Certificats et épinglettes pour états de service de l’AFPC

Bonjour,

La plupart des activités du Syndicat des employées et employés nationaux et de l’Alliance de la fonction publique du Canada ne seraient pas possibles sans le travail incessant de nos nombreux bénévoles. Voilà pourquoi, je suis fier de profiter de l’occasion pour remercier sincèrement les membres qui ont apporté une contribution importante dans le domaine de l’activisme syndical.

Au sein de l’AFPC, c’est une tradition de récompenser des dirigeantes et dirigeants pour longs états de service en leur remettant des épinglettes et des certificats. Ces épinglettes et certificats peuvent être remis aux dirigeantes et dirigeants qui ont cumulé 10, 15, 20, 25, 30, 35 ou 40 ans de service.

Si votre section locale souhaite proposer la candidature d’un membre, vous devez remplir le formulaire à cet effet et ajouter l’historique de service complet de ce membre. Veuillez porter une attention particulière au moment de remplir la section du formulaire liée au dossier de service. Les critères d’admissibilité et formulaires de mise en candidature se trouvent sur le site Web de l’Alliance de la Fonction publique du Canada.

Les mises en candidature doivent parvenir au bureau du SEN au plus tard le 31 janvier 2018.

En toute solidarité,

Kevin A. King
Président national
Syndicat des employées et employés nationaux, AFPC

Monsieur Brison, Passeport Canada n’est PAS Amazon.

Monsieur,

Lors de la récente conférence inaugurale FWD50 de 2017, vous avez été invité à prendre la parole au sujet de la numérisation dans tous les ordres de gouvernement, le secteur privé, les ONG et le milieu universitaire. Vous avez parlé du désir de changer les choses et d’avoir une incidence qui permet de fournir de « meilleurs » services aux Canadiens.

Vous avez notamment affirmé que « les Canadiens ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas avoir le même niveau de service de leur gouvernement quand ils renouvellent leur passeport que lorsqu’ils passent une commande sur Amazon ».

La comparaison d’Amazon, site Web de magasinage en ligne, et du Programme de passeport canadien est préoccupante pour de multiples raisons.

D’abord, Amazon fait actuellement l’objet de nombreuses allégations de conditions de travail et de salaires malhonnêtes. On a signalé que les employés sont soumis à des objectifs impossibles, que leurs pauses pour aller à la toilette sont chronométrées et que leur milieu de travail est peu sécuritaire et sale.

Ensuite, il est possible que les Canadiens accordent de l’importance à la commodité, mais il est évident qu’ils ont aussi à cœur leur sécurité. Ils attachent de l’importance aux droits des travailleurs prévus par la loi ainsi qu’à la réputation et aux relations excellentes de notre pays au sein de la communauté internationale. Ils tiennent au document de voyage et d’identité, universellement accepté, qui est considéré comme un des plus sécuritaires et des plus respectés dans le monde.

Dans l’avenir, on voudra peut-être obtenir l’accès à des services numériques gouvernementaux de calibre mondial, mais, avant qu’on puisse le faire, le gouvernement doit s’assurer que la sécurité est à l’avant-plan. En ce qui concerne le Programme de passeport, il est nécessaire d’explorer les questions en suspens qui ont été sous estimées depuis que les services de passeport ont été transférés à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada et à Services Canada en 2013.

Dans le sens des services numériques, un des arguments fournis pour la dissolution de Passeport Canada était la modernisation de la plateforme de délivrance et le remplacement du système de traitement existant, mesures qui permettraient d’améliorer le processus de présentation d’une demande de passeport pour les Canadiens. Le Système mondial de gestion des cas (SMGC) de l’immigration devait constituer le fondement d’améliorations importantes des services électroniques destinés aux Canadiens.

De 2013 à 2016, on a consacré, en vain, énormément de temps et de ressources pour essayer d’atteindre cet objectif du SMGC. Le SMGC ne pouvait gérer le volume et la vitesse nécessaires pour traiter les 5,1 millions de passeports produits annuellement, quantité qui augmente de façon constante. Les responsables du programme ont omis de prendre en considération les précautions de sécurité durant la mise en œuvre du système en direct et, par conséquent, celui-ci a été suspendu et a fait l’objet d’une vérification.

Par ailleurs, en avril 2017, les ministères ont autorisé le déclassement des cotes de sécurité de niveau « Secret », qui sont passées au niveau « fiabilité de base » pour l’ensemble des employés au Canada. On l’a fait sans en aviser le public et sans consulter le Syndicat des employées et employés nationaux. Cette pratique semble contredire les politiques et les ententes gouvernement en matière de sécurité ainsi qu’un rapport de 2005 de la vérificatrice générale.

Les employés du Programme de passeport sont fiers de créer le document d’identification canadien le plus utile de tous qui sert de preuve de l’identité et de la nationalité du titulaire à l’extérieur du Canada. On peut supposer que les Canadiens veulent s’assurer que leurs renseignements personnels sont protégés et que la délivrance des passeports n’est pas confiée à des intérêts adversaires.

Je vous demande de porter attention aux questions soulevées dans ma lettre, et je demande aussi des excuses publiques et la reconnaissance du travail acharné que les employés du Programme de passeport font pour servir le public canadien chaque jour.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Kevin King
Président national
Syndicat des employées et employés nationaux

Discrimination dans la fonction publique fédérale; l’histoire d’un membre.

Un membre du Syndicat des employées et employés nationaux fait part d’une expérience personnelle de discrimination en tant que membre de la communauté LGBT et son incidence à long terme.

Bonjour,

Suite aux excuses faites par le Premier ministre canadien vis-à-vis la discrimination du gouvernement fédéral envers la communauté LGBT le 28 novembre dernier, je désire vous partager ma propre expérience personnelle et encourager d’autres employés du gouvernement fédéral à se joindre aux démarches de recours collectif.

A la fin des années 70, j’ai appliqué à un concours aux Affaires étrangères pour les finissants universitaires pour des affectations à l’étranger. Dans le cadre des enquêtes de sécurité qui ont suivi avec la GRC, j’avais déclaré en toute bonne foi que j’étais homosexuel.  Suite à cette enquête, on m’a refusé de joindre la liste de candidats pour un poste au sein du Ministère.  Via le Bureau d’accès à l’information, j’ai alors demandé à prendre connaissance du rapport d’enquête.  Tout le contenu était essentiellement positif, mais certaines parties étaient rayées.  J’ai alors eu un échange avec des personnes qu’on avait approchées lors de cette enquête pour constater que les informations manquantes étaient reliées à la confirmation de mon orientation sexuelle.  J’ai fait appel à la Commission des droits de la personne qui rendit une décision positive contre cette discrimination.  Le Ministère des Affaires étrangères accepta alors de me mettre dans la liste de candidats, mais une couple de mois plus tard, cette liste était fermée, sans jamais avoir eu la possibilité d’entrer à l’emploi du Ministère.

Avec ma maîtrise en relations internationales, je me suis donc résolu à travailler au sein de différentes organisations communautaires, les emplois qui s’offraient alors à moi. Ce n’est qu’en l’an 2000, à 45 ans que j’ai finalement tenté une nouvelle démarche pour entrer dans la fonction publique fédérale.  J’ai alors obtenu un emploi professionnel à Ressources humaines et Développement social Canada.  Six ans plus tard, en 2006, j’ai eu la possibilité d’obtenir une mutation à l’Agence canadienne du développement international pour me retrouver finalement à Affaires mondiales Canada, lors de la fusion entre les deux ministères.

Que de chemin parcouru… entre le concours où j’ai fait l’objet d’une discrimination et mon entrée à Affaires mondiales Canada. Il se sera écoulé 33 ans!  Outre cette opportunité manquée d’entrer dans mon ministère à la fin de mon cours universitaire, me voilà au début de la soixantaine à devoir continuer à travailler jusqu’à 65 ans pour obtenir une pension respectable, soit avec 24 ans d’ancienneté.  Je ne veux pas me plaindre, car la vie a été tout de même bonne pour moi, mais je veux juste souligner l’impact de cette décision discriminatoire sur le parcours d’une vie.

Je suis convaincu que plusieurs d’entre vous avez eu aussi un parcours rendu difficile par les politiques discriminatoires qui prévalaient dans les années passées au sein du gouvernement fédéral.  Je vous encourage donc à faire comme moi et à vous prévaloir du recours collectif.  Ce ne sera pas une solution à tout, évidemment.  Mais ce sera un baume sur les difficultés que nous avons traversées.

Merci de l’attention que vous avez accordée à mon témoignage!

 

RASSEMBLEMENT – Colline du Parlement le 4 décembre 2017

RASSEMBLEMENT
Colline du Parlement, Ottawa
4 décembre 2017
de midi à 13 h

Le député Romeo Saganash a déposé le projet de loi C 262 pour s’assurer que les lois canadiennes respectent la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La deuxième lecture au sein de la Chambre des communes est prévue le 5 décembre 2017.

Grâce à votre participation et votre collaboration, le Canada respectera les droits de la personne des Autochtones et adoptera le projet de loi C 262.

www.adopteretmettreenoeuvre.com

#DNUDPA #CVR #RÉCONCILIATION #Leaucestlavie

Nous nous sommes engagés auprès des OES, c’est leur tour maintenant!

Au cours de la semaine du 20 novembre, nous avons négocié pendant trois jours avec les OES. Forts de l’appui de nos membres de tout le pays, nous avons discuté des principaux enjeux de la négociation : les heures de travail, la sécurité d’emploi et les emplois à durée déterminée.

Nous remercions les intervieweurs des bureaux régionaux d’avoir porté des autocollants au travail ainsi que les intervieweurs sur le terrain de nous avoir envoyé leurs autocollants pour souligner les problèmes qu’ils vivent. Nous avons affiché ces autocollants dans la salle de négociation pour que l’équipe de l’employeur puisse bien les voir et, ainsi, mieux comprendre l’ampleur réelle de la précarité d’emploi avec laquelle nos membres doivent composer.

Nous avons présenté des revendications visant à résoudre les problèmes que vivent nos membres en raison des conditions de travail précaires que leur imposent les OES.

Voici quelques-unes de nos propositions :

  • L’attribution des heures de travail selon l’ancienneté : L’ancienneté est depuis longtemps reconnue, tant dans le secteur public que privé, comme le meilleur moyen de s’assurer que les heures de travail sont attribuées de façon équitable et transparente. Ainsi, une personne ne se verra pas attribuer plus ou moins d’heures parce qu’elle a des affinités avec son superviseur ou qu’elle est une militante syndicale. En se fondant sur l’ancienneté, la façon de procéder est connue de tous et le processus d’attribution demeure objectif.
  • Faire travailler les employés actuels d’abord : Du point de vue de la sécurité d’emploi, il est essentiel que les OES maximisent le nombre d’heures de travail des employés actuels avant d’en embaucher de nouveaux. L’employeur ne devrait pas engager plus d’employés lorsque le personnel en place souhaite travailler davantage. Certains de nos membres n’ont même pas suffisamment d’heures pour arriver à joindre les deux bouts. Pendant ce temps, les OES continuent d’embaucher plus de personnel. C’est illogique et injuste.
  • Fixer des limites à l’embauche du personnel à durée déterminée : Les OES embauchent plus de personnel à durée déterminée. Or, nous savons que ces employés ne sont pas engagés que pour de courtes périodes. La plupart d’entre eux sont avec les OES depuis plusieurs années. Certains sont là depuis 15 ans! On ne parle plus d’emploi à durée déterminée. C’est ainsi que l’on fabrique la précarité d’emploi de toutes pièces.

Vous trouverez ci-joint l’ensemble des revendications qui ont été déposées.

Au cours de ces trois journées de négociation, nous sommes tout de même parvenus à nous entendre sur certaines questions. Ainsi, nous avons élargi la définition de la famille, ajouté l’identité et l’expression de genre aux motifs de discrimination, amélioré le congé de deuil et maintenu les dispositions du congé de maternité et du congé parental.

Les négociations reprendront du 12 au 14 décembre. Nous vous tiendrons informés.

Revendications contractuelles OES – Terrain

Source : http://syndicatafpc.ca

Mise à jour sur les OES : L’AFPC soumet le différend sur l’équité salariale à une tierce partie

Au cours de l’été dernier, l’AFPC a été informée que le calcul du règlement sur l’équité salariale effectué par les Opérations des enquêtes statistiques ne tenait pas compte des congés payés, du taux des heures supplémentaires, de la pleine indemnisation des jours fériés et d’autres types d’indemnité. Du fait qu’ils jugeaient que les paiements reçus comportaient des erreurs, de nombreux membres ont fait appel. L’AFPC a par la suite entamé des discussions avec l’employeur dans le but de résoudre ce différend. Malheureusement, les parties n’ont pas réussi à s’entendre. Rappelons que le règlement sur l’équité salariale touche de 20 000 à 25 000 membres, actuels et anciens, qui ont travaillé aux OES entre 1985 et 2013.

Alors que le règlement sur l’équité salariale visait à remédier au taux de rémunération discriminatoire versé depuis trop longtemps au personnel à majorité féminine, l’employeur n’est toujours pas disposé à lui verser le salaire auquel il a droit, selon l’AFPC. L’AFPC tient à rassurer ses membres des OES, tant actuels qu’anciens, qu’elle demeure engager à défendre ce dossier. C’est pourquoi elle soumettra le différend à une tierce partie indépendante pour obtenir une décision finale et exécutoire. Depuis trop longtemps nos membres espèrent mettre fin à cette discrimination salariale et obtenir la rémunération à laquelle ils ont droit.

Soulignons qu’entre-temps, Statistique Canada continue de recueillir de l’information et de traiter les versements. Aussitôt qu’une décision sera rendue, nous en informerons les personnes concernées.

 

Rappel – Date limité pour des prix de l’AFPC

La date limité que l’AFPC doit recevoir les demandes de titre de Membre à vie de l’AFPC et de prix d’Excellence aux membres de l’AFPC au plus tard le 30 novembre.

Le titre de membre à vie attribué par l’Alliance de la Fonction publique du Canada est la plus haute reconnaissance que l’on puisse accorder à un membre pour services émérites rendus aux membres de l’AFPC.

Les candidatures au titre de membre à vie peuvent être proposées par l’Exécutif national de cet élément ou le Consell national d’administration de l’Alliance de la Fonction publique du Canada. Veuillez remplir le formulaire et joindre tous les antécédents en matière de service de la personne. Remplissez avec une attention particulière la section qui porte sur la période de service et les activités syndicales, en ajoutant les dates correspondantes sur le formulaire. Les critères d’admissibilité et le formulaire de demande se trouvent sur le site Web de l’AFPC, à l’adresse suivante : http://syndicatafpc.ca/eform/submit/life-member-nomination-form

Le Prix d’excellence aux membres de l’AFPC a été établi comme méthode acceptable pour reconnaitre les membres de l’Alliance de la Fonction publique du Canada qui ont rendu un service de la plus grande distinction et d’excellence remarquable dans un domaine particulier, dans l’intérêt de l’AFPC ou de ses membres.

Les candidatures au prix d’excellence peuvent être proposées par une section locale, un Élément ou un membre du Conseil national d’administration. Veuillez remplir la demande avec soin. Les critères d’admissibilité et le formulaire de demande se trouvent sur le site Web de l’AFPC, à l’adresse suivante : http://syndicatafpc.ca/eform/submit/psac-award-of-merit-for-members

En toute solidarité,

Kevin A. King
Président national
Syndicat des employées et employés nationaux, AFPC

Résultats des élections du congrès 2017

Les élections ont eu lieu aujourd’hui, en ce quatrième jour du congrès du SEN 2017. Voici les résultats de ces élections:

Postes nationales
Président national Kevin King
Vice-président exécutif national Andrew Shaver
Vice-président national aux droits de la personne Daniel Toutant
Vice-présidente nationale adjointe aux droits de la personne Kate Hart

 

Alberta, T.N.-O. et Nunavut
Vice-président régional Jaison Van Tine
Vice-président régional adjoint Geoff Ryan
Vice-président régional adjoint Drew Davidson
Représentante régionale aux droits de la personne Danielle Palmer

 

Atlantique
Vice-président régional Mike Leblanc
Vice-président régional adjoint (N-B/Î-P-É) Brian Morrissey
Vice-présidente régionale adjointe (T-N-L) Angela Decker
Vice-président régional adjoint (N-É) Matthew Cook
Représentante régionale aux droits de la personne Helen Zebedee

 

Colombie Britannique et Yukon
Vice-présidente régionale Shirley Torres
Vice-président régional adjoint Brian Bakker
Vice-présidente régionale adjointe Linda Woods
Représentante régionale aux droits de la personne Jennifer Chieh Ho

 

Manitoba
Vice-président régional Christopher Little-Gagné
Vice-présidente régionale adjointe Loretta Moar
Vice-président régional adjoint Martin Kaminski
Représentante régionale aux droits de la personne Jacqueline Nanali

 

RCN-Employeurs Distincts
Vice-président régional Patrice Rémillard
Vice-président régional adjoint André Miller
Vice-présidente régionale adjointe Mylène Séguin
Représentante régionale aux droits de la personne Evelyn Beckert
RCN-Conseil du Trésor-Gatineau
Vice-présidente régionale Cindy D’Alessio
Vice-président régional adjoint Steve Racicot
Vice-président régional adjoint Éric Poitras
Représentante régionale aux droits de la personne Sandrine Oka
RCN-Conseil du Trésor-Ottawa
Vice-présidente régionale June Dale
Vice-présidente régionale adjointe Clara Noble
Vice-présidente régionale adjointe Carla Ross
Représentante régionale aux droits de la personne Janet Connor
Ontario
Vice-présidente régionale Mary Anne Walker
Vice-présidente régionale adjointe Diane Levola
Vice-président régional adjoint Craig Reynolds
Vice-présidente régionale adjointe Sandy Bello
Représentante régionale aux droits de la personne Navnita Richardson

 

Hors-Canada
Vice-président régional Karl Lafrenière
Vice-présidente régionale adjointe Rose Touhey
Vice-présidente régionale adjointe Isabelle Beaudoin
Représentante régionale aux droits de la personne Behiye Cinkilic

 

Québec
Vice-président régional Yvon Beaudoin
Vice-président régional adjoint Yann Boudreau
Vice-président régional adjoint Étienne Mathieu
Représentante régionale aux droits de la personne Carole Maillet

 

Saskatchewan
Vice-présidente régionale Sandra Ahenakew
Vice-présidente régionale adjointe Janette Husak
Vice-présidente régionale adjointe Gloria Pfeifer
Représentante régionale aux droits de la personne Joyce Romanchuk

Journée nationale des Autochtones

Le 21 juin est le jour réservé pour célébrer les peuples autochtones du Canada. Cette année, 2017, marque le 150e anniversaire du pays. Dans les discussions sur la célébration de l’anniversaire, des célébrants non autochtones se disent fiers de la chance obtenue grâce à un travail acharné. En ma qualité d’Autochtone, qui n’officie pas, je suis triste que des générations de mes ancêtres aient été brutalisées pendant 150 ans par les lois de ce pays. Aujourd’hui. Encore. De nombreuses collectivités autochtones n’ont pas accès à l’eau potable, ni pour boire ni pour prendre un bain. Nos écoles autochtones ne sont pas financées au même niveau que les écoles provinciales. Nos familles sont toujours anéanties, et nos enfants vivent encore dans la pauvreté. Voilà les faits. Beaucoup ont recours à l’automédication pour gérer l’héritage douloureux qui leur est infligé. Je ne fête pas 150 ans d’un tel constat.

C’est douloureux de découvrir les faits et l’histoire et d’observer les répercussions sur nous et sur nos enfants. Nous devons trouver la voie à suivre, en entretenant de bons rapports. Connaissez-vous les faits, l’histoire et les répercussions? Voulez-vous que ce pays soit célébré pour son égalité, son honneur, ses droits de la personne? Voudriez-vous apprendre et partager vos connaissances? Voudriez-vous modifier les lois? Souhaiteriez-vous créer de meilleures lois? Changeriez-vous les attitudes? Militeriez-vous pour que la Journée nationale des Autochtones soit une fête nationale? Ce serait une étape extraordinaire pour honorer les premiers habitants de cette terre.

 

À toutes mes relations,

Ruby Langan

Représentante nationale de l’équité pour les Autochtones