L’AFPC défendra l’utilisation du congé 699 par les fonctionnaires fédéraux pendant la pandémie lors des audiences d’arbitrage devant la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral. Les audiences publiques auront lieu virtuellement du 30 août au 3 septembre.
L’AFPC a déposé plusieurs griefs de principe contre le Conseil du Trésor, l’ACIA et d’autres agences qui ont restreint l’utilisation du congé 699 par les membres qui ne peuvent pas travailler parce qu’ils doivent s’occuper de leurs enfants ou d’un parent, parce qu’ils ont un handicap ou pour d’autres raisons liées à la pandémie. Nous contesterons aussi la politique du Conseil du Trésor obligeant les membres à utiliser d’autres congés (congé annuel, de maladie, pour obligations familiales) avant de pouvoir prendre un congé 699 pour des raisons liées à la COVID-19.
Ces restrictions ont un impact disproportionné sur les groupes qui sont les plus durement frappés par la pandémie, comme les femmes, les personnes racialisées et autochtones, les personnes ayant un handicap et celles qui ont des obligations familiales. Les restrictions imposées par le gouvernement fédéral contreviennent directement aux conventions collectives et à la Loi canadienne sur les droits de la personne. L’AFPC déposera d’ailleurs une plainte auprès de la Commission canadienne des droits de la personne.
Pour accélérer le processus, l’AFPC a regroupé les griefs contre le Conseil du Trésor afin qu’ils soient entendus ensemble lors des audiences. Les griefs déposés contre les agences seront mis en suspens tant que les autres ne seront pas résolus.
Entretemps, nous continuons à lutter pour que les membres de l’AFPC, notamment ceux les plus touchés, aient le soutien dont ils ont besoin pour surmonter cette crise sanitaire.
Si vous devez prendre un congé lié à la COVID-19, continuez d’utiliser le congé 699. Si votre demande est rejetée ou si vous devez prendre un autre congé (congé annuel, pour obligations familiales ou de maladie), communiquez immédiatement avec votre représentante ou représentant de l’AFPC ou l’agente ou l’agent des relations de travail de votre Élément. On vous aidera à déterminer si vous devez déposer un grief individuel ou collectif.
Les membres qui relèvent du Conseil du Trésor et les membres de l’AFPC-SEI peuvent aussi utiliser le congé 698 lorsqu’ils vont se faire vacciner contre la COVID-19.
Nous vous tiendrons au courant de l’évolution du processus d’arbitrage.
Pour participer à la conversation sur l’inclusion des personnes en situation de handicap, il faut d’abord considérer le concept d’exclusion des personnes en situation de handicap. L’avez-vous déjà vécu?
Avez-vous déjà été exclu en raison d’un handicap? Moi, oui.
Avez-vous déjà été ignoré en raison d’un handicap? Moi, oui.
Avez-vous déjà été mis à l’écart sans savoir pourquoi? Moi, oui.
Les personnes en situation de handicap se sont battues pour être intégrées dans le tissu social de manière égale et équitable. Des choses que certain·e·s considèrent comme allant de soi sont des obstacles pour d’autres.
Une simple marche, devant un immeuble, ne semble pas un obstacle, sauf si votre mobilité est réduite.
Une salle de cinéma semble exempte d’obstacles, sauf si vous êtes sourd·e et qu’il n’y a pas de sous-titrage.
L’ascenseur semble un outil d’accessibilité, sauf si vous êtes malvoyant·e et qu’il n’y pas de braille sur le clavier d’indicateur d’étage.
Que signifie l’accessibilité? Est-ce une priorité ou même une préoccupation pour la plupart des gens?
L’accessibilité ne se limite pas à la levée des obstacles. Il s’agit de créer des espaces et des situations où chacun·e se sent accueilli·e, voire invité·e, et peut participer sans entrave ni discrimination.
La Semaine nationale de l’accessibilité (SNA) est l’occasion de :
célébrer les précieuses contributions des personnes en situation de handicap
reconnaître tout ce qu’ont fait les individus, les collectivités et les lieux de travail afin de supprimer les obstacles à l’accessibilité et à l’inclusion
reconnaître le travail constant que nous devons toutes et tous faire pour lutter contre la discrimination à l’égard des personnes en situation de handicap
promouvoir une culture d’inclusion.
Un de mes étudiants d’il y a environ 28 ans m’a récemment contacté. Il était élève dans l’école où j’enseignais, mais n’était pas dans ma classe. Il m’a raconté un de ses souvenirs. Il m’a confié ce qui suit :
« Un jour, il a vu un élève se moquer de moi derrière mon dos. J’avais entendu l’élève, et je lui ai adressé la parole. Je lui ai expliqué pourquoi j’avais la démarche que j’avais. Je leur ai proposé de faire l’expérience, de façon limitée, de ce que je vis à chaque pas. J’ai suggéré à l’élève de placer sous sa chaussure un bloc de l’épaisseur d’un 2 x 4 pour avoir une jambe de longueur différente, puis de marcher et d’observer les changements dans sa démarche. Ils ont expliqué que ce moment les avait profondément marqués et qu’ils avaient alors appris l’empathie, à voir les choses du point de vue de l’autre et à ne pas juger. Ils ont dit qu’ils sont rentrés chez eux et ont tenté l’expérience eux-mêmes. »
Si nous voulons provoquer un changement culturel en ce qui concerne la perception de l’accessibilité, nous devons orienter la conversation sur l’élimination des obstacles, le renforcement de l’inclusion et la reconnaissance de la diversité des contributions des personnes ayant un handicap. Comme cet étudiant, nous devons toutes et tous participer au changement.
Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous parviendrons à créer une société véritablement accessible et inclusive qui ne laisse personne de côté.
Michael Freeman Représentant national de l’équité pour les personnes handicapées du SEN
Dans le cadre de son examen périodique, le Conseil national mixte (CNM) révisera la Directive sur les voyages à l’automne 2021. Cette directive sert de cadre pour le remboursement des dépenses raisonnables engagées pendant un voyage en service commandé.
Le processus d’examen est différent de la négociation collective habituelle. Pour qu’il soit efficace, votre participation et vos commentaires sont essentiels.
La Directive sur les voyages s’applique aux fonctionnaires fédéraux qui relèvent du Conseil du Trésor, ainsi qu’aux personnes salariées de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, du Centre de la sécurité des télécommunications Canada, du Conseil national de recherches du Canada et du Bureau du vérificateur général du Canada. Elle fait partie des conventions collectives des membres, comme toutes les autres directives du CNM.
Ensemble, les 18 agents négociateurs de la fonction publique, y compris l’AFPC, présentent leurs revendications aux représentants de l’employeur. Vos propositions doivent s’appliquer aussi largement que possible, pas être spécifiques à une situation, et doivent être soutenues par la présidence de votre Élément.
Vous avez jusqu’au lundi 13 septembre 2021 pour soumettre vos propositions à Andrea Dean à l’aide du formulaire à cet effet.
Le Comité du CNA sur le CNM et la représentante de l’AFPC au Comité gouvernemental des voyages en service commandé examineront et approuveront vos propositions avant de les joindre à celles soumises par les autres agents négociateurs.
Le SEN a été aux prises d’un problème syndical interne de longue date concernant la représentation des membres du personnel du Programme de passeport employé·e·s par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et administré·e·s par Emploi et Développement social Canada (EDSC).
Une décision rendue en avril 2021 par Chris Aylward, le président actuel de l’AFPC, a confirmé une décision antérieure rendue en 2015 par Robyn Benson, l’ancienne présidente de l’AFPC.
Le SEN s’est appuyé sur les articles 8, 9 et 27 des Statuts de l’AFPC en ce qui concerne les questions de compétence passées et actuelles liées à la répartition des membres de l’Élément.
Voici le libellé de l’alinéa 8(3)a) des Statuts de l’AFPC, sous la rubrique « Éléments » :
« Les membres des Éléments mentionnés au paragraphe (2) du présent article peuvent conserver le droit de demeurer membres de leurs Éléments respectifs, sans égard à la réorganisation à laquelle procède l’employeur. »
Le Programme de passeport appartenait auparavant au ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) (maintenant Affaires mondiales Canada) avant une réorganisation du gouvernement par les conservateurs du gouvernement Harper en 2013. Les membres du personnel du Programme de passeport exerçaient – et continuent d’exercer – une fonction bien définie au sein de directions distinctes d’IRCC et des opérations des services à la clientèle du Programme de passeport par l’intermédiaire d’ESDC.
Le SEN est fier de représenter ses quelque 2000 membres de Passeport qui donnent aux Canadien·ne·s la possibilité d’obtenir des passeports pour des raisons professionnelles ou personnelles, ainsi que des services consulaires pour les missions diplomatiques à l’étranger.
En cas de problèmes liés à la répartition des membres de l’AFPC au sein d’IRCC ou d’ESDC, le SEN veillera à ce que toutes et tous les membres représenté·e·s de l’AFPC affecté·e·s à tort à notre Élément soient réaffecté·e·s au bon Élément de l’AFPC dans les plus brefs délais; les mêmes dispositions s’appliquent aux autres Éléments qui partagent leurs membres avec d’autres ministères et organismes dont les membres du personnel syndiqué·e·s sont visé·e·s par le même certificat d’accréditation.
Vous trouverez ci-dessous la récente décision rendue par Chris Aylward, président national de l’AFPC, concernant les membres du Programme de passeport.
Notre syndicat est très reconnaissant envers les nombreuses et nombreux membres qui se présentent comme candidat·e·s pour les postes de dirigeant·e. Que ce soit au niveau national, régional ou local, ces personnes offrent des services d’une valeur inestimable à leurs membres.
Pendant le congrès, nous tiendrons des élections pour les postes suivants :
• Présidente nationale ou président national • Vice-présidente exécutive nationale ou vice-président exécutif national • Vice-présidente nationale ou vice-président national aux droits de la personne • Vice-présidente nationale adjointe ou vice-président national adjoint aux droits de la personne • Vice-présidentes régionales ou vice-présidents régionaux • Vice-présidentes régionales adjointes ou vice-présidents régionaux adjoints • Représentantes régionales ou représentants régionaux aux droits de la personne • Représentantes régionales suppléantes ou représentants régionaux suppléants aux droits de la personne • Déléguées ou délégués et suppléantes ou suppléants pour le congrès de l’AFPC
Les candidatures aux postes nationaux peuvent être soumises sur le plancher du congrès et celles à tous les autres postes, dans les caucus de réunion régionale. Les formulaires seront également disponibles durant le congrès, mais ne sont pas requis pour les délégué·e·s qui présentent leur candidature de vive voix. Si vous souhaitez vous présenter à un poste, assurez-vous d’envoyer votre formulaire à l’attention d’Ateau Zola.
Vous pouvez envoyer votre formulaire par courrier, par télécopieur ou par voie électronique au plus tard à 13 h, heure avancée de l’Est, le mercredi 15 septembre 2021 :
150, rue Isabella, bureau 900 Ottawa (ON) K1S 1V7 Télécopieur : 613-560-4208 Courriel : ateau.zola@une-sen.org Objet : Candidature à un poste élu du SEN
Si vous envisagez de présenter votre candidature à un poste de dirigeant·e, vous devez bien comprendre la politique FIN 9 qui expose tous les aspects importants ayant trait aux limites des dépenses et aux considérations morales de la campagne. Toutes et tous les membres se portant candidat·e·s doivent rendre compte de toutes leurs dépenses. Si aucune dépense n’a été engagée, un rapport doit tout de même être produit pour le déclarer.
Les délégué·e·s ont le droit de prendre des décisions éclairées sur des questions qui leur seront présentées, y compris l’élection des dirigeant·e·s du SEN. De même, les membres qui se présentent à des postes élus au SEN ont le droit et la responsabilité de communiquer avec les délégué·e·s au congrès. Voilà pourquoi, sur demande, la ou le candidat a le droit de recevoir les renseignements personnels concernant les délégué·e·s. Ces renseignements comprennent le nom, l’adresse, le numéro de téléphone et l’adresse courriel. Ils seront communiqués au besoin seulement, ce qui signifie que les candidat·e·s ne pourront obtenir que les renseignements ayant trait aux délégué·e·s qui sont habilité·e·s à voter pour le poste auquel elles/ils présentent leur candidature. Les candidat·e·s peuvent utiliser ces renseignements seulement pour communiquer avec les délégué·e·s au sujet de leur candidature. Elles/ils sont également tenu·e·s de protéger tous les renseignements personnels comme l’exigent nos politiques de confidentialité. Toute communication inappropriée de ces renseignements ou violation de la présente politique sera traitée avec sérieux et pourrait entraîner la prise de mesures disciplinaires.
Les musées québécois et canadiens, de toutes les régions du pays, sont des lieux de conservation, de production et de diffusion du savoir, ainsi que de la recherche.
Ce sont également des lieux d’éducation et de transmission de la culture, notamment dans les domaines de l’histoire, du patrimoine, de l’archéologie et de l’art.
Organisée le 18 mai ou autour de cette même date, les manifestations et activités prévues pour célébrer la Journée internationale des musées (JIM) peuvent durer une journée, un week-end ou une semaine. La journée des musées a été célébrée pour la première fois il y a 40 ans. Son objectif est clair : diffuser le message que les musées sont un moyen important d’échanges culturels et d’enrichissement des cultures, et d’encourager une connaisance commune, la coopération et la paix entre les peuples.
La Journée internationale des musées regroupe de plus en plus de musées à travers le monde. L’année dernière, plus de 37 000 musées ont participé à l’événement dans près de 156 pays. Avec le thème “L’avenir des musées : se rétablir et se réinventer“, la Journée internationale des musées 2021 invite les musées, les professionnel·le·s et leurs communautés de membres à développer, imaginer et partager de nouvelles pratiques de création de valeurs, de nouveaux modèles commerciaux pour les institutions culturelles et des solutions innovantes pour les défis sociaux, économiques et environnementaux du présent.
Je vous invite donc, lors de la Journée internationale des musées 2021, à visiter un musée près de chez vous, virtuellement ou en personne si les conditions sanitaires le permettent.
André Miller Vice-président régional du SEN, RCN-Employeurs distincts
L’AFPC a ouvert les pourparlers visant à bonifier le Régime de soins de santé de la fonction publique (RSSFP), dont bénéficient la majorité des fonctionnaires fédéraux, actifs et retraités.
Étant donné que le RSSFP n’a pas été modifié depuis 2006, notre objectif est de réaliser des gains pour tous nos membres. Nous voulons améliorer plusieurs éléments du Régime qui touchent la santé et le bien-être des membres, y compris la couverture des soins de la vue, des services paramédicaux et des services psychologiques.
Nous avons fait quelques progrès, mais l’employeur insiste pour que les modifications n’entraînent pas de coûts supplémentaires. Il a même ajouté qu’il les accepterait seulement s’ils finissent par lui coûter moins cher. Notre réponse : c’est inacceptable. Dans l’état actuel, le régime ne répond pas adéquatement aux besoins des membres et accuse un retard par rapport à d’autres régimes similaires. Le RSSFP doit être remanié de fond en comble.
L’AFPC continuera de faire pression pour améliorer votre régime de soins de santé et vous tiendra au courant des pourparlers tout au long de mai et juin.
Je vous écris pour vous informer de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, qui aura lieu le 17 mai 2021.
Nous vivons actuellement une période très difficile dans le monde entier, car la COVID-19 fait des ravages. Je voulais souligner que cette situation a également eu un effet négatif accru sur les groupes marginalisés. L’une des façons d’atténuer ces conséquences négatives est de disposer de filets de sécurité, c’est-à-dire de zones ou de groupes de personnes capables d’apporter du réconfort et de la sécurité. Ces filets de sécurité sont devenus plus difficiles à maintenir dans le monde virtuel dans lequel nous sommes plongés. Nous sommes conscients que cette période nous a toutes et tous affecté·e·s, mais il est nécessaire de prendre conscience de la façon dont elle a touché beaucoup plus de gens encore.
Au cours de la dernière année, j’ai pris le temps de prendre conscience des privilèges dont je dispose, du soutien auquel j’ai accès et de la manière dont je parviens à maintenir mes réseaux. Ces outils ne sont pas à la portée de tous. Tout le monde n’a pas accès à un logement, à Internet, à une famille, à de l’eau potable, à de la nourriture et plus encore.
J’ai pris en considération mon histoire, mes préjugés actuels et mes privilèges pour voir ce que je peux faire, ce que je peux apprendre et les outils qui existent pour m’aider à me perfectionner, à m’adapter et à reprogrammer les schèmes de pensée que j’ai reçus en fonction de mes privilèges, de ma culture et de mon histoire. Pour commencer, je tiens à dire que nous sommes toutes tous des êtres humains, et les constructions sociales mises en place autour du travail n’existent que parce que nous leur accordons droit de cité. Les droits existent parce que les gens se sont battus pour eux et continuent de se battre pour eux et même pour conserver ce qu’ils ont. Nous avons appris que les droits sont limités et que pour que les autres aient des droits, nous devons renoncer à quelque chose, ce qui n’est pas correct. Les droits ne sont pas autant de morceaux d’un gâteau. Celles et ceux qui ont le gâteau entier n’ont pas besoin de renoncer à des parts de leur gâteau pour que d’autres puissent avoir des droits. Je ne veux pas une part de votre gâteau. Je veux mon propre gâteau. Si vous me donnez un gâteau entier, votre gâteau n’a pas moins de valeur non plus. Ce type de message passé doit et peut être changé. Il a été dit aux groupes marginalisés qu’ils devaient rivaliser avec tous les autres groupes marginalisés pour obtenir le temps d’être entendus et de pouvoir présenter leurs arguments en faveur de l’inclusion et de l’équité. Je demande qu’en tant que groupes marginalisés, nous prenions le temps de nous serrer les coudes par solidarité afin de trouver un terrain d’entente pour aller de l’avant grâce à notre intersectionnalité. Nous sommes plus forts, plus bruyants et mieux organisés si nous travaillons toutes et tous ensemble en toute solidarité. Changeons vraiment les choses.
La haine et la violence se sont intensifiées dans le monde entier. La communauté 2ELGBTQ+ est l’une des principales victimes de cette haine. Cette haine se manifeste notamment par une augmentation du nombre d’organisations proposant des thérapies de conversion, par la création de zones sans présence LGBTQ+ dans certains pays, par l’installation de camps de concentration pour les personnes LGBTQ+ dans d’autres pays et par des modifications législatives visant à réduire la protection des personnes LGBTQ+. Il y a actuellement six pays dans le monde où le fait d’être une personne de la communauté LGBTQ+ est passible de la peine de mort, 27 pays où le fait d’être une personne de la communauté LGBTQ+ est passible d’une peine allant de 10 ans d’incarcération à la prison à vie et 43 pays sans aucune protection. Tout cela est dû à l’homophobie, la biphobie et la transphobie. La définition de la phobie est une peur extrême ou irrationnelle ou une aversion pour quelque chose.
Ici, au Canada, nous travaillons fort pour nous assurer que nos lois protègent. L’une de ces mesures positives est le projet de loi C-6 (Loi modifiant le Code criminel (thérapie de conversion)). La thérapie de conversion (site en anglais) désigne l’une des nombreuses pratiques dangereuses et discréditées visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Par exemple, il peut s’agir de tenter de changer l’orientation sexuelle d’une personne de lesbienne, de gai ou de bisexuel à hétérosexuel ou alors son identité sexuelle de transgenre ou de non binaire à cisgenre. Et cela pourrait inclure les efforts visant à modifier l’expression de genre d’une personne (pour qu’elle se comporte de façon plus stéréotypée comme un homme ou une femme, par exemple), ou pour réduire ou éliminer l’attirance ou les sentiments sexuels ou romantiques envers une personne du même sexe). Ce projet de loi a passé l’étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes et se prépare à recevoir la sanction royale. Il s’agit d’un grand pas vers l’inclusion, la sécurité et l’équité au sein de cette grande nation qu’est le Canada. Des projets de loi comme celui-ci, nous devons tous les connaître et les appuyer afin que de petits groupes de manifestant·e·s ne les fassent pas échouer.
J’espère qu’en ce 17 mai 2021, vous prendrez le temps de réfléchir à vos privilèges, vos préjugés, votre vie et vos connaissances. Rappelez-vous que les privilèges signifient non pas que vous n’avez pas connu de difficultés, mais que vous n’avez peut-être pas eu à faire face à l’adversité en raison de ce que vous êtes fondamentalement. Vous n’avez peut-être pas eu à faire l’expérience de la vie à d’une personne racialisée, 2ELGBTQ+, d’une femme, d’une personne autochtone ou d’une personne ayant des besoins d’accès, entre autres. Prenez le temps de consulter certaines des ressources extraordinaires qui sont accessibles et contribuez à apporter un changement positif dans la vie de celles et ceux qui luttent pour les droits fondamentaux que nous avons. Voici l’une de ces ressources.
Christopher Little-Gagné Représentant national de l’équité pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres du SEN
En mai 2002, le gouvernement du Canada a signé une déclaration désignant le mois de mai comme Mois du patrimoine asiatique. Adoptée par le Sénat en 2001, cette motion a été proposée par Vivienne Poy, la première sénatrice canadienne d’origine asiatique. Ce mois vise à reconnaître et à mettre en valeur les diverses réalisations et contributions des Asiatiques dans la société canadienne. Parallèlement, c’est aussi une célébration de leurs pratiques et traditions culturelles riches et diverses, l’Asie étant le plus grand continent et comprenant environ 54 pays.
Il existe une longue liste de Canadiennes et de Canadiens d’origine asiatique qui ont excellé dans les domaines de la politique, de l’économie, des sciences, des sports, de la médecine, de l’éducation, de la musique et des services, mais il convient d’ajouter toutes les Canadiennes et tous les Canadiens d’origine asiatique à cette liste. Lorsqu’ils sont arrivés au Canada, ils étaient déterminés à faire des efforts et à travailler avec acharnement pour atteindre leurs objectifs et réaliser leurs rêves. Il y a eu beaucoup de défis et de luttes, mais par leurs propres moyens modestes, directement ou indirectement, ils ont contribué à la croissance et au développement de leurs collectivités, de leurs lieux de travail et de la société canadienne.
Le Mois du patrimoine asiatique est un moment opportun pour apprendre et découvrir la culture riche et diversifiée de l’Asie. Joignez-vous aux réjouissances et célébrez. Découvrez les activités et les festivités organisées par les sociétés du Mois du patrimoine asiatique ou d’autres groupes asiatiques de vos collectivités. Consultez également ce lien de l’Asian Heritage Society of Manitoba.
Appréciez les diverses cultures d’Asie et apprenez-en davantage sur celles-ci en écoutant de la musique, en regardant un film, en lisant un livre, en faisant de l’artisanat, en explorant différents goûts et saveurs et en vous adonnant aux délices culinaires asiatiques.
Au moment de souligner le Mois du patrimoine asiatique cette année, il est également important de prendre note de ce qui se passe dans notre environnement qui affecte grandement les Canadiennes et Canadiens d’origine asiatique. Ils font face à des difficultés et à la peur, et certains ont du mal à vivre en harmonie et en paix. Cela est dû aux crimes haineux et à la discrimination raciale constants qui sont de plus en plus répandus, en particulier en cette période de pandémie. La discrimination et les crimes haineux peuvent prendre différentes formes. Il est de notre devoir en tant que Canadiennes et Canadiens d’être conscients de ces actes d’injustice et du sort des Asiatiques et de devenir des alliés, en particulier dans les collectivités où leurs voix ne sont pas entendues.
Joyeux Mois du patrimoine asiatique!
Shirley Torres Vice-présidente régionale, C.-B. et Yukon
En cette semaine de la santé mentale, la première question qui me vient à l’esprit, est-ce que cette pandémie malgré cette négativité quelle provoque, sensibilisera-t-elle la population aux problèmes de santé mentale ? Quand j’entends les préjugés les plus fréquents comme « les personnes schizophrènes sont violentes » ; « les personnes dépressives manquent de volonté » ; « les personnes anxieuses ont une faible personnalité » ; « les personnes bipolaires sont difficiles à gérer », tous ces préjugés mènent à la stigmatisation et à la discrimination et démontrent une certaine désinformation sur le sujet.
Je crois qu’en tant que société évoluée et progressiste, nous devons commencer à la base, soit l’éducation. On dit que pour avoir une bonne santé mentale, la clé du succès est d’avoir une vie équilibrée, oui mais la plus grande difficulté est que personne n’est pareil, nous sommes toutes et tous des entités différentes, nous avons toutes et tous nos histoires et en temps de pandémie mondiale, qu’est-ce qu’une vie équilibrée ? Il serait temps de porter une attention particulière au besoin de ces personnes vulnérables. Apprenons à détecter les changements de comportement de nos proches, de nos collègues, de nos ami·e·s. Essayons de comprendre ce qu’est la maladie mentale, de faire la différence entre les troubles anxieux, les troubles de panique et d’agoraphobie, les troubles obsessionnels-compulsifs, la dépression, les troubles bipolaires, les troubles liés au stress post-traumatique, les troubles de l’humeur, etc.
Tout le monde peut avoir des perceptions faussées, mais les personnes atteintes de maladie mentale éprouvent davantage de problèmes au niveau des pensées et des perceptions. Bien souvent, les membres de leur entourage sont confronté·e·s à cette réalité et leurs pensées et comportements sont grandement affectés.
La discrimination à l’égard des personnes ayant des problèmes de santé mentale ou des dépendances est souvent liée à des attitudes préjudiciables, à des stéréotypes négatifs, ainsi qu’à la stigmatisation générale des troubles mentaux et des dépendances.
Le plus beau cadeau que l’on peut faire à une personne ayant un problème de santé mentale est de l’écouter, de lui conseiller de consulter, de la soutenir et d’avoir beaucoup d’empathie. Comme on peut le constater, cela démontre la nécessité d’accroître l’éducation et la communication afin de lutter contre les tabous, la désinformation et la crainte entourant la santé mentale. La maladie mentale suscite encore aujourd’hui des craintes et de la honte chez certaines personnes. Ces comportements reflètent de fausses croyances, de l’incompréhension et de l’ignorance à l’égard des maladies mentales.
Nous devons ouvrir la route en tant que leaders syndicales/syndicaux à aider notre communauté à un discours sain et de montrer qu’il est possible de rendre cela moins tabou, afin que l’on puisse être capable d’en parler sans crainte.
En terminant, prenez soin de vous, de celles et ceux qui vous entourent, et gardons en tête qu’un mental positif produit des sentiments positifs et attire des événements positifs…
Daniel Toutant Vice-président national aux droits de la personne