L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) appuie l’action en justice menée par près de 30 000 fonctionnaires (actuels et anciens) qui s’identifient comme noirs, caraïbéens ou de descendance africaine. L’AFPC veut agir à titre d’intervenant dans le recours collectif déposé contre le gouvernement du Canada par les fonctionnaires noirs, qui sont victimes de pratiques discriminatoires en matière d’embauche et de promotion.
Le racisme anti-noir est répandu dans la société canadienne, et la fonction publique fédérale n’y échappe pas. Plusieurs de nos membres noirs souffrent depuis trop longtemps d’être limités dans leur parcours professionnel et sous-représentés dans les rangs des gestionnaires et des cadres au sein de la fonction publique fédérale.
L’argument au cœur du recours collectif déposé devant la Cour fédérale du Canada (en anglais) est que l’exclusion des fonctionnaires noirs a entraîné des torts économiques et psychologiques pour des milliers de fonctionnaires depuis les années 1970. La partie plaignante demande au gouvernement fédéral de mettre en œuvre un plan pour réellement diversifier la fonction publique fédérale et de verser un dédommagement aux dizaines de milliers de fonctionnaires noirs.
Le soutien de l’AFPC à ce recours collectif s’inscrit dans sa lutte continue contre le racisme anti-noir.
« La fonction publique canadienne se présente comme “une organisation non partisane, fondée sur le mérite et représentative, au service de tous les Canadiens” », signale Chris Aylward, président national de l’AFPC. « C’est un principe très honorable, mais pour bien des Canadiens et des Canadiennes, surtout noirs, la réalité est complètement différente. Le gouvernement doit faire ce qui est nécessaire pour réparer ces injustices et veiller à ce qu’elles s’arrêtent. »
L’AFPC reprend les appels de nos membres noirs. Le gouvernement fédéral doit éliminer les obstacles systémiques dans ses pratiques de ressources humaines. Il doit passer à l’action pour améliorer la diversité et l’inclusion, surtout au niveau de la direction. Le gouvernement doit écouter les travailleuses et travailleurs noirs et suivre leurs directives pour réparer cette injustice flagrante.
Le gouvernement fédéral a reconnu que le racisme systémique est répandu dans la société canadienne et au sein des institutions gouvernementales. Si le gouvernement veut réellement éliminer le racisme systémique, il doit commencer par ses propres pratiques d’embauche et de promotion. La fonction publique canadienne est plus forte et mieux servie lorsqu’elle est composée de fonctionnaires ayant différents points de vue et expériences de vie.
Ce n’est pas le bon formulaire pour obtenir votre part du dédommagement Phénix, laquelle pourrait atteindre 2 500 $.
Ce formulaire sert plutôt à obtenir l’équivalent en espèces du congé (cinq jours maximum) qu’ont accepté tous les agents négociateurs fédéraux, sauf l’AFPC.
Les fonctionnaires retraités ou anciens qui répondent aux critères d’admissibilité recevront un dédommagement Phénix pour chaque année financière où ils sont admissibles.
Pour obtenir le dédommagement, vous devrez déposer une réclamation semblable auprès du Conseil du Trésor. Cela dit, le gouvernement fédéral n’a toujours pas publié ni le lien vers le formulaire ni les détails connexes. Nous transmettrons ces renseignements lorsqu’ils seront disponibles.
Cherchez-vous des renseignements supplémentaires sur le dédommagement Phénix? Consultez notre foire aux questions. Gardez vos coordonnées personnelles à jour dans le portail des membres pour recevoir de l’information à ce sujet.
En cette de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, l’AFPC honore la mémoire des quatorze jeunes femmes qui ont été tuées à l’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, juste parce qu’elles étaient des femmes. De plus, l’AFPC réaffirme son engagement à mettre fin à toutes les formes de violence fondée sur le sexe.
En ce 6 décembre, nous commémorons :
Geneviève Bergeron
Hélène Colgan
Nathalie Croteau
Barbara Daigneault
Anne-Marie Edward
Maud Haviernick
Barbara Klucznik Widajewicz
Maryse Laganière
Maryse Leclair
Anne-Marie Lemay
Sonia Pelletier
Michèle Richard
Annie St-Arneault
Annie Turcotte
Actuellement au Canada :
chaque année, 75 000 femmes et enfants doivent se réfugier dans des refuges pour échapper à la violence ou à de mauvais traitements;
le taux d’homicide est sept fois plus élevé chez les femmes et les filles autochtones que chez les autres femmes et les filles;
les immigrantes sont plus vulnérables à la violence familiale, notamment en raison de leur dépendance économique, des barrières linguistiques et de leur manque de connaissance des ressources existant dans la communauté;
les femmes transgenres sont presque deux fois plus à risque d’être victimes de violence que les femmes cisgenres;
les femmes vivant avec une déficience physique ou cognitive subissent deux à trois fois plus souvent de la violence que les femmes vivant sans handicap.
La COVID-19 ne facilite pas la lutte contre la violence fondée sur le sexe. La perte d’emploi, l’insécurité alimentaire ou la peur de contracter le virus sont autant de facteurs qui peuvent déclencher la violence familiale. De plus, l’isolement social et les quarantaines limitent l’accès aux refuges ou aux centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle. Les femmes qui vivent dans les régions rurales, éloignées et nordiques ainsi que les immigrantes, les réfugiées et les Autochtones restent les plus vulnérables, et la pandémie les isole plus que jamais.
Ces risques amplifiés par la pandémie imposent des actions immédiates. Ainsi, l’AFPC exhorte tous les ordres de gouvernement à :
majorer le financement d’urgence offert aux refuges pour femmes et aux centres d’aide aux victimes d’agressions sexuelles, et à trouver des moyens de faciliter l’accès aux services malgré les mesures de distanciation physique;
collaborer avec les établissements de santé et les organismes communautaires pour recenser rapidement les ressources locales disponibles;
prévoir des services essentiels de lutte contre la violence faite aux femmes dans leur plan d’intervention pour répondre à la COVID-19.
L’AFPC poursuit son travail de prévention de la violence faite aux femmes. Une victoire acquise récemment fait notre fierté : le congé payé de 10 jours pour les victimes de violence familiale désormais inclus dans toutes les conventions collectives du gouvernement fédéral. Grâce à ce congé, les victimes pourront commencer à bénéficier du soutien dont elles ont besoin. Nous continuons aussi à faire pression sur les gouvernements pour qu’ils mettent en œuvre toutes les recommandations du rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, et qu’ils éliminent les obstacles à l’accès au soutien juridique et aux services de counseling dont ont besoin les femmes victimes de violence.
Le Conseil du Trésor et l’Agence du revenu du Canada ont communiqué à l’AFPC les dates auxquelles seront versés les différents paiements découlant de la signature des conventions collectives des groupes PA, EB, TC, SV et des membres de l’AFPC-SEI.
Augmentations et rajustements salariaux
Paye rétroactive
Paiement forfaitaire de 500 $ (pour la mise en œuvre tardive des ententes)
Paiement forfaitaire de 400 $ (membres du SEI seulement)
PA
25 nov. 2020
3 févr. 2021
14 avril 2021
TC
23 déc. 2020
17 mars 2021
14 avril 2021
SV
23 déc. 2020
17 mars 2021
28 avril 2021
EB
17 févr. 2021
14 avril 2021
28 avril 2021
SEI
23 déc. 2020
Printemps 2021
Printemps 2021
23 déc. 2020
À noter que ce calendrier est provisoireet pourrait être modifié par le Conseil du Trésor et l’ARC.
Le Conseil du Trésor et l’ARC n’ont pas encore déterminé quand il versera le dédommagement Phénix. Pour recevoir toute l’information pertinente sur la mise en œuvre des conventions collectives et le dédommagement Phénix, assurez-vous que vos coordonnées sont à jour dans le portail des membres .
Parcs Canada et ACIA
L’AFPC travaille avec les deux agences à peaufiner le texte et les grilles salariales des contrats de travail ratifiés en novembre. Ces nouvelles ententes devraient être signées au cours des prochaines semaines.
Services frontaliers
Le groupe FB est toujours en pourparlers avec le Conseil du Trésor et l’Agence des services frontaliers. Pour connaître les dernières nouvelles, consultez le site Web de l’AFPC.
Le nouveau Règlement sur la prévention du harcèlement et de la violence dans le lieu de travail entrera en vigueur le 1er janvier. C’est une bonne nouvelle pour les fonctionnaires fédéraux, puisque l’employeur sera dorénavant amené à jouer un rôle plus actif pour anticiper et régler ce type d’incidents.
Le nouveau règlement présente les éléments essentiels d’une politique de prévention du harcèlement et de la violence en milieu de travail, ainsi que les procédures à suivre en cas d’incident de cette nature. Cela comprend :
un échéancier de résolution des incidents pour mieux soutenir la partie plaignante et la partie intimée;
le traitement confidentiel de toutes les parties en cause, y compris les témoins, pendant toute la durée de l’enquête;
des mesures de protection pour les employés victimes des agissements d’un tiers (p. ex., harcèlement de la part d’un client);
la désignation d’une personne compétente pour faire enquête et formuler des recommandations;
l’obligation, pour l’employeur, de mettre en œuvre les mesures correctives formulées dans le rapport d’enquête;
une définition claire du rôle du comité mixte de santé et sécurité;
du soutien aux victimes de harcèlement et de violence au travail.
Ce règlement incite les employeurs à adopter une approche plus proactive pour prévenir et résoudre les incidents de harcèlement et de violence au travail. Ils doivent aussi mener des évaluations en vue de cerner promptement les risques et d’en tenir compte dans leurs politiques, procédures et formations.
« Il était grand temps d’adopter ce règlement sur la prévention du harcèlement et de la violence au travail, déclare le président national de l’AFPC, Chris Aylward. C’est un bon pas en avant pour les travailleurs et travailleuses, car ils seront beaucoup mieux protégés. »
Les personnes avec un handicap sont souvent les personnes plus résilientes et les plus déterminées que je connaisse. Rien ne semble pouvoir les démonter; un obstacle est un défi pouvant être relevé. Il n’y a rien d’insurmontable. Pour certaines personnes, les aléas de la vie semblent prendre toute la place. Ils semblent invalidants. Mais pour une personne avec un handicap, il y a toujours une façon de s’en sortir.
Il faut qu’il y en ait une.
Il n’y a pas d’autre choix.
Il faut simplement trouver la solution.
Et c’est ce que nous faisons.
Malgré tout, pour certaines personnes, cette force et cette résilience ne sont qu’un masque qu’elles tiennent solidement devant les gens. Étrangement, elles croient que cette force et cette résilience sont ce que les gens veulent voir ou même doivent voir pour continuer à vivre leur vie sans avoir une seconde pensée — parfois même une seule pensée — pour le bien‑être des autres.
Disons‑le franchement : pourquoi le feraient-ils?
Tout semble bien aller.
Tout a l’air de bien aller.
Mais parfois, « les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être ».
En raison d’un certain instinct d’autodéfense, d’un certain instinct égoïste d’autoprotection, les gens acceptent ce masque, même si, derrière le masque, les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être.
La vérité, c’est que vivre avec un handicap est épuisant. Cela nous met à part des autres. Les petites choses qui semblent insignifiantes finissent par former une montagne. Nous ratons des occasions, nous fuyons des situations, et cela ne fait que nous enfermer dans notre solitude. Les personnes avec un handicap font parfois tout pour les bonnes raisons, mais n’obtiennent pas les bons résultats.
N’oubliez pas de vous souvenir.
Assurez-vous que les gens qui vous entourent vont bien – tous les gens, les personnes avec un handicap comme les autres.
Nouez des liens, ouvrez votre cœur.
Respectez le masque, mais essayez de voir au‑delà; laissez le bien‑être vous guider.
Faites partie de la vie des personnes épuisées et seules. Aidez‑les à rester résilientes et fortes.
Par Michael Freeman
Représentant national de l’équité pour les personnes handicapées du SEN
Le Congrès triennal du SEN de 2020 a été reporté du 12 au 16 juillet 2021.
Si vous vous êtes déjà inscrit.e, vous serez contacté.e au fur et à mesure des mises à jour. Veuillez prendre note des nouvelles dates limites ci-dessous si votre section locale n’a pas encore élu de délégué.e.s, suppléant.e.s ou d’obervateurs/observatrices.
Le SEN encourage les sections locales à tenir les élections à travers des réunions de membres virtuelles.
NOUVELLE DATE – La date limite pour soumettre les résolutions, l’inscription de délégué.e et pour rendre conforme votre section locale est le 12 mars 2021.
Assurez-vous que votre section locale est en conformité Vous pourrez assister au Congrès uniquement si votre section locale est en conformité. Pour obtenir la liste complète des documents que votre section locale doit fournir, veuillez consulter la section du Congrès du site Web du SEN.
Déléguées et délégués élus et leurs suppléantes et suppléants Les déléguées et délégués et les déléguées et délégués suppléants sont élus durant les réunions générales de la section locale. Le nombre de délégué.e.s par section locale est calculé en fonction du nombre de membres en règle six mois avant la date d’ouverture du Congrès, conformément à l’article 11 du Règlement interne 6 du SEN.
De 4 à 100 membres en règle = une déléguée ou un délégué
Une déléguée ou un délégué pour chaque tranche de 100 membres ou fraction de ce nombre, jusqu’à concurrence de 5 par section locale.
Observatrices et Observateurs Les sections locales peuvent également envoyer des observatrices et observateurs au Congrès aux frais de la section locale. Ces membres peuvent assister au Congrès, mais elles/ils ne peuvent participer ni aux débats ni aux votes.
Présentation des lettres de créance Les lettres de créance de chaque déléguée ou délégué, déléguée suppléante ou délégué suppléant et observatrice ou observateur doivent être présentées au SEN. Les formulaires pour les déléguées et délégués et les déléguées suppléantes et les délégués suppléants doivent renfermer une copie du procès-verbal de la réunion générale de la section locale, montrant l’élection de ces membres. Les formulaires nécessaires peuvent être téléchargés dans la section du Congrès du site Web du SEN.
Date limite d’inscription Pour être reconnu.e en tant que déléguée ou délégué au Congrès, les membres doivent remplir l’inscription en ligne et présenter les documents suivants d’ici le 12 mars 2021, à 16 h, heure normale de l’Est :
les lettres de créance, y compris le procès-verbal de la réunion montrant l’élection des déléguées et délégués et des déléguées suppléantes et délégués suppléants;
les documents financiers de la section locale, conformément aux règlements internes et aux politiques du SEN.
Les membres qui ne respectent pas la date limite ne seront pas en mesure de participer aux comités du Congrès et seront considéré.e.s comme des déléguées et délégués inscrits en retard. Les déléguées et délégués inscrits tardivement siègent au Congrès au moyen d’une motion de procédure durant les premières étapes de l’ouverture de notre Congrès.
Avez-vous des questions au sujet de la logistique du Congrès et de l’inscription? Nous espérons que vous trouverez toutes les réponses dans la section du Congrès de notre site Web.
Si vous avez besoin de renseignements supplémentaires, veuillez communiquer avec Suzanne Boucher, coordonnatrice du Congrès, à events@une-sen.org ou au 613‑560‑4359 ou 1‑800‑663‑6685.
RÉSOLUTIONS
Option 1
Les sections locales devraient nommer un comité responsable des résolutions du Congrès; ces comités sont habituellement composés de trois à cinq membres. Certaines sections locales peuvent préférer nommer un comité pour chaque sujet de résolution : statut et règlements internes, finances et résolutions générales. Votre section locale devrait publier un avis demandant aux membres de présenter des résolutions à votre comité responsable des résolutions du Congrès. Laissez suffisamment de temps au comité pour qu’il prépare un rapport. Les membres du comité devraient être encouragé.e.s à présenter leurs propres résolutions. Le rapport de chaque comité et ses résolutions supplémentaires devraient être présentés durant l’assemblée générale des membres. Cette réunion devrait permettre suffisamment de temps pour débattre des résolutions avant le vote des membres.
Option 2
Toute ou tout membre en règle peut présenter une résolution au Congrès en la faisant cosigner par cinq autres membres en règle.
Présenter votre résolution en ligne
Vous devrez présenter vos résolutions par voie électronique sur notre site Web. Ce processus permet de réduire grandement le temps requis pour préparer des résolutions qui seront examinées par le comité en juin. Si vous n’avez pas accès à Internet, vous pouvez présenter vos résolutions par courriel ou par télécopieur.
Présentez de la documentation à l’appui
Les résolutions que vous présentez en ligne doivent aussi être appuyées par des versions papier du procès-verbal signé vérifiant que la résolution a été adoptée durant une assemblée générale des membres ou par le formulaire des résolutions cosigné par cinq autres membres en règle. Vous pouvez télécharger le modèle des résolutions sur notre page du Congrès.
Veuillez faire parvenir ces copies papier à l’attention d’Ateau Zola par courriel, à resolutions@une-sen.org.
Vous pouvez aussi les envoyer par télécopieur, au 613‑560 5208, ou par courrier à l’adresse suivante : Syndicat des employées et employés nationaux, 900‑150, rue Isabella, Ottawa (ON) K1S 1V7.
Les résolutions reçues après 12 mars 2021, 16 h, heure normale de l’Est, seront réputées résolutions reçues en retard et seront traitées après toutes les autres résolutions.
Avez-vous des questions au sujet des résolutions? Veuillez communiquer avec Ateau Zola à resolutions@une-sen.org ou au 613‑560‑4343 ou 1‑800‑663‑6685.
En toute solidarité,
Kevin King Président national Syndicat des employées et employés nationaux
L’AFPC accueille positivement la nouvelle étude du Centre for Future Work, qui explique comment des services de garde abordables et accessibles à tous pourraient aider l’économie à se relever après la pandémie de COVID-19. L’étude démontre que les avantages économiques d’un système national d’apprentissage et de garde des jeunes enfants dépassent largement les coûts.
Elle soutient les demandes de l’AFPC visant l’établissement d’un réseau pancanadien et appuie fermement le récent engagement du gouvernement Trudeau à réaliser « un investissement important, soutenu et à long terme » pour mettre en place un système d’apprentissage et de garde d’enfants à l’échelle du Canada dans le cadre d’un plan de relance économique post-pandémie.
L’étude démontre que la mise en place d’un programme universel d’apprentissage et de garde des jeunes enfants sur une période de 10 ans :
créerait plus de 200 000 emplois dans les garderies réglementées;
générerait 80 000 emplois dans des industries connexes, comme la construction et la rénovation;
engendrerait une hausse du PIB canadien de l’ordre de 63 à 107 milliards de dollars;
générerait des recettes fiscales de l’ordre de 17 à 29 milliards de dollars pour les gouvernements fédéral et provinciaux, une somme amplement suffisante pour couvrir les coûts des services de garde financés par les deniers publics.
L’élargissement des services permettrait à 725 000 femmes d’intégrer le marché du travail, ce qui permettrait de réaliser une partie des importants avantages économiques susmentionnés.
Le rapport fait également état de bienfaits pour la santé et le bien-être économique des enfants qui participent à ces programmes, et ce, tout au long de leur vie. En effet, des données probantes montrent qu’une éducation de qualité durant la petite enfance peut améliorer les compétences cognitives et sociales et la santé, réduisant de ce fait les dépenses publiques dans le réseau de la santé et des services sociaux. Les recherches montrent que l’accès à des services de garde de haute qualité est particulièrement bénéfique pour les enfants issus de familles à faible revenu et racialisées, qui ont accès à moins de programmes.
« Notre syndicat est depuis des décennies à l’avant-garde de la lutte pour un réseau de services de garde universel, alors c’est encourageant de voir enfin les astres s’aligner, se réjouit Chris Aylward, président national de l’AFPC. Nous avons toujours dit qu’un réseau national pourrait facilement couvrir ses propres coûts, et cette étude le confirme. »
« Le Canada a un retard considérable à rattraper pour ce qui est des services de garde, ajoute Chris Aylward. La meilleure façon d’assurer une relance économique équitable après la pandémie est d’investir dans un réseau universel de services de garde abordables. »
Le 25 novembre 2020 est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Pourquoi est-ce important, se demanderont beaucoup? Voici quelques faits fournis par les Nations Unies.
Des chiffres alarmants : Une femme sur trois a été subi des violences physiques ou sexuelles à un moment donné dans sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.
Seulement 52 % des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé.
Près de 750 millions de femmes et de filles dans le monde étaient mariées avant leur 18e anniversaire. Plus de 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine (MGF).
Une femme sur deux tuée dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2017, tandis que seulement un homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires.
71 % de toutes les victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d’entre elles sont exploitées sexuellement.
La violence à l’égard des femmes est une cause de décès et d’incapacité chez les femmes en âge de procréer aussi grave que le cancer et une plus grande cause de mauvaise santé que les accidents de la circulation et le paludisme réunis.
Nous sommes en 2020, et ce sont des faits auxquels les femmes sont encore confrontées quotidiennement. Nous avons toutes et tous un rôle à jouer pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe envers les femmes, les filles et les personnes LGBTQ2+. Il est temps de se joindre aux discussions embarrassantes sur ce qu’est la violence à l’égard des femmes et sur la façon de faire partie de la solution.
Devenir une personne alliée des femmes!
Écouter : faites preuve d’ouverture pour apprendre des expériences des autres.
Croire : appuyez les personnes survivantes et celles touchées par la violence.
Dénoncer : ajoutez votre voix aux dénonciations de la violence.
Intervenir : trouvez des moyens sécuritaires pour offrir de l’aide lorsque vous êtes témoin d’actes de violence fondée sur le sexe.
Agir : donnez de votre temps aux organismes qui œuvrent à l’éradication de la violence.
Nous devons commencer quelque part, et c’est tout ce qui me passionne, non seulement parce que je suis une femme, PARCE QUE je suis une femme. Aucune femme ne devrait se sentir impuissante, JAMAIS! Nous ne sommes pas le sexe faible. Nous sommes tout aussi puissantes que les hommes de différentes manières!
LES FEMMES AUTONOMISÉES AUTONOMISENT LES FEMMES!
Aucune femme ne devrait jamais se sentir impuissante! J’ai grandi en me disant que j’étais forte, intelligente, belle et que je pouvais être tout ce que je voulais, et je ne possédais que mon corps. Écoutez votre instinct, il ne vous ment jamais. J’ai eu de la chance. Je suis sûre que je me suis mise dans des situations où je n’aurais pas dû être. Je n’ai jamais été une survivante de la violence; j’ai eu de la chance.
Comme toutes les autres femmes, j’ai eu de l’attention, et on m’a dit des choses qu’on n’aurait jamais dû me dire tandis que je grandissais. Ne pas savoir comment le gérer ou ne pas savoir quoi dire ou faire. Se faire dire que c’est simplement l’époque qui veut ça ou ça fait juste partie du travail. J’ai travaillé comme serveuse dans un bar, tout cela contribuait à l’importance des pourboires que je touchais.
Il y a quelque temps, un de mes amis m’a montré une photo d’une femme tenant une pancarte sur laquelle on pouvait voir une phrase barrée et une autre en dessous. La phrase en dessous était puissante et vraie!
Elle a été violée.
Il l’a violée.
Cette pancarte a changé ma façon de percevoir les mots que nous disons et la façon dont nous les voyons. Ce qu’ils disent sont des outils puissants dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes. J’ai cherché plus d’exemples et j’en ai trouvé beaucoup d’autres.
Nous avons tous entendu le dicton « Les bâtons et les pierres peuvent te briser les os, mais les mots ne peuvent pas te faire de mal ». Ce n’est pas vrai. Lorsque ces déclarations sont ce que vous voyez et ce que vous entendez, la société les croit et les transmet, et cela devient la norme. Commençons par rompre ce cycle.
Voici encore quelques choses que nous devons changer :
Éduquer nos fils.
Se battre pour notre sécurité jusqu’à ce que nous l’obtenions!
Rien de tel; une femme mineure est une enfant. Les enfants ne peuvent pas donner leur consentement. Les femmes sont VIOLÉES, des victimes de viol, des victimes d’agression sexuelle, des SURVIVANTES d’agression sexuelle!
C’est un terme équivoque poli pour le viol, et les violeurs ne méritent pas la politesse. Les victimes méritent d’être validées pour ce qu’elles ont vécu.
Les violeurs seront tenus responsables de leurs actes (tout comme les filles). Il n’y a pas d’excuse qui tienne!
Diana Walker
Représentante nationale de l’équité pour les femmes du SEN
Aujourd’hui, nous commémorons les personnes trans, bispirituelles, non binaires et de genre non conforme victimes de transphobie qui ont perdu la vie. Le 20 novembre est la Journée du souvenir trans, créée en 1999 par la militante trans Gwendolyn Ann Smith. Cette dernière a organisé une vigile en mémoire de Rita Hester, une femme trans assassinée en 1998. En ce jour, l’AFPC pleure la perte des personnes trans, des partenaires aimants, des parents, des proches et des membres de la communauté.
Bien qu’il y ait eu de nombreux gains récemment pour l’inclusion des personnes trans au Canada, ces personnes, surtout les transféminines racialisées, continuent d’être touchées de manière disproportionnée par la violence fondée sur le genre. La pandémie de COVID-19 n’a fait qu’accentuer la discrimination et les inégalités auxquelles ces personnes sont confrontées.
La COVID-19 et ses effets sur les personnes trans
La pandémie est une période difficile pour tous, mais les personnes trans et non binaires sont frappées encore plus durement. L’accès aux thérapies hormonales et aux chirurgies d’affirmation du genre est particulièrement difficile. Comme de nombreuses personnes trans et non binaires sont plus susceptibles d’occuper un emploi précaire, elles ont également subi une perte de revenus et de sécurité d’emploi.
Selon un sondage mené avant la pandémie, 12 % des répondants ont dit éviter d’aller aux urgences parce qu’ils/elles/iels étaient trans ou non binaires. La discrimination et ces obstacles préexistants en matière de santé sont aggravés par la pandémie de COVID-19.
Les personnes trans et non binaires sont également exposées à davantage de violence à la maison en raison du confinement. De plus, les mesures de distanciation sociale ont eu des effets néfastes sur la santé mentale de bon nombre d’entre elles.
Personnes trans et non binaires racialisées
Les études montrent que les personnes trans et non binaires au Canada sont confrontées à plus de défis et de discrimination. En 2019, Trans Pulse Canada a réalisé un sondage auprès de 2873 personnes trans et non binaires au pays. Les répondants racialisés ont fait état de niveaux plus élevés de discrimination, de violence et d’agression que les répondants non racialisés; 73 % se méfiaient des services de police et s’attendaient à être traités injustement par le système juridique. Près de trois répondants sur quatre ont été victimes de harcèlement verbal au cours des cinq dernières années.
Beaucoup de personnes trans noires ont l’impression d’être ciblées et harcelées par la police de manière disproportionnée.
Quoi faire pour commémorer la Journée du souvenir trans
Vous pouvez prendre part à une vigile le 20 novembre, ou en organiser une, pour honorer la mémoire des personnes trans et de genre non conforme qui ont perdu la vie en raison de la transphobie. Nous vous invitons à participer à une vigile qui se tient en ligne. Si vous y assistez en personne, veuillez respecter toutes les mesures sanitaires en place (port du masque, distanciation, gel désinfectant pour les mains, etc.)
Vous pouvez aussi inciter votre député à adopter une fois pour toutes le projet de loi contre les thérapies de conversion (loi C-6). La thérapie de conversion, pratique dommageable s’il en est, prive les personnes LGBTQ2+ de leur dignité et les dépossède de leur identité en tentant de leur en imposer une autre. Elle fait du tort aux enfants et aux adultes et détruit les familles. Vous pouvez en savoir plus en consultant le document Conversion therapy in Canada (en anglais seulement), qui a été approuvé par l’AFPC.
Autres mesures
Il existe d’autres façons d’appuyer au quotidien les personnes trans et de genre non conforme :
Démontrez votre solidarité en respectant les personnes trans qui vous entourent.
Ne présumez jamais du pronom d’une autre personne; utilisez le pronom choisi par la personne.
Partagez vos pronoms avec les nouvelles personnes que vous rencontrez en signe de solidarité.
Ajoutez vos pronoms dans votre signature électronique, votre carte professionnelle ou durant les visioconférences.