Comprendre l’incidence de la COVID-19 sur la communauté asiatique

Mai est le Mois du patrimoine asiatique au Canada, une occasion de célébrer la contribution des personnes d’ascendance asiatique. Cette année, c’est aussi l’occasion de nous sensibiliser à certains des défis qu’elles doivent relever en matière de racisme dans le contexte de la pandémie mondiale.

Vague d’incidents racistes pour les Asiatiques de l’Est

Le racisme a ressurgi de plus belle au Canada avec l’arrivée de la pandémie de COVID-19, qui aurait émergé en Chine et servi de catalyseur.

Comme ce fut le cas lors de la crise du SRAS en 2003, le racisme anti-asiatique grimpe partout au Canada depuis l’émergence de la pandémie actuelle. Les personnes d’origine asiatique vivant au pays ont déclaré être victimes de harcèlement dans leurs communautés et leurs milieux de travail, que ce soit par des propos racistes, des agressions physiques ou du racisme à l’endroit du personnel de santé de première ligne, qui tente pourtant de sauver des vies.

Selon un sondage mené dans les trois principales villes du Canada, une personne sur cinq ne se sent pas en sécurité de s’asseoir à côté d’une personne asiatique dans l’autobus. Au Québec, la hausse des cas de harcèlement à l’endroit des personnes d’origine asiatique a incité la Commission des droits de la personne du Québec à faire la mise en garde suivante : « La lutte contre la pandémie ne doit servir de justification à aucune forme de discrimination. »

Récemment, c’est l’aspirant à la chefferie du Parti conservateur fédéral, le député Derek Sloan, qui a fait preuve de racisme en demandant publiquement si l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, d’origine asiatique, « travaillait pour la Chine » et non pour le Canada. De plus, il a exigé son renvoi au nom de la « souveraineté » du Canada. Le premier ministre n’a pas tardé à qualifier ces propos de racistes, mais le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, et d’autres aspirants à la chefferie ont refusé de le faire.

Afin de lutter contre le racisme anti-asiatique, le Conseil national sino-canadien pour la justice sociale a dû lancer la campagne Stop the Spread pour contrer la désinformation qui se répand sur Internet. Le Centre de recherche-action sur les relations raciales a lancé une campagne semblable.

L’AFPC appelle le gouvernement fédéral à accroître immédiatement son soutien, y compris par des investissements publics, aux initiatives de lutte contre le racisme anti-asiatique et à condamner rapidement tout acte de racisme envers les Asiatiques.

Sud-Asiatiques : risques financiers et pour la santé accrus découlant de la COVID-19

Les Sud-Asiatiques sont des personnes plus vulnérables à la COVID-19, car elles souffrent davantage de diabète, d’hypertension et de maladies cardiaques, ce qui les rend plus à risque de complications. De nombreux Asiatiques, dont les Sud-Asiatiques, vivent dans des ménages multigénérationnels, si bien que les personnes âgées sont plus à risque d’infection.

Tout comme les autres personnes racialisées, les personnes asiatiques sont surreprésentées dans les emplois précaires du secteur de la santé, du transport et des services. Elles sont donc en contact étroit avec le public durant la pandémie.

Malheureusement, le Canada ne recense aucune donnée selon la race pour les personnes testées positives à la COVID-19 ou qui en sont décédées. Les autorités sanitaires ont manifesté peu d’intérêt à recueillir et à publier de telles informations. En Ontario, le médecin hygiéniste en chef a écarté cette possibilité, malgré les pressions des différentes associations de santé publique. Pourtant, selon des recherches préliminaires émanant du Royaume-Uni, les Sud-Asiatiques et d’autres groupes minoritaires ont des taux de décès plus élevés à la COVID-19 que d’autres groupes.

Heureusement, le bureau de santé publique de Toronto a entrepris sa propre collecte de données durant la pandémie, y compris les données selon la race. Comme le mentionne le président du Bureau de santé de Toronto, Joe Cressy : « C’est absolument essentiel d’avoir un portrait détaillé afin de comprendre pleinement la COVID-19 et d’intervenir efficacement. Sans une ventilation des données selon la race, on ne peut réagir adéquatement. » [Notre traduction]

De plus, comme le marché de l’emploi s’effrite, de nombreux Sud-Asiatiques sont confrontés à une crise économique. Par exemple, un sondage national mené en avril 2020 par l’Association des études canadiennes révèle que les Sud-Asiatiques sont parmi les plus vulnérables financièrement en raison de la pandémie – perte de revenus et difficulté à payer le loyer et les factures.

L’AFPC demande à tous les gouvernements canadiens d’entamer rapidement la collecte de données agrégées selon la race afin de mieux comprendre l’incidence de la COVID-19 sur les communautés racialisées et de veiller à la mise en œuvre d’interventions adéquates.

Dénoncer et s’entraider

L’AFPC rappelle à tous ses membres, y compris ceux d’origine asiatique, qu’ils peuvent compter pleinement sur l’appui de leur syndicat lorsqu’ils sont victimes de racisme en milieu de travail. Elle les invite aussi à rester vigilants au travail et à dénoncer les opinions et les gestes racistes.

Mois du patrimoine asiatique – son origine

Différentes communautés du pays célèbrent le Mois du patrimoine asiatique depuis les années 1990. En décembre 2001, la sénatrice Vivienne Poy, une Canadienne accomplie d’origine asiatique, a présenté une motion au Sénat pour désigner le mois de mai Mois du patrimoine asiatique au Canada. En mai 2002, le gouvernement a créé officiellement cette célébration.

Groupe SV : la CIP juge que les revendications de l’AFPC sont justes et raisonnables

Dans son rapport, la commission de l’intérêt public (CIP) créée pour le groupe SV recommande à l’employeur de régler plusieurs des importantes questions soulevées par l’équipe de négociation de l’AFPC. L’employeur devrait bonifier plusieurs de ses propositions, notamment celles sur les écarts salariaux et l’augmentation des indemnités.

Bien que la CIP ne recommande pas de mettre en œuvre toutes nos revendications, le fait qu’elle appuie les plus cruciales montre qu’elles sont justes et raisonnables. Cela dit, il y a des omissions flagrantes, comme l’absence de recommandation relativement à la classification du groupe HP (Chauffage, force motrice et opération de machines fixes). Et, malheureusement, la CIP appuie la réduction de la prime de formation de détenus (PFD) que propose l’employeur.

Enfin, ce rapport, comme ceux des groupes PA et TC, reconnaît que toute entente doit comporter un dédommagement équitable pour les ratés de Phénix.

Augmentations économiques

La CIP l’a dit clairement : pour parvenir à une entente, le gouvernement doit s’attaquer aux taux de rémunération. Il pourrait devoir, par exemple, bonifier l’ajustement spécial de 1 %.

Rajustements salariaux

Les commentaires favorables de la CIP sur les rajustements salariaux que nous avons proposés portent sur les classifications et sous-groupes suivants :

  • Pompiers (FR)
  • Manœuvres et hommes de métiers (GL)
    • Sous-groupe : Conduite de machines et actionnement (MDO)
    • Sous-groupe : Installations électriques et entretien (GL-EIM)
    • Sous-groupe : Entretien de véhicules et de matériel lourd (VHE)
  • Équipages de navires (SC)

Indemnités

En ce qui a trait aux indemnités, la CIP a fait les commentaires suivants :

  • Pompiers (FR) – Prime d’ancienneté : verser un pourcentage plutôt qu’un montant forfaitaire (comme le font les services d’incendie municipaux)
  • Manœuvres et hommes de métier, sous-groupe Entretien de machines (GL-MAM) –L’élargissement de l’admissibilité à l’indemnité « pourrait faire l’objet de discussions fructueuses »
  • Équipages de navires (SC) – Augmenter les indemnités
  • Gardiens de phares (LI) – Malgré nos propositions visant à remédier à la fois aux bas salaires et aux conditions de travail propres à ce groupe, la CIP n’a recommandé qu’une augmentation de la prime supplémentaire.
  • Chauffage, force motrice et opération de machines fixes (HP) – La CIP n’a aucunement tenu compte de nos propositions visant à traiter l’écart salarial manifeste entre ce groupe et d’autres comparateurs ni des autres enjeux propres aux HP.

Réduction de la prime de formation des détenus

La CIP recommande que la réduction de la prime de formation des détenus (PFD) s’applique aux groupes GL, GS et HP, ce qui a incité le représentant du syndicat à rédiger un addenda sur la question. Adopter une telle concession ne tient absolument pas compte du fait que les taux varient en fonction du nombre de délinquants qu’un travailleur doit former, des variations entre les responsabilités associées et de la contribution particulière des membres SV dans les établissements correctionnels. Cette approche sous-estime les responsabilités pédagogiques que les travailleurs assument en plus de leurs tâches régulières.

Prochaines étapes

Initialement, Chris Aylward, président national de l’AFPC, avait autorisé les votes de grève pour le groupe SV, mais il a dû les suspendre jusqu’à nouvel ordre à cause de la pandémie de COVID-19.

La situation n’empêche pas l’AFPC d’enjoindre au gouvernement de revenir à la table le plus tôt possible afin de négocier une entente juste et équitable pour les membres du groupe SV.

Nous mettrons à jour nos sites Web régionaux et national et ferons le point dans les médias sociaux et à l’aide de courriels au fur et à mesure qu’évoluera la situation. Nous encourageons tous nos membres à consulter régulièrement ces ressources et à s’abonner à notre liste de diffusion.

Source : http://syndicatafpc.ca/groupe-sv-cip-juge-que-revendications-lafpc-sont

Report du Congrès de l’AFPC et des délais

 Le président national du SEN, Kevin King, a assisté à la réunion du Conseil national d’administration de l’AFPC la semaine dernière, où des motions ont été adoptées pour suspendre le Congrès national de l’AFPC, les congrès régionaux de l’AFPC et tous les délais connexes.

Les directives canadiennes en matière de santé en réponse à la pandémie de COVID‑19 ont interdit les rassemblements publics, fermé de nombreux lieux de travail et imposé l’auto-isolement. L’incertitude et le paysage changeant de la réglementation ont été les facteurs ultimes de la décision de reporter le tout jusqu’à ce que la situation devienne plus claire.

Tous les congrès seront reportés d’une année civile; les congrès régionaux prévus en 2020 seront reportés à 2021, et le Congrès 2021 de l’AFPC aura lieu en 2022.

Enfin, le Conseil a également adopté une motion selon laquelle les délais relatifs aux congrès des Éléments seront suspendus. Pour les membres du SEN, il s’agissait d’une décision importante afin que les résolutions et les élections lors de notre Congrès qui a été reporté correspondent à ce que fera l’AFPC. Si les suspensions nécessitent de nouvelles prorogations, celles-ci seront évaluées par le Conseil à une date ultérieure.

« Il s’agit de la décision la plus démocratique que l’on ait pu prendre en cette période étrange, a déclaré Kevin King. Nous avons exploré de nombreuses possibilités, mais au bout du compte, le report des congrès et la suspension des délais tiennent compte de la sécurité et du bien-être de tous les membres et de leur famille. »

 

 

Centre Amethyst pour femmes toxicomanes : la ligne de front d’un petit organisme en pleine pandémie de COVID-19

 

Lois Ross, présidente de la section locale 70040

Depuis près de quatre ans, je travaille à temps partiel comme coordonnatrice des relations communautaires au Centre Amethyst pour femmes toxicomanes. Ce collectif féministe est syndiqué avec le SEN, un Élément de l’AFPC, sous la section locale 70040.

Je travaille également à temps partiel comme rédactrice et réviseure autonome, et je suis membre du Syndicat canadien des pigistes.

Depuis l’annonce de fermeture des services et commerces, certains aspects de mon travail ont beaucoup changé, d’autres, moins. En tant que pigiste, j’ai l’habitude de travailler de la maison, mais ces jours-ci, je suis également en télétravail pour le Centre Amethyst. Une grande partie de ma journée est consacrée aux communications et aux publications de toutes sortes, notamment pour le Web et les médias sociaux. C’est un moment particulièrement occupé, parce que tout le monde s’efforce d’accomplir en ligne ce qui se faisait en personne.

Mais assez parlé de moi! Laissez-moi plutôt vous parler du travail extraordinaire qu’accomplit Amethyst, un petit organisme de santé autonome et sans but lucratif.

Le Centre Amethyst a été fondé il y a plus de 40 ans par un groupe de femmes qui ont compris que les causes de la toxicomanie chez les femmes ne sont pas les mêmes que chez les hommes. Ce groupe savait que bien des femmes ont besoin d’un endroit où elles peuvent trouver du réconfort sans craindre pour leur sécurité. C’est ainsi qu’est né le Centre Amethyst.

Doté d’une demi-douzaine d’employées et d’un conseil d’administration bénévole, le Centre Amethyst a une longévité qui témoigne de sa résilience. La pandémie qui sévit actuellement a de nouveau fait ressortir l’agilité et le dévouement de son personnel envers ses clientes, et sa détermination à fournir des consultations gratuites au plus grand nombre de femmes possible.

Depuis la mi-mars, comme bien d’autres organismes, nous nous consacrons corps et âme au remaniement de nos services. Nous avons réussi à garder notre « porte ouverte », mais virtuellement, ce qui est tout un défi pour un organisme ayant si peu de ressources!

La confidentialité étant un aspect important de notre travail, il a fallu trouver de nouveaux moyens d’offrir à nos clientes des services sûrs et efficaces. Amethyst s’est adapté à la réalité du confinement et propose depuis quelques semaines des consultations à distance, par téléphone et en ligne.

Nous avons mis en place une plateforme Web confidentielle et des lignes téléphoniques privées. Notre petite équipe d’informaticiens contractuels a travaillé fort pour faciliter la transition, expliquant à nos conseillères comment trouver des fichiers dans le « nuage » et comment utiliser une plateforme du genre Zoom, mais plus sécuritaire. Il a également fallu communiquer rapidement avec nos clientes par divers moyens — téléphone, courriel, site Web et Facebook — pour les informer que nos bureaux sont fermés, mais que nous pouvons leur fournir à distance l’aide psychologique dont elles ont grandement besoin.

Nous avons connu de nombreux défis, tant sur le plan pratique qu’éthique, et la partie n’est pas encore tout à fait gagnée.

Alors qu’on se dirigeait rapidement vers le confinement général, notre personnel s’est activé pour commencer le télétravail en un temps record et continuer à offrir du soutien à nos clientes.

Passer des consultations en personne aux consultations virtuelles est particulièrement difficile pour les personnes qui souffrent d’un traumatisme. Ces femmes, qui vivent déjà en marge de la société dans bien des cas, se retrouvent d’autant plus isolées maintenant et n’ont d’autre choix que de consulter les conseillères de manière virtuelle.

Les mesures de confinement ont avivé la détresse et les craintes de nos clientes. Comme l’efficacité des consultations repose sur le contact humain, intervenir à distance exige de nouveaux moyens de communication, de nouveaux outils et deux fois plus d’efforts pour fournir un soutien concret et efficace. Il y a des aspects du soutien psychologique qui se perdent en mode virtuel. Cela dit, tout le personnel d’Amethyst est en train d’explorer différentes façons d’améliorer les services offerts à distance.

Par exemple, nous avons une liste de clientes qui suivaient des séances de groupe en attendant de pouvoir bénéficier de consultations individuelles. C’est clair qu’on ne peut poursuivre ces séances en personne pour le moment. Pourrait-on le faire virtuellement? Le temps nous le dira. Le Centre est en train d’examiner les possibilités.

Et que dire des clientes qui n’ont pas accès à la technologie, comme le téléphone intelligent, l’ordinateur, Internet ou un forfait de données capable de prendre en charge les séances virtuelles? Combien d’entre elles sont laissées pour compte? Tout le monde n’ayant pas accès à la technologie de façon égale, le travail à distance n’est pas une solution universelle. C’est une grande lacune dont il faudra tenir compte.

Bref, peu importe nos responsabilités au Centre Amethyst, nous devons toutes composer avec la nouveauté. Notre administratrice fait un travail extraordinaire en essayant de préparer les états financiers et de les faire vérifier virtuellement. Il faut beaucoup plus de temps pour numériser, envoyer des courriels et examiner les questions, car la vérification ne peut pas se faire sur place.

C’est sans parler des répercussions sur le personnel qui doit utiliser la technologie en permanence. Les conseillères sont constamment devant l’ordinateur, car elles offrent leurs consultations en ligne ou par téléphone. Les réunions se tiennent toujours en ligne, au moyen de Zoom ou Teams. La fatigue visuelle, les mouvements répétitifs au clavier et de longues heures passées à un bureau peuvent peser lourd même sur les habitués du télétravail, et à plus forte raison sur les personnes qui tiennent normalement leurs consultations en personne. Mais nous le faisons pour nos clientes.

Ainsi donc, le personnel d’Amethyst, tout comme tant d’autres travailleurs du domaine de la santé en télétravail, n’est pas à l’abri des préoccupations liées à la COVID-19 ni de ses répercussions sur la santé de leur famille, leurs parents âgés, leurs proches et leurs collègues. Nous subissons tous les contrecoups de la pandémie, tant sur le plan professionnel que personnel.

Nous essayons de garder le contact, de nous serrer les coudes et de prendre des nouvelles les unes des autres pendant nos réunions virtuelles. Nous savons que nous avons encore beaucoup de raisons d’être reconnaissantes parce que, même si les choses pourraient être mieux, elles pourraient être bien pires. Nous avons un emploi, nous continuons de travailler et nous avons l’avantage d’être syndiquées — et d’être un collectif féministe!

Ça va bien aller! Nos clientes comptent sur nous et nous comptons les unes sur les autres.

Déclaration du président national du SEN à l’occasion du Jour de deuil national

Aujourd’hui, en ce Jour de deuil national, nous rendons hommage à toutes celles et à tous ceux qui sont décédés ou ont subi un préjudice en raison d’une maladie ou d’une blessure liée au travail.

Toutes les travailleuses et tous les travailleurs ont le droit, après une journée de travail, de rentrer sains et saufs à la maison. Nous devons continuer à faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il remplace la définition actuelle de danger figurant dans le Code canadien du travail, modifié en 2014, par la définition précédente.

Nous demandons que les employeurs de tous les échelons administratifs, y compris l’échelon fédéral, respectent les règles des comités de santé et de sécurité au travail, et nous les exhortons à collaborer davantage avec les membres de ces comités afin d’assurer la sécurité des lieux de travail.

En 2019, au Canada, plus d’un millier de travailleuses et de travailleurs sont décédés dans des accidents liés au travail; c’est une statistique similaire à celle de 2018. Cela représente environ trois travailleuses ou travailleurs par jour, et c’est beaucoup trop.

J’invite tous les membres du SEN à avoir une pensée pour ces travailleuses et travailleurs et à participer aux événements virtuels qui se tiendront le mardi 28 avril dans tout le pays pour célébrer leur mémoire et leur rendre hommage ou à observer une minute de silence.

Dans le respect et en toute solidarité,

Kevin King
Président national du SEN

L’AFPC au gouvernement : Préservez la stabilité des services publics en retournant à la table de négo

Déclaration du président national de l’AFPC, Chris Aylward 

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, il y a deux mois, les membres de l’AFPC sont aux premières lignes, luttant contre le virus et traitant les demandes d’aide financière d’urgence de millions de Canadiennes et Canadiens. Ils continuent à offrir ces services critiques alors qu’ils n’ont pas de nouveau contrat de travail et que nombre d’entre eux n’ont pas eu droit à une augmentation de salaire depuis quatre ans.

Il est temps que le gouvernement fédéral règle cette situation. Il est temps qu’il retourne à la table de négociation et conclue une entente pour ses plus de 140 000 fonctionnaires.

Les membres de l’AFPC ont tout mis en œuvre pour que les demandes des Canadiens et Canadiennes soient traitées en priorité durant cette crise sans précédent. Chaque jour, ils affrontent le virus, qu’il s’agisse de fournir des prestations, de contrôler les frontières, de travailler dans nos pénitenciers fédéraux, d’inspecter nos aliments dans les usines de transformation des viandes, et la liste continue… Des milliers d’entre eux se sont portés volontaires pour prendre un emploi complètement nouveau là où il y avait des besoins pour soutenir les mesures d’aide du gouvernement. Ils veulent continuer à travailler, mais ils souhaitent aussi obtenir un contrat de travail.

Ailleurs au Canada, on a reconnu que les fonctionnaires avaient besoin de stabilité et d’un salaire équitable durant cette pandémie. Le gouvernement de l’Ontario a négocié et conclu une entente dès les premières semaines de la pandémie avec les syndicats des enseignantes et enseignants de la province. Le gouvernement du Québec est à la table de négociation avec les syndicats qui représentent plus de 500 000 fonctionnaires provinciaux. Même les plus grands employeurs fédéraux, comme Postes Canada, ont conclu une entente provisoire avec les membres de l’AFPC il y a quelques jours.

En réponse à la pandémie, le gouvernement fédéral a mis en œuvre des changements massifs à la vitesse de l’éclair dans l’ensemble de la fonction publique (avec l’aide des membres de l’AFPC), mais il refuse toujours de conclure cette ronde de négociations, un exercice pourtant relativement moins complexe.

Le gouvernement fédéral n’a aucune raison de retarder les choses. La population canadienne a besoin d’une fonction publique stable qui est convenablement soutenue en ces temps difficiles. Il est indéniable que nos membres méritent que leur droit fondamental à une convention collective équitable soit respecté.

N’oublions pas que ces travailleuses et travailleurs continuent à subir les conséquences néfastes du fiasco Phénix qui dure depuis quatre ans et qu’ils n’ont toujours pas obtenu réparation pour toutes ces difficultés.

Nous exhortons le gouvernement fédéral à faire revenir ses négociateurs à la table de négociation avec le mandat de conclure un règlement équitable dans l’intérêt des membres de l’AFPC et de l’ensemble des Canadiens et Canadiennes.

Report du Congrès du SEN en 2021

L’Exécutif national du SEN a adopté une motion visant à reporter en 2021 le Congrès triennal qui devait se tenir du 24 au 28 août 2020. Pour cette raison, les dates limites d’inscription et les échéances relatives au Congrès ont toutes été reportées à une date qui reste à déterminer.

  • Les échéances relatives à l’élection de déléguées et délégués des sections locales sont suspendues
  • Les réunions du comité du Congrès prévues du 7 au 10 juin sont également reportées
  • Si vous avez déjà fait votre inscription en ligne, l’information est enregistrée. Il est toujours possible de vous inscrire; de nouvelles dates d’inscription seront affichées ultérieurement
  • Les membres peuvent tout de même soumettre des résolutions, comme le prévoient les documents de gouvernance du SEN

La décision de reporter le Congrès n’a pas été facile à prendre, mais compte tenu des facteurs énoncés par l’Agence de la santé publique du Canada, des mesures d’urgence provinciales et territoriales et des directives municipales, il était nécessaire de revoir la logistique et les attentes relatives aux déléguées et délégués afin de protéger leur santé et pour assurer la sécurité de leur famille et de celle du personnel du SEN, tout cela en préservant l’intégrité de notre institution démocratique.

 

Respectueusement soumis et en toute solidarité,

 

Kevin King

Président national du SEN

 

 

Phénix : Le recouvrement des trop-payés salariaux durant la pandémie de COVID-19

Veuillez trouver ci-dessous l’avis reçu du gouvernement sur le recouvrement des trop-payés salariaux durant la pandémie de COVID-19.

Comment le recouvrement des trop-payés sera-t-il réglé pendant la pandémie du syndrome du Covid-19?

À la lumière de la situation pandémique actuelle, le Centre de paye suspend temporairement les plans de le recouvrement des trop-payés pour tous les nouveau trop-payés qui,  à compter du 23 mars 2020, satisfont aux critères de remboursement en vertu des assouplissements « Recouvrement sur une période prolongée suite à la mise en œuvre de Phénix » de la politique énoncés dans la Directive sur les conditions d’emploi. Cette mesure opérationnelle permettra au Centre de paye de classer par ordre de priorité les opérations de paye des employés.

Le Centre de paye continuera d’informer les employés de tout nouveau trop-payé. Cependant, les trop-payés qui relèvent des flexibilités décrites dans le bulletin d’information: Flexibilités supplémentaires à l’égard du recouvrement trop-payés, des avances de salaire d’urgence et des paiements prioritaires, les avances de salaire d’urgence et les paiements prioritaires seront suspendus jusqu’à nouvel ordre. Cela couvre les trop-payés, les avances de salaire d’urgence et les paiements prioritaires reçus par les employés en raison de problèmes résultant directement de Phoenix. Un employé peut toujours choisir de rembourser son nouveau trop-payé de la manière qui correspond le mieux à sa situation. Les employés devront informer le centre de paye en conséquence.

Le recouvrement des trop-payes continuera pour le recouvrement des montants à payer découlant des opérations de rémunération courantes, ce qui comprend, entre autres, ce qui suit :

  • Les trop-payés dont le taux de remboursement est inférieur à 10 % de la rémunération brute bimensuelle d’un employé;
  • Les périodes de congés non payés de cinq jours ou moins;
  • Les congés effectivement anticipés (congés de vacance et de maladie) au moment de la cessation d’emploi (pour des raisons autres que l’invalidité, la maladie ou la mise à pied);
  • L’annulation d’un accord de congé avec étalement du revenu par l’employé, lorsque le congé a été pris;
  • Les montants consentis en prêt aux employés pour régler des cotisations syndicales;
  • Les indemnités de maternité et les indemnités parentales, lorsque l’employé n’a pas respecté ses obligations énoncées dans sa convention collective ou dans ses conditions d’emploi; et
  • Les montants à payer au titre des régimes d’assurance-maladie, de la prestation supplémentaire de décès, de l’assurance-invalidité et de l’assurance-invalidité de longue durée en raison de congés non payés.

Le recouvrement des trop-payés se poursuivra également pour les trop-payes associés à la cessation d’emploi, à la fin de la durée des contrats d’employé temporaire ou aux contrats d’employés temporaires sans aucune autre prorogation ou sans renouvellement (à partir des premiers fonds disponibles)

Notez que les plans de recouvrement resteront en vigueur pour les employés qui ont déjà des plans de remboursement en place, comme convenu. Cependant, ces plans de recouvrement peuvent être modifies si les employés éprouvent des difficultés financières; les employés dans telles situations doivent contacter le Centre de contact avec la clientèle au 1-855-686-4729 ou remplir un Formulaire de rétroaction sur Phénix pour demander un arrangement plus flexible.

Les ministères et organismes qui ne sont pas desservis par le Centre de paye peuvent également suspendre temporairement la perception des nouveaux paiements en trop versés conformément aux possibilités. Ils peuvent également offrir la possibilité de modifier les plans de remboursement lorsque les employés peuvent éprouver des difficultés en vertu de la Directive sur les conditions d’emploi.

Source : http://syndicatafpc.ca/phenix-recouvrement-trop-payes-salariaux-durant

Le 17 avril – Journée de l’égalité au Canada

Chaque être humain se voit accorder les mêmes droits fondamentaux de la personne : le droit de vivre sans craindre la torture, le droit de vivre libre d’esclavage, le droit d’être propriétaire de biens, le droit à l’égalité et à la dignité et le droit de vivre libre de toute forme de discrimination, pour n’en nommer que quelques-uns.

Si tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, pourquoi luttons-nous encore contre la discrimination, le racisme, l’inégalité salariale et l’inégalité entre les sexes? Pourquoi nous battons-nous encore contre les inégalités sociales et économiques, qui sont profondément enracinées dans certaines collectivités du pays?

Devions-nous parler de la Journée de l’inégalité plutôt que de l’égalité? Voyons voir.

Demain marque la Journée de l’égalité au Canada. Tous les 17 avril, nous célébrons cette journée pour marquer l’entrée en vigueur des dispositions sur l’égalité dans la Charte canadienne des droits et libertés. La Charte a été signée le 17 avril 1982. Toutefois, l’article 15 de la Charte sur les droits à l’égalité et à la liberté pour toutes et tous sans discrimination a été mis en œuvre le 17 avril 1985, soit trois ans plus tard. La Charte canadienne des droits et libertés vise à protéger les droits fondamentaux de toutes les Canadiennes et tous les Canadiens. C’est plus facile à dire qu’à faire!

En réalité, même plusieurs décennies après ce grand pas en avant, nous parlons toujours d’inégalité entre les sexes au Canada : les femmes canadiennes connaissent encore une importante inégalité des revenus, en raison de l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. Par exemple, en 2017, les femmes gagnaient, en moyenne, entre 64 sous et 79 sous pour chaque dollar gagné par les hommes. L’écart de rémunération est encore plus important chez les femmes racialisées, les immigrantes et les travailleuses migrantes, les femmes autochtones, les femmes handicapées et les personnes de  la communauté LGBTQ2+.

Des recherches montrent aussi que l’écart entre les riches et les pauvres est de plus en plus grand au Canada. Malgré tout, après 35 ans, nous nous battons toujours contre la violence fondée sur le sexe faite aux filles et aux femmes, nous militons pour l’égalité des chances en milieu de travail et nous luttons contre toutes les formes de discrimination et de comportements racistes. En outre, certaines collectivités se battent toujours pour combler leurs besoins fondamentaux, comme l’accès à l’eau potable et aux soins médicaux, entre autres.

Oui, l’entrée en vigueur de l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés sur les droits à l’égalité a été un moment historique du Canada. Il s’agit de l’une des plus grandes réalisations de notre pays, et cela suscite l’admiration du monde entier! En tant que Canadienne, c’est l’une des choses dont je me vante fièrement. Toutefois, avons-nous atteint les objectifs en matière de droit à l’égalité et à la dignité? Non! Le travail se poursuit! Il faut l’admettre, il reste beaucoup d’efforts à faire au Canada avant que les droits à l’égalité soient pleinement respectés dans toutes les sphères de notre société, dans les milieux de travail et dans la collectivité en général.

Chers confrères, consœurs et camarades militantes et militants, aujourd’hui, le 17 avril, est la Journée de l’égalité au Canada. Célébrons! Toutefois, chaque jour devrait être la Journée de l’égalité, car tous les jours, nous luttons contre les inégalités généralisées qui nous touchent ou dont nous sommes témoins. C’est ainsi que nous réaffirmons notre engagement à l’égard de la Charte canadienne des droits et libertés.

Nous n’avons pas besoin d’une journée spéciale pour promouvoir ou défendre nos droits à l’égalité. Aujourd’hui, réfléchissons aux droits à l’égalité, à leur rôle dans notre société et à ce que nous pouvons faire pour promouvoir et protéger ces droits. En conclusion, c’est à nous de décider si le 17 avril est la Journée de l’égalité ou de l’inégalité au Canada. Bonne lecture!

Céline Ahodekon
Déléguée syndicale de la section locale 20278 du SEN & secrétaire, comité des droits de la personne, partie continentale, AFPC-C.-B.

Sources :

COVID-19 : Nouvelle échéance pour les demandes de congé annuel du groupe PA

En raison de la pandémie de COVID-19, l’AFPC a pu reporter au 15 mai 2020 la présentation des demandes de congé annuel par les membres du groupe PA.

En effet, l’AFPC et le Conseil du Trésor ont convenu, dans le protocole d’entente signé cette semaine, de changer l’échéance initiale du 15 avril. L’employeur aura jusqu’au 1er juin pour répondre aux demandes de congé.

Cela dit, les fonctionnaires qui voudraient prendre des vacances durant les deux premières semaines de juin doivent soumettre leur demande avant le 15 avril. L’employeur fera tous les efforts possibles pour y répondre avant le 1er mai.

L’échéance pourrait encore être repoussée selon la durée de la pandémie.