Budget 2019 : Plus de fonds, mais pas assez pour mettre fin au cauchemar Phénix et dédommager les fonctionnaires

Le budget 2019 prévoit des sommes supplémentaires pour corriger le fiasco Phénix, mais l’AFPC estime que c’est loin d’être suffisant pour mettre fin au cauchemar que vivent les fonctionnaires canadiens.

Que voulaient les quelque 200 000 fonctionnaires lésés par Phénix? Un financement à long terme afin d’éliminer l’arriéré, de dédommager les travailleuses et travailleurs, de stabiliser le système Phénix, et de concevoir, tester et lancer un nouveau système de paye. Or, les montants prévus pour les quatre prochaines années sont loin d’être suffisants pour atteindre ces objectifs. Et comme plus de 70 % seront dépensés au cours de la présente année financière, il n’en restera guère pour les trois autres années.

Il y a plusieurs lacunes dans le budget 2019. D’abord, il n’y a pas d’échéancier pour la résolution des problèmes de paye. Ensuite, le gouvernement n’a pris aucun engagement visant à augmenter de façon permanente le nombre de fonctionnaires affectés à la stabilisation du système. Il n’y a rien non plus pour la conception et le déploiement d’un nouveau système de paye.

« Après des années de constantes pressions, M. Trudeau a finalement compris le message et agi, déclare Chris Aylward, président de l’AFPC. Mais ce n’est pas en avançant à tâtons d’année en année qu’on accomplira de grands progrès. Nos membres ont besoin d’un plan à long terme. »

« Stabiliser Phénix prendra des années et il y a encore des centaines de milliers de dossiers à régler. Malheureusement, aucun financement n’est prévu pour dédommager les fonctionnaires lésés et mettre en œuvre un nouveau système. Ce n’est clairement pas assez »

« Jour après jour, nos membres rentrent au travail pour fournir à la population les services essentiels dont elle a besoin. Ils méritent que leur employeur – le gouvernement – les paye correctement et à temps. Ils méritent aussi d’être indemnisés pour les torts qui leur ont été causés. »

Source: AFPC

La discrimination raciale : un poison mortel

Par Ralph Daguilh

Bonjour chères militantes et chers militants!

Aujourd’hui, le 21 mars, est la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Ces derniers jours, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce que le 21 mars signifie pour les personnes racialisées. J’ai réfléchi aux commentaires et aux politiques xénophobes du président des États-Unis. J’ai songé à la discrimination et à la sous-évaluation dont ont fait l’objet les joueurs de soccer franco-africains lors de la Coupe du monde de l’an dernier. J’ai même réfléchi aux réactions défavorables qu’a reçues Naomi Osaka lorsqu’elle a vaincu Serena Williams – quoi qu’il en soit, ma liste est interminable…

La discrimination raciale est très présente dans nos collectivités et nos milieux de travail. Je suis frustré par le fait que la discrimination raciale soit très subtile et ne puisse pas toujours être prouvée. Les victimes souffrent en silence! La discrimination raciale détruit le bien-être de la victime et donne des pouvoirs à l’agresseur; c’est un tueur silencieux qui peut avoir des conséquences à long terme sur la victime et son entourage.

En 2014, c’est avec douleur et tristesse que j’ai vu mon cher ami, John, une personne racialisée, être victime de discrimination raciale. Peu après avoir commencé à travailler dans son service, il était bien formé pour l’emploi. John avait réussi à obtenir un poste à l’issue d’un concours; par conséquent, il aurait dû obtenir l’emploi. Étonnamment, cela ne s’est jamais produit. Le poste a été attribué à une autre personne et John n’a reçu aucune explication valable! Notre section locale est intervenue, mais sans succès : la direction avait déjà pris sa décision. John a déposé un grief, mais il a perdu. On disait : « rien ne prouve qu’il a fait l’objet de discrimination raciale ». J’en suis toujours consterné aujourd’hui! Mon ami s’est-il vu refuser l’emploi en raison de la couleur de sa peau, de son accent ou de sa religion? Même si l’affaire s’est produite il y a un certain temps, je pense toujours aux conséquences émotionnelles que toute la situation a eues sur John, sa famille et ses amis. John doit occuper deux emplois pour subvenir aux besoins de sa famille. Par conséquent, il a non seulement moins de temps à consacrer à sa famille, mais il doit aussi partager son énergie et ses compétences entre deux emplois. C’est très blessant d’être victime de discrimination – je suis sûr que mon ami John n’est pas le seul à en faire l’expérience.

Le pire, c’est que les victimes de discrimination doivent encore trouver le courage et l’énergie, cinq jours par semaine, pour sourire devant leurs collègues et continuer de fournir un service de la plus grande qualité qui soit.

La discrimination raciale est un poison : elle rabaisse les personnes, perpétue les inégalités, nourrit la colère, la haine, l’amertume et la violence. Elle peut aussi entraîner toutes sortes de maladies et de problèmes de santé mentale.

Quant à mon ami, après avoir attendu patiemment pendant cinq ans qu’une occasion se présente dans son service, il a décidé de s’en créer une. Lentement, mais sûrement, il a suivi des cours en ligne pour se perfectionner et parfaire son éducation. Aujourd’hui, il détient son diplôme et plus encore!

Toutefois, ce n’est pas le meilleur moyen de lutter contre la discrimination raciale; mon ami a choisi cette avenue, parce qu’il a une très jeune famille à nourrir et une hypothèque à payer. Si vous faites face à de la discrimination raciale, gardez le cap, puisez des forces auprès de votre famille, de vos ami.es et de vos allié.es et ripostez!

Je sais que, ensemble, nous pouvons le faire! La voie à suivre pour remporter une bataille contre la discrimination raciale n’est pas facile : c’est comme escalader une grande montagne; le sommet semble inatteignable. Toutefois, n’abandonnez, ne cédez et ne vous taisez jamais!

Les études révèlent que les personnes racialisées sont embauchées à des postes de niveau d’entrée, et ce, malgré leurs qualifications et leurs études; 80 % d’entre elles restent à ce niveau d’entrée jusqu’à leur retraite. Elles sont sous-utilisées. Les membres racialisé.e.s représentent des chiffres ou des quotas que l’employeur doit atteindre.

Mes ami.e.s, la discrimination raciale ne va pas disparaître du jour au lendemain. À mon avis, on devrait parler tous les jours de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. La lutte contre le racisme et toutes les formes de discrimination est un pilier de la paix et de la cohésion sociale, particulièrement dans nos collectivités et nos milieux de travail de plus en plus diversifiés. Apprenons à vivre et à travailler ensemble!

Ralph Daguilh
Suppléant à la représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles du SEN

Sources:
http://www.un.org/fr/events/racialdiscriminationday/background.shtml

(en anglais seulement) https://gryphlife.uoguelph.ca/event/87491

https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000247565

 

Journée internationale de la francophonie – #mon20mars

Par le comité des francophones

Pour souligner la Journée internationale de la francophonie, les membres francophones du Syndicat des employées et employés nationaux (SEN) souhaitent vous raconter l’histoire de la création du comité permanent des francophones au sein de notre Syndicat.

C’est au Congrès de l’Élément national, aujourd’hui le SEN, à Toronto, en 2008, que cette initiative a commencé à germer dans la tête de certain.e.s membres francophones de notre Syndicat à la suite du mauvais traitement réservé à l’une des deux langues officielles des Canadien.ne. s. Deux années se sont écoulées avant que des actions concrètes voient le jour.

Le samedi 14 août 2010 à la Conférence des droits de la personne à Saskatoon, suite au mécontentement des participant.e.s francophones, il a été convenu de rassembler une quinzaine de membres du Syndicat afin de discuter des situations problématiques et d’essayer de trouver des solutions justes et équitables. Daniel Kinsella, alors président national, a été invité à participer à cette rencontre. C’est ainsi que la première rencontre du comité des francophones a eu lieu.

Certaines situations soulevées lors de cette conférence ont été jugées inacceptables et ont poussé les francophiles à agir. Voici quelques exemples :

– lors de l’inscription électronique à la Conférence en français complétée, le programme informatisé nous renvoyait toujours au site en anglais;
– l’agence de voyages Saskatoon Coop n’offrait ni de service bilingue ni de service en français;
– le nom de certain.e.s participant.e.s francophones était mal inscrit sur l’identificateur de laissez-passer;
– les facilitatrices et facilitateurs d’ateliers n’étaient pas bilingues. Les documents d’appui étaient disponibles seulement en anglais;
– lors des ateliers, les francophones non bilingues se partageaient les services d’un.e seul.e interprète;
– l’absence d’interprétation simultanée aux caucus et aux élections;
– le journaliste qui effectuait les reportages était unilingue anglophone. Lorsque la personne interviewée répondait en français, il coupait court à l’entretien en leur disant : « Sorry I don’t speak french ».

Devant ces nombreux constats, le premier objectif du comité a été de devenir un comité permanent faisant partie intégrante de la structure du Syndicat. Le président national a alors donné son appui à cette démarche.

C’est ainsi que, lors du Congrès national de 2011 à Saint John, avec l’appui d’une résolution apportée sur le plancher du congrès et adoptée par les membres présent.e.s, la création du premier comité permanent des francophones du SEN a eu lieu.

Depuis sa création, ce comité continue de veiller à la défense et au respect de la langue de Molière dans le fonctionnement, les activités et événements de notre Syndicat, ainsi que dans la société civile. L’importante présence du SEN lors des différentes manifestations en appui aux Franco-ontarien.ne.s l’automne dernier, face aux coupures aux services en français en Ontario par le gouvernement Ford, illustre cet engagement.

Le comité s’assure de la représentation d’un.e membre francophone dans les comités directeurs de chaque conférence et congrès national. Une firme montréalaise est responsable de la traduction des documents et s’assure que les traducteurs et traductrices sont francophones. La compagnie de voyage W.E. Travel, dont les services sont désormais utilisés par le SEN, les offre dans les deux langues officielles.

Le comité des francophones tient à remercier les personnes qui ont pris la décision de créer un comité francophone pancanadien, Louise Patrice, Jean-Pierre Ouellet et Daniel Toutant, ainsi que la précieuse contribution de Georges St-Jean, conseiller technique, et de Nicole Clermont, pour le soutien administratif, ainsi que toute l’équipe du SEN pour le soutien et les efforts à assurer le service dans les deux langues officielles de notre pays au sein de notre Syndicat.

Bonne Journée internationale de la francophonie!

Le comité des francophones

 

Journée internationale des femmes, le 8 mars – #ÉquilibrePourLeMieux

Le 8 mars est la Journée internationale des femmes. Le thème de cette année est #ÉquilibrePourLeMieux (#BalanceforBetter en anglais), qui promeut un monde plus équilibré entre les sexes, dans lequel les actions et les réalisations des femmes sont valorisées et reconnues.

Le Canada est loin d’être une société équilibrée du point de vue du genre. Cependant, quelques améliorations ont été apportées au cours des dernières années. Dans le secteur public fédéral, le gouvernement actuel a mis l’accent sur la parité hommes-femmes. Une partie du mandat du nouveau ministère des Femmes et de l’Égalité des genres, dont les travailleuses et travailleurs sont des membres du SEN, est « la mise en œuvre de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) à l’échelle du gouvernement. » Il faudra des années avant que les différents ministères fédéraux adoptent pleinement cette approche en matière de politique publique et avant que nous puissions observer l’impact de l’ACS +.

Il reste également beaucoup de travail à faire sur le plan communautaire, où les femmes peuvent s’épanouir économiquement et occuper des postes de direction. Le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a récemment publié un rapport sur les disparités entre les sexes dans les 26 villes les plus peuplées du Canada (en anglais seulement). Se basant sur quatre critères, “sécurité économique”, “éducation”, “santé”, “leadership” et “sécurité”, ils ont classé les villes où vivent et travaillent de nombreux membres de la UNE. Les trois principales villes où l’écart entre les sexes est le plus faible sont:

1. Kingston, ON
2. St. John’s, NL
3. Victoria, C.-B.

Le mouvement syndical doit également réfléchir à la réalité d’un fossé persistant entre les sexes dans les rôles de leadership. Dans le cadre de la promotion des rôles de leadership des femmes au sein de notre syndicat, les délégué(e)s du SEN ont voté sur une résolution importante au congrès triennal de 2017. La première conférence des femmes du SEN aura lieu à l’automne 2019. Les femmes et militantes du SEN se réuniront pour partager des idées et des expériences, et apprendre les unes des autres afin de développer leurs compétences de leadership syndical.

Ensemble, en tant que militantes syndicales et militants syndicaux, les membres du SEN contribuent à bâtir des communautés inclusives et promeuvent l’égalité des sexes.

De nombreuses manifestations syndicales auront lieu le 8 mars. Participez à la Journée internationale des femmes dans votre communauté!

Phénix : L’AFPC serre la vis au gouvernement en fermant des immeubles

Ce matin, plus de 500 membres de l’AFPC ont bloqué l’entrée de deux importants immeubles fédéraux à Ottawa. Ils étaient rassemblés pour exprimer leur frustration croissante au sujet de Phénix et exiger du gouvernement Trudeau qu’il cesse de tergiverser.

« Nous avons averti le gouvernement qu’il n’a pas fini d’entendre parler de nous s’il ne se dépêche pas à payer nos membres correctement et à les dédommager pour les conséquences désastreuses du fiasco Phénix, affirme Chris Aylward, président de l’AFPC. C’est ce qui nous amène ici aujourd’hui. »

« Malgré le chaos qu’a semé Phénix dans leur vie, les fonctionnaires fédéraux ont continué à aller travailler tous les jours pour fournir des services essentiels à la population. Nos membres payent pour les erreurs du gouvernement depuis des années. Il est grand temps que le gouvernement commence à les rembourser. »

Le syndicat exige du gouvernement :

  • qu’il dédommage tous les fonctionnaires fédéraux pour le calvaire financier et émotionnel qu’ils ont enduré;
  • qu’il affecte suffisamment de personnel compétent pour :
  • aider nos membres du Centre de contact avec la clientèle et du Centre des services de paye de la fonction publique;
  • réduire le nombre de requêtes liées à Phénix en veillant à ce que les données RH soient saisies à temps;
  • éliminer l’arriéré dans le traitement des mouvements, y compris la mise en œuvre des conventions collectives et le versement de la paye avec effet rétroactif;
  • qu’il établisse un échéancier strict, assorti d’une obligation de rendre des comptes, pour stabiliser le système Phénix, éliminer l’arriéré et passer à un nouveau système de paye.

Les résultats accablants du récent Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux donnent tout leur poids à ces revendications.

« Non content de faire attendre les membres de l’AFPC qui sont toujours payés incorrectement, le gouvernement libéral retarde les progrès à la table de négociation, privant ainsi plus de 100 000 d’entre eux d’un contrat de travail équitable. Nous ne permettrons pas aux libéraux de continuer à tenir nos membres pour acquis. »

Source: AFPC

Victoire des OES: Le conseil d’arbitrage accorde un rajustement au marché de 4 %

Le 15 février dernier, un conseil d’arbitrage a rendu sa décision finale et exécutoire sur les questions en suspens dans les négociations avec les unités de négociation des intervieweurs des bureaux régionaux (BR) et des intervieweurs sur le terrain (FI) des Opérations des enquêtes statistiques (OES).

Le conseil a accordé deux gains importants :

1. Nouveau libellé à l’article 2 (Définitions) exigeant que l’employeur s’explique, dans une lettre aux employés, sur les changements apportés à la semaine de travail moyenne d’un employé;
2. Outre l’augmentation économique annuelle de 1,25 % sur quatre ans, il y a aussi un rajustement au marché de 4 % applicable à tous les taux de rémunération, dont la date d’entrée en vigueur est le 1er décembre 2016. Le rajustement au marché s’appliquera avant l’augmentation économique de 1,25 % pour l’année financière 2016.

Le conseil a donné 120 jours à l’employeur, soit jusqu’au 16 juin, pour mettre en œuvre les paiements rétroactifs et le rajustement au marché de 4 % de tous les membres des deux unités de négociation.

L’annexe A de la décision arbitrale énumère toutes les questions sur lesquelles les parties se sont entendues avant l’audience. Il ressort de la décision que « tous les points, qu’ils aient été convenus par les parties ou qu’ils aient été accordés par le conseil, prennent effet à la date de la décision sauf indication contraire ». Autrement dit, les dispositions de la nouvelle convention collective entrent pleinement en vigueur le 15 février 2019.

L’AFPC et l’employeur vérifient actuellement tous les changements apportés à la nouvelle convention avant de la signer et de la distribuer aux membres.

Télécharger la décision arbitrale ⬇

Contexte

Après deux ans de négociations avec les OES, le syndicat et l’employeur se sont trouvés dans l’impasse et ont demandé l’arbitrage. Une audience d’arbitrage a eu lieu les 29 et 30 janvier 2019, à Ottawa et, le 15 février 2019, le Conseil a rendu sa décision.

Vu que cette nouvelle convention est rétroactive à une période de quatre ans, qui a pris fin le 30 novembre 2018, l’AFPC se préparer déjà à entamer une nouvelle ronde de négociations. D’autres renseignements à ce sujet vous seront fournis sous peu. Pour recevoir d’autres informations sur les négociations des OES, veuillez vous inscrire ici.

Source: AFPC

L’héritage d’une femme : Viola Desmond

Par Céline Ahodékon

Février est le Mois de l’histoire des Noirs (MHN) au Canada. Chaque année, en février, les Canadiennes et les Canadiens sont invités à participer aux festivités et aux événements du MHN, qui rendent hommage à l’héritage des Canadiennes et Canadiens noirs d’hier à aujourd’hui.

En décembre 1995, la Chambre des communes a officiellement reconnu le mois de février comme étant le MHN au Canada, à la suite d’une motion présentée par Jean Augustine, la première femme noire canadienne élue au Parlement.

Les personnes d’origine africaine ont contribué à façonner le patrimoine et l’identité du Canada depuis l’arrivée de Mathieu Da Costa, navigateur et interprète dont la présence au Canada remonte au début des années 1600. De nombreux Loyalistes venus des États-Unis au Canada au début des années 1800 étaient également des Noirs et la plupart d’entre eux se sont établis à Africville, en Nouvelle-Écosse. En tant que soldats canadiens, les Canadiens noirs ont fait de nombreux sacrifices en temps de guerre, et ce, depuis la guerre de 1812.

Les personnes d’origine africaine ont pleinement contribué au développement de la société canadienne. Nombre d’avocats, de médecins, de politiciens, d’enseignants, de coiffeurs, de barbiers, pour n’en nommer que quelques-uns, étaient des Noirs. Cependant, la vie n’a pas toujours été facile pour eux. Les communautés noires faisaient face à la discrimination, au racisme, à la haine et à la ségrégation raciale.

En 1846, Viola Desmond a pris position pour ce en quoi elle croyait, la justice sociale : « Viola Irene Desmond était une femme d’affaires canadienne d’origine afro-néo-écossaise. En 1946, elle a défié la ségrégation raciale dans un cinéma de New Glasgow, en Nouvelle-Écosse, en refusant de quitter une section du cinéma Roseland réservée aux Blancs. Pour ce geste, elle a été reconnue coupable de fraude fiscale mineure pour la différence de taxe d’un cent entre le siège qu’elle avait payé et le siège qu’elle avait utilisé. L’affaire Desmond est l’un des incidents de discrimination raciale les plus médiatisés de l’histoire du Canada. Son cas a aidé à lancer le mouvement moderne de défense des droits civiques au Canada. »

Le refus courageux de Viola Desmond d’accepter la discrimination raciale ce jour-là a façonné l’histoire du Canada. En 2018, la Banque du Canada a émis un nouveau billet de 10 $ à son effigie. C’est la toute première fois dans l’histoire du Canada qu’une femme canadienne racialisée et son histoire sont mises en vedette sur l’argent que nous transportons tous les jours.

Viola Desmond nous apprend à toutes et tous à faire ce qui est juste! Défendez celles et ceux qui sont victimes de discrimination et de traitement injuste. Parlez pour celles et ceux qui ne peuvent pas parler pour elles/eux-mêmes. Son histoire est aussi une preuve manifeste que les Canadiennes et Canadiens noirs ont fait de grandes choses, tout au long de l’histoire, pour faire du Canada le pays culturellement diversifié, inclusif, empreint de compassion et prospère qu’il est aujourd’hui.

Confrères, consœurs et compatriotes militants, j’espère que, lorsque vous verrez le billet de 10 $, vous aurez une pensée pour l’histoire de Viola et vous vous lèverez et lutterez contre l’injustice et la discrimination systémique. Luttons pour les droits de la personne, la justice sociale et l’égalité. Ces éléments sont essentiels à l’avancement d’une société saine, et nous devons toutes et tous faire notre devoir. Prenez le temps de célébrer et d’en apprendre davantage sur les personnes d’origine africaine ainsi que sur leurs contributions à la société. De nombreuses activités sont organisées partout au pays pour célébrer le MNH.

Joyeux Mois de l’histoire des Noirs!

Céline Ahodékon est la représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles du SEN.

Reprise des négos le 12 février : l’AFPC exige de Trudeau un nouveau mandat pour le Conseil du Trésor

L’AFPC retournera à la table de négociation du 12 au 14 février pour représenter les 90 000 fonctionnaires fédéraux visés par les négociations avec le Conseil du Trésor. La grande priorité : obtenir des salaires justes et bonifier les dispositions sur la conciliation travail-vie personnelle, la charge de travail, les congés et le recours à des travailleurs temporaires.

Les membres de l’AFPC attendent toujours une réponse adéquate aux revendications contractuelles du syndicat après de longs mois de pourparlers frustrants avec le gouvernement. Rappelons qu’en décembre dernier, le gouvernement a insulté les fonctionnaires fédéraux en leur proposant un gel salarial de deux ans.

« Trudeau avait promis d’établir des relations fondées sur le respect avec les fonctionnaires. Eh bien, nous allons mobiliser nos membres pour qu’ils l’obligent à tenir sa promesse », a déclaré le président national de l’AFPC, Chris Aylward. « Son gouvernement a trahi nos membres, et la population canadienne qui a droit à des services publics de qualité. »

« Le premier ministre doit donner un nouveau mandat à Jane Philpott, la nouvelle présidente du Conseil du Trésor, un mandat qui débouchera sur une entente juste. Depuis le lancement de Phénix, il y a presque trois ans, nos membres attendent d’être payés correctement – ils ne devraient pas avoir à attendre avant d’obtenir les conditions de travail qu’ils méritent. »

Les séances de la semaine prochaine concernent ces quatre unités de négociation rattachées au Conseil du Trésor : Services des programmes et de l’administration (PA), Services techniques (TC), Services des opérations (SV) et Enseignement et bibliothéconomie (EB).

Source: Site Internet de l’AFPC

 

On ne dit pas

Le Comité des droits de la personne du SEN est fier de lancer sa série de photos « On ne dit pas » avec des messages de membres soulignant un langage qui marginalise les cinq groupes d’équité du SEN : les personnes de la communauté LGBTQ2+, les femmes, les personnes en situation de handicap, les autochtones et les personnes racialisées. La campagne s’inspire d’une autre campagne, « You Don’t Say », initiée par deux associations étudiantes de Duke University et qui a gagné en popularité sur Twitter. D’autres associations d’étudiant-e-s ont rejoint le mouvement depuis ses débuts en 2015.

Kate Hart, vice-présidente nationale adjointe aux droits de la personne du SEN, a porté le projet à l’attention du Comité des droits de la personne du SEN. « Cette campagne est excellente pour les membres du SEN car elle est très inclusive », a déclaré Hart. « Nos fiers membres du syndicat ont profité de l’occasion pour participer à ce projet et nous avons été agréablement surpris par le nombre de personnes désirant participer. Nous avons également beaucoup appris l’un de l’autre parce que beaucoup ont exprimé des problèmes qui leur étaient chers, tels que le suicide, le racisme et la santé mentale. Il existe des mots liés à ceux-ci qui nourrissent les stigmates, nous offensent ou nous font mal émotionnellement. Nous espérons que les photos et leurs messages nous aideront à nous éduquer les uns les autres. ”

Les photos seront publiées tous les mois sur diverses plateformes de réseaux sociaux, Instagram, Twitter et Facebook. Nous vous encourageons à les partager avec votre famille, vos ami-e-s et vos collègues.

Pour plus d’informations, contactez le Comité des droits de la personne du SEN.

Nominations par le premier ministre dans la fonction publique: le jeu des chaises musicales

Le président national du SEN, Kevin King, a émis la déclaration suivante:

La semaine dernière, le premier ministre a nommé Marie Lemay, ancienne sous-ministre des Services publics et de l’Approvisionnement (SPAC), au Bureau du Conseil privé. Elle était en charge de superviser la mise en œuvre de Phénix.

Bill Matthews la remplacera à compter du 28 janvier 2019. Espérons que le nouveau sous-ministre sera plus réactif et proactif en ce qui concerne le fiasco du dossier Phénix.

Lorsque des bureaucrates peu performant(e)s obtiennent une promotion au lieu d’être démis(es) de leurs fonctions pour incompétence ou incapacité, cela dépasse l’entendement des fonctionnaires fédéraux/les qui fournissent des services financés par les fonds publics dans l’intérêt des Canadien(ne)s.