En 1834, le Parlement britannique abolissait l’esclavage dans l’Empire britannique. En mars 2021, la Chambre du Parlement du Canada a finalement voté pour reconnaître que ce chapitre atroce de notre histoire est clos en désignant le 1er août Jour de l’émancipation.
Bien que cette journée marque la fin de l’asservissement des personnes d’ascendance africaine, le Jour de l’émancipation doit être célébré en reconnaissance des luttes de toutes les communautés marginalisées. Un combat qui perdure encore aujourd’hui. Si nous reconnaissons les luttes du passé, nous pouvons prendre des mesures pour éviter de répéter les mêmes erreurs et aller de l’avant afin d’améliorer la vie de toutes et tous.
Nous devons comprendre que signer un bout de papier pour abolir l’esclavage a peut-être mis fin à l’esclavage physique des Canadien×ne×s d’ascendance africaine, mais que la servitude mentale, l’esclavage mental existent toujours. Nelson Mandela a dit : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. » Je crois qu’une façon de commencer à s’affranchir de cette servitude mentale est d’enseigner à la prochaine génération de Canadien×ne×s les pans de notre horrible histoire qui ont été passés sous silence et de veiller à ce que ces atrocités ne se reproduisent plus jamais. Nous devons en apprendre davantage sur notre véritable histoire et notre véritable héritage afin de pouvoir amorcer la guérison.
En tant que société, nous devons trouver des moyens nouveaux et innovateurs de combattre toutes les formes d’oppression que nous connaissons aujourd’hui. En d’autres termes, nous devons cerner les restrictions sociales, économiques, juridiques et politiques imposées aux communautés marginalisées et veiller à ce que des mesures appropriées soient prises pour libérer ces communautés. Nous vivons toujours de la discrimination en matière de santé, de logement, d’emploi, ou en raison de notre genre ou de notre orientation sexuelle et n’avons pas accès à l’égalité économique, pour ne nommer que quelques problèmes. Tant que nous n’aurons pas surmonté ces obstacles, le Canada ne sera pas un foyer libre et juste pour toute sa population.
En ce deuxième Jour de l’émancipation au Canada, souvenons-nous tous du passé, réfléchissons au présent et planifions l’avenir. Paix, justice et liberté pour toutes et tous.
« Le combat continue »
Sam Padayachee Représentant national de l’équité pour les membres racialisé·e·s du SEN
Un retour sur John Watkins et la purge 2SLGBTQ+ effectuée par le gouvernement canadien
Par Kay Hacker
Avertissement de contenu : Le présent article contient des descriptions explicites de l’homophobie et de la transphobie systémique au sein d’une institution, ainsi que des descriptions non détaillées d’actes de violence contre des membres de la communauté LGBTQ2S+. Il fait aussi état de torture et de décès sans entrer dans les détails. Enfin, il aborde en profondeur la violence et la brutalité policière de la GRC.
Tous les mois de juin, on sort le drapeau arc-en-ciel pour une célébration tous azimuts de l’amour sous toutes ses formes – c’est une façon de célébrer nos frères et sœurs lesbiennes, gais, personnes bisexuelles, transgenres, queers, bispirituelles, queers et trans (LGBTQ2S+) dans toute leur belle diversité. Bien des gens se demandent : pourquoi le mois de juin précisément?
En fait, le mois de la fierté n’est pas toujours juin. En effet, à Vancouver, la fierté est généralement célébrée au mois d’août! Cette année, Vancouver fêtera le 44e anniversaire de la fierté. Mais, internationalement, le mois de juin est connu comme le mois de la fierté depuis les émeutes de Stonewall qui ont éclaté à New York. Le Stonewall Inn est un lieu de rencontre connu des personnes LGBTQ2S+. Dans les années 1960, les clients de ce bar se faisaient fréquemment harceler par les policiers. Lorsque la police y a fait une descente, en 1969, les clients (dont beaucoup étaient des femmes trans de couleur) ont contre-attaqué et se sont soulevés contre la brutalité policière.
Voyez-vous, la fierté, c’est plus qu’une fête arc-en-ciel et plus qu’une célébration : la fierté nous rappelle qu’il faut continuer de nous battre. La fierté nous rappelle que nous, les personnes LGBTQ2S+, sommes encore là : c’est une façon de riposter et de nous affirmer devant tous ceux qui ont tenté de nous éliminer.
Laissez-moi vous parler de cette lutte. Laissez-moi vous parler de l’histoire des membres LGBTQ2S+ de la fonction publique.
Dans les années 1950 et 1960, le gouvernement canadien s’est efforcé de chasser de la fonction publique tous les « homosexuels soupçonnés » (ce n’est pas le terme qu’on emploierait aujourd’hui). Comme la majorité des fonctionnaires étaient des hommes, on s’est d’abord attardé aux hommes qui avaient des relations sexuelles avec d’autres hommes ainsi qu’aux hommes qui ne se comportaient pas de la façon attendue vu leur genre, ceux qui par exemple ne portaient pas les bons vêtements. Les femmes qui avaient des relations sexuelles avec d’autres femmes et dont le comportement n’était pas conforme au rôle lié à leur genre étaient elles aussi persécutées.
Pourquoi? Parce que ces personnes ne remplissaient pas les attentes de la société, et on trouvait que c’était dangereux. C’était la guerre froide, et, pour le gouvernement canadien, c’était Nous contre Eux. Il ne pouvait pas y avoir « d’homosexuels » de notre côté; donc, forcément, Ils devaient être contre Nous.
La présence de personnes LGBTQ2S+ au sein de la fonction publique, et particulièrement au sein de l’appareil diplomatique, était perçue comme une menace à la sécurité nationale, car les fonctionnaires gais pouvaient être victimes de chantage. Une personne qui ne respectait pas parfaitement les normes liées au sexe lui ayant été assigné à la naissance et qui n’était pas attirée par le bon sexe, et de la bonne façon était exposée à la violence et à la discrimination, voire à des poursuites au criminel. Donc, selon le gouvernement canadien, la meilleure façon de rendre la fonction publique moins vulnérable au chantage était de trouver et d’éliminer tous les maillons faibles (c.-à-d. les personnes LGBTQ2S+) avant que les Russes ne le fassent.
Même si rien ne permettait de croire que quelqu’un avait réussi à faire chanter des fonctionnaires LGBTQ2S+, la GRC a tout de même entrepris une vaste campagne pour débusquer tous les fonctionnaires soupçonnés de « perversion ». Elle a surveillé les établissements LGBTQ2S+ et photographié les clients, elle a fait passer des entrevues brutales à des fonctionnaires qui étaient gais ou soupçonnés de l’être et s’est immiscée dans leur vie privée. Je vous invite à voir chaque infraction qui a été commise contre les droits humains fondamentaux de tous ces gens comme un acte de violence. Craignant pour leur emploi et leur sécurité, les fonctionnaires LGBTQ2S+ ont été forcés de se cacher. Des milliers « d’homosexuels soupçonnés » ont été fichés dans le cadre de ce qu’on appelle aujourd’hui la purge LGBTQ.
Tout cela est arrivé au moment où l’Alliance de la Fonction publique du Canada prenait forme et commençait à défendre les fonctionnaires. Cela s’est produit quand mes grands‑parents terminaient leurs études secondaires. Vous étiez peut-être en vie quand c’est arrivé; vous connaissez certainement au moins une personne qui a vécu cela.
Je vous raconte seulement une petite partie de l’histoire, aujourd’hui. Je veux vous parler de tant de choses, et je sais qu’il nous reste encore beaucoup à découvrir. En même temps, j’ai eu beaucoup de difficulté à rédiger le présent article. Chaque histoire personnelle que j’ai lue, chaque article dans lequel on tente d’expliquer l’étendue de la douleur alors qu’elle n’a pas de fin… tout ça m’a donné un coup de poing au ventre. Il s’agit de ma communauté – tant la communauté LGBTQ2S+ que celle de la fonction publique.
Pour terminer, j’aimerais vous rapporter la partie de l’histoire qui m’a le plus touché et qui me hante encore aujourd’hui : l’histoire d’un homme, d’une victime de la purge LGBTQ. Selon moi, toute la purge LGBTQ se résume dans son expérience.
J’aimerais vous parler de John Watkins.
John Watkins a été le premier ambassadeur du Canada à Moscou. Selon tout le monde, il faisait très bien son travail; il a notamment planifié une réunion historique entre Lester B. Pearson, qui était alors ministre des Affaires extérieures, et Nikita Khrouchtchev, dirigeant de l’Union soviétique. C’était un bon diplomate, un homme bon, populaire au sein de la fonction publique, qui avait toujours une histoire à raconter. C’était aussi un homme attiré par d’autres hommes. John Watkins est décédé en 1964, à l’âge de 62 ans, dans un hôtel de Montréal, victime d’une crise cardiaque. Il est décédé après avoir été interrogé pendant quatre heures par la GRC. À ce moment-là, il avait été sous surveillance constante et interrogé tous les jours pendant trois ou quatre heures depuis presque un mois.
Selon moi, un interrogatoire de 28 jours, c’est de la torture. La GRC a classé cette information sous la rubrique « besoin de savoir »; elle a déclaré que la cause de son décès était une crise cardiaque impromptue et a passé sous silence la réalité de la situation jusqu’en 1981. La purge LGBTQ2S+ au sein de la fonction publique s’est poursuivie jusqu’au début des années 1970; au sein de la GRC et de l’armée, elle a duré jusque dans les années 1990.
Les victimes se sont battues des années afin de faire reconnaître la situation. Le gouvernement a présenté ses excuses en 2017, un an avant que j’entre dans la fonction publique, et a versé une indemnité à de nombreuses personnes qui avaient été affectées par la situation.
Ce n’est pas de l’histoire ancienne – c’est encore frais à la mémoire. Pendant que nous célébrons la fierté, cette année, pendant que nous valorisons les personnes LGBTQ2S+ qui font partie de nos vies, nous devons nous rappeler ce qui est arrivé dans le passé : la lutte sanglante et brutale pour la reconnaissance et les nombreux obstacles que la communauté LGBTQ2S+ a dû franchir afin de survivre. Les membres de l’AFPC doivent reconnaître la violence dont ont été victimes les membres de la communauté LGBTQ2S+ et tout faire pour ne pas la reproduire. Le syndicat n’a pas été en mesure de protéger les membres LGBTQ2S+ par le passé. Cette fois, nous ferons mieux. Nous devons faire mieux.
Cette année, durant le Mois de la fierté, pendant que vous collez des autocollants et arborez des tatouages temporaires d’arc-en-ciel, je vous demande de vous souvenir de John Watkins. Souvenez-vous d’où nous venons. Les alliés doivent apprendre à vivre avec cette histoire tragique et faire une place à notre douleur, parce que les fonctionnaires LGBTQ2S+ ne peuvent pas échapper à cette tragédie. Elle fait partie du fardeau à porter lorsque nous choisissons de devenir fonctionnaires, et c’est un fardeau encore plus lourd à porter pour les fonctionnaires qui déclarent appartenir à la communauté LGBTQ2S+ et qui sont fiers de l’être.
Nous devons tous travailler pour un avenir meilleur. La lutte pour les droits des personnes LGBTQ2S+ n’est pas terminée simplement parce que le mois de juin est passé. Les personnes LGTBQ2S+ vous ont invités à vous joindre à la fête. Maintenant, nous vous invitons à entrer dans la lutte.
Kay Hacker – section locale 20278.
Bibliographie :
Levy, R. (3 octobre 2018). « Purges dans le service public canadien pendant la guerre froide : le cas des personnes LGBTQ », L’Encyclopédie canadienne, consulté en juin 2022 sur https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/purge-lgbt-au-canada.
Notre histoire. Alliance de la fonction publique du Canada (n.d.), consulté en juin 2022 sur https://syndicatafpc.ca/node/7965.
UPI (23 décembre 1981). « RCMP interrogation of Canada’s first ambassador to Moscow, John Watkins, was kept secret to prevent scandal and to keep counter-espionage operations under wraps » [l’interrogatoire par la GRC du premier ambassadeur de Moscou, John Watkins, a été passé sous silence pour éviter un scandale et tenir secrètes les opérations de contre-espionnage], UPI, consulté en juin 2022 sur https://www.upi.com/Archives/1981/12/23/RCMP-interrogation-of-Canadas-first-ambassador-to-Moscow-John/1926377931600/.
Votre équipe régionale vous invite à participer au Colloque régional de Saskatchewan qui aura lieu à l’hôtel Hilton DoubleTree du 16 au 18 septembre 2022.
Les colloques régionaux du SEN regorgent d’exposés, d’ateliers et de formations où l’on vous transmettra les connaissances et les outils nécessaires afin que vous puissiez aider vos membres. Ils constituent également une occasion idéale pour rencontrer d’autres militant·e·s et forger des amitiés durables.
Le SEN financera la participation de deux (2) membres et de un·e (1) participant·e jeunesse supplémentaire par section locale :
La présidente ou le président de la section locale ou son remplaçant ou sa remplaçante désigné·e;
Un membre qui n’a jamais assisté à un colloque devrait avoir la priorité;
Un membre jeunesse (35 ans ou moins en date du 31 décembre 2023).
Les sections locales devraient également encourager la participation des membres des groupes d’équité et peuvent envoyer des membres supplémentaires aux frais de la section locale.
Les participant·e·s seront attendu·e·s pour l’inscription sur place à 19 h, le vendredi 16 septembre 2022. L’hébergement sera organisé afin que les délégué·e·s passent deux nuits à l’hôtel, le vendredi et le samedi du Colloque, car des activités doivent se dérouler en soirée. Le Colloque se termine le dimanche 18 septembre à 12 h.
Vous devez soumettre votre candidature avant le vendredi 26 août 2022. Malheureusement, nous ne prendrons pas en considération les candidatures tardives.
Votre équipe régionale vous invite à participer au Colloque régional de Québec qui aura lieu à l’hôtel Delta Trois-Rivières du 9 au 11 septembre 2022.
Les colloques régionaux du SEN regorgent d’exposés, d’ateliers et de formations où l’on vous transmettra les connaissances et les outils nécessaires afin que vous puissiez aider vos membres. Ils constituent également une occasion idéale pour rencontrer d’autres militant·e·s et forger des amitiés durables.
Le SEN financera la participation de deux (2) membres et de un·e (1) participant·e jeunesse supplémentaire par section locale :
La présidente ou le président de la section locale ou son remplaçant ou sa remplaçante désigné·e;
Un membre qui n’a jamais assisté à un colloque devrait avoir la priorité;
Un membre jeunesse (35 ans ou moins en date du 31 décembre 2023).
Les sections locales devraient également encourager la participation des membres des groupes d’équité et peuvent envoyer des membres supplémentaires aux frais de la section locale.
Les participant·e·s seront attendu·e·s pour l’inscription sur place à 19 h, le vendredi 9 septembre 2022. L’hébergement sera organisé afin que les délégué·e·s passent deux nuits à l’hôtel, le vendredi et le samedi du Colloque, car des activités doivent se dérouler en soirée. Le Colloque se termine le dimanche 11 juin à 12 h.
Vous devez soumettre votre candidature avant le vendredi 5 août 2022. Malheureusement, nous ne prendrons pas en considération les candidatures tardives.
La Conférence des président·e·s des sections locales du SEN 2022 aura lieu dans quelques mois! L’événement réunira les président·e·s de chaque section locale du SEN à Gatineau, au Québec, du 11 au 14 août pour notre premier événement en personne depuis plus de deux ans. Les participant·e·s assisteront à des séances de formation, entendront des conférencier·ère·s invité·e·s et établiront des liens avec d’autres militant·e·s syndicales/syndicaux.
Bien que la Conférence soit axée sur la formation des président·e·s des sections locales, un thème secondaire portera sur la santé et la sécurité, car nos membres ont dû surmonter des défis sur le plan mental et physique sur les lieux de travail et à la maison pendant la pandémie.
La participation de votre section locale est très importante. Si vous ne pouvez être présent·e à la Conférence, nous vous encourageons à désigner un·e autre dirigeant·e de votre section locale pour y assister, la préférence étant accordée à la représentante ou au représentant en santé et sécurité de votre section locale.
Si vous ne parvenez pas à vous inscrire, veuillez communiquer avec Suzanne Boucher au 613-560-4359 ou à l’adresse events@une-sen.org.
Nous avons hâte de nous rencontrer à nouveau, en personne, pour la première fois depuis plus de deux ans. Cependant, les temps ont changé, et les règlements provinciaux en matière de santé sont extrêmement variables. Les participant·e·s devront respecter les règlements établis sur le lieu de l’événement et dans les transport publics tels que les aéroports et gares ferroviaires.
Les participant·e·s doivent également attester leur statut de personne entièrement vaccinée lors de l’inscription en ligne et, conformément à la politique de l’AFPC sur la vaccination contre la COVID-19, faire vérifier leur preuve de vaccination lors de la Conférence.
De plus amples renseignements seront diffusés à l’approche de la date de la Conférence, mais n’hésitez pas à consulter le site Web du SEN pour les plus récentes mises à jour.
En toute solidarité,
Kevin King Président national Syndicat des employées et employés nationaux
Bureau du surintendant des institutions financières
Centre Amethyst pour femmes toxicomanes
Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail
Conseil des arts du Canada
Conseil de recherches en sciences humaines
Conseil du Trésor
Chambre des communes
Commission des champs de bataille nationaux
Jeunesse J’écoute
Kids Help Phone
Mohawk Council of Akwesasne
Musée canadien pour les droits de la personne
Musée canadien de l’histoire
Musée canadien de la nature
Musée des sciences et de la technologie du Canada
Nordion (Canada) Inc.
Ontario Lottery and Gaming Corp c.o.b OLGG Slots at Rideau Carleton Raceway
Parcs Canada
Sème l’avenir
Sénat du Canada
Société canadienne d’hypothèques et de logement
Pourquoi est-il important que vous signiez votre carte? Cliquez ici pour consulter et imprimer les 10 raisons. Vous rendrez notre syndicat plus fort et exercerez une plus grande influence dans la façon dont nous luttons pour vos droits.
Si vous êtes un·e membre du SEN dont le lieu de travail ne figure pas dans la liste ci-dessus, vous pouvez toujours communiquer avec nous, et nous vous enverrons une carte d’adhésion sur support physique.
Le Conseil du Trésor continue de ralentir les négociations avec le groupe EB (Enseignement et Bibliothéconomie) depuis la ronde du 8 au 10 mars derniers.
Le groupe EB compte plus de 1 090 membres, chargés de l’enseignement, du soutien de l’enseignement et de la bibliothéconomie.
Les négociations avancent à pas de tortue à cause des tactiques dilatoires de l’employeur. L’AFPC a déposé toutes ses revendications non pécuniaires et les revendications salariales globales, mais l’employeur refuse de négocier sur la quasi-totalité de nos priorités. Le Conseil du Trésor continue de demander des concessions sur les horaires et les quarts de travail sous prétexte qu’il veut « améliorer la flexibilité ».
Ajustements au marché
Outre ses revendications visant des augmentations salariales qui suivent l’inflation et la montée fulgurante du coût de la vie, l’AFPC avait déjà présenté des rajustements salariaux fondés sur des comparateurs du marché. Selon l’employeur, les résultats de ses propres recherches ne vont pas dans le sens des rajustements que l’AFPC a déposés en janvier. L’équipe de négociation de l’AFPC a demandé que ces résultats lui soient présentés, accompagnés d’une contre-offre salariale.
Montrez votre soutien
Faites connaissance avec votre équipe de négo, découvrez pourquoi ses membres ont choisi de participer à cette ronde de négociations et manifestez votre soutien en adoptant nos images à slogan :
En Amérique du Nord, la francophonie est un fait historique et géographique. Plus de quatorze millions de locutrices et locuteurs participent à la vitalité et au rayonnement de la langue française.
Au Canada, plus du quart de la population se considère comme francophone, une réalité qui a été reconnue par l’adoption par le Parlement de la Loi sur les langues officielles à la fin des années 60.
Il est donc naturel que les institutions, gouvernementales ou autres, reflètent cette réalité en reconnaissant le droit des individu·e·s et des communautés à recevoir des services et des communications dans la langue de leur choix, et en faisant des institutions fédérales un milieu de travail propice à l’usage des deux langues officielles dans les régions désignées bilingues. Cependant, au-delà des lois, la réalité sur le terrain est tout autre. Même si la Loi sur les langues officielles a fait du français l’une des deux langues officielles, par son statut minoritaire, il demeure constamment menacé.
Rappelons à cet effet que le Commissariat aux langues officielles prévoit conclure l’année actuelle avec cinq fois plus de plaintes que la moyenne annuelle. De plus, selon un récent sondage réalisé par le Commissariat, près de la moitié des fonctionnaires fédérales et fédéraux se sentent mal à l’aise d’utiliser le français au travail, et ce dans les régions administratives où le bilinguisme est requis. Beaucoup d’employé·e·s francophones ne se sentent pas libres d’utiliser la langue officielle de leur choix dans le cadre de leur travail et un bon nombre d’entre elles/eux éprouvent des difficultés organisationnelles à travailler en français, surtout dans un contexte où la langue anglaise est prédominante.
Les exemples sont nombreux pour illustrer comment l’usage du français est menacé dans les institutions fédérales. Le Comité des francophones croit donc que le mouvement syndical, surtout celui représentant la fonction publique fédérale, doit se montrer exemplaire quant au respect des droits linguistiques des militant·e·s. Il est donc naturel que des structures à l’intérieur des syndicats s’assurent du respect du droit des membres à militer en français.
Il serait adéquat et primordial que l’AFPC puisse créer un Comité francophone national, qui aurait le même mandat que celui du SEN, tel que promis lors du dernier Congrès de l’AFPC en 2018. L’existence du Comité des francophones du SEN est toujours aussi pertinente et les membres du Comité veillent encore, dix ans après sa création, au respect et à la promotion du français au sein du SEN.
Le comité des francophones du SEN vous souhaite une Bonne Journée internationale de la Francophonie!
Cela fait trois mois que des moyens de pression divers sont utilisés au Bureau du vérificateur général du Canada (BVG). Les membres de la section locale 70153 de l’AFPC-SEN (Groupe des services de vérification, BVG) poursuivent leurs négociations contractuelles, mais celles-ci s’avèrent difficiles. Hier, les membres de la section locale ont décidé de prendre des mesures supplémentaires et de déclencher une grève générale pour la première fois dans l’histoire du BVG.
Ce groupe — dont 75 % des membres sont des femmes — remplit une fonction critique en veillant à ce que les gouvernements fédéral et territoriaux du Canada rendent des comptes au public. Les membres de l’AFPC-SEN de ce groupe accomplissent un vaste éventail de tâches au sein du BVG, allant du perfectionnement professionnel à la traduction et la révision des rapports d’audit, en passant par diverses autres tâches liées aux finances, aux appels d’offres et à l’approvisionnement.
Pourtant, il s’agit aussi du groupe le moins bien rémunéré du BVG. Les travailleuses et travailleurs demandent d’être rémunéré·e·s équitablement, mais la vérificatrice générale, Mme Karen Hogan, et le Conseil du Trésor, responsable des négociations au BVG, rejettent tout ce que le groupe propose.
Les points clés dans le cadre de cette négociation sont les suivants :
Une augmentation économique dans le cadre d’un arrangement modelé sur celui de l’administration publique centrale.
L’établissement d’une grille salariale adaptée, qui a le même aspect, le même effet et la même application que celle de toutes et tous les autres employé·e·s des autres ministères fédéraux.
Le fait que l’employeur continue d’affirmer qu’il n’a pas le mandat de négocier.
La commission de l’intérêt public (CIP) a publié l’année dernière un rapport favorable à cet effectif. Une demande a été présentée afin de régler le différend en recourant à un arbitrage contraignant, mais celle-ci a été rejetée par l’employeur, car celui-ci était conscient que le rapport de la CIP servirait de catalyseur au Groupe de services d’audit en vue d’obtenir une convention collective juste et équitable. En outre, la demande que nous avons présentée, dans l’intérêt des employé·e·s, pour rencontrer Mme Karen Hogan, vérificatrice générale du Canada, et Mme Mona Fortier, présidente du Secrétariat du Conseil du Trésor, n’a toujours pas obtenu de réponse.
Nous comptons sur votre solidarité syndicale et demandons d’envoyer des dons pour la section locale 70153. Communiquez avec le service des finances du SEN et dites-leur quel montant votre section locale souhaite donner. Vous pouvez aussi communiquer avec Georges St-Jean, directeur des finances et de l’administration du SEN à l’adresse courriel suivante : georges.stjean@une-sen.org.
Les dons individuels peuvent être envoyés à l’adresse suivante :
Section locale 70153 À l’attention de Marie-Ève Tremblay 2071 Landry Street Clarence Creek (ON) K0A 1N0
À l’intention du BVG : obtenez un mandat et retournez à la table de négociation! Le SEN est fier de représenter nos 170 membres au BVG et nous les soutiendrons dans leur lutte pour obtenir un contrat de travail équitable.
Lorsque Tristan Drozdiak a reçu en 2018 un paiement forfaitaire de 15 000 $ en dédommagement pour les deux années où il avait été sous-payé, il s’est dit que le cauchemar Phénix était chose du passé. Or, quatre années plus tard, il reçoit une lettre l’informant qu’il doit maintenant 3 000 $ au gouvernement. Son avenir est désormais incertain.
« J’ai été sidéré de recevoir une facture, dit Tristan. Je pensais que mon problème avait été réglé quatre ans plus tôt, mais j’ai découvert du jour au lendemain que ce n’était pas le cas. Il est même plus compliqué que jamais. »
En 2016, ces problèmes de paye ont empêché Tristan et celle qui est aujourd’hui sa fiancée, Teri, d’acheter une maison. Au moment où ils planifient leur avenir ensemble, Tristan a la nette impression que le cauchemar Phénix ne connaîtra peut-être jamais de fin.
« Nous avons déjà dû reporter notre projet d’acheter une maison. Aujourd’hui, nous pensons nous marier et peut-être avoir des enfants. Mais qu’est-ce qui me prouve que je ne recevrai pas une autre facture dans quatre ans? J’ai l’impression d’avoir une épée au-dessus de la tête. Je n’ai pas besoin de ce stress. »
« J’ai l’impression d’avoir une épée au-dessus de la tête. Je n’ai pas besoin de ce stress. »
Tristan a commencé sa carrière dans la fonction publique en 2013. Il est interprète à Parcs Canada à Edmonton depuis 2015. Entre 2016 et 2018, ce membre de l’AFPC-SEN a été sous-payé : il lui manquait 7 $ l’heure sur chacune de ses payes. Puis, un mois, il a reçu 3 000 $ de trop.
Son unité de gestion a tant bien que mal essayé de l’aider, mais elle ne savait pas comment. Ce n’est qu’après plus d’une année d’échanges avec le Centre des services de paye qu’on lui a confirmé avoir inscrit dans le système qu’il y avait un problème. Entre temps, Tristan avait créé un tableau Excel pour l’aider à suivre ces problèmes de paye, mais c’est devenu trop frustrant et compliqué à gérer.
« C’était très difficile de suivre l’évolution des choses entre 2016 et 2018, explique-t-il. Et, comme si ça ne suffisait pas, il fallait toujours qu’il y ait une erreur sur mes payes. Je ne sais plus trop où donner de la tête. »
Au cours de l’été 2018, il remarque deux paiements forfaitaires dans son compte bancaire. N’ayant reçu aucune explication ni de ventilation des paiements, il n’a jamais su comment les montants avaient été déterminés. Pour compliquer les choses, il reçoit également la paye rétroactive qui lui était due après l’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective de Parcs Canada, le 31 mai 2018.
« Je suis reconnaissant des efforts que l’AFPC déploie constamment pour défendre les intérêts de ses membres; j’ai l’impression d’avoir un allié. »
Lorsqu’il a reçu une lettre du gouvernement au début de l’année lui annonçant qu’il devait 3 000 $ de trop-payé, il s’est tourné vers l’AFPC pour qu’elle achemine son dossier au bon endroit et fasse la lumière sur ses problèmes de paye. L’AFPC a aidé plus de 10 000 membres à résoudre différents problèmes en lien avec leur paye, leurs prestations de retraite, leurs prestations de soins de santé complémentaires et leurs indemnités de départ.
« Je suis reconnaissant des efforts que l’AFPC déploie constamment pour défendre les intérêts de ses membres, affirme Tristan. Le simple fait que vous fassiez pression et que vous ne laissiez pas les choses aller me donne l’impression d’avoir un allié. »
Si vous n’avez pas réussi à résoudre un problème auprès du Centre des services de paye et aimeriez que notre équipe d’intervention Phénix vous donne un coup de main, contactez-nous. Servez-vous du menu déroulant pour nous indiquer la nature de votre problème.