Lockout possible à l’hippodrome Rideau Carleton

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Le personnel de la Salle des machines à sous à l’hippodrome Rideau Carleton d’Ottawa pourraient se retrouver en lockout à minuit une le 16 décembre.

Depuis mai 2014, les 124 employés touchés, membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), essaient de conclure un contrat raisonnable avec l’employeur, mais sans succès. Parmi les questions en litige, mentionnons des augmentations salariales raisonnables et l’avenir du régime de retraite. Aucune augmentation de salaire n’a été accordée à ces travailleurs depuis 2008, ils sont donc bien moins payés que leurs homologues de la SLJO.

Les négociations reprendront le 14 décembre. Et nos membres ont bien l’intention d’en arriver à une entente juste et équitable.

Le 10 décembre dernier, la direction de la Salle des machines à sous a indiqué aux employés qu’ils n’auraient plus droit à l’assurance-santé ou l’assurance soins dentaires s’il y avait un conflit de travail. L’AFPC a rassuré ses membres : si jamais l’employeur cessait de verser des prestations aux employés concernés, le syndicat prendrait la relève.

« Ces travailleurs n’ont pas eu d’augmentation depuis 2008. La moindre des choses pour l’employeur serait de leur faire une offre raisonnable, à la hauteur de leur travail », affirme Larry Rousseau, vice-président exécutif régionale de l’AFPC.

« C’est toujours très occupé à l’hippodrome Rideau Carleton au temps des Fêtes. Aussi espérons-nous que la prochaine séance de négociation sera fructueuse, parce que nous ne voulons pas perturber les nombreuses activités prévues durant cette période », explique Doug Marshall, président du Syndicat des employées et employés nationaux, un Élément de l’AFPC.

Les 124 employés occupent divers postes : préposés au stationnement, à l’entretien, aux machines à sous; techniciens aux machines à sous; caissiers; et préposés à la caisse.

Enregistrez-vous pour le colloque régional de la RCN-ED

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Le colloque régional de la RCN – Employeurs distincts approche à grands pas et c’est l’occasion parfaite d’apprendre des choses sur notre syndicat et ce qu’il fait.

Prenez part du 26 au 28 février à l’événement déborde d’exposés et d’ateliers qui vous aideront à acquérir les connaissances et la confiance dont vous aurez besoin pour représenter nos membres. Les colloques régionaux sont aussi une bonne occasion de rencontrer des membres comme vous et de créer des amitiés durables.

 

Durant le colloque, les jeunes délégués éliront deux de leurs pairs pour les représenter à titre de délégués à notre Congrès de 2017.

Vous devez vous inscrire avant le vendredi 22 janvier 2016. 

Veuillez cliquer ici pour en plus d’information et pour vous enregistrer aujourd’hui.

L’AFPC répond à la Commission des relations de travail

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Le travail des agents et des opérateurs de scanographe étant différent, leurs enjeux de négociation le sont aussi.

Le nouvel employeur des services de protection parlementaire propose à la Commission des relations de travail et de l’emploi dans la fonction publique de fusionner les unités de négociation des agents et des opérateurs de scanographe. Ces deux groupes auraient donc la même convention collective.

Tant les agents et que les opérateurs de scanographe jouent un rôle dans la sécurité du public, des parlementaires et du personnel. Toutefois, leur travail diffère grandement, ainsi que leurs enjeux (horaires, uniforme, armes à feu) et environnements de travail. L’AFPC représente des milliers d’agents d’exécution de la loi au fédéral et connaît donc parfaitement les enjeux de négociation collective dans ce domaine. Le service de protection parlementaire devrait reconnaître que le travail des agents et opérateurs est différent.

L’AFPC est donc d’avis que chacun des deux groupes doit négocier sa propre convention collective, peu importe le syndicat qui le représente. Nous avons pris la même position face aux travailleurs des postes et aux réviseurs, deux groupes syndiqués par l’AFPC. Sur la Colline du Parlement, l’AFPC représente huit groupes distincts, qui ont chacun leur propre convention collective.

Régler cette question permettra à l’AFPC de retourner à la table de négociation plus rapidement et de répondre aux enjeux des opérateurs de scanographe.

Adressez-vous à un membre de votre équipe de négociation pour toute question ou pour consulter le cahier des revendications.

 

6 décembre : Journée mondiale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

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Ça n’a pas été facile pour moi d’écrire le présent article. Je ne savais pas exactement comment aborder la question de la violence faite aux femmes de façon à écrire un article pertinent pour le lecteur et significatif pour moi. Durant ma séance de remue-méninges, je pensais sans arrêt aux 14 femmes assassinées le 6 décembre 1989 seulement parce qu’elles étaient des femmes. Les images évoquées par le souvenir de ce jour horrible m’ont touchée droit au cœur et ne me quittaient plus; j’y pensais sans arrêt.

C’est durant une conversation anodine avec l’une de mes plus proches et chères amies que j’ai trouvé l’idée que je cherchais, celle qui m’a aiguillée dans la bonne direction et qui m’a rappelé l’ampleur et la gravité de la violence faite aux femmes et le fait que certaines restent encore et toujours prisonnières de cette réalité – de ce cercle vicieux. Lorsqu’on y réfléchit bien, nous connaissons tous, de près ou de loin, une personne qui a été victime de violence. Tandis que j’écoutais et que j’étais témoin de l’expérience d’une survivante de violence conjugale, je me suis rappelé qu’il s’agissait d’un cercle vicieux perpétuel. Je me suis aussi rendu compte que ce n’était pas la première fois que j’entendais de telles histoires de violence et de triomphe. L’importance d’être là, d’écouter et d’offrir un soutien est essentielle au réseau de soutien des victimes.

(Merci, Stacy, de m’avoir aidée à comprendre la voie que je devais emprunter pour trouver l’inspiration d’écrire le présent article.)

Selon Condition féminine Canada, voici les faits :

FAIT : Les femmes sont 11 fois plus susceptibles que les hommes d’être victimes d’agression sexuelle.
FAIT : Les femmes sont quatre fois plus susceptibles que les hommes d’être victimes de violence infligée par un partenaire intime.
FAIT : Les femmes handicapées sont quatre fois plus susceptibles d’être victime d’agression sexuelle.
FAIT : Selon la GRC, près de 1 200 femmes et filles autochtones sont disparues ou ont été assassinées au Canada.
FAIT : Les femmes de 15 à 24 ans sont les plus touchées par la violence.
FAIT : Depuis 1980, on a observé une diminution générale du nombre d’homicides contre les femmes, sauf chez les Autochtones, où ce nombre est resté relativement constant.
FAIT : huit fois sur dix, les victimes de violence entre partenaires intimes sont des femmes.
FAIT : les données donnent à penser que le quart des étudiantes seraient victimes d’agression sexuelle et de tentative d’agression sexuelle. En outre, 90 % d’entre elles connaîtraient leur agresseur.
FAIT : les femmes sont trois fois plus susceptibles que les hommes d’être victimes de harcèlement criminel.
FAIT : Les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles de déclarer avoir été victimes de violence que les femmes non autochtones.
FAIT : Les femmes autochtones sont surreprésentées parmi les femmes assassinées au Canada; 16 % de ces dernières sont autochtones, bien que les femmes autochtones comptent pour à peine 4 % de la population féminine du pays.
FAIT : Comparativement à leurs pairs masculins, les adolescentes âgées de 12 à 17 ans risquent huit fois plus d’être victimes d’un délit à caractère sexuel.
FAIT : 90 % des agressions sexuelles non conjugales contre les femmes ne sont jamais signalées à la police.
FAIT : trois fois sur quatre, les femmes connaissent leur agresseur.

Ces faits parlent d’eux-mêmes : les femmes sont des cibles simplement en raison de leur sexe. Par conséquent, durant cette Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Canada, je vous encourage vivement à reconnaître, sans orgueil ni préjudice, en tant que particulier et membre de la société, que la violence fondée sur le sexe n’est pas seulement le problème des femmes : c’est le problème de tout le monde. En faire fi et le balayer sous le tapis n’est plus une option ni une solution.

Nous devons plutôt faire face à la situation… faire face aux FAITS directement.

Nous pouvons éliminer cette tumeur maligne qui nous affecte et engendrer une société où le respect des femmes deviendra la norme plutôt que l’exception. C’est à nous de créer des espaces où les victimes se sentent libres d’exprimer leur expérience et de fournir un soutien là où il est requis afin de faciliter la guérison de toutes les victimes d’actes de violence fondés sur le sexe.

Pour terminer, j’aimerais partager avec vous ce poème…

Victimes

VICTIME, chacune d’entre nous
D’une façon ou d’une autre – Victime
Cible consciente qui s’ignore d’un quelconque crime contre
l’humanité – Victime

VICTIME, chacune d’entre nous
Grièvement malmenée et exposée à l’un quelconque des maux de la société
Disséquée et rejetée, prête à venir engraisser la fosse commune de
l’humanité – Victime

VICTIME, chacune d’entre nous
Dépouillée et dévastée, je tombe, je défaille, m’efforçant de – donnez-moi
juste une autre chance, allez, donnez-moi juste une autre chance, je suis prête pour
une autre option que celle de – Victime

VICTIME, chacune d’entre nous
Cherche désespérément un ailleurs, n’importe où, sauf entre le marteau et la plus dure
enclume
Rendue complètement inapte, incapable de respirer, broyée par la vie
immobile, comateuse, en état de mort apparente – Victime

VICTIME, chacune d’entre nous

Hayley Millington est la représentante nationale de l’équité pour les femmes du SEN.

La Journée du souvenir trans

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Vendredi, c’est la Journée du souvenir trans. Une soirée au cours de laquelle nous honorons nos morts et commémorons ceux qui, nous le savons, ont été assassinés simplement parce qu’ils étaient transgenres.

Ils étaient des fils et des filles, des mères et des pères, des grands-parents, des oncles et des tantes… et toute autre combinaison de famille à laquelle vous pouvez penser. Et probablement certaines qui ne vous viennent pas à l’esprit, comme la famille par choix. Et ils étaient des amis.

Or, pour beaucoup d’entre nous, membres de la communauté des transgenres, il ne s’agit pas uniquement de célébrer le souvenir des personnes assassinées. La Journée du souvenir trans revêt une multitude de significations – certes, nous honorons la mémoire de ceux qui ont été assassinés, mais pour moi, c’est également l’occasion de me rappeler tous ces autres frères et sœurs de la communauté des transgenres qui sont morts, peu importe comment – accident, suicide, causes naturelles, Dieu sait quoi! – et de leur rendre hommage. C’est un jour pour nous souvenir de nos amis et des membres de notre famille qui ne sont plus à nos côtés. Pour d’autres, c’est un moyen de mettre en lumière le sectarisme et la haine qui marquent profondément notre vie, et nous vous demandons de nous aider à y mettre fin. Pour d’autres encore, c’est un geste de résistance face à cette intolérance, pour dire, en quelque sorte : « Vous pouvez nous tuer, mais vous ne pouvez jamais nous faire taire! Nous nous tiendrons debout et lutterons contre vous. »

L’année dernière j’étais à Ottawa pour la Journée du souvenir trans et j’ai assisté à la veillée qui était organisée. Je me trouvais à Ottawa pour les négociations à titre de membre de l’équipe de négociation du groupe PA. Incidemment, l’un des éléments au cœur de nos négociations est l’inclusion de l’identité et de l’expression sexuelles dans les dispositions antidiscriminatoires de nos conventions collectives. La nuit était plutôt froide, et la veillée a eu lieu au Monument canadien pour les droits de la personne, rue Elgin. Un lieu sans chaleur, et pourtant approprié, ai-je pensé. En fait, la foule était assez considérable, et l’oratrice a très bien souligné l’événement commémoratif. À un point tel, que, après la veillée, je lui ai demandé si elle pouvait m’envoyer une copie de ce qu’elle avait lu parce que son hommage m’avait extrêmement touchée.

Toutefois, je dois dire que ce qui m’a rendu le plus fière et ce qui m’a le plus honorée a été le soutien de mon équipe de négociation, de mon élément et de l’exécutif national de l’AFPC. Notre présidente nationale, Robyn Benson, a été présente, à mes côtés, pendant toute la veillée – sa présence était à la fois très réconfortante et très gratifiante. De même, le vice-président exécutif national, Chris Aylward, était là, tout comme la vice-présidente régionale exécutive de l’Ontario, Sharon DeSousa, et plusieurs membres du personnel de l’AFPC. Toute l’équipe de négociation du groupe PA était sur place, afin d’offrir un soutien, ainsi que mon président du SEN, Doug Marshall. Pour moi, leur présence affirmait que « la vie des transgenres compte » et que, en tant que syndicat, nous nous préoccupons de tous nos membres, et que moi, et les choses qui m’intéressent, revêtons de l’importance. Je sais que je suis une minorité extrême au sein de l’AFPC, n’ayant rencontré que cinq autres membres transgenres au cours des huit dernières années, et le Syndicat a toujours été bon envers moi, mais ce soir-là, il a vraiment touché juste. Ils se soucient véritablement de nous. Ils ne sont pas indifférents. Et peu importe s’il s’agit d’un seul membre ou de 1 000 membres, le Syndicat sera là pour vous s’il le peut. Merci à vous tous qui êtes venus et avez manifesté votre soutien à mon endroit et à celui des membres de ma communauté. Je ne suis pas sûre de pouvoir exprimer adéquatement ce que cela signifiait pour moi.

Ce soir-là, et à chaque Journée du souvenir trans, c’est l’occasion de me remémorer une amie. Je ne la connaissais pas depuis de nombreuses années, mais je la connaissais mieux que certains membres de ma propre famille. Comme c’est souvent le cas dans notre communauté, nous nous sommes rencontrées en ligne et, avec le temps, en personne. C’était une femme charmante, très pragmatique; nous pouvions parler de presque tout pendant des heures, et cela nous est arrivé fréquemment.

Nous avions un genre de rituel : chaque fois que nous étions dans la même ville au même moment, nous nous retrouvions pour souper, prendre un verre et bavarder toute la soirée. Eh bien, nous trouvions en fait un restaurant, commandions toutes les entrées au menu (sauf ce que nous détestions absolument toutes les deux ou ce à quoi nous étions allergiques) et une ou deux bouteilles (ou plus) de vin, et nous parlions. Je pense que les restaurateurs nous détestaient parce que nous étions là des heures, à monopoliser la table. Nous mangions, buvions et bavardions toute la soirée.

Des semaines pouvaient passer sans que j’aie de ses nouvelles en raison de son travail – et du fait qu’elle n’avait rien révélé à son époux et à sa famille, elle devait parfois prendre ses distances –, mais ce n’était pas inhabituel. Triste, n’est-ce-pas? « S’effacer » et prendre ses distances parce que vous pourriez être démasqué n’a rien d’exceptionnel dans ma communauté. Alors, après qu’elle a dévoilé son secret à son époux, je n’ai plus eu de ses nouvelles pendant un moment. Je n’étais pas inquiète, car elle avait été silencieuse par le passé, et ce n’était donc pas si étrange.

J’ai alors reçu un message en ligne d’une amie mutuelle. Celle-ci connaissait son nom de garçon et avait vu une notice nécrologique à son sujet. Dans son message, elle m’informait qu’elle était morte. Je ne connaissais pas son nom de garçon et, franchement, ça m’était égal parce que, pour moi, elle était toujours « Char »; Charlene, une amie et une sœur par choix. En questionnant notre amie mutuelle, j’ai découvert que Char avait fini par faire ce qu’elle avait toujours dit qu’elle ferait si la douleur devenait trop terrible, et je la cite : « Je préférerais me tirer une balle plutôt que de vivre comme ça ». Apparemment, c’est arrivé, et elle l’a fait.

À l’occasion de la Journée du souvenir trans, il faut se souvenir d’elle et de beaucoup trop d’autres personnes comme elle. Car, tandis que les statistiques à cette occasion se rapportent à des personnes assassinées parce qu’elles étaient transgenres (et, rappelons-le, ce ne sont que les cas confirmés dont nous sommes informés et qui sont signalés), elles sont encore trop nombreuses à mourir parce que la douleur du rejet, les mauvais traitements, le harcèlement, la violence et les mille autres indignités qui accablent quotidiennement les transgenres sont devenus insupportables. D’ailleurs, selon la provenance des statistiques et la façon dont elles sont présentées, les taux de tentatives non réussies et réussies de suicide (wow, quel oxymoron!) au sein de la communauté des transgenres sont absolument stupéfiants. D’aucuns établissent le taux de suicides réussis à plus de 20 %, et celui des tentatives de suicide à plus de 45 %. Toutefois, il est difficile d’obtenir des chiffres exacts à cet égard puisque parfois, vous ne savez jamais ce qui pousse une personne à poser un tel geste. En outre, de nombreuses tentatives infructueuses suscitent une telle honte que les personnes ne veulent pas admettre pourquoi elles ont réellement tenté de se suicider.

C’est triste à dire, mais je ne connais pas personnellement une personne transgenre qui n’a pas de « stratégie de retrait ». Bel euphémisme! Une « stratégie de retrait », aussi bien le dire : un plan de suicide. Il existe toute une gamme de plans de suicide. Quelle image a-t-on d’une société quand un sous-groupe entier de notre population envisage le suicide comme une option quotidienne viable? Un sous-groupe qui fait déjà partie d’une communauté marginalisée.

Je dois le reconnaître : je me demande souvent combien de ces suicides sont, en fait, bel et bien des meurtres – pousser des personnes jusqu’à ce qu’elles craquent et « débarrasser le monde de monstres comme vous ». Oui, on m’a déjà lancé ce genre de remarques, et, selon moi, la plupart des personnes transgenres ont également été visées par de tels commentaires, à un moment ou à un autre.

Donc, à la mémoire de mon amie Char, après la veillée, j’ai amené quelques amis au restaurant, où nous avons commandé un tas d’entrées, pris des boissons et bavardé pendant le reste de la soirée. Je le fais chaque année, à la Journée du souvenir trans, depuis son décès. J’ai trop mangé et trop bu sans aucun doute – dire que j’étais un peu « pompette » est certainement un incroyable euphémisme –, ce que je fais rarement, et je me suis souvenue de mon amie. À sa façon, elle était parmi nous ce soir-là parce que je me souvenais d’elle et que j’en ai parlé un peu à mes amis. Aussi longtemps qu’on se souvient de vous, vous ne mourez jamais vraiment.

En cette journée, il faut donc se souvenir de TOUS ceux dans la communauté qui nous ont quittés, peu importe de quelle façon. Ils méritent de rester dans notre mémoire et d’être célébrés pour la vie qu’ils ont vécue.

Kate Hart est la Représentante nationale de l’équité pour les personnes lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres du SEN

Le Sénat : L’employeur n’a fait aucun effort substantiel à la table.

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Le lundi 16 novembre, nous avons repris les pourparlers avec la direction du Sénat dans le but de conclure une nouvelle convention collective.

Nous avons réitéré notre intention d’obtenir les mêmes droits et protections que les autres travailleurs de la Colline parlementaire, à la hauteur de ce que l’AFPC a négocié ailleurs au fédéral.

Cela inclut l’accès équitable à de la formation et à des possibilités d’avancement professionnel, des congés payés pour obligations familiales, le droit des représentants syndicaux d’accéder au milieu de travail et la fourniture de vêtements et d’uniformes.

La semaine dernière, le Sénat affirmait que la situation concernant l’habillement « n’est aucunement problématique » et proposait plutôt de réduire les dispositions de la convention collective à cet égard.

Lundi, l’employeur ne s’est prononcé sur aucun des problèmes qui persistent, sauf en ce qui a trait aux congés payés pour obligations familiales. Il continue d’insister pour que nous acceptions moins que ce que des dizaines de milliers d’autres fonctionnaires ont obtenu. C’est hors de question.

Nous retournerons à la table en décembre dans l’espoir que le Sénat soit enfin prêt à négocier. Si vous avez des questions ou des préoccupations, n’hésitez pas à communiquer avec votre équipe de négociation. Nous vous tiendrons au courant de la situation.

Source: l’AFPC

 

Au cas où cela vous aurait échappé : Conférence nationale sur la négociation des unités OES

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Les conventions collectives des unités OES (Intervieweurs b. r. et Enquêteurs sur le terrain) sont venues à échéance le 30 novembre 2014. L’AFPC a signifié l’avis de négocier le 31 mars 2015. Pour préparer les négociations, l’AFPC tiendra une conférence nationale sur la négociation à Ottawa. La Conférence offre une excellente occasion de discuter des revendications contractuelles et des stratégies de mobilisation pour la prochaine ronde de négociations.

Principaux détails sur la conférence

Date : les 9 et 10 janvier 2016

  • Sections locales comptant moins de 50 membres : 1 personne déléguée
  • Sections locales comptant 50 membres et plus : 2 personne déléguée
  • Sections locales comptant 100 membres et plus : 3 personne déléguée

Le bureau national du SEN doit recevoir la liste des noms et des coordonnées des délégués au plus tard le 19 novembre 2015. Vous pouvez envoyer votre liste par courriel à Emily.Gault-Due@une-sen.org.

Pour obtenir une copie de la lettre d’appel, s’il vous plaît cliquez ici. Nonobstant cette lettre, applique ce qui suit:

Les délégués de la conférence sur la négociation doivent être élus dans le cadre d’une réunion de la section locale tenue conformément aux règlements internes et aux politiques du SEN. En raison du bref préavis reçu concernant la conférence, je sais qu’il peut être difficile de donner le préavis requis de 30 jours aux membres. Par conséquent, à titre exceptionnel, les sections locales doivent donner aux membres un préavis d’au moins 21 jours pour la réunion.

il existe également un processus distinct pour les membres d’équité à participer individuellement. Pour en plus d’information, veuillez cliquer ici. http://syndicatafpc.ca/conference-sur-negociation-membres-lapfc-lacia-0?_ga=1.96549021.387369206.1406562632

Merci de votre collaboration.

Doug Marshall
Président national

Harper est arrêté

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Après dix ans de compression des services gouvernementaux, de mensonges sur la sécurité et les changements climatiques, de mépris pour les autochtones et de tromperie des Canadiens sur nombre de fronts, les électeurs ont accouru aux bureaux de vote pour enfin mettre un terme au règne de Stephen Harper et de son régime conservateur. Les Canadiens ont voté pour la fin des compressions.

« Nos membres, à l’instar de tous les Canadiens, ont vu clairement pendant la campagne électorale que rien n’allait plus au parlement; les principales activités du gouvernement qui y siégeait étaient de duper les gens et d’occulter la vérité » affirme le président national du SEN, Doug Marshall. « Nous espérons établir des relations de travail positives avec le nouveau gouvernement, et nous veillerons à ce que les libéraux remplissent les promesses formulées dans leur programme. »

Nous surveillerons étroitement les promesses suivantes :

  • Renouveler la fonction publique pour que les employés y soient de nouveau respectés et valorisés
  • Hausser les impôts des mieux nantis
  • Augmenter le financement pour des projets d’infrastructure nécessaires
  • Amorcer une enquête sur les femmes autochtones disparues ou victimes de meurtre
  • Abroger diverses lois hostiles aux travailleurs et aux syndicats

Le Syndicat des employées et employés nationaux est prêt à travailler avec le nouveau gouvernement afin d’apporter des changements positifs dans la vie des Canadiens et de renforcer la fonction publique.

Les Canadiens et Canadiennes veulent du changement

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L’AFPC exhorte le nouveau gouvernement à rétablir les services publics et ses relations avec les fonctionnaires fédéraux

OTTAWA, le 19 octobre 2015 – Aujourd’hui, les Canadiens et Canadiennes ont fait leur choix : ils ont rejeté les conservateurs de Stephen Harper et voté en faveur du changement. Et ce sont là des nouvelles qu’accueille favorablement l’Alliance de la Fonction publique du Canada.

« Le nouveau gouvernement libéral a maintenant un solide mandat pour changer les choses, affirme Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC. Pour ce faire, il doit, entre autres, rétablir les services publics et de bonnes relations avec sa fonction publique. Nous enjoignons donc aux libéraux d’oser une nouvelle façon de faire de la politique et de concert avec les députés démocrates et tous les autres élus progressistes, de travailler pour remettre le Canada sur les rails. »

Avant et pendant la campagne électorale, l’AFPC a mené une campagne de sensibilisation publique pour convaincre la population de voter pour stopper l’hémorragie provoquée par l’ancien gouvernement conservateur. Un sondage mené peu de temps avant le jour du scrutin montre qu’une large part de la population croyait que la question des coupes aurait un impact sur les résultats de l’élection.

« Tout au cours de la campagne électorale, nous avons pu constater sur le terrain que les électeurs et les électrices en avaient assez des attaques constantes des conservateurs de Harper à l’égard des fonctionnaires fédéraux. L’AFPC, le plus grand syndicat de la fonction publique fédérale, espère rencontrer le plus tôt possible les représentants du nouveau gouvernement pour discuter des mesures à prendre pour redresser les torts causés par les conservateurs et améliorer les relations de travail au sein de la fonction publique fédérale, » déclare Robyn Benson.

Au cours de ses quatre dernières années au pouvoir, le gouvernement conservateur a adopté une série de projets de loi omnibus qui ont modifié en profondeur les lois sur la négociation collective et celles qui protègent la santé et la sécurité des employés de l’État. Durant la campagne électorale, les libéraux ont promis de rétablir le droit à la libre négociation et d’abroger les lois antisyndicales adoptées par les conservateurs.

« Nous enjoignons au nouveau gouvernement de remplir ses promesses sans tarder », de conclure Robyn Benson.

L’AFPC demande au nouveau gouvernement :

  • De rétablir et d’améliorer les services publics et de procéder à la réouverture des neuf bureaux d’Anciens Combattants fermés par les conservateurs en 2014.
  • D’abroger les dispositions adoptées dans les derniers budgets (C-4, C-10 et C-59) qui ont modifié la législation du travail, imposé des réductions salariales, retiré le droit à l’équité salariale, affaibli les protections en matière de santé et sécurité au travail et permis au gouvernement de retirer unilatéralement les dispositions sur les congés de maladie dans les conventions collectives librement négociées.
  • De rétablir le droit des syndicats de représenter leurs membres lorsque ceux-ci déposent une plainte en matière d’équité salariale.
  • D’abroger le projet de loi C-525, qui entrave la syndicalisation des travailleuses et travailleurs du secteur fédéral, ainsi que le C-377, qui enfreint les droits constitutionnels et le droit à la vie privée.

Votez pour un gouvernement qui protégera la santé et la sécurité

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Il y a six ans, l’AFPC et le SEN ont demandé au Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) d’élaborer un rapport approfondi sur la santé et la sécurité dans l’administration fédérale. Dans le cadre de la Conférence sur la santé et la sécurité du SEN qui s’est tenue à l’automne de la même année, nous avons invité des agentes/agents de santé et sécurité supplémentaires pour que le CCPA puisse s’entretenir avec eux. En 2010, le CCPA a publié un rapport dévastateur sur le piètre état de la santé et de la sécurité et les problèmes et les pressions auxquels font face les agentes/agents de santé et sécurité, qui sont de moins en moins nombreux.

Par conséquent, cette année, un an après les récents changements législatifs, l’AFPC et le SEN ont demandé au CCPA d’élaborer un rapport qui actualiserait son rapport de 2010. Le rapport en question a été publié à la fin septembre. Quelles constatations présente‑t‑il? 

  • En 10 ans, le nombre d’inspectrices/inspecteurs en santé et sécurité sur le terrain a chuté de plus de 50 %.
  • Les chiffres démontrent que des 151 inspectrices/inspecteurs qui travaillaient en 2005, il n’en reste pas plus que 67 en avril 2015. C’est bien moins que ce que clame le gouvernement.
  • Entre 2002 et 2013, 684 employées/employés sont décédés des suites de blessures subies au travail.
  • En 2012 seulement, il y a eu près de 21 000 blessures invalidantes dans les secteurs sous réglementation fédérale.

John Anderson, le chercheur qui a réalisé l’étude, a résumé la situation comme suit :

« La situation globale est propice à de graves dangers liés à la santé et à la sécurité au travail et aux blessures. Les inspections, s’il y en a, sont réalisées en si petit nombre qu’il est impossible de créer l’environnement de travail sécuritaire, à coup sûr, que tout le monde souhaite. »

L’étude comprenait également plusieurs recommandations, notamment les suivantes :

  • Annuler les modifications de 2013 apportées au Code canadien du travail et augmenter le niveau de dotation des agentes/agents de santé et sécurité;
  • Effectuer des inspections régulières sur le terrain, plus particulièrement dans les milieux de travail à haut risque;
  • Améliorer la collecte de données et la rendre plus transparente;
  • Élaborer une stratégie pour la sécurité au travail dans les réserves des Premières Nations;
  • Rétablir le poste d’inspectrices/inspecteurs des incendies, qui a été supprimé du Programme du travail du gouvernement fédéral il y a à peine quelques années;
  • Assujettir l’ensemble des employées/employés de la Colline du Parlement à la réglementation fédérale en matière de santé et de sécurité.

Nous continuerons de nous battre pour la santé et la sécurité. Le fait d’assurer la sécurité des travailleuses/travailleurs a une incidence directe sur la sécurité des Canadiens. Les services que nous fournissons doivent être assujettis à une réglementation en matière de santé et de sécurité.

À quelques jours de l’élection fédérale, nous voulons vous rappeler de :

  • voter pour un gouvernement qui protégera la santé et la sécurité.
  • voter pour un gouvernement qui protégera les droits du travail et les droits de la personne.
  • voter pour un gouvernement qui appuiera les services publics, et non pas le libre‑service ou l’absence de service.
  • voter pour un gouvernement qui respectera les Canadiens.