel pour les délégué·e·s, soit le jeudi, le vendredi et le samedi, puisque des activités se tiendront en soirée. Le Colloque se termine le dimanche 2 mars à midi.
Vos déplacements entre le Colloque et votre domicile sont payés par le SEN. Si vous allez au Colloque en voiture, consignez votre kilométrage et transmettez votre itinéraire sur Google map. Votre séjour à l’hôtel est aussi payé par le SEN, sans frais additionnels pour vous. Vous recevrez aussi une indemnité quotidienne pour les repas qui ne sont pas compris.
Congé syndical et lettres de congé
Le SEN remboursera le salaire perdu en raison de votre participation au Colloque. Certains employeurs (Conseil du trésor, Parcs Canada) demandent que vous soumettiez une lettre de congé syndical. Le SEN vous encourage à informer votre employeur de votre intention de participer au Colloque dès la réception de ce communiqué. Une fois que la sélection finale sera faite, le SEN enverra les lettres de congé. Votre paie ne sera pas interrompue. (Par exemple, si vous deviez travailler le vendredi, déposez une demande de congé et communiquez à votre superviseur la lettre de congé délivrée par le SEN.) D’autres employeurs vous demanderont de prendre un congé sans solde. Dans ce cas, le SEN vous remboursera directement le salaire perdu. D’une façon ou d’une autre, nous voulons nous assurer que vous ne manquerez rien et que vos dépenses et votre salaire seront couverts si vous participez à l’événement.
Déposez votre candidature aujourd’hui!
Vous devez déposer votre candidature au plus tard le vendredi 17 janvier 2025. Les candidatures sont ensuite communiquées à l’équipe régionale aux fins de la sélection finale. Malheureusement, nous n’examinerons pas les candidatures tardives.
O’Siyo ᎣᏏᏲ “o-si-yo”, (Cherokee : je vous vois) Bonjour membres de la famille syndicale,
Alors que l’année tire à sa fin, je tiens à vous remercier sincèrement pour votre confiance et votre soutien. C’est un honneur de me tenir à vos côtés, de défendre vos droits et de renforcer notre voix collective.
Cette période est propice à la réflexion, et je songe à tout le chemin parcouru par notre mouvement syndical – et à tout le travail qu’il reste à accomplir. Ensemble, nous avons fait de grandes avancées, mais la route continue. J’invite chacune et chacun d’entre nous à réfléchir à notre contribution individuelle pour bâtir un monde meilleur, où chacun peut s’épanouir.
En tant que collectif, continuons de guérir, de lutter pour la justice et de viser plus haut dans l’année à venir.
Du fond du cœur, je vous souhaite de joyeuses fêtes et une bonne et heureuse année.
En toute solidarité,
Alisha Kang Présidente nationale Syndicat des employées et employés nationaux
Le jeudi 12 décembre 2024, la vice-présidente exécutive nationale du SEN, Hayley Millington, a été récompensée pour son travail auprès du Comité d’action des membres raciaux visibles (CAMRV) de l’AFPC dans la région de la capitale nationale.
Hayley est coprésidente du Comité aux côtés de Carl Laguerre en 2014-2015 et, au fil des ans, elle a continué d’y participer et d’être un mentor pour les autres.
« Je suis très satisfaite du travail accompli et des conversations que nous avons eues au sein de ce comité, a dit madame Millington. Je me suis toujours sentie à l’aise ici, et je suis honorée d’être reconnue par un groupe si extraordinaire de militants. »
À la réunion de jeudi, nous avons célébré la Journée des droits de l’homme (le 10 décembre) et reçu divers invités et artistes; nous avons tous également très bien mangé.
Le Comité d’action des membres raciaux visibles (CAMRV) est composé de membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) qui font partie des minorités visibles et qui se sont regroupés pour se concentrer sur l’élimination du racisme et pour assurer la mise en place d’un système exempt de discrimination qui tend énergiquement vers la justice et le respect mutuel
J’ai demandé à quelques personnes ce que signifiait à leurs yeux la Journée internationale des droits de l’homme.
Journée internationale des droits de l’homme (INCONSCIENCE)
demandez aux gens ce que ça signifie je me demande ce qu’ils diraient? est-ce qu’ils sauraient, ou comprendraient? que ce n’est qu’un jour parmi tant d’autres?
Inconscients du privilège dont nous jouissons, Papillonnant d’une chose à l’autre avec abandon. Aucun souci duquel s’inquiéter, C’est bien notre impression. Les besoins fondamentaux tous comblés.
Il s’en trouve qui ne savent rien de cela; Eux aussi inconscients du privilège. Tout concentrés sur leurs besoins fondamentaux. Que leur faudra-t-il aujourd’hui? Que devront-ils faire?
Ils ont droit à la vie, Mais leur sécurité est menacée. Ils ont droit à la dignité, Mais obtiennent rarement les nécessités. Trop de leurs droits ne sont qu’utopie, il est futile d’y gaspiller son énergie. Ils se concentrent sur les nécessités, Ce à quoi se réduit leur vie.
les droits de la personne que sont-ils? tous y ont-ils droit? sont-ils offerts? sont-ils octroyés? est-ce quelque chose qu’on peut accorder? Alors en vertu de quel pouvoir sont-ils si souvent refusés, À tant de gens dérobés?
non, je pose la question, vraiment. que sont-ils? j’aimerais le savoir, vraiment.
Michael Freeman Vice-président national aux droits de la personne du SEN
L’AFPC du Canada lance une campagne nationale pour exhorter le gouvernement Trudeau à respecter les travailleuses et travailleurs et à ne pas toucher aux pensions.
En décidant de détourner 9,3 milliards de dollars du surplus de la Caisse de retraite de la fonction publique, le gouvernement libéral trahit les fonctionnaires fédéraux et met en danger la sécurité de la retraite de millions d’autres travailleuses et travailleurs.
« C’est un abus de confiance » s’insurge Sharon DeSousa, présidente nationale de l’AFPC. « Le personnel et l’employeur ont contribué à parts égales au fonds de pension. Pourquoi le gouvernement serait-il le seul à profiter d’un congé de cotisation? »
Cette décision irréfléchie menace la sécurité de la retraite de plus de 700 000 fonctionnaires fédéraux et territoriaux, actifs et retraités.
Sans parler qu’elle établit un dangereux précédent pour des millions d’autres personnes au pays, puisque d’autres employeurs des secteurs privé et public pourraient être tentés de faire pareil. Ce n’est donc pas seulement le combat des fonctionnaires, mais celui de tous ceux et celles qui aspirent à la justice, à la responsabilisation du gouvernement et à la sécurité de la retraite.
« Si le gouvernement fédéral – le plus grand employeur au pays – pige dans les pensions des fonctionnaires, qu’est-ce qui empêchera d’autres employeurs d’en faire autant? », demande Mme DeSousa.
Il n’est pas trop tard : le gouvernement libéral peut encore revenir sur sa décision. L’AFPC propose d’ailleurs trois solutions raisonnables pour réduire le surplus tout en protégeant les pensions.
Abolir le régime à deux paliers : Du temps où il était au pouvoir, Stephen Harper a décidé que les fonctionnaires embauchés à compter du 1er janvier 2013 devraient travailler cinq ans de plus que leurs prédécesseurs pour avoir droit à la pleine retraite. Il faut corriger cette injustice.
Assurer l’équité pour les travailleuses et travailleurs de première ligne : Le gouvernement doit offrir des options de retraite équitables à ceux et celles qui veillent à la sécurité publique et à l’application de la loi, comme il l’a promis.
Suspendre les cotisations du personnel : Les fonctionnaires ont eux aussi cotisé à la caisse de retraite. Ils devraient donc obtenir le même congé de cotisation que l’employeur.
« Ce n’est pas seulement une question de pensions. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et faire ce qui est juste pour les personnes qui servent la population jour après jour », explique Mme DeSousa.
Visitez le site NonAuVolDePensions.ca pour en savoir plus et protéger l’avenir des travailleuses et des travailleurs.
Le 6 décembre 1989, 14 jeunes femmes de Polytechnique Montréal ont été massacrées dans un acte de misogynie violente. En 1991, le Parlement a institué ce jour de deuil (le 6 décembre) comme Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, connue familièrement sous le nom de Journée du ruban blanc.
En ce jour, nous nous souvenons et prenons un moment pour honorer celles qui ont perdu la vie à cause de la violence fondée sur le genre :
Geneviève Bergeron
Hélène Colgan
Nathalie Croteau
Barbara Daigneault
Anne-Marie Edward
Maud Haviernick
Maryse Laganière
Maryse Leclair
Anne-Marie Lemay
Sonia Pelletier
Michèle Richard
Annie St-Arneault
Annie Turcotte
Barbara Klucznik-Widajewicz
La violence sexiste reste répandue dans le monde entier. Le dernier rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et d’ONU Femmes montre que le féminicide est en hausse dans le monde entier. Ce type de violence touche de manière disproportionnée les personnes soumises à de multiples formes d’oppression. Par exemple, les femmes autochtones sont six fois plus à risque d’être assassinées que les femmes non autochtones.
Il reste encore beaucoup à faire pour prévenir la violence envers les femmes, arrêter son escalade, fournir des services adéquats aux survivantes et punir les auteurs de tels actes.
Ce que vous pouvez faire :
Portez un ruban blanc
Observez une minute de silence à 11 h
Assistez à une veillée dans votre collectivité
Partagez une publication sur la Journée nationale de commémoration
Participez aux 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le genre (du 25 novembre au 10 décembre) et utilisez le mot-clic #16Jours
Mettre fin à l’impunité en tenant les auteurs d’actes de violence responsables et en établissant une tolérance zéro à l’égard de la violence contre les femmes et les filles
Adopter, mettre en œuvre et financer des plans d’action nationaux pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles
Investir dans les organisations de prévention et de défense des droits des femmes pour garantir les droits et l’accès aux services essentiels des survivantes
Apprenez-en plus au sujet de la violence fondée sur le genre :
Assister à un événement dans votre collectivité pour montrer votre soutien aux victimes et aux survivantes
Envisager de faire un don à un refuge local
C’est une journée de réflexion sur la violence faite aux femmes dans notre société. C’est une journée au cours de laquelle les communautés et les gens peuvent se rassembler, s’exprimer et agir pour éliminer toutes les formes de violence contre les femmes et les filles. Nous devons rester engagé×e×s en faveur d’un avenir sans violence contre les femmes.
Mireille Jaillet Représentante nationale de l’équité pour les femmes du SEN
La Journée internationale des personnes en situation de handicap (JIPH), fêtée annuellement le 3 décembre, est un puissant rappel à célébrer les réalisations et les contributions des personnes en situation de handicap. Proclamée en 1992 par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette journée souligne également les défis persistants avec lesquels ces personnes composent. « Amplifier le leadership des personnes handicapées pour un avenir inclusif et durable », soit le thème de 2024, met l’accent sur une vérité absolue : les personnes en situation de handicap ne sont pas de simples participantes dans la lutte pour l’inclusivité; ce sont elles qui mènent la lutte. Les expériences qu’elles ont vécues, leur perspective, et leur détermination sont des éléments fondamentaux pour façonner des lieux de travail, des communautés, et des systèmes qui conviennent à tout le monde, de façon équitable.
Le militantisme syndical, un moteur de changement. En tant que dirigeant syndical et militant, je vois quotidiennement la façon dont les barrières systémiques inhibent les personnes en situation de handicap dans le lieu de travail, au Canada. En dépit de lois comme la Loi canadienne sur l’accessibilité, bon nombre de travailleurs peinent à avoir accès à des chances égales et à un traitement équitable. Les syndicats sont particulièrement bien positionnés pour combattre ces inégalités et lutter pour un avenir où l’inclusion des personnes en situation de handicap fait partie intégrante de chaque aspect du lieu de travail.
Les syndicats jouent un rôle critique dans le démantèlement de ces obstacles. Le rôle du militantisme syndical va au-delà de plaider pour l’accessibilité. Il consiste également à exiger le changement systémique, à favoriser l’équité, et à créer des lieux de travail propices aux débouchés gratifiants pour que les personnes en situation de handicap puissent diriger et s’épanouir. Ensemble, nous luttons solidairement contre l’exclusion et nous bâtissons une culture d’inclusion et de justice.
Faire tomber les barrières au Canada. Si le Canada a fait des progrès dans la promotion de l’accessibilité, des écarts majeurs subsistent : (i) le taux d’emploi des personnes en situation de handicap traîne derrière les moyennes nationales; (ii) bon nombre de lieux de travail ne sont pas entièrement accessibles, ce qui contribue à perpétuer l’exclusion; (iii) les rôles de direction dans les secteurs privé et public incluent rarement les personnes en situation de handicap, ce qui prive les organismes de perspectives diverses et d’idées innovatrices. Ces défis persistent non pas en raison d’un manque de solutions, mais plutôt en raison d’une absence de volonté de mettre ces solutions en pratique. Cela doit changer.
Helen Keller, une militante des droits des personnes en situation de handicap a un jour dit : « Tout seuls, nous ne pouvons accomplir que très peu; ensemble, nous pouvons accomplir tellement de choses. »
Ses mots trouvent véritablement un écho dans le mouvement syndical, mettant ainsi l’accent sur le pouvoir de l’action collective afin de créer un changement important. De la même façon, Swami Vivekananda, un philosophe indien, nous rappelle la force intérieure : « Tous les pouvoirs sont en vous; vous pouvez absolument tout réaliser. Croyez en cela et ne croyez pas que vous êtes faible. »
Ces citations nous inspirent à reconnaître la résilience et le potentiel des personnes en situation de handicap, et à nous unir en tant qu’alliés pour défendre leur leadership et leurs droits.
Selon moi, le leadership va au-delà d’occuper des postes de pouvoir; il est question d’influencer le changement et de façonner les politiques qui reflètent les expériences vécues des personnes qui sont touchées par ces politiques. Pour concrétiser cette vision, nous devons : (i) habiliter le leadership en appuyant les personnes en situation de handicap dans des rôles de leadership au sein de syndicats, de lieux de travail, et de collectivités afin de garantir que leur perspective façonne l’avenir; (ii) exiger des comptes en préconisant l’adoption de politiques et de pratiques qui vont au-delà de la conformité, et qui mettent plutôt l’accent sur l’équité, la dignité, et la participation gratifiante; et (iii) favoriser la collaboration en travaillant de concert —syndicats, employeurs, décideurs, et collectivités — pour lutter contre les barrières systémiques et créer des espaces véritablement inclusifs.
Alors que nous soulignons la JIPH 2024, j’invite les membres de syndicats, les alliés et l’ensemble des Canadiens à réfléchir sur le rôle qu’ils jouent dans la création d’une société véritablement inclusive. Reconnaissons le potentiel de leadership des personnes en situation de handicap, célébrons leurs contributions, et travaillons collectivement pour abattre les barrières systémiques.
Le rôle des syndicats a toujours été de favoriser le pouvoir collectif et la justice. En cette JIPH, renouvelons notre engagement envers un avenir où chaque individu, quelles que soient ses capacités, peut diriger, contribuer, et s’épanouir. Ensemble, nous pouvons bâtir un Canada qui valorise chaque voix, accepte véritablement l’inclusion, et ne laisse personne derrière.
Prabir Roy est le représentant national de l’équité pour les personnes handicapées du SEN.