Un seul, c’est un de trop : personne ne devrait mourir au travail

Qui effectue un suivi?

Le 28 avril, Jour de deuil national, nous rendons hommage aux personnes décédées, blessées ou devenues malades en raison de leur travail.

Nous avons au quotidien l’occasion de prévenir les blessures et les décès en milieu de travail, mais nous ne pouvons le faire que si nous disposons des données nécessaires pour prendre nos décisions.

Au Canada, nous recueillons des statistiques sur de nombreux sujets, dont la météo, mais nous ne consignons pas avec précision les statistiques sur le nombre de personnes qui sont décédées en raison de leur travail. Par conséquent, nous ne tirons pas les leçons qui nous permettraient de prévenir de telles tragédies.

Aucun ministère ou organisme au Canada ne recense les cas de décès et d’accidents en milieu de travail; seule la Commission des accidents du travail compile ces données. Les 951 décès largement cités dans les statistiques de 2017 (la plus récente année disponible) de l’Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC) ne devraient pas être le seul indice de référence pour déterminer le nombre de décès ou de blessures liés au travail. Les statistiques de l’ACATC tiennent uniquement compte des demandes d’indemnisation approuvées, et non du total réel des blessures et des décès survenus au cours d’une année donnée. Des recherches récemment effectuées au pays démontrent que le nombre de décès liés au travail pourrait être jusqu’à 10 à 13 fois plus élevé que celui indiqué dans les données officielles.

On peut conclure en l’absence de rapports que des milliers de cas de blessures et de décès ne figurent pas dans les statistiques sur la santé et la sécurité au travail. Il s’agit notamment de ceux des travailleuses et travailleurs sans couverture (les travailleurs autonomes, le personnel des banques, les travailleuses et travailleurs domestiques, de nombreux fermiers et travailleurs agricoles), des personnes décédées sur la route alors qu’elles se rendaient au travail ou en revenaient, des personnes qui se suicident à cause du stress, des cas de maladies professionnelles non approuvées, du personnel des clubs privés et des travailleurs temporaires ou sans papiers.

De plus, dans le secteur fédéral, lorsqu’une personne décède après avoir été exposée à un danger particulier, la commission d’indemnisation ne fournit pas l’analyse des causes fondamentales aux employeurs. Le coroner ne donne pas d’avis de décès à l’employeur, et la cause fondamentale de la blessure ou du décès n’est pas nécessairement prise en compte dans le programme de prévention des risques, ce qui est contraire à l’exigence. C’est comme si tout décès était un « accident ».

Mettons tout en œuvre pour que cette année 2019, le gouvernement du Canada commence à documenter et à utiliser avec précision les données probantes pour prévenir les blessures au travail et sauver des vies. Un seul, c’est un de trop : personne ne devrait mourir au travail!

Source: AFPC

Budget fédéral de 2019

En guise de complément à l’analyse de l’AFPC, le SEN a examiné le budget fédéral de 2019. Voici un résumé des mesures qui vous touchent en tant que membres du SEN.

Phénix et ProGen

« Afin de poursuivre l’avancement de la stabilisation du système de paye actuel, le budget de 2019 fournit un montant supplémentaire de 21,7 millions de dollars en 2018-2019 dans le but d’aborder les pressions urgentes sur l’administration de la paye (provenant en partie des fonds ministériels existants). Il propose aussi d’investir 523,3 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans, à compter de 2019-2020, afin de veiller à ce que les ressources adéquates soient consacrées à la résolution des erreurs de paye. »

L’AFPC et le SEN se réjouissent de ces mesures de financement supplémentaires visant à corriger le fiasco Phénix, mais l’AFPC estime que « c’est loin d’être suffisant pour mettre fin au cauchemar que vivent les fonctionnaires canadiens ».

Nous sommes heureux que l’Agence du revenu du Canada reçoive 9,2 millions de dollars supplémentaires en 2019-2020 pour les demandes de renseignements téléphoniques.

Pour ce qui est de ProGen, le plan budgétaire n’est pas très détaillé, mais précise que les syndicats de la fonction publique seront consultés durant le processus d’examen.

Égalité des genres

L’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) est un projet en cours, et le budget de 2019 alloue 1,5 million de dollars au Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) sur cinq ans. Le SCT travaillera avec d’autres ministères pour recueillir des données aux fins de l’ACS+.

Le nouveau ministère des Femmes et de l’Égalité des genres recevra 160 millions de dollars sur cinq ans. Cet important investissement renforcera son mandat.

Financement supplémentaire pour le Secrétariat LGBTQ2+

On affectera 3,6 millions de dollars sur trois ans au Secrétariat LGBTQ2+. Le Secrétariat collabore avec les intervenants pour « éclairer les activités du gouvernement sur les enjeux liés à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre et à l’expression de genre ».

Soutien des travailleuses et travailleurs racialisés

L’AFPC et le SEN se réjouissent de l’investissement de 45 millions de dollars sur trois ans pour soutenir une nouvelle stratégie de lutte contre le racisme et la création d’un secrétariat de lutte contre le racisme pangouvernemental. Nous espérons que le gouvernement intégrera les recommandations de l’AFPC à l’égard de la prise d’un engagement plus ferme relativement à l’équité en matière d’emploi, à l’accessibilité et à la transparence des processus de dotation et à la réconciliation avec les peuples autochtones. Autre bonne nouvelle : le budget de 2019 prévoit 25 millions de dollars sur cinq ans pour des projets visant à célébrer les communautés dynamiques des Canadiennes et Canadiens noirs, échanger des connaissances avec elles et renforcer leurs capacités.

Parcs Canada

Nous lisons à la page 300 que 19 millions de dollars seront affectés à des projets d’immobilisation dans les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et les sites historiques nationaux. Cela ne dissipe pas certaines des importantes préoccupations soulevées dans un rapport commandé par Parcs Canada (en anglais seulement). L’Agence a « différé jusqu’à concurrence de 9,5 millions de dollars de travaux grandement nécessaires – et devrait dépenser jusqu’à 3,3 millions de dollars en sus pour faire face à la menace du changement climatique ». « Après examen, 24 pour cent des actifs ont été évalués comme étant en bonne condition, 36 pour cent en condition moyenne et 40 pour cent en mauvaise ou très mauvaise condition », peut-on lire dans le rapport. En d’autres mots, le budget n’aborde pas l’un des problèmes systémiques auxquels fait face Parcs Canada depuis des années.

Absence de mesures à l’endroit des travailleuses et travailleurs en situation précaire

Le budget manque de mesures permettant de régler le problème du recours à des agences de placement temporaire et à des employés temporaires, et de protéger les travailleuses et travailleurs les plus vulnérables grâce à un régime d’indemnisation des travailleuses et travailleurs fédéraux.

Tribunal de la sécurité sociale

À la suite des recommandations découlant d’un examen indépendant réalisé en 2017 par le Tribunal de la sécurité sociale du Canada et des commentaires formulés par des Canadiennes et Canadiens dans le cadre de consultations, le gouvernement essaie de régler une situation créée par le gouvernement Harper. « Afin de rendre le processus de recours en matière d’assurance-emploi, de RPC et de SV plus facile à suivre et plus réceptif aux besoins des Canadiens, le budget de 2019 propose d’investir 253,8 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2019-2020, et 56,7 millions par année par la suite. »

Monsieur Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, a récemment déclaré (en anglais seulement) que le gouvernement ramènera les audiences de trois personnes pour la première série d’appels concernant les prestations — dans un organe distinct du Tribunal — et maintiendrait l’arbitre unique pour la deuxième et dernière série. Le SEN se réjouit de ce financement.

Régime de soins dentaires de la fonction publique

L’amélioration de la couverture du régime de soins dentaires suit une importante victoire de l’AFPC. Après des négociations et un processus d’arbitrage de longue durée, l’AFPC a obtenu une décision arbitrale favorable concernant le régime de soins dentaires de la fonction publique à la fin de l’année dernière.

Promouvoir l’inclusivité en milieu de travail

Le gouvernement s’est engagé à verser 12 millions de dollars sur trois ans pour offrir des possibilités d’emplois à des personnes ayant une déficience intellectuelle ou étant atteintes du trouble du spectre de l’autisme (TSA).

Quant aux milieux de travail fédéraux, le gouvernement s’est engagé à embaucher au moins 5 000 personnes handicapées au cours des cinq prochaines années. Pour atteindre cet objectif, il dépensera la somme de 13,7 millions de dollars au cours de cette période.

Dotation à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

Nous accueillons favorablement les investissements en dotation à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Collectivités autochtones à l’échelle du Canada

Le budget de 2019 inclut 24 mesures visant les peuples autochtones, lesquelles totalisent environ 4,7 milliards de dollars. Mesures prises par le gouvernement fédéral à l’égard des peuples autochtones :

  • 127 millions de dollars pour la création du Conseil national pour la réconciliation
  • 1,2 milliard de dollars sur trois ans pour le principe de Jordan
  • 739 millions de dollars sur cinq ans pour l’eau
  • 333,7 millions de dollars sur cinq ans et 115,7 millions de dollars par la suite pour la mise en œuvre de la Loi concernant les langues autochtones
  •  327,7 millions de dollars sur cinq ans pour les études postsecondaires
  • Radiation des prêts, remboursement pour les revendications globales et recherche pour les revendications particulières

Comme il a été souligné dans l’article de l’AFPC, « le budget 2019 ne prévoit rien pour les organismes de femmes qui mettront en œuvre les recommandations émanant de l’Enquête [nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées]. C’est une lacune flagrante. »

Nord du Canada

Le budget de 2019 insiste sur quatre aspects :

  • Personnes : possibilités d’études postsecondaires étendues; établissement d’un fonds pour les initiatives des communautés nordiques sur cinq ans; prise de mesures pour améliorer la santé et le bien-être des gens
  • Développement économique : prise de mesures au chapitre de l’exploitation des ressources, de l’innovation et de la croissance des entreprises
  • Infrastructure : l’une des annonces majeures concerne le rétablissement du service ferroviaire à Churchill, au Manitoba; financement supplémentaire pour plus d’infrastructures, des énergies plus propres et un accès à Internet haute vitesse
  • Sciences et environnement : plus de soutien à l’égard des sciences et de la recherche, et conservation du milieu arctique

Soins de santé en Ontario


Rassemblement organisé par l’Ontario Health Coalition (OHC)

Pour plus d’information: https://www.ontariohealthcoalition.ca/index.php/safeguard-health/

 

Qu’est-ce que la « Ford Nation » est en train de faire aux services de soins de santé publique?

Le gouvernement Ford a récemment déposé un projet de loi important, le projet de loi 74, dans le but de réorganiser les services de soins de santé en Ontario.

Pas un seul nouveau service ni aucune amélioration des soins

Nous avons dans notre province d’excellents soins de santé. Le hic, c’est qu’ils ne sont pas suffisants. Pourtant, le nouveau projet de loi omnibus sur les soins de santé de Doug Ford ne crée aucun nouveau service de santé. Pas un seul service de chirurgie pour permettre de s’attaquer au problème des listes d’attente. Pas un seul nouveau centre de soins infirmiers. Pas de professionnelles et professionnels de la santé, de personnel de soutien essentiel, d’infirmières, d’infirmiers ou de médecins supplémentaires.

L’Ontario est la province du Canada qui finance les soins de santé au taux le plus bas. Il nous reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir ne serait-ce qu’atteindre la moyenne du reste du pays. Nous demandons au gouvernement de Doug Ford de remettre l’accent sur l’élargissement et l’amélioration de l’accès aux soins. Nous disons « non » à la privatisation et aux mégafusions.

De nouveaux pouvoirs pour forcer les fusions et la privatisation

La nouvelle approche de ce gouvernement conservateur consiste à centraliser 20 agences existantes en les réunissant dans une grande « super Agence ». Cela va créer de nombreux problèmes, étant donné les mandats, les antécédents, les niveaux d’efficacité et les cultures disparates des agences existantes qui sont bien implantées dans leur collectivité.

Les pouvoirs de restructuration sont définis dans la législation non seulement comme la coordination de services, mais aussi comme des fusions et des transferts de tout ou partie d’un service, des fermetures d’un service et des fermetures complètes de services de santé locaux. Autrement dit, ce projet de loi se veut un cadeau à d’immenses PDG et grandes sociétés tierces qui pourront prendre le contrôle des services de santé en Ontario.

Nouvelle bureaucratie, mais pas de surveillance publique

Après les années de fusions, de prises de contrôle, de partenariats et ainsi de suite, la ministre de la Santé et des Soins de longue durée prévoit que de 30 à 50 conglomérats gigantesques de soins de santé dirigeront pratiquement tous les services offerts à pas moins de 15 millions d’Ontariens. Chaque conglomérat devra se doter d’un nouveau palier d’administration pour diriger la relation entre les diverses parties de la nouvelle structure de soins de santé. Cette nouvelle approche de gouvernance signifie la disparition de la surveillance publique des heures supplémentaires, et toute décision prise sera axée sur les affaires, et NON PAS sur l’intérêt public.

Aucune consultation publique : retrait de pratiquement tout le contrôle communautaire

Pratiquement toutes les mesures de protection démocratique qui ont été obtenues dans les législations antérieures ont été retirées dans le projet de loi. Il n’y a AUCUNE réunion publique du conseil, AUCUN droit public d’accès aux documents de restructuration et AUCUN appel.

Bouleversements pour les travailleurs de la santé

Une demi-décennie ou plus de bouleversements et de prises de contrôle va dévaster une main-d’œuvre qui a travaillé toujours plus fort pendant des dizaines d’années.

Nous pressons le gouvernement Ford de marquer une pause, de tenir des consultations publiques appropriées et d’établir comme nouvelle priorité l’amélioration de l’accès aux services de soins de santé pour les Ontariens.

Source: https://www.ontariohealthcoalition.ca/index.php/briefing-note-doug-fords-omnibus-health-bill-bill-74/

 

Colloque régional – Saskatchewan et Manitoba

Pour vous inscrire en ligne, veuillez cliquer ici.

Les équipes régionales du Manitoba et de la Saskatchewan vous invitent à participer au colloque régional qui se tiendra du 3 au 5 mai 2019 à l’hôtel Delta de Regina.

L’événement offrira des exposés et des ateliers de formation qui vous donneront les connaissances et la confiance nécessaires pour aider vos membres. C’est également un excellent endroit pour rencontrer des membres actifs comme vous et nouer des amitiés durables.

Pour un aperçu d’autres choses que nous vous réservons, consultez le programme du colloque.

Le Syndicat des employées et employés nationaux financera les déléguées et délégués suivants pour chaque section locale :

  • La présidente ou le président d’une section locale ou sa remplaçante ou son remplaçant devrait être un des délégué(e)s;
  • On devrait accorder la priorité à un membre qui n’a pas déjà assisté à un colloque;
  • Les sections locales éliront une déléguée ou un délégué jeunesse pour assister au Colloque régional (âgé(e) de 35 ans ou moins au 31 décembre 2020).

 

Les sections locales doivent encourager la participation des membres des groupes d’équité. Elles peuvent déléguer d’autres membres, à leurs propres frais.

Pour obtenir des renseignements sur les déplacements, l’hébergement, l’accessibilité et l’aide à l’intention des personnes handicapées, veuillez consulter l’aide-mémoire.

Vous devez vous inscrire d’ici le vendredi 19 avril 2019. Malheureusement, nous ne pouvons pas accepter les inscriptions en retard.

Si vous avez des questions concernant le Colloque, veuillez communiquer avec Suzanne Boucher à l’adresse suivante : suzanne.boucher@une-sen.org.

Les déléguées et les délégués au Colloque régional devraient arriver à temps le vendredi 3 mai 2019 pour les inscriptions, qui commenceront à 19 h. Des chambres seront réservées pour les déléguées et les délégués à l’hôtel Delta de Regina pour les vendredi et samedi soirs du Colloque. Les activités doivent se tenir dans la soirée. Le Colloque prend fin le dimanche 5 mai à 13 h.

Pour vous inscrire en ligne, veuillez cliquer ici.

Conférence des présidentes et présidents des sections locales – C’est terminé

Le SEN aimerait remercier les 180 membres qui ont assisté à la Conférence des présidentes et présidents des sections locales du SEN cette année.

Au cours de la fin de semaine, les participantes et participants ont entendu plusieurs conférenciers impressionnants qui ont pris part à des discussions de groupe et qui se sont réunis avec les employeurs et en caucus régionaux.

Vendredi, Omar Murray, de Maple Creek, en Saskatchewan, a présenté une revue percutante de la grève générale de Winnipeg de 1919. Larry Rousseau, du CTC, a ensuite enflammé encore davantage le groupe avant que l’on se rende en autobus au bureau du premier ministre pour transmettre des messages de soutien aux équipes de négociation, de consternation en raison du fiasco de Phénix et de solidarité avec les Canadiens autochtones qui se réjouissent du projet de loi C-262.

Au retour de la manifestation, les participantes et participants ont entendu une députée du NPD, Mme Ruth Ellen Brosseau, qui a parlé de sa montée en politique et a raconté comment elle conteste le gouvernement libéral actuel. Puis, on a tenu des ateliers au sein de groupes d’employeurs avant de terminer une première journée complète bien remplie.

Samedi, on a donné le coup d’envoi avec les caucus régionaux suivis d’un exposé présenté par M. Alexandre St-Jean du Bureau de l’ombudsman, de l’éthique et de la résolution de conflit du Conseil du Trésor. La matinée s’est terminée par une discussion de groupe sur l’obligation de prendre des mesures d’adaptation avec les agentes et agents des relations de travail du SEN à l’échelle nationale.

En après-midi, les participantes et participants ont travaillé en petits groupes pour en apprendre davantage sur les défis auxquels ils font face, les expériences qu’ils vivent et les outils dont ils disposent en tant que présidentes et présidents des sections locales.

Dimanche matin, cinq représentantes nationales et représentants nationaux de l’équité en matière de droit de la personne ont parlé de leurs expériences personnelles et de l’importance de l’inclusion à l’échelle locale, régionale et nationale.

Le président national du SEN, Kevin King, a conclu la Conférence.

Les ressources de la Conférence sont accessibles sur le site Web du SEN à l’adresse suivante : http://fr.une-sen.org/events/conferences/index.php.

Les événements de l’Élément se concentreront sur une série de colloques régionaux et la prochaine Conférence des femmes prévue du 10 au 12 septembre 2019.

 

Ressources

Documentaire de la CBC sur la grève générale de Winnipeg (anglais seulement)
https://youtu.be/V1_oKcXn8vs

Pétition en ligne pour les artéfacts historiques de Parcs Canada — https://petitions.noscommunes.ca/fr/Petition/Details?Petition=e-2048

Mme Ruth Ellen Brosseau, députée de Berthier‑Maskinongé (Québec)
https://www.noscommunes.ca/Parliamentarians/fr/members/Ruth-Ellen-Brosseau(71357)

Larry Rousseau, vice-président exécutif, CTC
http://congresdutravail.ca/%C3%A0-propos-du-ctc/nos-dirigeantes-et-dirigeants/larry-rousseau-vice-president-executif

Des photographies de la Conférence sont accessibles sur la page Facebook du SEN :  https://www.facebook.com/Union.NE.Syndicat.EN/

Et sur Instagram:
https://www.instagram.com/une.sen/

Pétition électronique au gouvernement fédéral – Parcs Canada et artéfacts historiques et culturels

E-2048 (Patrimoine Canadien)

La période de signature est ouverte jusqu’au 25 juin 2019 à 16 h 56 (HAE)

Attendu que :

  • Parcs Canada est responsable de la conservation d’un grand nombre d’artéfacts historiques et culturels produits par des communautés diverses partout au Canada;
  • Le fait de bien comprendre les traditions est un élément essentiel de la célébration et de la préservation des identités culturelles, régionales et ethniques comme celle des Métis;
  • Les artéfacts sont conservés dans des centres régionaux (p.ex. Winnipeg) pour que des chercheurs, des membres des communautés qui en sont à l’origine et les sites historiques locaux puissent y accéder;
  • Le projet de centralisation des collections de Parcs Canada à Gatineau empêchera les chercheurs et les membres des communautés locaux d’accéder et d’étudier les artéfacts et de mieux comprendre leur propre passé;
  • Le retrait d’artéfacts historiques locaux aura des répercussions permanentes sur les traditions régionales et culturelles qui ont tissé le multiculturalisme au Canada;
  • Le retrait de force des biens culturels pour les tenir hors d’accès des communautés autochtones est un acte de colonisation qui va à l’encontre de l’Appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation.

Nous soussignés, citoyens et résidents du Canada et de Kildonan—St Paul, prions le gouvernement du Canada a) de s’engager à conserver tous les artéfacts historiques dans leur contexte pour qu’ils demeurent accessibles aux chercheurs et aux membres des communautés qui en sont à l’origine; b) d’annuler les plans de centralisation des artéfacts et des ressources historiques de Parcs Canada dans un seul établissement à Gatineau; c) de s’engager à conserver des établissements régionaux pour l’entreposage et la conservation des artéfacts au Manitoba.

SIGNEZ LA PÉTITION

Budget 2019 : Plus de fonds, mais pas assez pour mettre fin au cauchemar Phénix et dédommager les fonctionnaires

Le budget 2019 prévoit des sommes supplémentaires pour corriger le fiasco Phénix, mais l’AFPC estime que c’est loin d’être suffisant pour mettre fin au cauchemar que vivent les fonctionnaires canadiens.

Que voulaient les quelque 200 000 fonctionnaires lésés par Phénix? Un financement à long terme afin d’éliminer l’arriéré, de dédommager les travailleuses et travailleurs, de stabiliser le système Phénix, et de concevoir, tester et lancer un nouveau système de paye. Or, les montants prévus pour les quatre prochaines années sont loin d’être suffisants pour atteindre ces objectifs. Et comme plus de 70 % seront dépensés au cours de la présente année financière, il n’en restera guère pour les trois autres années.

Il y a plusieurs lacunes dans le budget 2019. D’abord, il n’y a pas d’échéancier pour la résolution des problèmes de paye. Ensuite, le gouvernement n’a pris aucun engagement visant à augmenter de façon permanente le nombre de fonctionnaires affectés à la stabilisation du système. Il n’y a rien non plus pour la conception et le déploiement d’un nouveau système de paye.

« Après des années de constantes pressions, M. Trudeau a finalement compris le message et agi, déclare Chris Aylward, président de l’AFPC. Mais ce n’est pas en avançant à tâtons d’année en année qu’on accomplira de grands progrès. Nos membres ont besoin d’un plan à long terme. »

« Stabiliser Phénix prendra des années et il y a encore des centaines de milliers de dossiers à régler. Malheureusement, aucun financement n’est prévu pour dédommager les fonctionnaires lésés et mettre en œuvre un nouveau système. Ce n’est clairement pas assez »

« Jour après jour, nos membres rentrent au travail pour fournir à la population les services essentiels dont elle a besoin. Ils méritent que leur employeur – le gouvernement – les paye correctement et à temps. Ils méritent aussi d’être indemnisés pour les torts qui leur ont été causés. »

Source: AFPC

La discrimination raciale : un poison mortel

Par Ralph Daguilh

Bonjour chères militantes et chers militants!

Aujourd’hui, le 21 mars, est la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Ces derniers jours, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce que le 21 mars signifie pour les personnes racialisées. J’ai réfléchi aux commentaires et aux politiques xénophobes du président des États-Unis. J’ai songé à la discrimination et à la sous-évaluation dont ont fait l’objet les joueurs de soccer franco-africains lors de la Coupe du monde de l’an dernier. J’ai même réfléchi aux réactions défavorables qu’a reçues Naomi Osaka lorsqu’elle a vaincu Serena Williams – quoi qu’il en soit, ma liste est interminable…

La discrimination raciale est très présente dans nos collectivités et nos milieux de travail. Je suis frustré par le fait que la discrimination raciale soit très subtile et ne puisse pas toujours être prouvée. Les victimes souffrent en silence! La discrimination raciale détruit le bien-être de la victime et donne des pouvoirs à l’agresseur; c’est un tueur silencieux qui peut avoir des conséquences à long terme sur la victime et son entourage.

En 2014, c’est avec douleur et tristesse que j’ai vu mon cher ami, John, une personne racialisée, être victime de discrimination raciale. Peu après avoir commencé à travailler dans son service, il était bien formé pour l’emploi. John avait réussi à obtenir un poste à l’issue d’un concours; par conséquent, il aurait dû obtenir l’emploi. Étonnamment, cela ne s’est jamais produit. Le poste a été attribué à une autre personne et John n’a reçu aucune explication valable! Notre section locale est intervenue, mais sans succès : la direction avait déjà pris sa décision. John a déposé un grief, mais il a perdu. On disait : « rien ne prouve qu’il a fait l’objet de discrimination raciale ». J’en suis toujours consterné aujourd’hui! Mon ami s’est-il vu refuser l’emploi en raison de la couleur de sa peau, de son accent ou de sa religion? Même si l’affaire s’est produite il y a un certain temps, je pense toujours aux conséquences émotionnelles que toute la situation a eues sur John, sa famille et ses amis. John doit occuper deux emplois pour subvenir aux besoins de sa famille. Par conséquent, il a non seulement moins de temps à consacrer à sa famille, mais il doit aussi partager son énergie et ses compétences entre deux emplois. C’est très blessant d’être victime de discrimination – je suis sûr que mon ami John n’est pas le seul à en faire l’expérience.

Le pire, c’est que les victimes de discrimination doivent encore trouver le courage et l’énergie, cinq jours par semaine, pour sourire devant leurs collègues et continuer de fournir un service de la plus grande qualité qui soit.

La discrimination raciale est un poison : elle rabaisse les personnes, perpétue les inégalités, nourrit la colère, la haine, l’amertume et la violence. Elle peut aussi entraîner toutes sortes de maladies et de problèmes de santé mentale.

Quant à mon ami, après avoir attendu patiemment pendant cinq ans qu’une occasion se présente dans son service, il a décidé de s’en créer une. Lentement, mais sûrement, il a suivi des cours en ligne pour se perfectionner et parfaire son éducation. Aujourd’hui, il détient son diplôme et plus encore!

Toutefois, ce n’est pas le meilleur moyen de lutter contre la discrimination raciale; mon ami a choisi cette avenue, parce qu’il a une très jeune famille à nourrir et une hypothèque à payer. Si vous faites face à de la discrimination raciale, gardez le cap, puisez des forces auprès de votre famille, de vos ami.es et de vos allié.es et ripostez!

Je sais que, ensemble, nous pouvons le faire! La voie à suivre pour remporter une bataille contre la discrimination raciale n’est pas facile : c’est comme escalader une grande montagne; le sommet semble inatteignable. Toutefois, n’abandonnez, ne cédez et ne vous taisez jamais!

Les études révèlent que les personnes racialisées sont embauchées à des postes de niveau d’entrée, et ce, malgré leurs qualifications et leurs études; 80 % d’entre elles restent à ce niveau d’entrée jusqu’à leur retraite. Elles sont sous-utilisées. Les membres racialisé.e.s représentent des chiffres ou des quotas que l’employeur doit atteindre.

Mes ami.e.s, la discrimination raciale ne va pas disparaître du jour au lendemain. À mon avis, on devrait parler tous les jours de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. La lutte contre le racisme et toutes les formes de discrimination est un pilier de la paix et de la cohésion sociale, particulièrement dans nos collectivités et nos milieux de travail de plus en plus diversifiés. Apprenons à vivre et à travailler ensemble!

Ralph Daguilh
Suppléant à la représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles du SEN

Sources:
http://www.un.org/fr/events/racialdiscriminationday/background.shtml

(en anglais seulement) https://gryphlife.uoguelph.ca/event/87491

https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000247565

 

Journée internationale de la francophonie – #mon20mars

Par le comité des francophones

Pour souligner la Journée internationale de la francophonie, les membres francophones du Syndicat des employées et employés nationaux (SEN) souhaitent vous raconter l’histoire de la création du comité permanent des francophones au sein de notre Syndicat.

C’est au Congrès de l’Élément national, aujourd’hui le SEN, à Toronto, en 2008, que cette initiative a commencé à germer dans la tête de certain.e.s membres francophones de notre Syndicat à la suite du mauvais traitement réservé à l’une des deux langues officielles des Canadien.ne. s. Deux années se sont écoulées avant que des actions concrètes voient le jour.

Le samedi 14 août 2010 à la Conférence des droits de la personne à Saskatoon, suite au mécontentement des participant.e.s francophones, il a été convenu de rassembler une quinzaine de membres du Syndicat afin de discuter des situations problématiques et d’essayer de trouver des solutions justes et équitables. Daniel Kinsella, alors président national, a été invité à participer à cette rencontre. C’est ainsi que la première rencontre du comité des francophones a eu lieu.

Certaines situations soulevées lors de cette conférence ont été jugées inacceptables et ont poussé les francophiles à agir. Voici quelques exemples :

– lors de l’inscription électronique à la Conférence en français complétée, le programme informatisé nous renvoyait toujours au site en anglais;
– l’agence de voyages Saskatoon Coop n’offrait ni de service bilingue ni de service en français;
– le nom de certain.e.s participant.e.s francophones était mal inscrit sur l’identificateur de laissez-passer;
– les facilitatrices et facilitateurs d’ateliers n’étaient pas bilingues. Les documents d’appui étaient disponibles seulement en anglais;
– lors des ateliers, les francophones non bilingues se partageaient les services d’un.e seul.e interprète;
– l’absence d’interprétation simultanée aux caucus et aux élections;
– le journaliste qui effectuait les reportages était unilingue anglophone. Lorsque la personne interviewée répondait en français, il coupait court à l’entretien en leur disant : « Sorry I don’t speak french ».

Devant ces nombreux constats, le premier objectif du comité a été de devenir un comité permanent faisant partie intégrante de la structure du Syndicat. Le président national a alors donné son appui à cette démarche.

C’est ainsi que, lors du Congrès national de 2011 à Saint John, avec l’appui d’une résolution apportée sur le plancher du congrès et adoptée par les membres présent.e.s, la création du premier comité permanent des francophones du SEN a eu lieu.

Depuis sa création, ce comité continue de veiller à la défense et au respect de la langue de Molière dans le fonctionnement, les activités et événements de notre Syndicat, ainsi que dans la société civile. L’importante présence du SEN lors des différentes manifestations en appui aux Franco-ontarien.ne.s l’automne dernier, face aux coupures aux services en français en Ontario par le gouvernement Ford, illustre cet engagement.

Le comité s’assure de la représentation d’un.e membre francophone dans les comités directeurs de chaque conférence et congrès national. Une firme montréalaise est responsable de la traduction des documents et s’assure que les traducteurs et traductrices sont francophones. La compagnie de voyage W.E. Travel, dont les services sont désormais utilisés par le SEN, les offre dans les deux langues officielles.

Le comité des francophones tient à remercier les personnes qui ont pris la décision de créer un comité francophone pancanadien, Louise Patrice, Jean-Pierre Ouellet et Daniel Toutant, ainsi que la précieuse contribution de Georges St-Jean, conseiller technique, et de Nicole Clermont, pour le soutien administratif, ainsi que toute l’équipe du SEN pour le soutien et les efforts à assurer le service dans les deux langues officielles de notre pays au sein de notre Syndicat.

Bonne Journée internationale de la francophonie!

Le comité des francophones

 

Journée internationale des femmes, le 8 mars – #ÉquilibrePourLeMieux

Le 8 mars est la Journée internationale des femmes. Le thème de cette année est #ÉquilibrePourLeMieux (#BalanceforBetter en anglais), qui promeut un monde plus équilibré entre les sexes, dans lequel les actions et les réalisations des femmes sont valorisées et reconnues.

Le Canada est loin d’être une société équilibrée du point de vue du genre. Cependant, quelques améliorations ont été apportées au cours des dernières années. Dans le secteur public fédéral, le gouvernement actuel a mis l’accent sur la parité hommes-femmes. Une partie du mandat du nouveau ministère des Femmes et de l’Égalité des genres, dont les travailleuses et travailleurs sont des membres du SEN, est « la mise en œuvre de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) à l’échelle du gouvernement. » Il faudra des années avant que les différents ministères fédéraux adoptent pleinement cette approche en matière de politique publique et avant que nous puissions observer l’impact de l’ACS +.

Il reste également beaucoup de travail à faire sur le plan communautaire, où les femmes peuvent s’épanouir économiquement et occuper des postes de direction. Le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a récemment publié un rapport sur les disparités entre les sexes dans les 26 villes les plus peuplées du Canada (en anglais seulement). Se basant sur quatre critères, “sécurité économique”, “éducation”, “santé”, “leadership” et “sécurité”, ils ont classé les villes où vivent et travaillent de nombreux membres de la UNE. Les trois principales villes où l’écart entre les sexes est le plus faible sont:

1. Kingston, ON
2. St. John’s, NL
3. Victoria, C.-B.

Le mouvement syndical doit également réfléchir à la réalité d’un fossé persistant entre les sexes dans les rôles de leadership. Dans le cadre de la promotion des rôles de leadership des femmes au sein de notre syndicat, les délégué(e)s du SEN ont voté sur une résolution importante au congrès triennal de 2017. La première conférence des femmes du SEN aura lieu à l’automne 2019. Les femmes et militantes du SEN se réuniront pour partager des idées et des expériences, et apprendre les unes des autres afin de développer leurs compétences de leadership syndical.

Ensemble, en tant que militantes syndicales et militants syndicaux, les membres du SEN contribuent à bâtir des communautés inclusives et promeuvent l’égalité des sexes.

De nombreuses manifestations syndicales auront lieu le 8 mars. Participez à la Journée internationale des femmes dans votre communauté!