Le SEN en solidarité avec les travailleuses

Chers frères et sœurs du syndicat,

Les travailleuses et travailleurs d’Air Canada sont en lutte pour la justice et ils méritent tout notre soutien. Au lieu de défendre les travailleurs et de respecter le droit fondamental à une négociation collective libre et équitable, le gouvernement a choisi la voie opposée : réduire les travailleurs au silence, se ranger du côté des intérêts corporatifs et miner les principes mêmes qu’il prétend défendre.

Soyons clairs : cette ingérence n’a rien à envier aux tactiques autoritaires des Conservateurs. C’est de la politique à la Trump : brutale, anti-travailleurs, et indigne d’un gouvernement qui prétend valoriser la démocratie. Les Libéraux ont perdu leur chemin. Ils ne représentent plus leurs propres valeurs, et la honte de cet échec leur revient entièrement. La décision de la ministre Haju de forcer les travailleurs à retourner au travail crée un dangereux précédent pour les futures négociations avec ce gouvernement.

Nous devons nous tenir côte à côte avec les travailleuses et travailleurs d’Air Canada. Leur lutte est la nôtre. Lorsque la négociation collective est piétinée dans un milieu de travail, c’est chaque syndicat et chaque travailleur qui en sort affaibli. Mais lorsque nous nous unissons, lorsque nous dénonçons l’injustice haut et fort, nous prouvons que les travailleurs ne peuvent pas et ne seront pas ignorés.

En toute solidarité,

Votre Syndicat des employées et employés nationaux

La Fête nationale de l’Acadie

Par Mireille Jaillet

Les Acadiens, colons français du début du 17e siècle qui ont fondé l’Acadie (aujourd’hui connue sous le nom de Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-Édouard), ont souvent été connus sous le nom de « Français neutres » en raison de leur refus de prendre parti pendant les conflits franco-anglais de cette époque. Le peuple acadien était généralement connu pour être amical avec tout le monde et recherchait l’alliance avec tous plutôt que l’allégeance à un seul.

Une fois l’Acadie cédée à la Grande-Bretagne, les Acadiens deviennent les sujets du « Grand Soulèvement ». Ils ont été retirés de leurs foyers et déportés en Grande-Bretagne ainsi qu’en divers établissements français et colonies britanniques. Certains de ceux qui se sont installés en Louisiane ont formé leur propre identité culturelle distincte en tant que Cajuns après s’être adaptés à leur nouvel environnement. Sur les dix mille Acadiens expulsés, environ la moitié perdirent la vie.

Au fil du temps, certains Acadiens retournent en Acadie après avoir accepté le serment d’allégeance controversé, mais pas dans leurs habitations d’origine, car ils étaient occupés par les Américain loyalistes, en particulier des planteurs de la Nouvelle-Angleterre. La plupart des Acadiens qui reviennent ont échappé à la déportation en trouvant refuge dans les forêts ou ont été prisonniers à Beauséjour, Pigiguit, Port-Royal et Halifax qui ont finalement été libérés.

Les Acadiens entretiennent des relations et des liens étroits avec les Français et les Autochtones. La raison même pour laquelle ils ont refusé de prêter le serment d’allégeance inconditionnel en premier lieu. À leur arrivée dans la nouvelle colonie, les nouveaux colons français ont reçu l’aide des Mi’kmaq en leur fournissant de la nourriture et d’autres ressources, et les deux groupes sont restés proches. Ils ont partagé le territoire et les ressources et ont travaillé ensemble de manière efficace et harmonieuse. Les Acadiens échangent avec les Mi’kmaq des outils et des marchandises contre la fourrure, le poisson et d’autres ressources.
Les Acadiens n’ont jamais fait aucun effort pour déplacer les Mi’kmaq. Cependant, une fois que la Grande-Bretagne s’est emparée de l’Acadie, les relations entre les deux sont devenues tendues en raison des pressions exercées par les Britanniques. Cependant, cela ne les a pas empêchés de travailler ensemble pour résister à la domination britannique et aux tentatives d’assimilation. Après la déportation, les Acadiens et les Mi’kmaq continuent de travailler ensemble pour préserver leurs cultures, promouvoir la réconciliation et s’attaquer aux injustices historiques du colonialisme.
Certains Acadiens et Mi’kmaq ont formé des familles ensemble, créant ce qu’on appelle les Métis acadiens. Nous pouvons également voir des pratiques, des termes et des valeurs autochtones qui ont été intégrés à la culture et à la langue acadiennes. Voici quelques exemples de langage:

FrançaisMi’kmaqAnglais
MarinsMatlotMarins
AdieuAtiyu/atiuBye
L’assietteLasiyet/lasietPlat
Ma pocheMaposPoche
NoëlNuwelL’île Christmas
  VALEURS PARTAGÉES  
Pratiques démocratiquesBien-être communautaireDésir de paix
Importance des traditions oralesImportance de la musique, de la danse et des tamboursExploitation des médicaments naturels

Mireille Jaillet est la Représentante nationale de l’équité pour les femmes.

Déclaration du SEN pour la Journée de l’émancipation – 1er août 2025

En cette Journée de l’émancipation, le Syndicat des employés nationaux (SEN) rend hommage à la force, à la résistance et à l’héritage durable de celles et ceux qui ont lutté pour l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique, aboli officiellement le 1er août 1834.

Nous reconnaissons que si l’émancipation a mis fin légalement à l’esclavage, les effets profonds du colonialisme, du racisme anti-Noir et des inégalités systémiques sont toujours bien présents. En tant que membres syndicaux, nous réaffirmons notre engagement envers la justice, l’équité et la dignité pour toutes et tous, en particulier pour les travailleurs et travailleuses Noirs qui continuent de faire face à des obstacles dans le milieu de travail et au sein de la société.

Le SEN est solidaire de la communauté noire dans sa lutte continue pour une véritable libération, une représentation équitable et une justice réparatrice. L’émancipation n’est pas un simple moment historique, c’est un appel à l’action. Ensemble, nous devons démanteler les structures d’oppression et bâtir des systèmes fondés sur la responsabilité, la guérison et l’espoir radical.

Nous invitons tous les membres du SEN à prendre un moment pour réfléchir, s’éduquer et s’engager dans des actions qui honorent cette journée et poursuivent le travail de libération.

Membres de l’équipe de négociation de Parcs Canada

Daniel Toutant

Daniel Toutant

Superviseur des Services techniques et chargé de projet au parc national de la Mauricie, Daniel est un pilier à Parcs Canada depuis 2002. C’est avec un attachement réel aux droits de la personne et à la santé mentale au travail qu’il préside la section locale 10269 du SEN. Auparavant, il était au Comité des droits de la personne du syndicat, d’abord comme vice-président national (2011-2016), puis comme président national (2017-2023). Il a aussi cofondé le Comité des francophones du SEN en 2010.

Daniel vit à Trois-Rivières. Maintenant à son quatrième mandat, il est un atout précieux pour l’équipe de négociation, en raison de son expertise et son militantisme. Depuis 2016, il donne des conférences sur la santé mentale au travail partout au pays, dans différents ministères et organismes fédéraux, tout en veillant de près sur la santé mentale de sa grande famille syndicale. Ardent défenseur des droits des membres et du progrès, il mène une lutte acharnée contre le harcèlement, la discrimination et le racisme.

Kevin Alldread

Kevin Alldread

Résident de Peterborough en Ontario, Kevin est technicien à l’entretien au lieu historique de la voie navigable Trent-Severn depuis 2014. S’il est président de la section locale 00056 de l’UCET et militant syndical depuis 2016, il en est à sa première expérience au sein de l’équipe de négociation.

Reconnu comme un fervent défenseur de la sécurité, de l’inclusivité et de l’équité, Kevin se fait un point d’honneur de représenter ses collègues devant toutes les instances pertinentes. Sa détermination à se battre pour la justice et l’équité fera de lui un atout précieux à la table.

Josée Tremblay

Josée Tremblay

Josée est une militante dans l’âme. Originaire de Shawinigan, elle est déménagée en Colombie-Britannique en 1992 et parle couramment le français et l’anglais. En 2010, elle a été embauchée comme adjointe administrative à la réserve de parc national Pacific Rim (sur l’île de Vancouver), pour ensuite être promue au poste de superviseure responsable de l’expérience des visiteurs en 2016.

Présidente de la section locale 29266 depuis 2017, Josée a su démontrer son engagement à représenter les membres à tous les échelons. Elle a notamment organisé des manifestations pour dénoncer le fiasco Phénix à Ucluelet (Colombie-Britannique) et à Ottawa. Ses plus grandes forces : sa fine connaissance de la convention collective et sa capacité à nouer des liens avec les membres partout au pays.

Josée est résolue à négocier un bon contrat de travail pour les membres, notamment en ce qui a trait à la procédure de rappel au travail, dont l’interprétation a changé. Parmi ses chevaux de bataille, mentionnons le rajustement des salaires des groupes Manœuvres et hommes de métier (GL) et Services divers (GS), le renforcement des protections pour le personnel saisonnier et temporaire, et une meilleure conciliation travail-vie personnelle. Son expérience de terrain, sa détermination à trouver des solutions et sa vision d’un avenir plus équitable sont des cartes gagnantes pour l’équipe.

Chris Waldinsperger

Chris Waldinsperger

Chris a fait ses débuts dans la fonction publique en 2017 comme étudiant à Parcs Canada, le long des voies navigables de Trent-Severn et du canal Rideau en Ontario. En 2019, il est parti dans l’Ouest pour travailler au parc national des Lacs-Waterton. Il est actuellement coordonnateur de projets au parc national Jasper, où il se consacre à la conservation des milieux humides depuis 2022. Il assure aussi un soutien de première ligne en cas d’urgence, comme lors des feux de forêt de 2024.

En tant que président de la section locale 30115 du SEN et jeune membre de l’équipe de négociation, il est extrêmement fier de pouvoir contribuer à faire avancer les choses.Birch Howard

Birch Howard

Garde de parc depuis une vingtaine d’années à Parcs Canada, Birch a travaillé dans le nord de la Colombie-Britannique et au Yukon, des parcs nationaux Banff, Wood Buffalo, Kluane, Vuntut et Ivvavik au lieu historique national de la Piste-Chilkoot. En tant qu’agent de la paix, il veille à la préservation des ressources naturelles et culturelles et à la sécurité des visiteuses et visiteurs en faisant respecter la loi (notamment la Loi sur les parcs nationaux du Canada).

Birch se préoccupe vivement des inégalités à Parcs Canada par rapport aux autres employeurs fédéraux, surtout en ce qui concerne les avantages sociaux et la rémunération. Il est déterminé à négocier une entente juste et équitable pour tous les membres, en particulier les gardes de parc et les premières répondantes et premiers répondants.

Successivement délégué syndical, vice-président, puis président de la section locale Y0104 du SEN, Birch siège également à plusieurs comités nationaux et en est à son troisième mandat au sein de l’équipe de négociation. Il se dit fier d’aider les membres à se battre pour leurs avantages sociaux, à déposer des griefs et à avoir des conversations difficiles avec la direction.

Shilla Furaha Johnson

Shilla Furaha Johnson

Shilla vit dans le pittoresque village de Lake Louise, niché dans le parc national Banff, en Alberta. À Parcs Canada depuis trois ans, elle travaille au centre d’accueil de Lake Louise et en est à son deuxième mandat comme vice-présidente de la section locale 30402.

Fervente syndicaliste et défenseure de l’équité, de la diversité et de l’inclusion, Shilla est déterminée à se battre pour les membres d’un océan à l’autre. Bien qu’elle soit nouvelle dans l’équipe de négociation, elle est impatiente de collaborer avec ses collègues, d’apprendre et de mettre à profit ses compétences en résolution de problèmes. Ses priorités : la sécurité d’emploi et l’équité salariale.

Dans ses temps libres, Shilla aime lire et se perfectionner, s’inspirant des mots de Nelson Mandela : « Ça semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse ». Elle a hâte de représenter les membres auprès de l’employeur pour réaliser des avancées.

Suppléants : 

  • Mohamed Zaid  
  • André Miller  
  • Jonathan Jeet  
  • Hunter Lemon 
  • Adelaide (Ady) King 
  • Ellen Cross  
  • Michael Kvern 

À l’équipe, s’ajoutent trois membres du personnel de l’AFPC : 

  • Laneydi Martinez Alfonso, négociatrice 
  • Peter Burjorjee, agent de recherche

Processus de traitement de griefs au SEN

Bonjour à tous les membres du Syndicat des employées et employés nationaux (SEN), 

Je voulais faire le point sur la façon dont nous accélérons les processus de traitement des griefs au SEN.

Pour obtenir de l’aide sur la façon de remplir un grief avec l’exécutif des sections locales, utilisez l’adresse courriel ou la ligne d’information ci-dessous.

  • info@une-sen.org
  • Répondeur automatique pour le SEN : 613-560-4364 et sans frais au 1-800-663-6685

Pour fixer une audience relative à un grief de dernier palier, veuillez communiquer avec l’équipe responsable à l’adresse courriel suivante :

Quand une date aura été fixée, un·e agent·e national·e des relations de travail communiquera directement avec le membre pour effectuer un suivi.

Une fois que l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) aura reçu votre dossier, elle communiquera avec vous pour vous informer de la date de votre audience.

Pour passer à un palier de règlement supérieur, communiquez avec le directeur de Représentation des membres et Relations de travail.

Tous les griefs de principe relèvent de l’AFPC; vous devez donc pour ces griefs communiquer avec le bureau de la présidente nationale.

Nous vous prions de ne pas demander un suivi au sujet de l’avancement de votre grief, car nous ne sommes pas encore outillés pour surveiller son statut. Nous communiquerons avec vous quand nous traiterons votre dossier.

Nous prévoyons recevoir des outils supplémentaires à l’automne 2025.

Merci,

Alisha Kang (nee Campbell)
Présidente nationale
Syndicat des employées et employés nationaux

Le SEN exprime son soutien à la suite d’un éboulement tragique près de Banff

À la suite d’un éboulement mortel survenu aux chutes du glacier Bow, au nord de Banff, en Alberta, le Syndicat des employé.e.s nationaux (SEN) adresse ses pensées et prières à toutes les personnes touchées — y compris nos membres de Parcs Canada et leurs familles.

L’incident s’est produit jeudi après-midi, lorsqu’un important pan rocheux s’est détaché du côté droit des chutes. Deux personnes sont décédées et plusieurs autres ont été grièvement blessées. Les équipes de Parcs Canada et de la GRC ont terminé leurs recherches pour retrouver d’éventuelles autres personnes qui auraient pu être prises dans l’éboulement.

La présidente nationale du SEN, Alisha Kang, a exprimé son appui :

« Je tiens à souligner et à remercier les équipes de sécurité des visiteurs de Parcs Canada et les premiers intervenants d’avoir agi rapidement, ayant permis l’évacuation aérienne des blessés. Il s’agit d’un évènement tragique pour toutes les personnes concernées. »

Toute personne ayant perdu contact avec un proche qui aurait pu se trouver dans la région est priée de communiquer avec le détachement de parcs Canada à Banff au 403-762-1470.

Appel national passeport

Joignez-vous à la conversation

🗓 le 19 juin 2025

🕖 19 h à 21 h HNE

Nous invitons tous les membres de passeport à une importante conversation sur les nouvelles récentes et les développements qui touchent nos membres.

Votre voix et vos questions comptent — rassemblons-nous pour partager les dernières informations et discuter de la suite.

🔗 Lien zoom pour participer à la réunion

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